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Publié le Mercredi 18 juillet 2007 à 4:59:52 pm
Par NIAKHAPP

De toutes les tares que traînent les députés, l'absentéisme semble agacer le plus le président Wade. Et c'est en martelant ses propos qu'il a tenus, hier, à dire aux représentants nationaux tout le mal qu'il pense de cette catégorie de députés. Venu livrer le message du chef de l'Etat aux parlementaires, le Premier ministre, Hadjibou Soumaré souligne que ‘le peuple sénégalais n'a pas apprécié l'absentéisme des députés pendant la législature écoulée'.

C'est pourquoi, de l'avis de Wade, les électeurs les ont sanctionnés ‘par la manifestation d'un désintérêt relatif'. Et le président de la République de s'offusquer de la désertion des députés pendant des séances plénières. ‘Des délibérations dans une salle quasiment vide postule l'inactivité de la plupart des députés qui, ainsi, n'accomplissent pas leur devoir parlementaire', soutient le chef de l'Etat. Lequel de poursuivre, ‘sitôt élus, certains ne font plus une priorité de la fonction de représentation du député, ceci au profit d'autres occupations'.
Vis-à-vis de ces parlementaires qui n'honorent pas leur statut, Me Abdoulaye Wade se veut sans ambages. Pour lui, il faut des sanctions par l'application stricte du règlement intérieur de l'Assemblée nationale, lequel, en son article 104 prévoit qu'en cas d'absences répétées, sans motif, le député peut être déclaré démissionnaire d'office. De l'avis du chef de l'Exécutif, ‘le règlement intérieur pourrait être ainsi revu pour redéfinir la notion d'absence qui serait, non seulement valable à l'ouverture de la session, mais aussi aux séances de commission et à la plénière'.

De l'avis du président de l'Assemblée nationale, ‘il est heureux de constater que le président de la République rappelle aux députés leur mission tout en invitant à veiller à une application stricte de notre règlement intérieur, en ce qui concerne l'absentéisme des députés'.



Publié le Mercredi 18 juillet 2007 à 4:55:38 pm
Par NIAKHAPP

Le dispositif aérien et terrestre pour une bonne campagne des pluies provoquées de 2007 est déjà en place. Le ministre des Transports terrestres et des Transports aériens a pu s'en rendre compte hier surtout après avoir survolé les dix sites générateurs installés un peu partout à travers le pays et les centres secondaires de Linguère et de Koungheul.

Le ministre des Transports terrestres et des Transports aériens, Farba Senghor, a procédé hier au lancement des opérations de pluies provoquées pour l'année 2007. Une initiative du chef de l'Etat dénommée ‘Bawaan' afin d'accroître le potentiel pluviométrique par ensemencement des nuages. La cérémonie s'est déroulée hier à la Direction de la météorologie nationale en présence du directeur de la météo, Matar Ndiaye, et des autorités de l'aviation civile. Selon Farba Senghor, cette phase opérationnelle de ‘Bawaan' a deux composantes principales : la science et la technologie d'augmentation des pluies et la réalisation des bassins de rétention. Le ministre des Transports terrestres et des Transports aériens a souligné que la phase expérimentale du programme qui intéresse la zone sylvo-pastorale et le bassin arachide, pour l'importance de leur potentiel agro-alimentaire et leur vulnérabilité aux risques pluviométriques, durera environ cinq ans. Selon Farba Senghor, une évaluation objective sera réalisée au terme de cette période pour en déterminer les bénéfices socio-économiques.
En compagnie des membres du comité national de pilotage des pluies provoquées, composé de Sénégalais et de Marocains, le ministre Farba Senghor a effectué hier un vol à bord d'un des appareils du programme pour survoler les dix sites générateurs installés un peu partout à travers le pays et les centres secondaires de Linguère et de Koungheul. Selon Matar Ndiaye, le dispositif aérien et terrestre pour une bonne campagne des pluies provoquées de 2007 est déjà mis en place. Avec la coopération marocaine qui apporte son expertise dans ces opérations, deux avions participent aux opérations d'ensemencement. Il s'agit d'un Alpha Jet et d'un King Air. Pour l'heure, note le directeur de la Météorologie nationale, ‘nous attendons les opportunités d'avoir des nuages ensemençables. En effet, on n'asperge pas tous les nuages. Seuls ceux qui ont une certaine teneur en quantité d'eau sont ciblés', signale Matar Ndiaye, ajoutant qu'il faut que toutes les conditions soient réunies et ‘on est en train de voir la situation synoptique en effectuant un survol de l'ensemble'.

L'initiative des pluies provoquées ‘Bawaan' a été lancée en 2003. Les opérations effectuées en 2005 et 2006 montrent une situation normale à excédentaire, révèle Matar Ndiaye. Pour l'année 2007, le directeur de la Météorologie nationale se montre optimiste quant aux résultats attendus.

