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Publié le Mardi 17 mars 2009 à 8:44:26 pm
Par NIAKHAPP

Suite à la visite effectuée par le leader de la Génération du Concret, Karim Wade, Me Djibril War, tête de liste de la coalition «Dekkal Ngor», a apporté des précisions sur cet événement.

«le jour tant attendu enfin était arrivé, ce vendredi 13 Mars. Après moult agitations à travers la presse, par des déclarations, des slogans glanés par ci et là par les théoriciens de la Génération du Concret avec comme Chefs de fil Abdoulaye Baldé, Secrétaire Général de la Présidence et Secrétaire Exécutif de l'Anoci, Cheikh Diallo, Baba Wade et Hassane Bâ, «En route vers le sommet». Monsieur « Mikar» Wade, surnom que lui ont donné les partisans de Apr Yakaar, qui veut dire sournois en Ouoloff et non moins dauphin pressenti de son père, le Chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade, pour sa succession à la Présidence de la République s'est cette fois décidé à se frotter au peuple réel, et pour la première fois, sans son père», a déclaré Me Djibril War tête de la liste de la Coalition «Dekkarl Ngor».
Après sa tournée qui l’a mené à Dakar, à la Médina et à Sandaga, «accueillie par des huées, des insultes et des brassards rouges, malgré son cortège d’imposants véhicules 4 x 4 et 8 x 8 de l’Etat, Monsieur Karim Wade, accompagné entre autres, de son cousin, le Président du Groupe Parlementaire Libéral, le député Doudou Wade, s’était rendu à Biscuiterie, à Niary Tally, à la Rue Walo, dans la maison de son grand père paternel à Niary Tally » explique la tête de la liste de la Coalition «Dekkal Ngor».
A en croire l’avocat, «les habitants du quartier se joignirent à la marche de la Coalition de Dekkal Ngor de Macky Sall en scandant des slogans hostiles à Karim que la décence défend de prononcer ». «A hauteur de la demeure du marabout Khadrya dans l'Avenue Cheikh Sidati, poursuit-il, les protestations des partisans et sympathisants de Macky Sall devinrent plus bruyantes». «La présence des véhicules fourgonnettes de la police, remplis d'éléments du GMI, les policiers en faction, les lutteurs et les nervis n'eut aucun effet sur la détermination des partisans de Macky Sall qui chantaient et dansaient au son de la musique diffusée par leur véhicule décoré des photos poster de leur leader», relate Me War.
En plus, la tête de la liste de «Dekkal Ngor» soutient que «les partisans de Karim « Mikar» Wade durent provoquer une coupure d'électricité qui plongea la zone dans une obscurité totale ». Restant dans la description des faits, le responsable l’Apr estime que « le comble fut atteint lorsque que le fils du Président se rendit dans la demeure d'El hadji Mansour Mbaye, l’animateur traditionnel, demeurant à Ouagou Niayes, et voisin de Dieynaba Sy, une grande responsable du parti Apr Yakkar. Les nervis qui voulurent barrer la route à ces derniers durent céder le passage à la foule excitée et prête à en découdre avec ces derniers…».
Pour rappel, Me War dira aux populations de Biscuiterie «qu'elles ne devront jamais oublier que Doudou a été l'instigateur et l'acteur de tous les actes ignobles dont ont été victimes Macky Sall et tant d’autres : destitution de Macky Sall de son poste de Président de l’Assemblée Nationale, exclusion des députés Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lô» avant de leur demander de « réparer le tort causé à Macky Sall en votant pour sa liste, et refuser que Biscuiterie soit l'escalier qu'empruntera Karim «Mikar» Wade pour inaugurer l'ère de la dévolution monarchique du Pouvoir».
«Le fils du Président venait d'apprendre à ses dépens qu'entre les rêves chimériques, les habits démesurés de successeur de son père à la Présidence de la République que lui ont cousu ce dernier, son entourage et les opportunistes de tout bord, responsables du PDS ou théoriciens de la Génération du Concret et la réalité, il y’avait un long chemin plein d’épreuves que ses jambes molles d’enfant à peine sevré, son incurie et son inexpérience dans le champ politique et la gestion de l’Etat ne lui permettaient pas de franchir. Lui et son père pourront ils par conséquent se rendre à l'évidence, face à ce constat: Que le Sénégal est loin d'être le Zaire, le Togo», conclut ce candidat à la Mairie de Biscuiterie.
Publié le Dimanche 08 mars 2009 à 2:33:50 pm
Par NIAKHAPP
C'est une interview publiée sur le site du New York Times : le président américain pourrait favoriser un rapprochement avec les talibans modérés d'Afghanistan et du Pakistan, de façon à isoler al-Qaïda. Barack Obama a aussi répondu très franchement que les Etats-Unis n'étaient pas en train de gagner la guerre en Afghanistan.



