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Publié le Mardi 17 mars 2009 à 8:53:21 pm
Par NIAKHAPP

La visite du Président Wade hier, lundi 16 mars 2009, à Fatick fera date. Dès son arrivée dans la capitale du Sine, fief de son ancien Premier Ministre Macky Sall, des jeunes se sont jetés sur le cortège présidentiel. C’est un garde-du-corps qui a sauvé le Président. On a frôlé le pire…



Et pourtant, le passage du chef de l’Etat à Niakhar, dans le Sine, avait donné des signes avant-coureurs de ce qu’allait être sa visite à Fatick.
Une situation tendue règne, ce lundi matin, peu avant l’arrivée du président Wade à Niakhar (département de Fatick). Des lycéens et collégiens de la localité affrontent, à coups de pierres, les jeunes de la «Coalition Sopi». Les élèves, garçons et filles, tous établissements confondus, portent des brassards rouges, circulent dans les artères de la Commune. Ils sont visibles, un peu partout, dans les rues. Les responsables et jeunes du Sopi 2009 de cette localité n’entendent pas laisser les jeunes de «Benno Siggil Sénégal» dicter leur loi. C’est ainsi que les jeunes de la Coalition Sopi 2009 ont décidé, à leur tour, de bloquer le passage aux élèves qui veulent rencontrer "leur" président, pour lui exposer leurs problèmes. C’est là que se sont survenus les affrontements entre les deux camps. Même si des blessés n’ont pas été notés, les échanges de pierres sont très nourris. Et les forces de l’ordre sont sur les dents, elles qui doivent s’occuper de l’arrivée, dans moins de dix minutes du président Wade
A l’arrivée du président Wade à Fatick, les jeunes étaient surexcités. Le chef de l’Etat a failli être agressé par ces jeunes, armés. N’eut été l’intervention rapide de sa garde rapprochée, on aurait pu craindre le pire… Il fera cap sur a Gouvernance de Fatick, où il restera pendant plus d’heure, avant de pouvoir poursuivre ses périples à travers le pays, par la ville de Mbour. Il a pu, tout de même, recevoir des responsables libéraux dans les locaux de la Gouvernance.
Avant l’arrivée du président de la République dans la ville dont Macky Sall fut le Premier Magistrat, les Services de renseignements du ministère de l’Intérieur auraient pourtant informé la Présidence des menaces qui pèsaientnt sur cette visite
Publié le Mardi 17 mars 2009 à 8:46:27 pm
Par NIAKHAPP

Président, de grâce, accordez votre pardon.

Ceux qui liront ces quelque lignes se rendront compte, très certainement, que c'est la première fois que je soumets à un tel exercice. Mais il se trouve qu'il est des moments, dans la marche d'une nation, où prendre sa plume, où parler est un devoir et se taire, un crime. Voilà pourquoi, au-delà des actions initiées auprès de qui de droit et en toute discrétion, j'ai cru devoir inviter publiquement les autorités politiques et les acteurs de la presse à pacifier définitivement leurs rapports.
Il est vrai que ces relations ont, rarement, été aussi heurtées que ces dernières années. En revanche, jamais occasion n'a été aussi belle pour tourner définitivement la page et amorcer une nouvelle ère de relations empreintes de respect mutuel et du sens des responsabilités.
Monsieur Le Président, les premiers actes en ont été posés avec la mise à disposition de l'aide à la presse, en dépit d'un contexte de crise financière, et votre volonté affichée de dépénaliser les délits de presse. Nous nous en réjouissons, Monsieur le Président. Car ce sont là des jalons de posés, sur la voie de la normalisation. Et c'est appréciable. Mais ce n'est pas suffisant. Il s'agit, certes, d'un déclic, mais c'est encore loin d'être un tournant. Lequel tournant devra se traduire par un geste encore plus fort, de votre part.
Vous comprendrez donc parfaitement, Monsieur Le Président, qu'en votre qualité de chef suprême de la Magistrature, j'en appelle à votre magnanimité légendaire et vous invite à accorder votre grâce au journaliste El Malick Seck. Il me semble, en effet, que seul un tel geste sera un signal suffisamment fort pour s'engager résolument dans la pacification des rapports entre presse et pouvoir.
Si je m'étais gardé, jusque-là, de faire une prise de position publique sur l'affaire El Malick Seck, c'était, Monsieur Le Président, pour ne pas gêner l'action de la Justice. Je dois, tout de même, avouer avoir fait tout mon possible pour une décrispation, afin qu'on en arrive pas à cette situation extrême et surtout préjudiciable, à l'image de notre démocratie, consistant à priver de liberté un journaliste pour ses écrits et pendant trois ans.
Je sais, aussi, que d'autres bonnes volontés s'en sont prises, de manière tout aussi discrète et pour la même raison. Je sais, enfin, que c'est uniquement pour ne pas interférer dans une affaire pendante, que vous même avez préféré laisser faire la Justice. Mais, connaissant parfaitement votre penchant à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation avec tous les acteurs sociaux, votre esprit de dépassement et votre sens élevé du pardon, je sais combien vous avez dû être peiné par la condamnation, à une peine de prison ferme, d'un journaliste pour ses écrits.
Alors, Monsieur Le Président, aujourd'hui que les juges ont fini de dire le droit et qu'une nouvelle page doit s'ouvrir dans les relations entre la presse et le pouvoir, qu'il vous plaise d'accorder votre grâce à El Malick Seck. Je vous en implore, en ayant déjà la certitude de trouver auprès de vous une oreille attentive et une âme particulièrement sensible.
Monsieur Le Président, pour avoir pris sur vous d'augmenter sensiblement l'aide à la presse, pour avoir pris l'option de dépénaliser les délits de presse et fait de la réalisation d'une "Maison de la Presse" l'un de vos grands chantiers, il est évident que c'est avec beaucoup de peine et d'amertume que vous vivez le séjour carcéral d’El Malick Seck. Je sais que êtes convaincu que sa place et celle de ses confrères se trouve justement dans la future "Maison de la Presse", que vous comptez leur offrir comme cadre de travail adéquat et, surtout pas, en prison.
J'ose donc espérer, Monsieur Le Président, que votre grandeur d'esprit et votre générosité de cœur prendront le dessus sur toutes autres considérations, pour que soit enfin libre le journaliste El Malick Seck.
MONSIEUR MBAGNICK DIOP
PRESIDENT DU GROUPE PROMO CONSULTING

