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Publié le Samedi 17 novembre 2007 à 4:31:46 pm
Par NIAKHAPP

Selon des sources proches du Méridien Président, la direction générale a pris la décision de soumettre tout le personnel de l'hôtel à une fouille corporelle. Une décision qui selon nos sources, est prise sous la pression de l'Etat. Pour rassurer les Arabes qui devraient y séjourner à l'occasion du sommet de l'Oci. Une décision, qui précise-t-on, ne va pas tarder à entrer en vigueur. Du côté de la direction générale, on relativise. Elle parle d'une décision prise à l'interne, avec l'accord de tout le personnel. Pour une gestion plus efficace de l'hôtel et pour préserver l'image du Sénégal lors du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (Oci). Désormais, toute personne travaillant au Méridien Président et qui sort de l'hôtel va être fouillée. C'est une décision prise par le directeur général de l'hôtel à l'issue d'une assemblée générale tenue le 13 novembre. Personne n'est épargné par cette mesure. Homme ou femme, tout le monde sera «palpé» à la sortie pour voir si certains ne cachent pas sous leurs habits des objets ou produits appartenant à l'hôtel. Selon des sources qui ont pris part à cette rencontre, le directeur général Bernard Messin a tourné en dérision tout le personnel. A la limite, souligne notre interlocuteur, il a «injurié» tout le personnel. A en croire nos interlocuteurs, il a clairement dit aux travailleurs de l'hôtel qu'il y a des gens qui cachent de la viande sous leurs habits en sortant et d'autres sont trahis par des pommes de terre et des oignons dans le car du personnel. Selon un agent de l'hôtel, c'est sous la pression de l'Etat qu'une telle mesure a été prise par la direction pour «faire plaisir aux Arabes».