Dans son interview, Barack Obama a évoqué la possibilité d’inciter certains éléments talibans modérés à coopérer avec les Américains pour combattre al-Qaïda en Afghanistan . Cette stratégie s’inspirerait de celle du Général Petraeus qui avait réussi en Irak à obtenir le soutien de certains insurgés sunnites totalement désenchantés par ben Laden. Le président américain reconnaît que le recrutement sera plus difficile en Afghanistan, qui est historiquement et géographiquement plus complexe, il admet d’ailleurs que pour le moment, les Etats-Unis ne sont pas en train de gagner la guerre.

Exfiltrations

Dans son interview, Barack Obama n’a pas exclu de continuer à capturer dans certains pays des terroristes hostiles aux Etats-Unis dans certains pays qui n’ont pas d’accord d’extradition avec eux.

S’il dénonce l’usage de la torture, à l’inverse de Guantanamo, il n’est pas près d‘accorder aux 600 prisonniers de la base de Bagraam en Afghanistan le droit de contester leur détention devant des tribunaux américains.

En matière de terrorisme, la nouvelle administration reste donc assez proche, au grand regret de la gauche, de la politique de George Bush. Pour s’en excuser, le président Obama a expliqué au NYT qu’à la fin de son mandat, son prédécesseur avait corrigé certaines des procédures controversées mises en place après le 11 septembre.

Publié le Dimanche 08 mars 2009 à 2:30:54 pm
Par NIAKHAPP
C'est ce dimanche 8 mars qu'auront lieu les funérailles de l'ancien chef d'état-major, le général Tagmé Na Waï, tué il y a une semaine lors d'un attentat contre l'état-major. Cette mort a provoqué la colère de militaires qui sont allés assassiner quelques heures plus tard le chef de l'Etat, Joao Bernardo Vieira, persuadés qu'il était responsable de l'attentat. Lors de la veillée funèbre qui a eu lieu hier à la maison du défunt, la blessure s'est réveillée chez certains, qui ne se sont pas privés de critiquer Nino Vieira.



Des femmes en pleurs lèvent les mains au ciel au domicile de Tagmé Na Waïé, dans le quartier d’Antula. Plusieurs dizaines de militaires sont venus accompagner le cercueil du général jusqu’à ce petit salon où ont été installés deux cierges, une statue de la Vierge et la photographie du défunt. Un membre de la famille joue l’apaisement sur la responsabilité de l’attentat et refuse de désigner un coupable : « Dans la famille, on ressent de la douleur, dit-il, on n’avait jamais pensé que cela aurait pu se produire. Mais nous n’avons aucun élément permettant d’accuser quiconque. »

Un jeune tient en revanche un discours nettement plus violent contre le président Joao Bernardo Vieira, assassiné quelques heures après l’attentat contre l’état-major… par des militaires en colère : « Depuis que Nino Vieira est rentré en Guinée-Bissau, nous savions clairement qu’un événement comme celui-ci devrait se produire. La bombe qui a fait sauter Tagmé Na Waïé, nous savons qu’elle n’a pas été posée par n’importe qui. C’est Nino, nous le savons que c’était Nino. Nino a été tué parce que c’est lui qui a tué Tagmé Na Waié. Et ça nous fait mal, ça nous fait mal au cœur. »

