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Publié le Vendredi 06 juillet 2007 à 11:39:04 pm
Par NIAKHAPP

Voilà deux ans que la société de transport urbain Dakar Dem Dikk (3D) a mis 400 bus en circulation sans une police d'assurance. Ce qui poussent les assureurs et les travailleurs à crier au scandale. Ces derniers soupçonnent une complicité de l'Etat sur qui Christian Salvy, le Dg de 3D, se décharge. 

L'alerte a été sonnée, il y a plus d'un an. Mais, depuis, rien n'est fait pour prévenir le danger ambiant qui guette les usagers de la route et les clients de la société de transport urbain, Dakar Dem Dikk (3 ). Les 400 bus mis en circulation pour assurer le transport à Dakar et dans sa banlieue circulent sans police d'assurance depuis le 31 juillet 2005. (Voir Le Quotidien n° 923 du lundi 23 janvier 2006). Cette situation, qui expose les usagers à toutes sortes de risques et encourage l'illégalité, a fait monter le pool de co-assurances des risques transports publics de voyageurs sur ses grands chevaux. Cette structure, qui regroupe les compagnies comme la Cnart, Axa, Amsa, Sonam, entre autres, ne comprend pas que 3D n'ait pas été contrainte au respect de la loi.

Selon son président, Ousmane Sy, que nous avons joint, hier, au téléphone, «la souscription d'assurance est une obligation à laquelle personne ne doit déroger». En effet, regrette-t-il le cas de 3D, qui «viole la loi et expose ses clients». A l'en croire, cette situation n'est pas sans causer des ennuis aux victimes des accidents de la circulation. «De même qu'elle cause un préjudice, par ricochet, aux compagnies d'assurance. Il arrive qu'il y ait des blessés mais, ces derniers ne parviennent pas à être indemnisés.» Outre ces impairs soulevés par le pool des assureurs, il reste que le mutisme de l'Etat devant ce danger est cocasse.

Selon des interlocuteurs, la société dirigée par Christian Salvy bénéficie de «la complicité des autorités. Sinon, comment peut-on fermer les yeux sur la non assurance de 400 bus qui assurent le transport de milliers de sénégalais par jour ? Il faut qu'il y ait un drame pour qu'on annonce des sanctions ou que l'on prenne des mesures».

La complicité à laquelle nos interlocuteurs font allusion est d'autant plus fondée que «la Fédération des compagnies d'assurance a saisi le ministre des Tranports et la direction générale de Dakar Dem Dikk pour les mettre devant leurs responsabilités mais, la saisine est restée sans suite», déplore M. Sy.

Cette inquiétude des assureurs de l'automobile est partagée par l'Union des travailleurs de Dakar Dem Dikk (Udtd). Selon son secrétaire général, Mamadou Goudiaby, cette affaire ne date pas d'aujourd'hui. Car, il rappelle avoir «envoyé une correspondance à la direction générale pour l'informer de la gravité de la situation».

Mais, il avise que la réponse qui lui a été servie par le directeur commercial ne le convainc pas. «Il me disait, il y a plus d'un an que cela est dû au fait que ce sont les moyens qui manquent», rapporte-t-il. Et, de s'étrangler de rage devant cet argument, car «les raisons invoquées ne peuvent être un prétexte pour ne pas assurer les bus, en ce sens que les passagers sont en danger», fait-il remarquer. D'ailleurs, le secrétaire général du syndicat majoritaire de 3D regrette que «la direction (lui) cache tout ce qui passe dans la société depuis qu'(il) l'a interpellée sur le problème de l'assurance».

Cependant, il jure que les cas d'accident auxquels les bus sont mêlés sont réglés à l'amiable. C'est le cas, révèle-t-il, «de la femme qui été tuée par un bus dans l'enceinte du dépôt de Ouakam. A son avis, le défaut d'assurance des bus fait que des pourparlers sont en cours pour dédommager la famille».


Publié le Vendredi 06 juillet 2007 à 11:22:06 pm
Par NIAKHAPP

C'est un véritable calvaire que vivent les Sénégalais. La flambée des prix des denrées de première nécessité est aujourd'hui devenue à la mode. Il ne passe plus un seul jour sans qu'on entende parler de l'augmentation d'un produit dans le marché. Rien n'est épargné : après le gaz, c'est au tour des denrées alimentaires comme le lait, l'huile, la farine, la viande etc.

Est-ce qu'ils se soucient de la situation des pauvres Goorgorlou, qui se démènent chaque jour pour trouver de quoi mettre sous la dent ? En tout cas la question reste d'actualité. Quand on sait que la situation alimentaire des Sénégalais devient de plus en plus critique. Un tour au marché Tiléne nous permet de constater la réalité de ce que les Sénégalais endurent. Cette flambée des prix est constatée au niveau du kilogramme de viande qui est passé de 1800 à 2200 Fcfa. Selon des vendeurs que nous avons rencontrés, cette situation est due au fait qu'il n'y a pas une forte entrée de bœufs dans le territoire. À en croire notre interlocuteur, c'est aussi dû au fait que qu'on est à la période hivernale, la viande comme le poisson se raréfient. Il nous précise que cette situation ne va pas durer pour longtemps ; pas plus d'un mois et la situation va revenir à la normale. Par ailleurs, cette hausse n'a pas affecté le prix du kilogramme de poulet qui reste toujours le même. Certains consommateurs ne savent plus à quel saint se vouer. Avec le chômage, les Sénégalais n'arrivent même plus à assurer la dépense quotidienne. B.G une jeune dame, la quarantaine, très remontée, que nous avons rencontrée sur les lieux, ne cache pas son inquiétude par rapport à la situation actuelle. Elle accuse les autorités d'être la principale cause de ces hausses répétées des prix. «Chez moi, c'est le désarroi total. Et je crois que c'est pareil dans tous les ménages. On ne peut pas à chaque fois devoir supporter toutes ces spéculations. On dirait que le gouvernement ne se soucie pas de nos préoccupations», a-t-elle souligné. C'est inconcevable dit-elle, de voir tous les jours les produits alimentaires augmenter. «Avant-hier c'était le lait, hier l'huile et la farine et aujourd'hui, c'est au tour de la viande», se désole-t-elle. Même son de cloche chez cet autre père de famille que nous avons interrogé. D'après lui, tant qu'on restera dans nos coins, rien ne sera résolu. «La population devrait sortir dans la rue pour manifester son mécontentement. Car je pense que les syndicats consuméristes n'ont pas mené à bien leur rôle».


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