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Publié le Dimanche 02 décembre 2007 à 1:12:08 pm
Par NIAKHAPP

Victor Mooney, un Afro-Américain qui voulait traverser l`Atlantique à la rame en solitaire au départ du Sénégal pour sensibiliser au problème du sida, a échoué, faute d`argent, dans sa deuxième tentative en un an et demi, a annoncé samedi son entourage. Victor Mooney avait prévu originellement de faire coïncider le début de sa tentative de traversée de l`Atlan- tique, samedi, avec la Journée mondiale contre le sida.

M. Mooney, 43 ans, a "échoué dans sa deuxième tentative de traverser l`océan l`Atlantique à la rame et ensolitaire" au départ de l`île de Gorée (au large de Dakar), dans le cadre de son projet "Goree Challenge" (Défi de Gorée), selon un communiqué de son service de presse. L`"activiste de la lutte contre le sida" n`a pu rassembler auprès de ses sponsors le financement nécessaire à son voyage, qui devait le mener de Gorée à New York via les Caraïbes, selon la même source. Aucune source jointe par l`AFP à Gorée n`avait pu indiquer si M. Mooney se trouvait sur l`île. Son service de presse à New York n`était pas joignable samedi. Selon son site internet, Victor Mooney, originaire du quartier de Queens à New York, voulait contribuer à la lutte contre le sida en levant des fonds pour l`accès aux soins des malades du sida en Afrique, mais aussi rendre hommage à ses ancêtres convoyés comme esclaves aux Amériques.

Publié le Dimanche 02 décembre 2007 à 1:05:26 pm
Par NIAKHAPP

Deux ambassades accréditées au Sénégal ont "décampé" du fait des émeutes des marchands ambulants du mercredi 21 novembre dernier. L'information a été donnée par le Chef de l'Etat, Me Abdoulaye Wade, lors de l'audience qu'il a accordée aux éditeurs de presse du Sénégal, vendredi 30 novembre. La rencontre lui a servi de prétexte pour mettre encore une fois Karim Wade, son fils, sur un piédestal.


Le président sénégalais explique cette réaction des deux représentations diplomatiques par le traitement fait par la presse sénégalaise des événements du 21 novembre au cours desquels les marchands ambulants déguerpis sur ordre du chef de l’Etat, ont pris d’assaut les grandes artères de la capitale, Dakar. Ils ont, en outre saccagé, l’hôtel de ville de la Médina ainsi que l’Agence de la Senelec, la Compagnie nationale d’électricité, de la même mairie d’arrondissement. Au cours de la rencontre avec les éditeurs de presse, Me Abdoulaye Wade, a, par ailleurs, révélé qu’il a cessé d’écouter les radios et de lire les journaux sénégalais. "On m’y insulte tout le temps", a t-il déclaré. Avant de saisir l’occasion que lui offrait ce tête-à-tête avec les patrons de presse pour mettre encore une fois son fils Karim Wade sur un piédestal : "Je ne comprends pas que la presse accuse, à longueur de journée, l’Anoci de détourner l’argent des Sénégalais". Et d’jouter : "Karim m’a appelé tout à l’heure pour me dire qu’il a obtenu le financement pour la route de Ouakam". A quel prix ?
Publié le Dimanche 25 novembre 2007 à 4:37:28 pm
Par NIAKHAPP

Le ministre de l'Intérieur, Me Ousmane Ngom, a assuré samedi face aux députés que ‘'les services de renseignements n'ont pas été pris de court'' par les évènements de mercredi, en allusion aux manifestations des marchands ambulants qui protestaient contre leur déguerpissement de certains lieux de la capitale. Ousmane Ngom qui s'exprimait lors de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de budget 2008 de son département a expliqué que ses services ont été alertés depuis la ‘'veille'' de ces évènement et ont même pris l'initiative de rencontrer les représentants des marchands ambulants.

