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Publié le Lundi 16 février 2009 à 7:04:13 pm
Par NIAKHAPP
Ces derniers temps, les «modou-modou» d’Italie, vivent d’énormes difficultés pour cause de crise économique et de pluies fréquentes. Surtout dans le nord du pays où ils sont concentrés dans les villes de Brescia, Bergamo et Milan. La crainte sur les effets de la crise financière et économique internationale se confirme chez les immigrés en Italie, en général, chez les Sénégalais en particulier. Un tour dans quelques entreprises de la région de la Lombardia (Milan) permet de s’en convaincre.
A Milan, un chef d’entreprise a confié, sous l’anonymat, sa préférence pour les immigrés Sénégalais qui sont «sérieux et braves dans le travail». Selon ce patron, «52,2% des dirigeants considèrent que cette crise a affecté négativement le résultat financier de leur entreprise en 2008, et un tiers des entreprises ont des difficultés de trésorerie». De fait, poursuit-il, « 23,1% des entreprises ont réduit leurs effectifs en ce début d’année». Les immigrés en situation irrégulière sont les plus touchés par cette crise. «La plupart des entreprises se sont séparées de ces travailleurs sans-papiers. C’est injuste de prendre un sans-papier à la place d’un Italien ou d’un immigré en situation régulière, même si la plupart des sans-papiers d’origine sénégalaise sont plus braves que certains Italiens », renseigne le chef d’entreprise milanaise. A l’en croire, «c’est dur pour nous et pour eux aussi. Mais comment faire ?», se demande-t-il.
Deux Sénégalais travaillant dans cette même entreprise se sont confiés à nous. «C’est dur pour tout le monde. Même pour moi qui travaille en règle. Chez moi, deux de mes amis n’ont pas travaillé depuis la fin du mois de juillet. Ils ont des charges ici et au Sénégal, ce qui me fait très mal», renseigne un interlocuteur. Son compatriote, Asse, se plaint du fait qu’«il y a les besoins sociaux de la famille au Sénégal à satisfaire et les problèmes de papiers à gérer. Pour certaines personnes, leur permis de séjour est en jeu. Ce n’est pas comme en France, en Allemagne, en Espagne…où avec ou sans travail, le permis est toujours valable. En Italie, le permis de séjour n’est qu’un prêt pour travailler. Si tu restes plus de six mois sans travailler, tu risques de le perdre et redevenir clandestin», ajoute Asse.
«Crainte de perdre sa femme »
A Brescia, deux frères ont accepté de parler. «Depuis que je suis revenu du pays, en juillet dernier, on m’a demandé d’arrêter, s’il y a du travail, on t’appelle. Mais mon problème, c’est mon permis de séjour que je n’arrive pas à récupérer depuis bientôt six mois. Les avocats sont intervenus mais, jusqu’à présent, rien», dit Imam. Son petit frère, lui, a des difficultés pour gérer sa femme et ses deux enfants. «Comment faire pour satisfaire ma femme et mes enfants ? En plus, il y a beaucoup de tentatives en Europe sur la femme d’autrui. J’ai peur que ma femme écoute les conseils de certains de ses parents et certains «modou-modou». Je suis en train de voir comment faire pour qu’elle retourne au pays avec les enfants. Ainsi, je vais mettre les bouchées doubles et continuer à lui envoyer de l’argent comme avant», fait-il savoir.
A Bergamo, il y a moins de galère chez certains «modou-modou» sans-papiers. Dans une entreprise à Dalmine, une petite commune de la cité bergamasque, deux Sénégalais relèvent qu’en plus de la crise, «il y a des problèmes d’administration et de race. Dans notre entreprise, la plupart des employés victimes de la crise sont des Noirs (Sénégalais, Ivoiriens, Ghanéens et Nigérians). Ce que je n’arrive pas à comprendre. Mais, avec la solidarité on peut dire que ça va», confie Abdou Aziz.