Au cimetière municipal de Bissau, le vent secoue les branches des grands arbres et fait voler la poussière. C’est ici que sera inhumé ce dimanche le général Tagmé Na Waïé. Ironie de l’histoire, c’est ici également que sera enterré Joao Bernardo Vieira, mardi prochain, quelques dizaines de mètres plus loin, dans une concession familiale.
Publié le Dimanche 08 mars 2009 à 2:27:09 pm
Par NIAKHAPP
Des joueurs appelés à expliquer leur défaite, 1-2 contre la Zambie, en match comptant pour la 3-ème place du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), ont évoqué la fatigue, tandis que leur entraîneur incrimine les défaillances individuelles.



‘’Vous avez noté en seconde mi-temps qu’il était difficile pour beaucoup d’entre nous de faire les efforts nécessaires pour aller chercher le ballon’’, a expliqué Moustapha Diallo indiquant que dans son cas personnel, son absence contre le Ghana lui a permis de garder une certaine fraîcheur.

Suspendu contre le Black Star qui a finalement remporté la demi-finale qui l’opposait aux Lions, le milieu de terrain du Jaraaf a encore haussé son niveau de jeu ratant toutefois un coup de tête à bout portant contre le gardien zambien.

A côté de Moustapha Diallo, le seul buteur sénégalais de la partie, Alpha Oumar Sow a abondé dans le même sens, incriminant le manque de fraîcheur physique et la succession des matches.

‘’Il n’y a pas encore de championnat au Sénégal et si vous le faîtes le compte, nous avons disputé plus de six matches en moins de trois semaines et ce n’est pas évident’’, a-t-il ajouté, avant de rappeler que l’ambition du groupe était de monter sur le podium.

Quant à Joseph Koto, s’il n’écarte pas totalement la fatigue, il incrimine plutôt les défaillances individuelles au niveau de la défense.

‘’Il n’était pas question pour nous de faire jouer pour ce match Sidy Ndiaye blessé depuis le début de la compétition’’, a-t-il dit, regrettant que Libasse Laye Diagne, son remplaçant, ne soit jamais entré dans le match. Sur le second but, il a carrément fait une passe à l’attaquant zambien, a-t-il indiqué. Il a en particulier déploré la faiblesse manifestée par le côté gauche de son équipe, pendant tout le tournoi.

A part le second match contre la Zambie, Papi Mison Djilabodji a joué en dessous de son niveau et le coach sénégalais annonce qu’il ne peut pas dire les raisons parce que ‘’sur le plan technique et physique, il a le potentiel nécessaire pour ce tournoi’’.

‘’Mais à l’arrivée, il n’a pas fait un bon tournoi et cela s’est confirmé ce soir contre la Zambie’’, selon Joseph Koto, qui s’est cependant réjoui du fait qu’un groupe a commencé à naître pour les prochaines échéances internationales.