Interpellé sur le fait que certains estiment que ces opérations de pluies provoquées n'ont aucune validité scientifique, Matar Ndiaye rétorque : ‘C'est au bout de cinq ans que nous comptons évaluer la validité scientifique du programme. Pour l'heure, nous fonctionnons à partir d'observations, de constats et de comparaisons. Et même si une évaluation scientifique objective n'est pas encore faite, des améliorations en quantité de pluies ont été notées du fait des interventions de Bawaan. Et les bénéfices socio-économiques sont visibles'.

Publié le Mercredi 18 juillet 2007 à 4:52:10 pm
Par NIAKHAPP

Avoir du ciment à la Sococim relève d'un miracle. Il faut casquer fort pour en disposer. Mais, le produit le plus prisé actuellement, ce sont les bons programmés à la livraison du jour. Or, ce canal est la propriété d'une poignée d'hommes bien introduits dans un système bien verrouillé. D'où la hausse du prix du produit.

Les alentours de l'usine de la Sococim gouillent de camions et des va-et-vient incessants d'affairistes autour du ciment. Les camions stationnés le long de la route cabossée sont recouverts de bâches à travers lesquelles l'on peut percevoir les sacs de ciment arrimés. Une file de camions sortent de l'enceinte du pont-bascule. Cependant, en observant la fréquence de chargement des camions, l'on ne peut imaginer une pénurie de ciment. Mais, il suffit de manifester un intérêt pour le produit pour qu'une marée de rabatteurs s'éjectent des rochers sur lesquels ils sont assis à l'ombre des arbres pour proposer des prix. Et le marchandage de commencer. Comme s'ils se sont donnés le mot, ils ne fixent pas la tonne à moins de 70 000 Cfa. «Il n'y a pas de ciment. Alors, les prix sont ce qu'ils sont. A prendre ou à laisser», tranche un homme d'une quarantaine d'années. Et les intéressés d'entamer des discussions.

Malgré cette inflation, des commerçants ne se privent pas de débourser pour s'offrir le ciment. Et les camions quittent les lieux à un rythme régulier. «D'ici 30 minutes, tous les chargements seront épuisés et vous serez obligés d'attendre encore demain pour vous approvisionner», prévient un rabatteur à un client indécis.

Mais, le marché noir est encore plus sombre dans les locaux du service commercial. Là, on ne vend pas de ciment mais, des bons à enlever. Les quelques personnes qui possèdent des bons à livrer pour le jour, sont sollicitées. C'est le cas de M. Guèye qui se pavane avec ses trois bons de 70 tonnes chacun et livrables dans la matinée. Les nombreuses offres qui lui sont faites ne l'agréent pas. «Je demande 200 000 francs pour chaque bon», signale-t-il à un demandeur. Et ce dernier de rétorquer : «A combien je vais vendre la tonne ? Je peux vous donner 150 000 sur chaque bon. Vous devez me le vendre car, je suis un client.» Les discussions n'aboutissent pas, jusqu'à ce qu'un homme de race blanche vienne y mettre le prix. Les deux compères se retirent derrière le bâtiment pendant quelques minutes, avant d'en ressortir avec chacun, un large sourire. Le rabatteur s'introduit dans les locaux du service commercial et revient avec un autre lot de bons programmés pour la livraison du jour. A côté, d'autres privilégiés font leurs affaires discrètement.

Ce système de vente est devenu la mode à la Sococim depuis quelques, temps. Un commerçant explique : «Il y a des gens qui n'ont pas de ciment, mais qui disposent de bons de ciment payés et déjà programmés pour la livraison du jour. Il faut avoir des entrées ici pour en bénéficier. C'est le document le plus prisé actuellement en ce sens qu'on est sûr d'avoir du ciment dans la journée. Et comme le circuit de la programmation a ses réalités, il vaut mieux passer par ces canaux que d'attendre plus d'un mois dans le circuit habituel.» En conséquence, «il y a une race de personnes qui peuvent avoir plus de 500 000 francs par jour sans se fatiguer, au moment où les commerçants trinquent en attendant que leur ciment soit livré. D'ailleurs, il suffit de consulter les feuilles de livraison ou le programme de chargement des camions, pour s'apercevoir que ce sont les mêmes personnes qui sont programmées tous les jours», peste un autre.

A ce moment, le couloir du service commercial est envahi par des commerçants venus réclamer leurs bons de livraison. Pendant que le directeur commercial, El Hadji Guèye, se réunit avec ses agents. «J'étais en voyage et, à mon retour, j'ai trouvé cette situation de hausse. Je me concerte avec les commerciaux pour savoir ce qui se passe et voir les solutions à prendre», explique-t-il à sa sortie. Pourtant, malgré les mesures annoncées, le marché noir bien bétonné par ses animateurs, continue de produire ses recettes aussi bien dans la cour du service commercial qu'aux alentours de l'usine, transformés pour l'occasion, en une bourse des valeurs du ciment.

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