Météo et grise mine
Il a beaucoup plu ces derniers jours en Italie. Notamment dans le Nord où les immigrés marchands ambulants cherchent client dans les gares, rues, hôpitaux et supermarchés. Pour les «modou-modou » marchands ambulants, après la pluie, ce n’est guère le beau temps, mais la grise mine. Dans un hôpital, à Bergamo, nous avons rencontré deux Baol-Baol, un vieux et un jeune avec CD, parapluies, ceintures, sacs à la main, etc. Le vieux n’a même pas attendu les questions pour lancer : «Tu vois que c’est dur, on est toujours comme ça avec eux (NDLR : les Italiens). Mais on est obligé avec les exigences du pays et de chez nous. On ne gagne rien avec ça, Mais on n’a pas d’autres moyens pour s’en sortir ». Selon lui, il peut gagner jusqu’à 50 euros (32 mille FCFA) parfois même plus, mais avec la pluie, c’est très dur. Mieux vaut rester à la maison que de sortir. Son fils renchérit : «Depuis ce matin, je n’ai même pas vendu un euro. C’est à cause de la pluie. Je ne suis pas un clandestin, mais avec ce métier, je gagne plus que certains salariés. Je connais bien le terrain. C’est pourquoi j’ai prêté mes papiers à un compatriote». A la gare de Milan, un ambulant qui veut prendre le train, avance que «ça marche bien, mais c’est risqué avec les policiers. J’étais à la gare pour vendre mes parapluies. Je dois aller jusqu’à Brescia, c’est pourquoi je fais le tour des voyageurs dans les quais pour vendre quelques CD afin d’avoir un billet pour envoyer de l’argent à ma femme». A Brescia, plus précisément à Gussago, un Sénégalais du nom de Mamadou Sarr posté juste à l’entrée du supermarché raconte : «Chaque fois qu’il pleut, je viens ici pour mon gagne-pain. J’ai eu ma licence en Géographie. J’étais en France comme étudiant, mais depuis l’arrêt de mes études, je suis ici rien que pour satisfaire mes besoins et ceux de mes parents. J’arrive vraiment à m’en sortir. Par mois, je peux gagner jusqu’à deux milles euros (environ 1,3 million FCFA)». M. Sarr explique : «J’ai des clientes italiennes qui m’appellent, même si elles ne me trouvent pas sur place. Parfois même, en cas de problème avec la police, elles interviennent. Les gens parlent de racisme, mais pour moi, c’est un manque de compréhension entre les Italiens et nous».
Un Pakistanais victime par ricochet
La crise qui frappe les immigrés sénégalais en Italie a des effets collatéraux insoupçonnés. A Brescia, un Pakistanais du nom de Mouhamed Abdallah, gérant de Cyber et d’un guichet de transfert d’argent d’une célèbre société, l’a appris à ses dépens. «La majeure partie de mes clients sont des Sénégalais. Ils sont fidèles. Mais, nous avons constaté que depuis la crise et l’hiver, ils se font rares. Les (marchands) ambulants qui étaient les plus remarqués viennent très rarement. D’ailleurs, je ne vois plus certaines personnes. Les travailleurs viennent toujours. Mais pas comme avant la crise et l’hiver», déplore-t-il.
Publié le Mardi 12 juin 2007 à 9:05:49 pm
Par NIAKHAPP

Le premier lingot d'or du projet minier de Sabadola sera sur la table en 2008, a annoncé récemment , Lamine Diack Diouf, ingénieur géologue pétroli.
M. Diouf qui tenait un point de presse sur les réalisations et les projets de grande envergure du Président Abdoulaye Wade, a laissé entendre qu'au niveau du village de Sabadola, les retombées économiques et sociales de ce projet minier , sont difficilement quantifiables. Cette localité, a-t-il précisé, dispose déjà d'une case des tout petits, d'une case de santé, d'une école primaire et bénéficie des projets d'approvisionnement en eau potable. Un important programme de développement économique et social permet aujourd'hui de prendre en compte les intérêts des populations sur tous les plans . Lorsque les sociétés minières se sont rendues compte que le gisement de Sabadola est prometteur, a-t-il poursuivi, elles n'ont pas hésité à venir s'installer au Sénégal . Déjà, à côté du Sénégal, plus précisément, au Mali, 10 à 15 mines d'or ont été découvertes.
Et le Mali et le Sénégal ne sont séparés que par le fleuve. Nous avons les mêmes roches et les mêmes structures. Nous avons au Sénégal un potentiel minier qui nous permet de découvrir au moins dix mines d'or. Le gouvernement, selon Lamine Diack Diouf, tectonicien des plaques, est en train de voir aussi, avec l'appui de ses partenaires, comment exploiter la réserve de fer de MIFERSO dans notre pays où on a pu trouver des indices de cuivre, de diamant et d'uranium.