Publié le Dimanche 08 mars 2009 à 2:30:54 pm
Par NIAKHAPP
C'est ce dimanche 8 mars qu'auront lieu les funérailles de l'ancien chef d'état-major, le général Tagmé Na Waï, tué il y a une semaine lors d'un attentat contre l'état-major. Cette mort a provoqué la colère de militaires qui sont allés assassiner quelques heures plus tard le chef de l'Etat, Joao Bernardo Vieira, persuadés qu'il était responsable de l'attentat. Lors de la veillée funèbre qui a eu lieu hier à la maison du défunt, la blessure s'est réveillée chez certains, qui ne se sont pas privés de critiquer Nino Vieira.



Des femmes en pleurs lèvent les mains au ciel au domicile de Tagmé Na Waïé, dans le quartier d’Antula. Plusieurs dizaines de militaires sont venus accompagner le cercueil du général jusqu’à ce petit salon où ont été installés deux cierges, une statue de la Vierge et la photographie du défunt. Un membre de la famille joue l’apaisement sur la responsabilité de l’attentat et refuse de désigner un coupable : « Dans la famille, on ressent de la douleur, dit-il, on n’avait jamais pensé que cela aurait pu se produire. Mais nous n’avons aucun élément permettant d’accuser quiconque. »

Un jeune tient en revanche un discours nettement plus violent contre le président Joao Bernardo Vieira, assassiné quelques heures après l’attentat contre l’état-major… par des militaires en colère : « Depuis que Nino Vieira est rentré en Guinée-Bissau, nous savions clairement qu’un événement comme celui-ci devrait se produire. La bombe qui a fait sauter Tagmé Na Waïé, nous savons qu’elle n’a pas été posée par n’importe qui. C’est Nino, nous le savons que c’était Nino. Nino a été tué parce que c’est lui qui a tué Tagmé Na Waié. Et ça nous fait mal, ça nous fait mal au cœur. »

Au cimetière municipal de Bissau, le vent secoue les branches des grands arbres et fait voler la poussière. C’est ici que sera inhumé ce dimanche le général Tagmé Na Waïé. Ironie de l’histoire, c’est ici également que sera enterré Joao Bernardo Vieira, mardi prochain, quelques dizaines de mètres plus loin, dans une concession familiale.
Publié le Lundi 16 février 2009 à 7:02:20 pm
Par NIAKHAPP
L'avion qui est tombé sur une maison dans l'Etat de New York a peut-être été victime d'une météo hivernale : de la glace sur les ailes de l'avion pourrait être à l'origine de l'accident. 50 personnes sont mortes. Parmi elles, Alison Des Forges, consultante de Human Rights Watch.


Pour l’instant, il n’y a pas d’explication officielle de l’accident, mais au même moment et dans la même zone, plusieurs autres pilotes ont signalé que des dépôts de glace se formaient sur les ailes de leurs appareils. Cela peut causer ce type d’accidents.

Les témoins ont entendu les moteurs tousser avant que l’avion ne tombe comme une pierre, comme une maison. Il y aurait pu d’ailleurs y avoir beaucoup plus de victimes, puisqu’il s’agit d’une zone résidentielle de la banlieue de Buffalo.

Cet appareil était ce que l’on appelle un avion régional, c'est-à-dire un avion de moins de cent passagers qui dessert des destinations proches. Il y a très peu de trains aux Etats-Unis et ce type de service est extrêmement courant.

Les derniers accidents, dont celui il y a deux ans et demi à Lexington au Kentucky, se sont produits sur cette catégorie d’avions.

Le vol de jeudi soir était donc parti de Newark, qui est l’un des aéroports de la ville de New York, vers Buffalo, une ville située à moins de cinq cents kilomètres en haut de l’Etat de New York, près de la frontière canadienne.

