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Publié le Dimanche 18 mars 2007 à 8:00:00 pm
Par NIAKHAPP


Selon des sources proches de Rewmi, le directoire de campagne de Rewmi s'est réuni hier pour évaluer la participation de ce parti à la présidentielle du 25 Février 2007 et dégager des perspectives pour les législatives de Juin 2007. Une rencontre qui devait déboucher sur une série de propositions à Idrissa Seck au plus tard mardi prochain.


Le directoire de campagne de Rewmi s'est réuni hier au Point E. Pour évaluer la participation du parti à la présidentielle du 25 Février 2007 et dégager des perspectives pour les élections législatives du 03 Juin 2007. Une rencontre qui s'est déroulée sous la présidence de Pape Diouf secrétaire chargé à la vie politique de Rewmi. Démarrée à 10 heures, la rencontre s' est prolongée jusqu'à 14 heures. Avant d'être suspendue. Le directoire de campagne qui devait reprendre les travaux lundi prochain, s'est fixé comme objectifs, de faire des propositions concrètes au président de Rewmi, Idrissa Seck au plus tard mardi prochain. Sur les alliances à nouer en vue des élections législatives, sur la nouvelle ligne de conduite à adopter en vue de ces échéances et sur la nouvelle dynamique introduite dans l'opposition sénégalaise depuis le 25 Février. A en croire nos interlocuteurs d'autres pistes de réflexion ont été explorées lors de cette rencontre d'évaluation. Notamment le réchauffement de la coalition « Jamm-Ji » pour les Législatives. Mais pour l'instant, tout est à l'état embryonnaire. Puisque beaucoup de perspectives sont ouvertes à Rewmi. Avec le score qu'il a eu lors de la présidentielle du 25 Février 2007, poursuivent nos sources, le parti peut aller seul ou « remorquer » d'autres formations politiques. Cela ne les gêne pas du tout. En tout cas précisent nos interlocuteurs, toutes ces idées seront débattues à nouveau lundi. Et le directoire de campagne va faire des propositions concrètes au président de Rewmi au plus tard mardi prochain. Nos tentatives d'entrer en contact aussi bien avec le porte-parole de Rewmi, Oumar Sarr qu'avec le secrétaire national chargé de la vie politique Pape Diouf, ont été vaines.


Publié le Dimanche 18 mars 2007 à 6:00:00 pm
Par NIAKHAPP


Après avoir prêté serment, Me Abdoulaye Wade doit recommencer à zéro. Nommer un Premier ministre, qui confectionne un nouveau gouvernement. A propos de ce nouveau gouvernement des proches collaborateurs de Wade annoncent que le président de la République veut au plus, un gouvernement de 25 ministres, car il tient à réduire le train de vie de l'Etat.

Le second mandat de Me Abdoulaye Wade démarre sous le sceau de la rectification des mauvais tirs. Mais l'expérience va-t-elle prendre définitivement le dessus sur la nature ? C'est la question que se posent bon nombre d'observateurs avertis de la scène politique sénégalaise. On se demande si Wade va tirer des enseignements de son premier mandat, durant lequel les Sénégalais ont beaucoup plus senti l'opposant que le dirigeant. En tout cas, il a décidé de poser des pas allant dans le sens de corriger certaines erreurs. C'est ce qui est ressorti du première Conseil des ministres après sa réélection. Et certains de ses proches collaborateurs expliquent que Wade avait pris langue avec eux sur cette décision bien avant les élections. L'un d'eux confie qu'en négociant les postes de ministre avec certains de ses alliés, il leur avait fait savoir par l'intermédiaire du Premier ministre, Macky Sall, qu'il veut composer un gouvernement de 25 ministres, au plus. Il veut de grands ministères, qui vont gérer beaucoup de secteurs. Wade a découvert par lui-même, qu'il peut réduire le train de vie du gouvernement en se débarrassant de certains ministres. Et mettre l'argent qui leur servait de salaire dans d'autres secteurs. Dans ses priorités, la réduction du prix des denrées de première nécessité figure en pôle position. Dans son programme, Wade voulait attendre la fin des législatives pour passer à l'acte, c'est-à-dire faire son remaniement ministériel. Mais c'était dans la perspective du couplage de la présidentielle et des législatives. Mais les choses risquent de se précipiter, car après sa prestation de serment marquant le début d'un nouveau mandat, il doit nommer un Premier ministre, qui confectionne un nouveau gouvernement. Comme il peut aussi reconduire les mêmes en attendant la fin des législatives.
Publié le Dimanche 18 mars 2007 à 3:48:10 pm
Par NIAKHAPP


La Réhabilitation de l’anniversaire de la Naissance du Prophète (PSL) par Cheikh Ahmadou Bamba Serviteur Privilégié du Prophète

La considération que Cheikh-Al-Khadîm (le maître serviteur) accordait à la nuit de la Naissance du Prophète (PSL) se mesure en référence l’ardent Amour qu’il a pour Lui et par sa mission de réhabilitation de tout ce qui touche à Son message. Vivant dans une société islamisée depuis longtemps la population n’avait pas rompu avec le folklore et faisait l’amalgame entre les aspects spirituel et populaire des événements. Ainsi la purification de la célébration fut menée par le Cheikh en enseignant aux musulmans les rélges de conduites à observer. " Sa célébration coformément à la tradition" a-t-il- recommandé car les ancètres la célébraient de façon non conforme à la bonne voie. A cela s’ajoutent les Panégyriques et la production inestimable faites sur le Prophète donnant ainsi aux musulmans l’occasion d’avoir de quoi vivifier la nuit. Ainsi on peut citer quelques poèmes très célèbres communément appelés "Mawlîd" car psalmodié intégralement durant la nuit de la naissance du Prophète (PSL).