Lamine Diack Diouf n'a pas manqué de mettre en exergue l'intérêt particulier que le Président Abdoulaye Wade accorde au pétrole, au gaz et aux matières premières minières, à la recherche pétrolière.
Publié le Mercredi 25 avril 2007 à 12:00:00 am
Par NIAKHAPP

Les Sénégalais ne sont pas encore au bout de leurs peines. Après la récente pénurie de gaz, qui est loin d'être résorbée, la hausse des prix des produits de consommation de manière graduelle depuis trois mois, l'essence à la pompe vient se mêler à la danse. Une hausse substantielle du prix de l'essence à la pompe intervient à un moment où le Sénégalais ne sait plus à quel saint se vouer.
Le mois d'Avril est bien creux. Mais les goorgorlous sénégalais ne sont pas encore au bout de leurs peines. Avec la surenchère des prix des denrées de première nécessité, les automobilistes vont devoir casquer un peu plus fort pour avoir du Super ou du Gasoil. En effet, le comité national des hydrocarbures en charge des prix et qui les régule, a décidé de l'augmentation des prix du Super et du Gasoil depuis vendredi dernier.
Si la mesure a été entérinée vendredi dernier, elle n'est entrée en vigueur que le lendemain samedi à 18 heures. C'est ainsi que le Gasoil qui était, à 543 francs Cfa, il y a trois semaines, se retrouve aujourd'hui à 559 francs Cfa le litre. Ce qui lui confère une hausse de 16 francs Cfa sur le litre. Quant au Super, il a été piqué par on ne sait quelle mouche, mais elle a dû être dopée. En effet, son prix est passé depuis samedi dernier de 671 francs à 698 francs Cfa le litre. Soit une hausse de 27 francs Cfa ( !).
Il n'y a pas de doute, la surprise risque d'être désagréable à la pompe à essence pour de nombreux automobilistes en ce début de semaine. Et comme c'est le cas très souvent en cette période du mois, bon nombre d'automobilistes trouveront en cette hausse un argument de plus pour délaisser leur véhicule au profit des transports en commun.
Pourtant au regard de la donne du prix du baril, la hausse des prix ne se justifie point. Et à ce titre, certains de nos interlocuteurs du milieu des hydrocarbures, sous le sceau de l'anonymat, soutiennent que cela était prévisible. Car il faut une rentrée d'argent pour l'Etat dans les plus brefs délais. Car récemment, les autorités ont dû casquer au prix fort pour trouver une solution à la pénurie de gaz, mais «en ce début du mois d'avril, il y a eu beaucoup de dépenses liées aux festivités marquant la prestation de serment, la fête de l'indépendance. Et les nombreux jours fériés n'ont pas permis une rentrée substantielle de fonds dans les caisses de l'Etat ». Comme quoi «le Sénégal d'en haut, après avoir bu, fait trinquer le Sénégal d'en bas», résume un de nos interlocuteurs. Cheikh Diop, secrétaire général du syndicat des travailleurs des hydrocarbures, a un autre avis sur la question précise de la hausse des prix. Joint au téléphone, il tente de justifier cette hausse en expliquant que «ce sont les répercussions qu'on a enregistrées hier, qui explique cette hausse. Il y a eu des augmentations du coût de revient des produits sur le plan mondial». Des prix, d'ailleurs, qu'il n'a pas pu communiquer. Et selon toujours le secrétaire général du syndicat des travailleurs des hydrocarbures, M. Diop c'est «une hausse plus ou moins normale. Ce n'est pas tout le temps qu'on augmente les prix, mais on les baisse aussi, parfois, cela dépend de la structuration des prix sur le plan mondial». A souligner que le comité se réunit toutes les trois semaines pour définir de la hausse ou de la baisse des prix des hydrocarbures.
Publié le Mardi 24 avril 2007 à 10:00:00 pm
Par NIAKHAPP
 La Sonatel a fait un bénéfice record de 146 milliards de francs CFA en 2006 indique la radio Rfm citant le journal Jeune Afrique de cette semaine. La Sonatel enregistre une hausse de 26 % de son bénéfice par rapport à l'année dernière.
Cette pluie de milliards survient quelques jours après que la société a été condamnée à payer la somme de 6 milliards par l'Agence de régulation des télécoms pour manquements au service du mobile. La Sonatel est détenue en majorité par le groupe France Télécom qui compte pour 42 % dans le capital, suivi de l'Etat du Sénégal, de groupes financiers, de petits porteurs et des employés qui sont également présents dans la géographie du capital.
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