Publié le Vendredi 20 février 2009 à 9:12:24 pm
Par NIAKHAPP
 NEWS
CHAN 2009 : Portrait des équipes en lice
Se porter volontaire est une attitude courageuse. Accueillir le premier Championnat d'Afrique des Nations est œuvre de pionnier. La Côte d'Ivoire a retroussé ses manches et relevé le défi. La compétition est une succession d'incertitudes. A chaque match sa vérité qui ne sera pas nécessairement celle de la veille. Les repères sont si peu nombreux entre les huit protagonistes du CHAN que les pays possédant les meilleures références, dans un passé plus ou moins récent, ne sont à l'abri d'aucun revers. Le CHAN est très ouvert, d'autant plus que les grosses cylindrées nordiques, qui font une véritable razzia sur les Coupes des clubs, sont absentes. Dans ces circonstances très particulières la prudence s'impose au moment des pronostics.
ZAMBIE
Redécoller
Sans figurer au sommet de la hiérarchie africaine, la Zambie fait partie de ces équipes que l'on retrouve aux alentours de la dixième place. Assez régulière dans ses performances, il lui manque sans doute d'avoir plus de joueurs opérant en Europe pour franchir le dernier palier. En Côte d'Ivoire la question ne sera pas d'actualité en l'absence des professionnels ce qui va nécessairement niveler les valeurs.
Les Chipolopolo Boys se sont qualifiés après deux succès contre le Swaziland et le Botswana et un dernier, autrement plus probant aux dépens de l'Angola avec notamment une victoire à Luanda (1-0). Au mois de janvier l'équipe a été invitée au tournoi de la CECAFA. Sans briller : un nul avec le Kenya (0-0), un autre avec le Burundi (1-1), une défaite contre le Soudan (0-2) pour une seule victoire contre Djibouti (3-0). Une série de résultats récents qui, en dehors du succès contre l'Angola, n'a rien de très encourageant pour placer la Zambie parmi les principaux prétendants à la couronne. Mais on le dit des sept autres équipes à l'exception du Ghana et de la Côte d'Ivoire. Avec la Zambie, on navigue en pleine incertitude. Dans le passé ce pays a étalé des qualités de vivacité, des vertus offensives dignes des meilleurs. Que vaut le cru 2009 ? Les Zambiens le savent-ils eux-mêmes.
L'important n'est-il pas d'être régulièrement présent dans les principaux rendez-vous continentaux. Dans cet esprit, la Zambie a fait preuve d'une assez bonne fidélité, tutoyant parfois la plus haute marche du podium.
Palmarès
CAN : vice-champion 1974,1994
           demi-finaliste 1982, 1990, 1996
CAN U-20 : demi-finaliste 1991,1999, 2007
Jeux Africains : finaliste 1999
                            demi-finaliste 2003, 2007
TANZANIE
Inattendue
La présence de la Tanzanie justifie à elle seule la création du Championnat d'Afrique des Nations. Une seule fois à ce jour les Taifa Stars, également appelés Kilimandjaro Stars depuis quelques années, ont réussi à se qualifier pour une CAN. C'était en 1980. L'équipe avait été éliminée dès le premier tour, en obtenant toutefois des résultats honorables, défaite lors du match d'ouverture face au Nigeria (1-3), défaite contre l'Egypte (1-2) et nul avec la Côte d'Ivoire (1-1). Depuis, la Tanzanie est restée dans son coin, se contentant de participer chaque année au tournoi de la CECAFA.
Au mois de janvier, la Tanzanie a livré six rencontres en Ouganda ce qui en fera l'équipe la plus aguerrie en arrivant en Côte d'Ivoire. Son parcours a débuté par une défaite face à la Somalie (0-1) ; l'équipe a ensuite battu Zanzibar (2-1), le Rwanda (2-0) avant de s'incliner face au pays organisateur (1-2). En demi-finale elle a trébuché face au Rwanda (1-2) avant de s'imposer au Burundi (3-2) pour la troisième place. Une bonne préparation pour la formation entraînée par le Brésilien Marcio Maximo. Il aurait bien aimé que son équipe s'inspire du style brésilien, mais il a dû renoncer à son ambition. Ce qui n'a pas empêché les joueurs, du genre coriaces et physiques, lors des éliminatoires de disposer du Kenya, puis de l'Ouganda, puis du Soudan, signant quatre victoires dont une à Khartoum pour un nul et une défaite. Maîtresse de la zone Centre-Est la Tanzanie aborde cette fois un tournoi de niveau continental. Dans un passé récent, la Tanzanie a participé aux éliminatoires jumelées CAN/Coupe du monde, tenant en échec le Cameroun à Dar Es Salam (0-0) avant de s'incliner au match retour à Yaoundé sur la courte marque de deux buts à un.