Les délégués rejettent le principe ?
Selon toujours nos sources, à la veille de cette assemblée générale, le collège des délégués s'était réuni pour discuter de la conduite à tenir. Il avait été convenu que si une telle décision était prise, le collège des délégués allait réagir pour la rejeter. Mais les travailleurs se disent surpris de l'attitude du secrétaire général du collège des délégués. A les en croire, ce dernier semblait être de mèche avec la direction générale. Parce que quand le directeur général a avancé une telle décision, il a abondé dans le même sens. Et est même allé jusqu'à «applaudir» cette décision du directeur général Bernard Messin. Ils disent qu'ils ne comprennent pas ce revirement de dernière minute de leur camarade. Mais le collège des délégués tient à préciser qu'il n'est pas prêt à accepter une telle décision qualifiée «d'humiliante». C'est faux. Rétorque le secrétaire général du collège des délégués, Cheikhou Dansokho. Qui se dit surpris de l'interprétation faite de cette mesure. Tout a été décidé à l'interne. Tout le monde a été associé à cette décision. Qui a été applaudie des deux mains par tout le personnel se défend-il.
La direction générale parle de fouille pour des raisons de sécurité
Du côté de la direction générale du Méridien, qui nous a reçu hier matin, le discours est tout autre. En l'absence du directeur général, Bernard Messin, la direction de l'hôtel était au grand complet. Marc Diatta Directeur du Sic, Aliou Badara Diagne, Directeur financier, Ousseynou Seck, Directeur des ressources humaines, Gérard Percheron, directeur de la restauration, Oumar Demba, Directeur de la réservation, Fédéric Mariani, Directeur commercial et du marketing, Aïssatou Bâ, Directrice générale adjointe, Cheikhou Dansokho, secrétaire général du collège des délégués, tout ce beau monde avait pris part à cette rencontre pour expliquer la mesure et justifier sa pertinence. Pour Gérard Percheron, après un contrôle, la direction s'est rendu compte que l'hôtel a un coût trop élevé par rapport à ses ventes. Elle a cherché à situer les responsabilités et trouver les raisons de ce coût élevé. Un travail sur plusieurs mois. Quand la direction a trouvé les raisons de ce débordement de coût, elle a décidé de procéder à une fouille des gens qui sortent de l'hôtel. Mais ce n'est pas une fouille systématique. Cette mesure précise-t-il, a été arrêtée après réunions entre les associés. Le Méridien veut faire dans la prévention, pour ne pas avoir à réagir après coup. Cette décision a été prise dans un esprit positif par tout le monde. Cela a été une décision collégiale, discutée et approuvée par tout le personnel. Dans la transparence et après délibération. Pour sa part, Frédéric Mariani a indiqué que l'Etat n'a pas exercé de pressions sur la direction de l'hôtel pour prendre une telle mesure. Chaque entreprise a une réglementation et un code de conduite. Quand il y a un problème, il faut être préventif parce qu'il y va du salut de l'entreprise et de l'image du pays. Selon lui, par rapport à un sommet aussi important que l'Oci, il faut prendre des mesures pour assurer la sécurité et le confort des clients.
Avec l'Oci, il faut plus de rigueur dans la gestion
Le directeur des ressources humaines, Ousseynou Seck, a indiqué que cela s'est fait dans la transparence. En l'espace de six mois, l'hôtel a tenu deux assemblées générales. Tout cela pour faire passer l'information et associer tout le monde à la gestion de l'hôtel. Présentant le contexte dans lequel la mesure a été prise, la directrice générale adjointe, Aïssatou Bâ, a indiqué que l'hôtel abrite des travaux pour le sommet de l'Oci en mars 2008. Cela appelle, de la part de l'hôtel, plus de rigueur et d'organisation dans la gestion. Seize ans après le dernier sommet, les enjeux ont évolué et les données ont changé. L'Etat, à en croire la directrice, a demandé que l'hôtel revoie ses objectifs en termes de capacité d'accueil et de formation. Bref, tout ce qu'il faut pour permettre à l'hôtel d'accueillir ce sommet. C'est pourquoi, en plus de la rénovation de l'hôtel, il y a la construction d'un vestiaire pour le personnel et la rénovation de la piscine. Ce qui fait qu'il y a beaucoup de mouvements vers l'hôtel. Il faut donc contrôler davantage les entrées et les sorties. Pour l'instant, précise-t-elle, aucune date n'a été retenue pour son application. Mais le principe a été quand même arrêté, reconnaît-elle.
Publié le Samedi 17 novembre 2007 à 4:15:34 pm
Par NIAKHAPP

Si le plan de liquidation de Macky Sall de sa station politique de numéro deux du Parti démocratique sénégalais (Pds) est passé comme lettre à la poste, hier, par contre, il faudra que ses adversaires empruntent un véritable chemin de croix pour ce qui est de son promontoire institutionnel, notamment de son Perchoir à l'Assemblée nationale. La preuve, c'est que les libéraux devront user d'un autre subterfuge politico-constitutionnel, en ramenant le mandat du président de l'Assemblée nationale à un an renouvelable au lieu des deux ans jusque-là en vigueur. Conscients de la fragilité d'une pétition qui, d'ailleurs, refuse de faire le plein de députés pour débarquer Macky Sall, ses adversaires libéraux peaufinent un plan machiavélique, en prévoyant une sorte d'harcèlement, qui pourrait prendre la forme d'un boycott d'une séance plénière présidée par le président de l'Assemblée nationale.