Du côté des Etats-Unis, c’est la ville la plus proche des fameuses chutes du Niagara, mais il est douteux que beaucoup de touristes fassent des visites à cette époque de l’année. La partie nord de l’Etat de New York est en effet connue pour la rudesse de ses hivers. Il neigeait jeudi soir et le mauvais temps pourrait avoir joué un rôle fatal dans cet accident.


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(Source: Human Rights Watch)

Parmi les victimes de l'accident du 12 février 2009, vol qui assurait la liaison entre Newark dans le New Jersey et Buffalo dans l'Etat de New York, figure Alison Des Forges. Consultante de Human Rights Watch, elle fut l'une des premières juristes à avoir enquêté sur le génocide du Rwanda. Elle s'était fait connaître plus particulièrement pour avoir mis en cause le Front patriotique rwandais dans les massacres pendant et après le génocide. Alison Des Forges avait été déclarée persona non grata au Rwanda en 2008 après la publication d'un rapport sur la réforme de la justice dans ce pays.

Portrait de Alison Des Forges

« Ses analyses pertinentes, son travail de témoignage implacable, notamment sur le génocide au Rwanda sont à ce jour unanimement reconnus. »

Publié le Mercredi 11 février 2009 à 9:00:54 pm
Par NIAKHAPP
Humeur : En colère
Chaque camp compte ses supporters. Plus de 25 000 personnes étaient réunies ce midi dans le stade municipal d'Antananarivo à l'appel du parti présidentiel TIM (J'aime Madagascar). Ce rassemblement est destiné à asseoir la légitimité du président, Marc Ravalomanana. Pendant ce temps, la capitale tournait au ralenti à l'appel du maire destitué, Andry Rajoelina : peu d'élèves dans les écoles et beaucoup de magasins fermés.

Le bras de fer se poursuit entre le président de la République, Marc Ravalomanana et le maire destitué de la capitale, Andry Rajoelina. Depuis que l’ONU et l’Union africaine ont pris la décision d’envoyer à Antananarivo des émissaires, les deux camps se mobilisent pour démontrer leur force de frappe pour les uns et leur popularité pour les autres. Le résultat escompté étant d’impressionner les émissaires internationaux et de gagner en légitimité.

Par ailleurs, la stratégie d’intimidation réciproque qui s’était soldée par un bain de sang le samedi 7 février (28 morts et de nombreux blessés), a marqué les esprits surtout dans le camp de l’opposition. Aussi le parti présidentiel, TIM (J’aime Madagascar), a-t-il décidé de rassembler ses partisans au stade municipal de Mahamasina. La confrontation deviendrait une fois de plus inévitable puisque les partisans du président autoproclamé de la Haute autorité pour la transition, Andry Rajoelina, maintiennent quotidiennement leur manifestation à la place du 13-Mai.

Fermer les commerces et les écoles

Mais très rapidement Andry Rajoelina et son équipe ont pris la décision en tant qu’autorités de la ville d’autoriser le rassemblement souhaité par le TIM. Même si ses partisans paraissaient dubitatifs pour certains et carrément hostiles pour d’autres, Andry Rajoelina ne veut plus visiblement porter la responsabilité d’un bain de sang. Mais puisqu’il ne faut pas totalement faire place nette au camp adverse, il a décrété une nouvelle opération ville morte en invitant les habitants d’Antananarivo à rester chez eux, à fermer les commerces et écoles, et à ne pas aller sur leur lieu de travail.

Ce mot d’ordre a été diversement suivi dans la capitale et chacun y a trouvé son compte, puisque le TIM se satisfait d’avoir rassemblé plus de 25 000 personnes dans le stade de Mahamasina.

Première riposte des partisans du pouvoir

Il a plu fort toute la matinée et il fallait donc du courage ou de la motivation pour aller au stade de Mahamasina. Mais le rassemblement était bien organisé, des cars sont arrivés de plusieurs districts autour d’Antananarivo pour remplir non seulement les tribunes, mais aussi une bonne partie de la pelouse, au rythme de l’hymne de campagne électorale de Marc Ravalomanana de 2006.

L’ambiance a été recueillie notamment avec un long culte œcuménique, puis joyeuse avec quelques chanteurs, et enfin politique avec un discours du président du Sénat plus énergique que jamais, à s’en casser la voix. La foule elle a souvent crié « arrêtez TGV ! », le maire destitué d’Antananarivo qui mène la contestation.

Tractations en coulisse

Mais surtout, on a senti que les partisans du régime laissaient exploser leurs frustrations, eux qui étaient un petit peu réduits au silence depuis le début de la crise puisque la rue appartenait jusqu’à présent à l’opposition.

Alors, même s’il reste une majorité silencieuse qui réclame avant tout une issue à la crise, la population d’Antananarivo est plus divisée que jamais. Les émissaires internationaux actuellement à Madagascar vont donc avoir besoin de diplomatie pour réussir à faire officiellement se rencontrer les deux parties, même si les tractations se déroulent déjà en coulisse.



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