La Tanzanie est, avec certitude, l'équipe la plus inattendue du premier Championnat d'Afrique des Nations. Elle est celle qui a le palmarès le plus mince, deux succès dans le tournoi de la CECAFA en 1974 et en 1994. Et si son jour se levait en Côte d'Ivoire.
LIBYE
Insondable
Pas facile de tracer les grandes lignes d'un football qui a longtemps prôné le repli sur soi. Il y a eu bien sûr la Coupe d'Afrique de 1982 perdue face au Ghana après les tirs au but. Puis cette seconde apparition en phase finale, il y a trois ans, soldée par une élimination dès le premier tour mais l'équipe est allée crescendo dans la compétition, améliorant à chaque sortie sa prestation (Egypte-Libye 3-0, Côte d'Ivoire-Libye 2-1, Maroc-Libye 0-0). Le premier avantage de la Libye par rapport à ses rivales c'est de ne pas avoir de joueurs à l'étranger. C'est donc l'équipe A qui va tenter un coup de force à Bouaké.
L'équipe A, c'est en grande partie Al Ittihad qui vient de montrer en Ligue des champions ces deux dernières années qu'il était en mesure de rivaliser avec les meilleurs clubs continentaux. En 2007, le club de Tripoli s'est incliné de justesse en demi-finale face à Al Ahly du Caire (0-0, 0-1). Auparavant le champion libyen, lors des matches de poule avait, tour à tour battu, à domicile la Jeunesse Sportive de Kabylie, l'Etoile du Sahel de Sousse et les FAR de Rabat, et obtenu, à l'extérieur, un résultat nul face à l'Etoile, futur vainqueur de l'épreuve. Sa prestation de 2008 a été moins bonne avec une défaite, par un but d'écart, en huitième de finale contre le Tout Puissant Mazembe, doublée d'une autre , sur le même écart, face à l'Ashanti Kotoko en match de barrage pour la Coupe de la Confédération. Au cours des éliminatoires les Libyens sont sortis vainqueurs du groupe Nord après un premier succès aux tirs au but devant la Tunisie, puis un deuxième, décisif, contre le Maroc où, après s'être inclinés 1-3 en déplacement, ils ont rétabli la situation à Tripoli l'emportant par 3 buts à 0.
La Libye fait partie, comme en témoignent ses résultats les plus récents des équipes beaucoup plus à l'aise à domicile qu'à l'extérieur. Mais la prudence s'impose car ses joueurs possèdent de l'expérience gagnée récemment au cours de batailles difficiles. La Libye, délaissée à l'heure des pronostics, n'est pas à négliger pour une place en demi-finale.
Palmarès
CAN : vice-champion 1982
GHANA
Sauvegarder une réputation
Glanée dans la seconde moitié des années 60, la réputation du football ghanéen a traversé les époques. Un jeu fluide, fait d'alternance de passes longues et courtes, privilégiant l'esthétique au détriment parfois de l'efficacité. Toujours présent dans les grands rendez-vous, de moins en moins capable d'aller au bout de son ambition. Un vaste retour sur son palmarès en est la parfaite illustration. Il lui a fallu attendre, par exemple, une quarantaine d'années avant de disputer une phase finale de Coupe du monde, alors qu'il y aurait eu maintes fois sa place plus tôt. N'attend-il pas depuis vingt-sept ans d'inscrire son nom au palmarès d'une Can dont il fut longtemps le recordman de victoires. Les succès conquis chez les plus jeunes – deux fois champion du monde - n'ont guère connu de prolongement au niveau de la sélection A. Cela ne l'empêche toutefois pas de figurer régulièrement en tête de liste des favoris chaque fois qu'il produit dans une phase finale. Ce sera naturellement le cas cette année en Côte d'Ivoire.
