Samedi donc, je pars au terrain. J’ai besoin de faire mon heure, et si je ne la fait pas maintenant, je ne la ferais jamais puisque j’ai décidé dans ma tête d’arrêter le planeur si je ne passe pas ce stade là. Lorsque j’arrive, Bart et Vince me sautent dessus, et me disent :
« C’est psychologique, d’accord ? Aujourd’hui tu va faire ton heure, tu va voir. »
« Ben, je vais essayer »
« Nan ! Tu va réussir, c’est pas pareil. »
Bon ok, je leur montre que je peux le faire, et je prépare la baleine. Dire que Nicolas se prépare un Pégase…
Mon moment arrive, Bart et Vince me font passer en priorité pendant que les conditions le permettent. C’est Yann qui remorque, et il a ordre de me lâcher dans une pompe ou je n’aurais qu’à enrouler. Je décolle et je monte. Pardon, nous montons. A 750m, je décide de larguer. Yann, ayant senti que je me décrochais, m’a indiqué par radio que j’avais largué trop tôt, et que je n’avais qu’a continuer tout droit et enrouler sur la droite. Je m’exécute, et je gagne quelques mètres. Apres 5minutes, Vince m’appelle et me dit que a son avis (et celui des autres personnes au sol), je ferais mieux d’aller me balader sous le gros nuage au nord, ou, d’apres Yann, il y a un gros vario. Le vent est de sud, et donc, nous rabats vers le nord. Gaffe à la TMA. Je transite donc vers ce gros nuage, et effectivement, j’obtient un bon +3m/s. Je spirale toujours pour gagner de l’altitude, non sans mal. Apres quelques minutes, alors que je gagne correctement, sans plus trop me battre pour rester dans l’ascendance, un ASH25, à la même altitude que moi, me coupe la route. Pas très sympa ca. Je suis en colère car obligé de sortir de la pompe pour l’éviter…
Me revoilà donc, à 800m, à prospecter pour trouver une autre ascendance qui pourrait me faire monter. J’en trouve une, un peu au sud est, vers le péage de Fleury. Je l’enroule et je grimpe, jusqu'à ce que je voie arriver un Peg. Je suis en colère, il vient m’emmerder alors que j’étais tranquille, et ils spirale avec moi. Je panique, je sors de la spirale, tout en fustigeant le pilote du dimanche. Il s’avère qu’en vérité, le Peg est nettement plus haut (plus de 200m), et qu’il est là pour m’aider à réaliser mon heure puisque c’est Nicolas, et qu’il m’indique à la radio « à gauche Nico ». Je retourne donc dans la spirale avec lui, et je grimpe. A 1000m, j’estime être à la base des nuages, puisque j’aperçois des barbules. Je sors de la spirale, Nicolas a disparu d’ailleurs.
J’espère trouver autre chose et rapidement. Je suis loin du terrain en plus, et je dois m’en rapprocher au maximum si je ne veux pas finir dans un champ. Une fois vertical Tousson, je demande au starter à combien j’en suis en temps :
« 55 minutes, mais reste en l’air, t’occupe pas de ca ». Facile à dire, je suis à 750m, et je n’ai rien. Je traine un peu, et je suis à 450m dans l’axe…Je remonte donc à contre vent arrière, et je la débute à 400m. Je me pose, l’on remonte le T18 en piste. J’ai fait une heure, et 5 minutes. Ouf ! J’ai mon heure. Voilà qui me remonte le moral. Je passe mon après midi à glander et a me marrer avec Jean-Guilleme, mais j’ai quand même une petite amertume, je n’ai pas volé sur un planeur solo. Vers 17h, je demande à Vince et Bart si je peux pas faire un vol sur R56. Ils me disent que je ne suis pas lâché dessus.
« Vous rigolez ?! » leur réponds-je. Et j’enchaine
« J’ai volé dessus y’a deux semaines, c’est même toi, Bart qui m’a dit de regarder le manuel de vol »
Vince et Bart se regardent, et disent
« On en fait des conneries »
Et Vince de me dire :
« Allez grimpe et magne toi »
Je fonce donc vers le romeo56, esseulé. Je m’harnache dedans, je fais le CRIS. Décidément, son tableau de bord, c’est quelque chose. Je décolle, au cul du pawnee. Et je me largue aux alentours de 700m, au nord de Malesherbes. Il n’y a plus rien, j’ai quand même quelques timides varios, mais je n’arrive pas à les stabiliser. Au bout d’un moment, étant trop court, je retourne vers le circuit et je me pose. J’aurais fait 20minutes. Ca noircit un peu le tableau, et je me demande si j’ai vraiment bien en main cet Astir…
Je pars donc du terrain, mi figue mi raisin. Il est désormais temps de me préparer pour le théorique qui sera la semaine prochaine. Le weekend prochain, étant à une compétition d’aéromodélisme, la préparation sera complexe.







