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Publié le Mercredi 11 février 2009 à 9:04:28 pm
Par NIAKHAPP
Après la victoire de Eumeu Sène sur Balla Gaye 2, dimanche, à Demba Diop, Djibril Seck fait l’analyse de ce combat. Pour le Professeur de sport de combat à l’Inseps de Dakar, le succès du poulain de Mohamed Ndao Tyson est mérité. Car, il a su «varier ses techniques», en alternant une attaque aux poings, une ceinture haute et un fauchage intérieur. Même prouesse technique chez Modou Lô face à Balla Diouf. Mais selon le spécialiste de la lutte, le jeune champion des Parcelles Assainies doit apprendre à fermer sa garde, afin d’éviter toute mauvaise surprise. 


«Eumeu Sène a su varier ses techniques»


Professeur, avez-vous été surpris de la victoire de Eumeu Sène sur Balla Gaye 2, qui partait pourtant favori selon plusieurs observateurs ?

Non, je ne suis pas surpris de la victoire de Eumeu Sène. Parce que dans l’analyse d’avant-combat (voir Le Quotidien du week-end), je vous ai fait part de la compétence de Eumeu Séne à pouvoir tourner à son avantage un combat. Etant un champion d’Afrique, il avait tous les atouts en main, ce qu’il a montré. Parce que si on analyse le combat, on voit que d’abord au niveau technique, il a commencé le combat assez haut, par la frappe, un crochet, suivi d’une ceinture haute au niveau des aisselles de son adversaire. Quand on ceinture quelqu’un, tout de suite ce dernier peut s’attendre à l’exécution d’une technique de hanchée. C’est à ce moment que Balla Gaye a ouvert ses jambes pour se préparer à le contrer. En fait comme je l’avais dis : c’est l’attaque dans l’attaque. Ayant deviné l’intention de son adversaire, Eumeu Sène a transformé son attaque en faisant un croc-en-jambe, un grand fauchage intérieur qui a envoyé Balla Gaye à terre. Une vraie prouesse technique.

Quelle est, selon vous, l’erreur commise par Balla Gaye 2 ?

Au moment où Eumeu Sène a fait une ceinture avant, assez haute, en tentant de le serrer contre sa
poitrine, Balla Gaye ne devait pas écarter ses jambes. Il devait l’éviter. Si on regarde bien la chronophotographie qui est dans les journaux, on voit bien comment Eumeu lui a accroché la jambe par l’intérieur. C’est une technique tout en finesse. C’est-à-dire l’intelligence en action comme on dit. Mais aussi, Eumeu a démontré qu’il a un répertoire technico-tactique très élaboré et très riche. Il a pris l’initiative, il a attaqué, il a deviné les intentions de contre de son adversaire, avant d’enchaîner sur une technique de jambe. Il a trouvé Balla Gaye sur son terrain, celui de l’offensive, en le provocant, tout en prenant soin à ce que ce dernier n’ait pas de saisie sur son «Nguimb». C’est un combat que le protégé de Tyson a très bien préparé. Le fils de Double Less étant très fort quand il a ses contrôles bien assurés, et Eumeu Séne sachant cela, a bien varié ses techniques. Il a commencé par la frappe, ensuite par une ceinture avant, pour terminer par une action de jambe sur jambe. Mais, je pense que les deux lutteurs ont rempli leur contrat. Ils ont livré un combat de très belle facture, très technique, au grand bonheur des fins connaisseurs de la lutte.

Face à Tapha Guèye, qu’il rencontre le 3 mai prochain, quelle doit être la stratégie de Balla Gaye ?

Quelles sont les erreurs à éviter ?

Il faut reconnaître que le combat a duré 1 minute 15. Les choses sont allées très vite. Et quand tu es dans une phase aussi rapide, avec des possibilités technico-tactiques qui s’offrent, c’est dans l’action qu’il faut réfléchir. Il faudrait, après analyse de son combat, que Balla Gaye élargisse davantage ses possibilités technico-tactiques à l’entraînement. Comme je vous l’ai dit, c’est moins une faute qu’un jeu, où il y a une erreur de moins que l’adversaire. Et la victoire va à quelqu’un. C’est la glorieuse incertitude du sport. Tu joues et tu jures de respecter les règles du jeu. C’est-à-dire gagner ou perdre.

Mais, cette défaite n’enlève en rien la valeur de Balla Gaye. Nous le savons constant et permanent sous ce registre de la performance.

L’autre vainqueur de cette journée c’est Modou Lô, face à Balla Diouf. Là par contre, le favori est passé
En effet, c’est pourquoi je peux dire que je ne suis pas tellement surpris de la victoire de Modou Lô sur Balla Diouf. Les deux lutteurs ont des qualités complémentaires. Pourtant, les choses avaient mal débuté pour Modou Lô, qui a été déséquilibré suite à une attaque de Balla Diouf, qui a fait cependant une erreur en n’enchaînant pas son action. Le corps à corps lui a été fatal. La force et la jeunesse de Modou Lô ont fait la différence. Mais, je pense que Balla a bien rempli son contrat.