‘'Des document existent pour l'attester'', a-t-il affirmé, tout en justifiant la gestion de ces évènements par leur ‘'nature''. Il s'agissait, selon lui, de gérer une situation de ‘'guérilla'' qui a conduit à la dispersion des forces de sécurité. ‘'Il s'est agit de gérer une situation nouvelle, une stratégie nouvelle. Les forces de l'ordre ont voulu être mesurées dans la gestion de la situation'', a souligné le ministre. Pour Ousmane Ngom ‘'ce qui s'est passé mercredi doit être analysé comme un trouble à l'ordre, une manifestation qui s'est déroulée dans l'illégalité totale''. Il a soutenu que les manifestants ont fait l'objet d' ‘'infiltrations'' et de ‘'manipulations'' et que des enquêtes ont été ouvertes pour en savoir plus. Concernant l'interdiction de la marche des syndicalistes prévue le même jour, Ousmane Ngom avance l'existence de ‘'menaces de trouble à l'ordre public'', en soulignant que cette décision n'a pas été prise de ‘'façon unilatérale''. Le ministre de l'Intérieur a dit avoir cherché à entrer en contact avec les organisateurs de la manifestation pour ‘'apprécier la situation''. Et c'est à partir de 14 heures, ‘'en raison de l'absence de réaction'' des responsables syndicaux, que la décision d'interdiction de la marche a été prise, a-t-il précisé. Ousmane Ngom justifie cette interdiction par des ‘'informations qui ne rassuraient pas'' en raison d' ‘'infiltrations'', de ‘'déviation'' de ‘'troubles importants à l'ordre public''. Adopté le même jour par les députés, le budget du ministère de l'Intérieur s'élève pour l'exercice 2008 à 37 milliards 822 millions 418.710 francs CFA, contre 82 milliards 417 millions 389.020 francs CFA pour la gestion en cours. Ce budget a donc enregistré une baisse de 44 milliards 594 millions 970. 280 francs CFA en valeur absolue, soit 54, 10 pour cent en valeur relative. Le ministre de l'Intérieur, Me Ousmane Ngom, a par ailleurs déclaré samedi à l'Assemblée nationale qu'il entend initier des concertations avec ''l'ensemble de la classe politique'' en perspective des élections locales prévues l'année prochaine. ''Ce sera l'occasion de renouer le dialogue avec tout le monde'', a dit Me Ngom lors du vote du budget de son département qui s'élève à 37,822 milliards FCFA contre 82,417 milliards pour la gestion en cours. Le dialogue entre le pouvoir et une partie significative de la classe politique est rompu depuis l'élection présidentielle de février dernier. Quatre mois après, plusieurs partis d'opposition ont boycotté les élections législatives qui se sont tenues en juin 2007.
Publié le Samedi 24 novembre 2007 à 7:44:29 pm
Par NIAKHAPP

C'est un euphémisme que de dire que Vincent Bolloré est courroucé contre les autorités sénégalaises, et particulièrement Karim Wade, qu'il tient pour responsable de la cession du terminal à conteneurs du Port de Dakar à la société Dubaï port World. Le patron du groupe Bolloré qui clame urbi et orbi avoir proposé plus de deux fois le montant mis sur la table par les Emiratis pour ce marché, jure de faire payer au fils du président Wade son forfait.

Le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré a-t-il transmis à Karim Wade le message bien spécial que lui avait confié Vincent Bolloré ? Rien n’est moins sûr, tant le patron du groupe Bolloré est remonté contre le fils aîné et par ailleurs, conseiller spécial du président Abdoulaye Wade, qu’il tient pour être la personne qui l’a privé du marché du terminal à conteneurs du Port de Dakar. L’homme d’affaires français a encore en travers de la gorge la cession du terminal à conteneurs du port de Dakar à Dubaï port World (Dpw) et continue de le faire savoir. C’est ainsi qu’au cours de l’audience que le chef du gouvernement sénégalais lui avait accordée le 5 octobre 2007 à 17 heures, au 9e étage de l’hôtel Méridien Porte de Maillot à Paris, il lui a exprimé dans le blanc des yeux, son mécontentement, avec, à la clé, une menace claire et ferme à l’endroit de Karim Wade : «Dites à Karim Wade qu’après tout cela, nous réglerons nos comptes.» (Sic !) L’histoire ne dit pas si le Premier ministre Soumaré a transmis le message, mais Vincent Bolloré continue de fourbir ses armes. Déjà, certains de ses proches indiquent qu’il va beaucoup gêner les autorités sénégalaises et leurs nouveaux clients de Dpw. Dans cette optique, le groupe Bolloré qui a déjà commencé à réduire fortement le personnel de ses affaires concentrées au niveau du Port de Dakar, envisage de se déployer vers d’autres pays de la sous-région. La Guinée Bissau et les Îles du Cap Vert vont servir de réceptacle aux nouveaux investissements du Groupe Bolloré. «Bolloré va se redéployer vers ces pays pour ses installations portuaires. Il va y aménager des terminaux qui vont concurrencer très sérieusement le Port de Dakar», affirme-t-on dans les milieux d’affaires français au Sénégal. Déjà, le groupe du milliardaire français gère le terminal du Port autonome d’Abidjan, qui reste, malgré les années de crise que la Côte d’Ivoire a traversées, le premier de l’Afrique de l’Ouest. Le courroux de Vincent Bolloré, dont les fortes relations avec le nouveau président français Nicolas Sarkozy sont de notoriété publique, contre les autorités sénégalaises s’explique notamment par le fait que, l’offre soumise par le groupe Bolloré pour le terminal à conteneurs du Port de Dakar n’avait même pas été examinée. Le dossier de sa succursale locale à été disqualifié alors que son offre financière était très largement supérieure à celle de Dubaï port World. Là où Dpw a décroché le marché avec une mise de 200 milliards de francs, Bolloré proposait plus de deux fois le montant, exactement un montant cumulé de 585 milliards de francs Cfa. Et la frustration du milliardaire français, et de son personnel de Dakar a crû du fait que personne, ni au Port de Dakar, ni dans les instances gouvernementales, n’a jamais jugé utile de leur fournir une quelconque explication quant à la disqualification de leur dossier. De toute façon, les entreprises françaises au Sénégal se prépareraient toutes à entamer des redéploiements ailleurs en Afrique, du fait «de l’option d’arabisation de l’économie sénégalaise conduite par le gouvernement», comme il se susurre dans le milieu. On apprend d’ailleurs qu’une concertation avait été initiée il y a quelques semaines à Paris, sous l’égide des ministères français de la Coopération et de l’Economie, pour discuter de l’avenir des investissements français au Sénégal. Les milieux d’affaires français au Sénégal s’inquiètent sérieusement de l’arrivée massive de concurrents venus des pays du Golfe arabo-persique, du Maroc, d’Iran, de Chine et d’Inde. Par ailleurs, certaines décisions de justice défavorables à des entreprises à capitaux français installées au Sénégal semblent renforcer l’amertume du patronat français.

