Quelques temps après mon vol en Duo, Je retourne au terrain pour tenter une bonne fois pour toutes, de me faire re-lâcher et tâter rapidement du ls1 et évoluer en gamme. Louis attribue à J-P, le T91, et je suis un de ses élèves. Chouette. Je prépare donc T91 avec un autre élève, et je vais manger. Nous emmenons ensuite le Twin en piste 10 (elle est quand même loin cette piste). J’ai un peu mal à la tête aujourd’hui.
Il se murmure qu’Antoine a besoin de quelqu’un pour partir avec lui sur son ASH25. Je vais voir J-P je lui demande conseil. Il me dit de partir avec Antoine, ça va être instructif et tout. Je vais voir Antoine et je lui dis que je pars avec lui. Je dois donc le retrouver à 13h15 en piste, on partira vers 13h30. Excellent. Je demande de l’aspirine à Armelle qui en trouve dans ses affaires. Je prends ça rapidement, et je repars en piste, retrouver Antoine et « Papa golf ». J’enfile mon parachute et prépare les cartes. A un planeur du départ, je m’installe en place arrière de l’ASH 25, tandis qu’Antoine fait de même en place avant. Celui-ci me briefe sur le vol, départ vers le sud est, on affiche Bar sur Seine au calculateur. Ca fait 360kms aller-retour. Les conditions semblent correctes mais la météo annonce un front de sud est vers 17h. Il est 15h25 quand on décolle. La place arrière de l’ASH est plutôt confortable, contrairement à ce que disent pléthore de pilotes aguerris. La première étape va bien évidemment être de gagner de l’altitude avant d’attaquer la campagne. Antoine, en pilote expérimenté prospecte du coté des carrières de Maisse, ce qui ne trompe pas. Un bon +3 s’offre à nous et déjà un ASH 25 se trouve sur les lieux. Nous sommes bientôt rejoints par Jean-Pierre et T91 avec une élève.
Antoine, inquiet, coupe la radio pour se concentrer, et accrocher. Moi, KO depuis un petit moment, sans doute l’effet de l’aspirine, et de la nuit précédente, je bascule la tête en arrière, et, sans m’en apercevoir, je m’endors. Je n’entends plus rien, et après quelques minutes, certainement une dizaine, je me réveille, frais et à 1400m. Nous avons presque retrouvé la base de coton de nos chers Cumulus lorsqu’Antoine m’annonce la nouvelle. Moi, encore dans le cirage, je lui dis « Ah ben oui, et on est dans du +3 là » ; ce à quoi il me répond, qu’en basse couche, c’était cisaillé et que vers 1000m, ca devient plus facile. Nous enchainons alors vers Troyes, ou nous arrivons à grands pas. Puis, en regardant vers le sud, une masse grise énorme qui arrive. Le front n’est pas loin, deux solutions, soit on essaye, soit on fait demi tour. La solution la plus sécurisante étant la deuxième, on se retourne sur notre chemin mais en ne prenant pas la même route. Le plafond étant le niveau
Mes virages sont vraiment moches et Antoine me fait un cours sur la tenue du 25. Apres quelques dérapages, je ne me sens vraiment pas bien et je demande à Antoine si l’on peut retourner à Buno. Je prends un sac et je vomis. Antoine, ayant compris, intègre