On peut citer en guise d’exemple : l’attirance des coeurs (Jadhbul Qulûb) 165 vers Les Dons du Profitable (Mawâhibu-n-Nâfic) 166 vers Les Prémices des Eloges (Muqaddamâtul Amdâh) 192 vers

Aussi le Cheikh marquait Lui même la célébration par sa présence et donnait les directives et la manière de se confomer à la tradition. Il assurait lui même l’organisation. Bien que la célébration de l’anniversaire corresponde à la 12 éme nuit, il dit : "Je m’adonne à sa vivification tout le mois durant" disant par là qu’il célébre tout le mois de la Naissance du Prophète.

Pour illustrer davantage l’importance que Serigne Touba accordait à l’anniversaire de la Naissance du Prophète nous rappelons ce qui suit : "La Nuit de la Naissance du Prophète le rendait très heureux. C’est aux calendes de la Naissance de l’Elu que quiconnque le connaissait avait plus d’entrain à la sollicitation d’une quelconque faveur à cause de la parfaite béatitude qu’on savait en lui. Et au courant du mois de la Naissance de l’Elu, quand le mois s’acheminait à sa fin, on se rendait compte que cette joie s’estompait progressivement".(cf. sermon de Serigne Saliou MBACKE le 19 Safar 1411.h 19 Septembre 1990)

A cela s’ajoute la recommandation formelle qu’il donnait à ses disciples de la célébrer partout où ils résidaient. Ainsi, les grands disciples du Cheikh après avoir terminé leur éducation spirituelle sous ses auspices ont eu l’autorisation de fonder de nouveaux foyers d’éducation partout au sénéga, rendant ainsi davantage populaire la célébration du "Mawlûd" dans sa forme actuelle c’est à dire en conformité avec la Tradition(Sunna).

La Célébration Publique sous les auspices du Serviteur du Prophète Khâdimu-r- Rasûl

Si la vivification de l’anniversaire de la Naissance du Prophète à Diourbel est restée célèbre en milieu Mouride et dans tout le Sénégal c’est bien sûr en référence à sa célébration sous la supervision directe de Khâdimu-r-Rasûl. Malgré son assignation en résidence surveillée à Diourbel (de 1912 à 1927), malgré l’interdiction de former un attroupement ou toute réunion de personnes par l’administration coloniale faite à Serigne TOUBA, les mourides ont toujours répondu à l’appel de leur maître. Quand l’annivesaire de cette Nuit arrivait , les gens affluaient de partout vers la résidence du Cheikh. L’esplanade de la moquée de "Keur Gou Mag" (nom du quartier où se situe la résidence du Cheikh) grouillait de monde. L’administration coloniale qui surveillait strictement toutes les manifestations à caractère religieux ne cessait de faire des comptes rendus détailés de ces celébrations.

" De nombreux mourides sont allés à Diourbel célébrer la Naissance du Prophète (30 Septembre-1er Octobre- 12eme lune du mois de rebé-l’aoul ). La gare deThiès a délivré 1.229 billets aux pèlerins. Les trains venant de Dakar étaient bondés. Les voyageurs noirs juchés sur les impériales des wagons criaient leur enthousiasme. L’élément jeune dominait. Il n’y a eu aucun incident ." (Archives du Sénégal, extrait 2G 25/54 Rapport Politique Octobre 1925, Thies)

Cet extrait est révélateur sur l’ampleur du "Gamou" (appelation locale du Mawlûd) de Diourbel. A ces pélerins présents s’ajoutaient des habitants venant de toutes les contrées du Sénégal. Ceux qui habitaient les environs de Diourbel venaient par tous les moyens : charettes, à pied etc. Ce nombre impressionnant ne représentait rien comparé à la population de Diourbel qui marquait fortement de sa présence la Nuit du Mawlûd.

Pendant la célébration , les uns lisaient le Saint Coran, les autres chantaient en Choeur les Louanges de l’Elu, le Meilleur, d’autres s’affairaient à offrir à manger et à boire à toute l’assistance sans distinction. Dans la résidence du Cheikh on préparait toute sorte de mets qu’on distribuait aux personnes venues célébrer cette nuit dans la communion. On distribuait aussi du thé, du lait, du café etc. Tous ses contemporains sans exception voyaient en lui quand le mois Rabîcul Awwal arrivait un joie incommensurable et une disponibilité toujours prête à exaucer les voeux de tout requérant.

Quant on célébrait la nuit de la Naissance de son Bien-Aimé le Prophète , il était dans une joie indescriptible. Ainsi, il pulvérisait les chantres de parfum et telle une avalanche les comblait de dons et de cadeaux de toutes sortes . Ses actions ébahissaient l’assistance devant le poids des charges qu’il soulevait car croyant qu’une seule personne ne pouvait être en mesure de déplacer de telles charges .

Cette célébration publique du Mawlûd par le Cheikh a incité les musulmans de notre pays à avoir plus de courage au point de braver l’interdiction du colonisateur. Car notons au passage que cette période (fin 19éme siécle) coincidait avec la fin de la conquête coloniale. La France avait une main mise sur toute l’étendue du territoire. Avec son autorité expantionniste elle avait domestiqué le reste des souverains locaux et s’était accordée le dévouement des notables religieux. Par cette célébration Cheikhoul Khadîm engageait le Dâr-Al-Islam dans la conquête fervente de l’indépendance dans l’exercice du culte exclusif rendu à DIEU.

 


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