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Publié le Dimanche 12 août 2007 à 5:45:11 pm
Par NIAKHAPP

Bien fait pour la Sonatel, seraient tentés de dire les abonnés de son service mobile. L'amende (plus de trois milliards de Fcfa) que lui a infligée l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (Art) et confirmée par le Conseil d'Etat ne peut, en effet, qu'être bien perçue par des clients qui en ont raz le bol d'être délestés d'un service qui ne leur est point offert.


Bien au contraire. Ils paient à coup de cartes « Diamono » ou plutôt « Orange » afin d'accéder aux prestations de la Sonatel-mobile. Accéder ? Le mot est peut-être mal placé tant il est difficile voire impossible pendant certaines périodes de communiquer à partir d'une ligne « Orange ». Par exemple- essayez, le coup en vaut la chandelle- cette phrase, « Ce numéro n'existe pas », devenue une redondance, que l'opérateur « automatique » vous balance, alors que vous êtes en face de votre interlocuteur.

Si pour la Senelec, les raisons des délestages s'expliquent par un déficit budgétaire, on ne peut pas en dire autant de la Sonatel dont les bénéfices excédent les milliards de Francs Cfa. Jugez-en : 46,48 milliards en 2002, 56,142 milliards, en 2003 (une hausse de 20,8 %) et 76,3 milliards en 2004. Durant cette année, le chiffre d'affaires était, lui, à 252,263 milliards. A quoi bon amasser des milliards sur le dos de clients encore insatisfaits du service qui leur est rendu ?

La Sonatel-mobile ne peut se glorifier d'être passé de 48 000 clients en 1989 à plus de 3 millions en 2007 sans pouvoir garantir à ses abonnés le service minimum. Son Directeur général, Cheikh Tidiane Mbaye, qui a tenté récemment de communiquer sur les performances de son entreprise (146 milliards de bénéfices pour l'année 2006) a vite fait de changer de stratégie.

Il est revenu à la charge dans la presse pour « préciser » que les Sénégalais n'avaient procuré à son entreprise que le tiers des bénéfices réalisés. Le reste provenant de prestations fournies dans d'autres pays. Soit ! C'est quand même trop pour des clients qui ne demandent qu'à avoir leur réseau. Au fait, avez-vous perçu une différence entre « Alizé » et « Orange » ?

Publié le Dimanche 12 août 2007 à 5:38:35 pm
Par NIAKHAPP

le journaliste Abdou Latif Coulibaly est revenu sur son dernier livre qui est consacré au pillage de la Lonase. «Je dispose tellement d'informations sur cette entreprise (La Lonase) et sur d'autres faits y compris sur l'Anoci mais si je les ai pas documentés, je les écris pas ».

A la question de savoir si l'Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique (Anoci) que dirige Karim Wade pourrait faire l'objet d'une enquête de sa part, Latif Coulibaly répond : « Moi, j'ai une ligne de conduite très claire. Pour moi l'Anoci n'est qu'un démembrement de l'Etat. Si je dois parler de l'Anoci et des Chantiers, je le ferai dans un cadre global. Je ne suis absolument pas intéressé par certains faits ou geste de qui est à la tête de l'Anoci. Pour moi tel n'est pas le problème, le problème c'est l'Etat celui qui le gère, mais c'est pas les Pygmalion qui ont été choisis par çi, par là pour diriger.»


Publié le Dimanche 12 août 2007 à 5:30:59 pm
Par NIAKHAPP
Lors de l'émission Grand Jury de Mamoudou Ibra Kâne, Latif Coulibaly n'a pas du tout était tendre avec l'Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix). Lisez cet extrait de l'émission :

«Le plus gros scandale de ce pays est aujourd'hui, j'en suis convaincu, c'est l'Apix. Vous savez la loi qui a créé l'Apix est loi qui met l'Apix en dehors de tout contrôle des institutions de contrôle dans de notre pays. Tout a été fait pour déroger le principe du fonctionnement et d'organisation sur l'Apix au principe de contrôle des institutions de droit commun de contrôle des entreprises publiques (.) Je vous, l'Apix c'est n'importe quoi du point de vue de son fonctionnement, de son organisation et des passes droits complètement impliqués. Ce n'est pas pour rien que c'est même la cible des ambassades étrangères. Je suis en possession d'une lettre qui a été adressée à l'Apix par un ambassadeur d'un pays développé installé chez nous, c'est renversant. Cette lettre discrédite totalement toutes les procédures d'investissement »


Publié le Dimanche 12 août 2007 à 4:50:50 pm
Par NIAKHAPP

74 clandestins sont arrivés sains et sauf à bord d'une embarcation de fortune, ce jeudi 9 août, à Alméria. Parmi eux, une femme enceinte et plusieurs bébés apparemment en bon état de santé. Ils seraient arrivés à bon bord grâce au déploiement des services d'émergence qui ont vite réagi dès qu'ils ont reçu l'appel au secours des propres sans papiers à partir d'un téléphone pour informer qu'ils étaient sans combustible et avec le moteur de l'embarcation en trés mauvais état.