Dans les contours et la forme de la programmation de «la mort politique» de Macky Sall, initiée au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds), avec la caution, jusque-là, tacite de sa «seule constante», Me Wade, ont été achevés hier, au cours d’une longue, très longue nuit, de longs couteaux au Comité directeur dudit parti. L’opération Débarquement du poste de n°2, occupé par Macky Sall, a été pliée après près de neuf heures d’horloge. Celle-ci s’est déroulée sans grande aspérité, en tout cas avec une facilité, pour couronner la levée de boucliers de la majorité des fédérations du Pds qui, comme dans une incantation rituelle bien apprise, avaient pondu des résolutions demandant la suppression du poste de n°2 par des responsables libéraux, bien briefés par le Palais Léopold Sédar Senghor. Mais, les adversaires du désormais ex-n°2 du Pds poussent des urticaires, sont saisis par des démangeaisons, face au bosquet institutionnel auquel ils se heurtent dans l’opération de débarquement de Macky Sall de la présidence de l’Assemblée nationale. Un bosquet qu’ils espèrent maintenant lever par la magie d’un tripatouillage constitutionnel consistant à ramener le mandat du président de l’Assemblée nationale à 1 an. Cela d’autant plus que Macky Sall ne rendra pas aisé leur projet, car contrairement aux cas de Habib Thiam et autres Daouda Sow (sous l’ère socialiste) qui, sentant le vent de la disgrâce, ont démissionné d’eux-mêmes, Macky Sall n’entend pas offrir un tel plateau d’or à ses «frères ennemis» du Pds. Et qui plus est, la radicalisation du camp de Macky Sall, ainsi que la volonté exprimée par ce dernier de ne pas démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale restent toujours un véritable casse-tête libéral. Juridiquement «blindé» dans son fauteuil parlementaire (Lire Le Quotidien paru mercredi 14 octobre 2007, sous le titre «Un Macky anti-destitution»), pour un mandat de cinq ans, à moins d’une dissolution -qui ne peut intervenir que dans deux ans- de l’Assemblée nationale par le président de la République, Macky Sall entend, avec son camp, aller jusqu’au bout du sacrifice à consentir dans cette bataille, en dépit de la mesure prise hier. C’est, en tout cas, la position affichée par son entourage, ragaillardi par le refus manifesté par certains députés libéraux de signer la pétition à eux soumise par Doudou Wade, et dont des confrères se sont faits l’écho dans les éditions parues hier. Seulement, selon plusieurs confidences de responsables libéraux, un plan a été concocté pour déstabiliser le président de l’Assemblée nationale pour l’«éprouver, l’affaiblir et le pousser ainsi à la démission». En tout cas, le chargé de la propagande du Pds, Farba Senghor, avait défloré quelque chose de semblable, en affirmant dans l’entretien avec Le Quotidien, paru hier, qu’«il y a des astuces pour faire partir Macky Sall». Cette astuce est apparue hier sous la forme d’un projet consistant à raccourcir le délai de grâce de Macky Sall à l’Assemblée. Mais, elle prendra aussi la forme d’un plan ourdi contre ce dernier et consistant à lui servir une bordée de huées au cours d’une des plénières qui verra sa présence effective à l’Hémicycle. «On est au courant de cela, mais Macky restera zen face à leurs huées et autres pièges», avoue un proche de l’actuel président de l’Assemblée nationale. Ce dernier semble de plus en plus observer une attitude défensive, pour ne pas dire une grande méfiance vis-à-vis du Palais. Ce qui expliquerait, fait-on remarquer, l’absence avant-hier de Macky Sall à l’aéroport, lors du retour du Président Wade de voyage. Tout comme hier, il n’a pas participé à la réunion du Comité directeur du Pds, malgré une audience avec le chef de l’Etat. Des absences rares qui renseignent sur la profondeur de la crise qui s’est installée. On ne s’arrêtera pas en si bon chemin, renseignent des sources libérales. Il est prévu, confient-elles, que «la majorité des députés libéraux se lèvent dès l’ouverture d’une séance parlementaire pour la boycotter et marquer leur désapprobation vis-à-vis de Macky». Un coup d’éclat institutionnel qui sera médiatisé avec pour l’objectif de fragiliser le président de l’Assemblée, mais en même temps «pour détecter qui, parmi les députés, sont avec le secrétaire général national, Me Wade», confie un responsable Pds, farouchement opposé à Macky Sall.

Publié le Samedi 17 novembre 2007 à 3:33:58 pm
Par NIAKHAPP

Macky Sall sait maintenant à quoi s'en tenir. Hier, au cours d'une séance d'explications entre lui et Me Wade, il s'est entendu dire par le pape du Sopi qu'il avait commis une faute et qu'il devait l'assumer. ‘Je ne suis pas l'initiateur de ces opérations contre toi, mais je ne peux plus les arrêter', a signifié hier Me Wade à Macky Sall. Ce dernier qui s'est fait excuser par le secrétaire général national du Pds de ne pas prendre part à la réunion du Comité directeur de son parti, a quitté le palais en se donnant le temps de réfléchir avant de décider.