Malgré ses victoires répétées, certains pensent que Modou Lô traîne quelques déchets…

C’est difficile qu’un lutteur soit complet partout. Il faut savoir que malgré ses nombreuses victoires, Modou Lô est encore jeune. C’est vrai qu’il a beaucoup de choses à perfectionner. Lui-même le dit d’ailleurs, en rappelant qu’il continue d’apprendre. Il dit qu’il ne veut pas avoir la grosse tête. Et que, tout ce qu’il a comme victoire ne l’empêche pas de continuer à apprendre la lutte.

A quel niveau Modou Lô doit-il se perfectionner ?

Modou Lô a une frappe lourde et précise. Il s’en est illustré avec deux combats remportés par Ko (contre Double Less 2 et Boy Kaïré). Il sait bien lutter, mais doit apprendre à fermer sa garde. Il peut tomber sur un aussi bon puncheur que lui ayant la même force. Et à ce moment, l’expérience sera déterminante. Je pense qu’il est sur une pente ascendante avec un ensemble de succès marqué par des diversités techniques utilisées dans ses combats qui lui ont valu toutes ces victoires.

Publié le Mercredi 11 février 2009 à 9:00:54 pm
Par NIAKHAPP
Humeur : En colère
Chaque camp compte ses supporters. Plus de 25 000 personnes étaient réunies ce midi dans le stade municipal d'Antananarivo à l'appel du parti présidentiel TIM (J'aime Madagascar). Ce rassemblement est destiné à asseoir la légitimité du président, Marc Ravalomanana. Pendant ce temps, la capitale tournait au ralenti à l'appel du maire destitué, Andry Rajoelina : peu d'élèves dans les écoles et beaucoup de magasins fermés.

Le bras de fer se poursuit entre le président de la République, Marc Ravalomanana et le maire destitué de la capitale, Andry Rajoelina. Depuis que l’ONU et l’Union africaine ont pris la décision d’envoyer à Antananarivo des émissaires, les deux camps se mobilisent pour démontrer leur force de frappe pour les uns et leur popularité pour les autres. Le résultat escompté étant d’impressionner les émissaires internationaux et de gagner en légitimité.

Par ailleurs, la stratégie d’intimidation réciproque qui s’était soldée par un bain de sang le samedi 7 février (28 morts et de nombreux blessés), a marqué les esprits surtout dans le camp de l’opposition. Aussi le parti présidentiel, TIM (J’aime Madagascar), a-t-il décidé de rassembler ses partisans au stade municipal de Mahamasina. La confrontation deviendrait une fois de plus inévitable puisque les partisans du président autoproclamé de la Haute autorité pour la transition, Andry Rajoelina, maintiennent quotidiennement leur manifestation à la place du 13-Mai.

Fermer les commerces et les écoles

Mais très rapidement Andry Rajoelina et son équipe ont pris la décision en tant qu’autorités de la ville d’autoriser le rassemblement souhaité par le TIM. Même si ses partisans paraissaient dubitatifs pour certains et carrément hostiles pour d’autres, Andry Rajoelina ne veut plus visiblement porter la responsabilité d’un bain de sang. Mais puisqu’il ne faut pas totalement faire place nette au camp adverse, il a décrété une nouvelle opération ville morte en invitant les habitants d’Antananarivo à rester chez eux, à fermer les commerces et écoles, et à ne pas aller sur leur lieu de travail.

Ce mot d’ordre a été diversement suivi dans la capitale et chacun y a trouvé son compte, puisque le TIM se satisfait d’avoir rassemblé plus de 25 000 personnes dans le stade de Mahamasina.

Première riposte des partisans du pouvoir

Il a plu fort toute la matinée et il fallait donc du courage ou de la motivation pour aller au stade de Mahamasina. Mais le rassemblement était bien organisé, des cars sont arrivés de plusieurs districts autour d’Antananarivo pour remplir non seulement les tribunes, mais aussi une bonne partie de la pelouse, au rythme de l’hymne de campagne électorale de Marc Ravalomanana de 2006.

L’ambiance a été recueillie notamment avec un long culte œcuménique, puis joyeuse avec quelques chanteurs, et enfin politique avec un discours du président du Sénat plus énergique que jamais, à s’en casser la voix. La foule elle a souvent crié « arrêtez TGV ! », le maire destitué d’Antananarivo qui mène la contestation.

Tractations en coulisse

Mais surtout, on a senti que les partisans du régime laissaient exploser leurs frustrations, eux qui étaient un petit peu réduits au silence depuis le début de la crise puisque la rue appartenait jusqu’à présent à l’opposition.

Alors, même s’il reste une majorité silencieuse qui réclame avant tout une issue à la crise, la population d’Antananarivo est plus divisée que jamais. Les émissaires internationaux actuellement à Madagascar vont donc avoir besoin de diplomatie pour réussir à faire officiellement se rencontrer les deux parties, même si les tractations se déroulent déjà en coulisse.