Avec le bon temps, doublé d'une mer calme, on craint l'arrivée d'autres clandestins, de plus en plus décidés à réaliser leur rêve d'une vie meilleure.
Publié le Lundi 06 août 2007 à 5:57:56 pm
Par NIAKHAPP

Entre Idrissa Seck et Souleymane Jules Diop c'en est bien fini. Dans sa chronique hebdomadaire sur Seneweb.com, l'ancien conseiller en communication de Seck son plus grand défenseur depuis deux ans n'est plus tendre avec son ex-patron. "Finalement, nous devons remercier Dieu de nous avoir sauvés de cet homme. Il fait ressurgir des préjugés tenaces sur sa condition. Il a dit tant de mal de Wade… Et maintenant, il envoie tous ceux qui l'ont soutenu se soumettre sans condition.", dit Souleymane Jules Diop.

Nous voilà entrés de plain-pied, sans qu'il n'y paraisse, dans l'ère du moralisme libertaire. Il autorise le vol, le mensonge, et le reniement à tout moment. Il arrive à tout justifier, ou à peu près tout, par l'impératif national et le conditionnel patriotique. Avec une prouesse remarquable, les intérêts d'un parti deviennent ceux d'un pays, et les intérêts de deux hommes, ceux de onze millions d'individus. Je ne crois pas que les dizaines de « rewmistes » comprennent quelque chose à ce qu'on leur a fait faire en début de semaine. Ils ont été des soldats obéissants. Arrêtez la guerre, et ils arrêtent la guerre. Mais c'est la qualité première d'un militant : la discipline.
Je me suis toujours intéressé à la structuration de ce parti, qui fonctionne jusqu'ici dans une parfaite illégalité, avec des statuts qui changent toutes les semaines. Il faut observer que dans sa devise « avoir, savoir, pouvoir », l'avoir vient avant tout le reste. Son chef lui-même, s'est lancé dans une course effrénée pour les deux premiers termes, condition nécessaire à la conquête et à l'exercice du pouvoir. Il a clairement dit à Mamadou Oumar Ndiaye du temps de Sopi, dans un entretien resté mémorable, qu'il lui fallait des moyens financiers subséquents et une capacité intellectuelle conséquente. Qu'il ait acquis le premier ne fait aucun doute. Le second est plus qu'hypothétique, je le confesse. C'est aussi une bonne façon de percevoir à quel point un parti peut s'identifier à son chef.
Le problème avec Idrissa Seck, c'est d'avoir fait de la recherche effrénée de l'argent, non pas un conditionnel à la conquête du pouvoir, mais un impératif à sa propre survie. Il m'a confié, au début de l'alternance, alors qu'ils venaient de prendre le pouvoir, que s'il n'avait pas 6 milliards, il ne s'engagerait pas aux élections. Il n'avait pas dit 6 milliards volés, il avait dit 6 milliards. L'argent devait donc déterminer tout le reste. Il partage avec Abdoulaye Wade ce goût prononcé pour les pécunes. Leur problème est donc centré, non pas sur la question de la gestion du pouvoir, mais sur la gestion des pactoles qu'ils recevaient des « généreux donateurs arabes ». Idrissa Seck s'est confié à un Directeur de la publication d'un quotidien indépendant de la place, au début de sa brouille avec le président de la République. « J'ai mis de l'argent de côté, mais c'est lui qui m'a demandé de le faire. Il m'a demandé si je mettais de l'argent de côté, j'ai dit non. Il m'a dit que c'est maintenant qu'il faut le faire, c'est maintenant qu'il faut préparer 2012 ». Evidemment, ce que Wade ne savait pas, c'est que son adjoint préparait… 2007.
Idrissa Seck n'est pas allé voir Abdoulaye Wade avant la présidentielle, par souci de rassemblement. Il l'a fait par nécessité. Quand le président de la République a fait arrêter son convoyeur de fonds, Vieux Sandiery Diop et son principal bailleur Bara Tall, il ne lui restait que la reddition en position accroupi. Il faut saluer le courage et la loyauté de l'entrepreneur, donneur de « paquets de sucre ». C'était leur nom de code. Quand Wade l'a appelé, pour se plaindre de le voir dépanner Idrissa Seck, il lui a répondu « c'est mon argent, j'en fais ce que je veux ». C'est la raison de son emprisonnement. Si Seck avait la garantie des finances, il les aurait laissé moisir en prison, sans état d'âme. Il est allé se donner à Wade, parce qu'il ne pouvait pas tenir financièrement. Il a encore changé d'avis, après avoir obtenu son soutien financier, c'est indéniable. C'est la raison de la grosse colère du président de la République, et