Conviction renforcée par son parcours lors des éliminatoires où, après avoir évincé le Bénin et le Togo, il a pris le meilleur sur son grand rival anglophone de la zone Ouest B, le Nigeria, obtenant un partage des points au match retour après un premier succès à domicile (3-2, 0-0). Ce seul fait d'armes lui vaut reconnaissance et incite ses futurs adversaires à la plus grande prudence. Le Ghana fait partie de ces équipes toujours redoutées. Pourtant leur itinéraire n'est pas jonché de lauriers. Dans les compétitions de clubs, les deux ténors locaux Ashanti Kotoko et Hearts of Oak tiennent la route, mais depuis la finale de la première Coupe de la Confédération qui les a opposés (victoire d'Hearts of Oak) plus trace d'eux sur un podium ni même dans une demi-finale. Ils sont rentrés dans le rang comme la presque totalité des équipes du Sud étouffées par la suprématie des clubs nordiques. Il est vrai que les recruteurs ont abondamment puisé dans le vivier ghanéen pas toujours pour envoyer les joueurs dans les grands championnats. N'est-il pas étonnant d'en découvrir chaque année plus nombreux dans le championnat d'Israël, par exemple ou dans d'obscurs pays dont on ne parle jamais. Ce phénomène explique en partie le difficile passage de la catégorie cadette à celle des seniors. De nombreux espoirs se perdent dans une aventure uniquement destinée à un mieux-être financier. C'est ainsi et le constater ne permet pas d'annihiler le flux migratoire.
Faute de repères sur ses adversaires, le Ghana devra compter sur ses propres forces pour prendre le jeu à son compte face à la Libye, la République démocratique du Congo et le Zimbabwe. La tache du Serbe Milovan Rajevac est donc relativement simple : faire jouer son équipe sans trop se soucier des autres avec des pseudo-analyses qui n'existent pas. Les changements réguliers d'entraîneurs à la tête des différentes sélections ne donnent pas d'indications véritables du jeu pratiqué par tel ou tel pays.
Palmarès
CAN : champion 1963, 1965, 1978, 1982
           vice-champion 1968, 1970, 1992
           demi-finaliste 1996, 2008
CAN U-20 : champion 1993, 1999, 2009
                    vice-champîon 2001
                    demi-finaliste 1991
CAN U-17 : champion 1995, 1999
                    vice-champion 2005
                    demi-finaliste 1997, 2007
Jeux Africains : demi-finaliste 1973, 1978, 2003
CÔTE D'IVOIRE
Pour la gagne
La Côte d'Ivoire rentrera sur le terrain pour gagner le 1er Championnat d'Afrique des Nations. C'est le leitmotiv traditionnel du pays organisateur. Abriter la compétition, c'est bien ; la gagner, c'est mieux. Certains n'hésitent pas à dire que c'est légitime. Et les Ivoiriens sont en quête d'un grand succès international depuis le sacre de l'ASEC d'Abidjan dans la Ligue des Champions 1998. Les Eléphants ont tutoyé la victoire dans la CAN 2006, échouant en finale face à l'Egypte, après l'épreuve des tirs au but ; en 2008, ils se sont arrêtés en demi-finale. Sauront-ils cette fois aller au bout de leur rêve ? Allez savoir.
La sortie des juniors au mois de janvier au Rwanda aura peut-être refroidi quelques enthousiasmes. Trois matches et autant de défaites. Une surprise désagréable pour ceux qui attendaient beaucoup de cette relève. Depuis la finale de la CAN U-20 à Ouagadougou en 2003, les Eléphanteaux n'ont plus jamais passé le premier tour du tournoi final. C'est un peu inquiétant pour un football dont, depuis une quinzaine d'années, on vante à l'étranger l'énorme travail effectué auprès des jeunes. L'Académie ASEC-Mimos est devenue une référence en 1999 lorsque les « enfants » avaient balayé l'Espérance de Tunis lors de la Super Coupe. Depuis le travail s'est poursuivi, d'autres centres de formation se sont ouverts dans le pays, fournissant leur cohorte de candidats au départ. Difficile d'endiguer cette volonté légitime. Dans ces conditions on comprend mieux pourquoi la Côte d'Ivoire a de la difficulté à trouver des remplaçants à ses enfants chéris, Dindane, Baky Koné, Zokora, Yaya et Kolo Touré et quelques autres. Dans les compétitions de clubs, l'ASEC et l'Africa Sports, les deux clubs phares du pays sont toujours présents, mais n'arrivent plus à décrocher une timbale depuis le succès de l'Africa Sports dans la Coupe des vainqueurs de Coupe 1999. L'ASEC n'a pas dépassé les demi-finales de la Ligue des champions pas davantage en 2002 qu'en 2006.