La situation délétère au Pds sur fond de campagne pour la destitution de Macky Sall au poste de numéro deux du Pds et du perchoir de l'Assemblée nationale, a connu un tournant hier, dans l'après-midi. En effet, interloqué par les agissements de certains députés comme Doudou Wade qui font circuler des pétitions dans l'hémicycle, Macky Sall a pris hier l'initiative d'aller rencontrer Me Wade pour savoir à quoi tout cela retourne. C'est ainsi qu'il a exposé les faits devant le Pape du Sopi, du directeur de cabinet du président de la République, Babacar Gaye, et du président du Sénat, Pape Diop, en ces termes : ‘Monsieur le Président, je suis venu vous voir pour m’expliquer avec vous sur deux points : d'abord, depuis un certain temps, les fédérations se réunissent pour demander la suppression du poste de numéro du Pds au motif qu'il gêne le fonctionnement du parti’. Puis Macky Sall de poursuivre : ‘J'aimerais bien savoir, Monsieur le Président, en quoi ce poste de numéro deux que j'occupe, gêne-t-il le fonctionnement du Pds ?’ Selon nos sources bien au fait de ce qui s'est passé hier, le président de l'Assemblée nationale et jusqu'ici numéro deux du Pds poursuit son speech en faisant remarquer à Me Wade : ‘C'est vous qui m'avez nommé à ce poste. Et quand vous le faisiez, vous n'aviez pas demandé l'avis des fédérations, ni celui de tous ceux-là qui s'agitent’. Abordant sa deuxième interpellation, Macky Sall souligne que ‘depuis hier (jeudi, Ndlr), le député Doudou Wade fait circuler une pétition demandant aux députés de la signer pour réclamer mon départ. Et il le fait en disant aux députés qu'il agit sous vos instructions’. Et selon nos sources, c'est sur ces entrefaites que Me Wade appelle le président du groupe parlementaire libéral Doudou Wade. Et, en présence de Macky Sall, de Pape Diop et de Babacar Gaye, le pape du Sopi l’interpelle : ‘Est-ce moi qui t'ai demandé de faire signer cette pétition ?’ Et c'est un Doudou Wade tout penaud qui prend son courage à deux mains pour répondre : ‘Non, Monsieur le Président ! Je l’ai fait de ma propre initiative en prenant toutes mes responsabilités.’ Devant ces propos de Doudou Wade, le président de l'Assemblée nationale, visiblement estomaqué, s’indigne : ‘Tu cherchais donc à manipuler les députés en leur faisant croire que ta pétition avait reçu l'aval du président de la République !’ Et comme toute réponse, Me Wade tranche le débat en signifiant à Macky Sall que son sort était désormais entre les mains de ses frères libéraux : ‘Je ne suis pas l'initiateur de toutes ces opérations. Seulement, je dois te dire que je ne peux pas les arrêter. Parce que tu as commis une faute et il faut l'assumer parce que les fautes en politique, cela se paie cash’, martèle le chef de l’Etat en regardant Macky Sall dans le blanc des yeux. Et de quelle faute s'agit-il ?, questionne le président de l'Assemblée nationale. ‘Tu as commis la faute de convoquer mon fils’, répond le tout puissant secrétaire général national du Pds. Selon toujours nos sources, Macky Sall quittera aussitôt Me Wade après ces propos, tout en se donnant le temps de réfléchir sur leur portée et leur signification. Et avec l’assentiment de son secrétaire général national, il n’a pas pris part à la réunion du Comité directeur du Pds qui devait se tenir quelques minutes plus tard et qui devait donner lieu à un procès en sorcellerie, ainsi que l’avaient programmé ses adversaires politiques


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