il a raison quand il dit à Oumar Sarr et sa bande qu'ils n'ont rien compris. Il n'y a pas d'autre explication à sa seconde reddition. Il était tellement certain d'avoir trahi le président de la République, qu'il croyait sa fin proche, quand Wade a gagné la présidentielle. C'est ce qui explique son empressement à le féliciter, tout en boycottant (comble de l'illogisme) les législatives. Il ne lui restait plus qu'à trouver un moyen de fuir le pays, pour se réfugier en France. La date de son départ, il ne l'a pas choisie au hasard. C'est un 5 avril. Il a dit, dans sa peur presqu'irrationnelle de la prison, « je vais partir à cette date, parce qu'avec tous les chefs d'Etat qui viennent participer à la fête, Abdoulaye Wade n'osera pas m'arrêter ». Un an auparavant, il lui a fait le même coup, en lui balançant une déclaration de candidature en pleines festivités du 04 avril. En réalité, c'est ce qui a toujours déterminé l'agenda d'Idrissa Seck, depuis sa sortie de prison. Il choisit des mois comme le ramadan, le 4 avril, la korité, pour faire ses forfaits, en s'assurant de neutraliser son bourreau, par ces dates « bénies ». Au fond, c'est le président de la République qui s'est fait avoir deux fois, dans cette querelle de mafieux. « Libère-moi, on va se partager les fonds », et il disparait. Quand Wade bloque tous les comptes en Europe, il revient, « donne-moi un peu de sous, je vais calmer mes militants pour te soutenir », et il présente sa candidature à la présidentielle !
Ce qui fait mal, c'est le nombre de familles déchirées, le nombre de carrières sacrifiées par les turpitudes de cet homme loquace. Il fait croire qu'il est inutile de croire, qu'il est inutile d'espérer, que le mensonge est une vertu, que finalement, personne n'est fiable. C'est ce seckticisme politique qu'il faut combattre, parce qu'il conduit à un nihilisme social. Nous ne pouvons pas continuer à enseigner aux enfants de ce pays que la fin justifie toujours les moyens, que tous les politiciens sont menteurs et roublards, quand ils n'y ajoutent pas la bouffonnerie. C'est inadmissible, quelle que soit la raison qu'on puisse invoquer. Je disais à un ami commun, bien gentil de me transmettre ses salutations, que finalement, Idrissa Seck est un Abdoulaye Wade en plus jeune. Ce qu'Abdoulaye Wade a de mieux, c'est qu'il ne nous ment pas. Disons que, quand il nous ment, nous savons qu'il nous ment. Idrissa Seck a la jeunesse en plus, le coran pour nous endormir. J'étais en train de réfléchir à nouveau à la façon dont certains membres de son entourage se sont enrichis. Pas tous, évidemment. Tous les gens dignes qui l'ont entouré sont restés pauvres. Mais ceux qui sont venus de Thiès en mobylettes n'ont pas construit leurs villas de 300 millions aux Almadies avec de l'argent gagné, excusez-moi.
Finalement, nous devons remercier Dieu de nous avoir sauvés de cet homme. Il fait ressurgir des préjugés tenaces sur sa condition. Il a dit tant de mal de Wade… Et maintenant, il envoie tous ceux qui l'ont soutenu se soumettre sans condition. Quelle ignominie ! Il faut comprendre la sortie du président de la République contre Oumar Sarr. C'est Idrissa Seck qui lui a dit tout ce qu'il a sorti contre son porte-parole, c'est lui Idrissa Seck qui se jouait de tous, et qui pense qu'il est le seul que la nature ait fait avec 300 grammes de cervelle. Il était mort avant la présidentielle, il vient de mourir une seconde fois. J'étais étonné de voir, pendant que les deux finalisaient leurs négociations, le radicalisme de Rewmi dans le cadre du Front Siggil Sénégal. Oumar Sarr tirait sur le fils du président de la République, pendant que son mentor lui parait ses canines dorées. Quand il a fallu rejoindre Abdoulaye Wade, il a proprement sabordé le front de l'opposition, comme il avait fait avec Ousmane Tanor Dieng et Abdoulaye Bathily.
Depuis une semaine, des amis communs intercèdent en faveur de ce nouveau reniement. Ils assurent que, malgré tout, je pourrai visiter le pays sans être inquiété. Il prendra le pouvoir, ou le pouvoir le prendra. Il se paiera la tête de tous ses ennemis, pour consommer tranquillement sa « fortune » amassée. Mais où est la morale dans tout ça ? Il retournera au pouvoir sans son âme. Il l'a déjà vendue.

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