Frustrée de victoires, bien que régulièrement présente au sommet, la Côte d'Ivoire est en quête de victoire. Et elle entend bien cette fois ne pas gâcher l'opportunité qui se présente de s'imposer chez elle. Tout est possible. A condition que les hommes de Georges Kouadio résistent à la pression d'un peuple de supporteurs tellement convaincu que son équipe va remporter le trophée qu'il deviendra son principal procureur en cas d'échec. Faute de repères solides, on doit considérer la Côte d'Ivoire comme un des deux ou trois favoris de l'épreuve, mais son groupe avec le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie, deux dernières équipes que le coach est allé observer à Kampala et Jinja, au mois de janvier, pendant le tournoi de la CECAFA. Pas de droit à l'erreur mais les adversaires de la Côte d'Ivoire ne sont-ils pas logés à la même enseigne.
Palmarès
CAN : champion 1992
           vice-champion 2006
           demi-finaliste 1965, 1968, 1970, 1086, 1994, 2008
CAN U-20 : vice-champion 1991, 2003
                    demi-finaliste 1997
CAN U-17 : demi-finaliste 2005
Jeux Africains : demi-finaliste 1965
SENEGAL
Rédemption
Sévèrement ébranlé par son échec à la dernière CAN et plus encore par son élimination prématurée pour la prochaine édition et pour la Coupe du monde 2010, le Sénégal vient de passer quelques mois difficiles au cours desquels il a cherché des coupables. Ce qui n'est pas la première fois dans son histoire. C'est dire que le CHAN peut constituer une occasion de rachat, mieux encore le point de départ d'un nouveau cycle comme lors de la première moitié des années 2000.
Le football national est en pleine reconstruction. L'avènement d'un championnat professionnel serait proche. Les joueurs seraient contractualisés . Les entraîneurs aussi ; Bref, un vrai changement d'époque. Cela suffira-t-il à maintenir chez eux tous ces footballeurs qui n'ont qu'un rêve, quitter le pays, pour tenter l'aventure du professionnalisme. Un vrai fléau pour le football national qui a cédé aux autres ses pépites affaiblissant durablement un championnat qui n'attire qu'une infime minorité de spectateurs dans les stades. Les Sénégalais ne rêvent pas. Il savent qu'il sera très difficile d'inverser ce mouvement Sud-Nord qui remonte à très longtemps. Même s'ils ne l'avouent pas, le CHAN, pour lequel ils se sont qualifiés dans la souffrance, succès aux tirs au but à Bamako face au Mali, puis à Dakar, toujours aux buts contre la Guinée, peut donner le signal d'une forme de reconquête. « Si on est mentalement fort, on pourra se surpasser dans cette compétition pour bien représenter notre pays », assure le milieu défensif des 'Lions' locaux, Vito Badiane. Selon lui, 'c'est seulement en réussissant de bons résultats à l'occasion de cette compétition que les gens poseront un autre regard sur eux.
Pour le sélectionneur Joseph Koto la bataille vaut d'être livrée : « Nous avons une équipe jeune, disciplinée, qui ne demande qu'à être mise dans des conditions de performance et de compétition pour nous valoir beaucoup de satisfaction dans un avenir très proche ». L'heure de la rédemption va peut-être sonner pour le Sénégal.
Palmarès
CAN : vice-champion 2002
           demi-finaliste 1965, 1990, 2006
RD CONGO
A la recherche de la gloire passée
