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Publié le 30/10/2007
Par neo862

Dimanche, je vais au terrain, je compte bien renouveler mes exploits. Il y a du monde aujourd’hui. Il fait beau, et les conditions sont plutôt bonnes. Au briefing, surprise, je vais voler sur Lima43, soit le Ls1d. Je commence à flipper et je sors le manuel de vol. Le Ls1, pour ceux qui connaissent, c’est un stab monobloc, donc, ultra sensible. Je me demande si je vais être capable de l’apprivoiser. Nicolas vient me voir, et me dit que c’est en effet une machine « subtile », mais que c’est vraiment performant « un vrai petit chasseur, une vraie petite bombe ». Il dit qu’il le préfère à un Peg…

Je prépare donc le planeur, seul, alors que nous sommes deux à voler dessus. Je serais le premier à passer, après avoir mangé un sandwich rapidement, et avoir écouté le briefing machine de Vincent, je monte dans l’engin et me prépare. La radio est HS, j’emmène donc une radio portative. Je fais mon signe de décollage, et le planeur se mets à rouler. Je le tiens tant bien que mal en ligne de vol. L’aile gauche frotte, je me crispe, et je tire sur le manche. Oups, le planeur monte d’un coup. Ca doit tirer sur le câble et le remorqueur doit flipper. Je pique calmement pour éviter tout effet de montagne russes, et le planeur retrouve sa ligne de vol, un peu haut. Une fois le remorqueur en l’air, je rétablis correctement le niveau de vol. Il n’est pas évident de regarder devant sur ce planeur. En effet, la verrière a profité d’un choc pour se fendre, en plein milieu. Ce qui donne une visibilité réduite, limite dangereuse. A une altitude correcte, et après un remorqué sans difficultés je décide de me larguer. Je tombe dans un +3 fort sympathique et je décide bien entendu de l’exploiter. La prise en main de la machine est délicate. Je spirale sans trop regarder mon badin, et, en jetant un coup d’œil, je vois que je suis à 70km/h, la vitesse de décrochage. En effet, ca ne se fait pas attendre, et le l’avant du planeur plonge brusquement. Je rétabli, lorsque je suis à une vitesse suffisante, avant de continuer prudemment ma montée. Je réfléchi à ce soudain décrochage et je me dis que ce planeur ne pardonne pas. Je teste le vol non conjugué et je sens un départ d’autorotation. Bigre, on ne rigole pas sur le Ls1d !

Par contre, il est très agréable aux commandes, et bien entendu, merde, j’ai oublié de rentrer le train. Je monte encore, et, une fois hors de danger,  je rentre le train. Finalement, j’aime bien cette petite machine. Je me balade, en limite de TMA, alors que je vois des planeurs qui y sont…je spirale des que je peux et le temps passe. J’ai même failli me payer une buse dans l’aile droite. En effet, alors que je tournais vers la droite, en spirale, un groupe de ces rapaces faisait de même. Je les regardais, c’est tellement beau ce genre de choses, et j’ai fini par en voir une, sortir ses plumes pour se sustenter et se ralentir au maximum pour ne pas se prendre le saumon en plaine tête. La situation prête à sourire, mais j’imagine la pauvre bête si elle avait été assommée par le choc, la descente qu’elle aurait faite…

Je continue à choper tout ce qui me fait grimper, je suis à 1400m, je ne fait pas encore mon gain de 1000m avec ca, mais ca me fait travailler. Au bout d’un moment, je songe que je ne suis pas seul à être sur cette machine et que les autres aimeraient peut être pouvoir faire un tour.  Je décide donc, a contrecœur, de ramener le planeur au sol. Je m’offre au passage le luxe de monter une rue de Cu. Une fois dans la zone de perte, je sors mon train et tous les AF. Normal, je suis a 1250m…Je me pose sans aucun souci, content de mon vol, mais amer d’avoir été obligé de descendre aux Aérofreins.

Je ramène le planeur en bout de piste, et le gamin qui devait le prendre s’installe, et décolle. Il restera en l’air moins de 10minutes.

Le reste de la journée se passe, je raconte à Nicolas les impressions à chaud sur le Ls1. En vérité, sur le coup, je ne l’apprécie pas trop. Je me suis fait un peu peur avec et j’avoue que je ne souhaite pas trop recommencer. Finalement, avec le recul, il s’avère être une arme redoutable que je vais regretter de ne pas prendre.

Je repars du terrain, le soir, après avoir tout rangé.

Les commentaires
Publié le 04/11/2007
Par Nico. S
Ouais ec que j'adore dans le LS1D c'est la souplesse des commandes et la vivacité de la bestiole. Moi aussi je me suis fait peur avec son décrochage brutal par rapport au twin/astir et autres cachalots.
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