Publié le Mercredi 11 février 2009 à 8:54:23 pm
Par NIAKHAPP
L’administration sénégalaise, à travers ses représentants locaux, notamment les gouverneurs, préfets et sous-préfets, est au cœur du processus électoral. En principe elle est supposée, dans une République et une démocratie, se situer à équidistance des partis politiques et faire preuve de neutralité, de surcroît en période de compétition électorale. Malheureusement, certains représentants de l’Exécutif, au plan local, se sont illustrés par des pratiques peu orthodoxes, à la limite hors-la-loi, lors du dépôt des listes de partis et de Coalitions de partis, comme ce fut le cas à Ndindy, Ndoulo, Oussouye, Guédiawaye et Louga. Les violations de la loi ont été bruyamment dénoncées, non seulement par l’opposition qui en a surtout pâti, mais aussi par la Commission électorale nationale autonome (Cena) et ses structures décentralisées. Le Quotidien dévisage ces hors-la-loi pour entrer un peu dans l’intelligence de leurs comportements délictuels. 

DIOURBEL - A la découverte des administrateurs du département : Qui sont ces nouveaux «Baye Fall» de Wade ?

BAFODE KALLO, sous-prEfet de Ndoulo, l’ancien militant du Pds

L’enseignement mène à tout. Ce n’est pas Bafodé Kallo, actuel sous-préfet de Ndoulo dans le département de Diourbel qui démentira ce propos. L’instituteur de formation qu’il est, préside depuis le 10 juillet, aux destinées de cet arrondissement situé à 15 km de Diourbel, chef-lieu du département de même nom. L’homme qui vient de fêter ses 54 ans (il est né le 7 février 1955 à Marsassoum) est devenu tristement célèbre, dimanche 25 février 2007, lors de l’élection présidentielle. Ce jour-là, il avait fait montre de son incapacité à organiser les élections à Touba-Mosquée. Les électeurs se souviennent encore de toute la cacophonie qui avait accompagné ce scrutin. Il a même fallu que le gouverneur de la région de Diourbel dépêchât une équipe de chefs de service avec à leur tête, son adjoint au développement d’alors Adama Baye Racine Ndiaye pour limiter les dégâts et permettre enfin, vers 14h30 le démarrage des opérations électorales. Pour le punir de son acte, il sera muté, le 11 avril 2007 à Oussouye comme adjoint au préfet du département. Le 10 juillet 2008, à la faveur d’un décret présidentiel, le pouvoir libéral va se souvenir de son ancien militant qu’il avait investi sur la liste des députés, en 1998, dans le département de Sédhiou pour le nommer à la tête de l’arrondissement de Ndoulo. Présenté par ses détracteurs comme un homme difficile, le sous-préfet de Ndoulo a souvent entretenu, si on en croit des sources proches de l’administration territoriale, «des relations conflictuelles aussi bien avec ses subordonnés qu’avec ses supérieurs hiérarchiques. D’ailleurs, lors du scrutin de février 2007, il n’avait pas écouté les conseils du gouverneur et du préfet de Mbacké ; il n’en faisait qu’à sa tête et le résultat a été connu de tous les observateurs». Pour ses admirateurs, Bafodé est un homme très serviable. Avant les sous-préfectures de Ndame et de Ndoulo, Bafodé Kallo a servi comme adjoint au préfet de Mbacké.

BOUBACAR SIDIBE, sous-prefet de Ndindy

Sous-préfet de Ndindy depuis maintenant dix-huit mois, El hadji Boubacar Sidibé est secrétaire d’administration de formation. Ses liens de parenté avec l’actuel locataire de la place Washington, le ministre Cheikh Tidiane Sy font qu’il soit encore maintenu à la tête de cet arrondissement, alors qu’il devait faire valoir ses droits à une pension de retraite depuis septembre 2008. Reconnaissable avec sa canne qui ne le quitte jamais, Boubacar Sidibé a reconnu devant l’huissier de Justice dépêché par la Coalition Benno Siggil Senegaal pour constater la forclusion de la Coalition Sopi 2009 sur les listes des candidats aux élections locales que ses supérieurs lui avaient tordu le bras pour accepter la candidature des «amis» de Wade.

MOUSTAPHA DIENG, Prefet de Diourbel

Administrateur civil principal de classe exceptionnelle, le préfet de Diourbel est diplômé de la prestigieuse Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam). Il est de la même promotion que Alkhaly Traoré, ancien gouverneur de Diourbel et actuel inspecteur de l’administration financière du ministère des Mines, de l’Industrie et des Pme. De par ses origines, le chef de l’exécutif départemental de Diourbel est apparenté à la famille de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, premier Khalife de la confrérie mouride après la disparition de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Très respectueux, Moustapha Dieng voit ainsi au soir de sa carrière, une tache noire qui va ternir à jamais une carrière que, tous ceux qui l’ont connu jugent exemplaire. La faute au chef de l’Etat, par ailleurs secrétaire général national du Pds, qui l’avait sommé au retour d’un périple l’ayant conduit dans les pays du Golfe, à prendre les listes de Aminata Tall et à les insérer dans la liste de la Coalition Sopi 2009 pour la commune de Diourbel. D’ailleurs, des responsables du Pds n’en reviennent toujours pas, après avoir remarqué que les noms des partisans de l’édile de la capitale du Baol, Mme Aminata Tall, figuraient sur les listes.

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