La toute puissance du football congolais remonte à la décennie 1965-1975. Depuis il a connu quelques soubresauts sans jamais atteindre le niveau qui fut le sien. Indiscipline disent les uns, mauvaise gestion des hommes, prétendent les autres, manque de ressources financières, assurent les troisièmes. Toujours est-il que la cueillette s'est révélée bien stérile, hormis une troisième place à la CAN 1998 au Burkina Faso. N'eût été la bonne tenue du Tout Puissant Mazembe dans les différentes Coupes d'Afrique, rien ne permettrait réellement d'attirer l'attention sur les « Léopards ».
Or, précisément, c'est le grand club de Lubumbashi, héritier du TP Englebert, qui va former l'ossature de l'équipe présente en Côte d'Ivoire, gage tout à la fois d'expérience, de complémentarité, d'entente collective et de talent. Les sélectionnés du V.Club de Kinshasa et du Daring Club Motema Pembe complètent l'équipe confiée à l'ancien capitaine des Léopards, Mutumbile Santos, ancien entraîneur de la sélection A, ancien entraîneur du TP Mazembe. Et comme il a signé un contrat en bonne et due forme avec le Ministère, on peut considérer que de ce côté-là il n'y aura pas de souci. La prestation de l'équipe ne devrait pas être affecté de devoir jouer sans ses professionnels, car ce sont souvent d'eux que sont venues les difficultés. Problème de transport, de visas, d'arrivée tardive aux regroupements. Avec le CHAN, les choses sont claires, l'équipe n'est pas à la remorque de l'humeur des joueurs pros. Voilà qui peut changer le comportement de la République démocratique du Congo dans ce tournoi dont on ne doit cesser de répéter qu'il est sans véritables repères, sinon quelques impressions furtives souvent plus attachées au passé, à une réputation, qu'à la réalité du moment. On part dans l'inconnu comme c'était le cas lors des premières éditions de la CAN.
La grosse préparation de deux semaines en Afrique du Sud aura-t-elle permis au sélectionneur d'affûter sa tactique ? C'est vraisemblable. Le résultat de la RD Congo sera surtout fonction de son collectif. Pour le reste pas d'appréhension particulière quand on sait que ce pays fournit beaucoup de joueurs, lors des différents mercato au foot professionnel en Europe et aussi, de plus en plus, en Afrique. Preuve que le talent ne lui fait pas défaut.
Palmarès
CAN : champion 1968, 1974
           demi-finaliste 1972, 1998
ZIMBABWE
Passer un cap
Demi-finaliste de la Ligue des champions en 2008, dix ans après avoir joué la finale contre l'ASEC d'Abidjan, les Dynamos d'Harare sont depuis une décennie le plus beau fleuron du football zimbabwéen, l'équipe qui a le mieux représenté le pays sur la scène continentale. Quand on observe de près les résultats on remarque que ce club a battu deux fois l'ASEC et une fois le Zamalek échouant à deux reprises face à l'ogre Al Ahly la saison. C'est très certainement dans ces performances qu'il faut essayer de situer la valeur de l'équipe.
Au niveau de la sélection, il n'est pas inutile de rappeler qu'en 2004 et en 2006 elle a pris part à la CAN, éliminée dès le premier tour mais, sans avoir été outrageusement dominée. Au contraire. En 2004, deux défaites contre l'Egypte (1-2) et le Cameroun (3-5) mais victoire face à l'Algérie (2-1). Scénario identique en Egypte deux années plus tard : défaite contre le Sénégal (0-2) et le Nigeria (0-2) mais victoire contre le Ghana (2-1). Performances qui inclinent à penser que les Warriors auront leur mot à dire dans le CHAN. Pour se qualifier ils ont sortis la Namibie en allant s'imposer à Windhoek (1-0) après avoir concédé le nul (0-0) à Harare. Au dernier tour ils ont créé une petite surprise en dominant à deux reprises l'Afrique du Sud (1-0, 2-0).
Comme beaucoup d'autres le Zimbabwe aborde la compétition en outsider. Comme beaucoup d'autres on ne pense pas à lui pour le titre ou la finale. En fait c'est là tout le charme de cette épreuve nouvelle de faire la place à ceux auxquels on accordait peu d'espoir d'être présent. Sans doute sa première réussite.
Palmarès
Jeux Africains : finaliste 1995
                         demi-finaliste 1991

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