Publié le Samedi 24 novembre 2007 à 7:34:34 pm
Par NIAKHAPP

Ils sont aujourd'hui près de 1000 enfants mineurs sénégalais à être en détention en Espagne après avoir pris les embarcations de fortune. Le gouvernement de Cheikh Hadjibou Soumaré s'affaire à leur rapatriement.Il a fallu que les autorités espagnoles prennent l'initiative d'informer l'Etat du Sénégal de la présence de plusieurs centaines d'enfants mineurs au pays de Zapatéro pour qu'une délégation du gouvernement sénégalais se rende sur place en octobre dernier. Et, c'est pour tomber à la renverse. 700 enfants mineurs dont l'âge varie entre 10 et 13 ans, tous des Sénégalais ont défié la mer en octobre dernier pour ainsi fouler le sol de l'Etat insulaire de Tenerife en Espagne.

Interpellé sur la question hier au cours d’un point de presse co-organisé avec une délégation espagnole sur la micro finance, Abdourahim Agne n’a pas manqué de déplorer cette situation. «Au mois d’octobre, ils étaient au nombre de 700 enfants mineurs de 10 à 13 ans. A ce jour, on nous signale que ce chiffre a augmenté. Ils sont au nombre de 1.000 enfants mineurs. Pour la plupart des Sénégalais». Et, même si, comme le confie le ministre de la Micro finance, ces enfants sont bien traités par le gouvernement insulaire, le gouvernement du Sénégal ne peut pas se dédouaner de ses responsabilités vis-à-vis du gouvernement espagnol. «Nous prendrons nos responsabilités et quand nous aurons fini de mettre tout le dispositif nécessaire, nous réfléchirons à leur rapatriement», a notamment dit le ministre. A la question de savoir si le gouvernement du Sénégal a pu identifier ces aventuriers ainsi que leurs parents, Abdourahim Agne s’est limité à répéter : «Comme je l’ai dit, nous avons mis en place un dispositif pour tout ce travail. Nous attendons de voir ce que cela va donner». Revenant sur l’objet de leur face à face avec la presse, le ministre et la délégation espagnole ont tour à tour dressé quatre axes sur lesquels vont reposer le partenariat entre l’Etat du Sénégal et le gouvernement insulaire de Tenerife. Il s’agit, entre autres instruments, de l’agriculture pilier fondamental de notre économie, des biocarburants, un substitut au pétrole, la coopération sur les énergies renouvelables, une alternative pour réussir dans un délais immédiat et raisonnable l’électrification des 1500 villages que compte le pays. Le Vice-président du Cabildo, Alonso Carlos et le ministre sénégalais de la Micro finance entendent signer des accords dans ce sens à la mi-décembre. Un acte qui devra précéder la mise en œuvre d’un programme de coopération entre les deux parties.

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