La campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle du 25 février au Sénégal s'achève vendredi soir dans un climat tendu, après de récentes violences à Dakar entre partisans du président sortant Abdoulaye Wade et de son ex-Premier ministre Idrissa Seck.
Lancée officiellement le 4 février, l'opération de séduction des électeurs doit prendre fin vendredi à minuit (locales et GMT), bouclant près de trois semaines d'une campagne globalement calme jusqu'aux échauffourées de mercredi soir qui ont fait une dizaine de blessés.
Au programme de la journée: des "caravanes", "visites de proximité" et surtout meetings, rythmés par des slogans et hymnes de campagne diffusés à pleins tubes par des camions-podiums. Les principaux candidats ont décidé d'exposer leurs derniers arguments électoraux à Dakar et dans sa banlieue, où réside une grande partie des plus de 4,9 millions d'électeurs appelés aux urnes.
Le président sortant Abdoulaye Wade, libéral de 80 ans qui brigue un nouveau mandat pour "continuer à bâtir le Sénégal", doit diriger un "méga-meeting" au siège flambant neuf de son mouvement le Parti démocratique sénégalais (PDS), dans un quartier résidentiel de la capitale, à partir de 17h00 (locales et GMT).
Au même moment, le libéral Idrissa Seck, 47 ans, ex-dauphin de M. Wade passé dans l'opposition et qui prétend apporter "le vrai changement" dans le pays, doit animer un rassemblement à Thiès (70 km à l'est de Dakar), son fief et la ville dont il est maire.
L'opposant socialiste Ousmane Tanor Dieng, 60 ans, qui ambitionne de "donner un nouvel élan" au pays, doit rassembler ses troupes à 16h00 au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, après des "visites de proximité" dans la matinée dans différents quartiers dakarois.
Quant au socialiste dissident Moustapha Niasse, 68 ans, ex-Premier ministre des présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade et se présentant comme "l'homme d'Etat crédible", il doit tenir son meeting de clôture à Guédiawaye, populeuse cité dans la banlieue nord-est de Dakar.
A côté de ces quatre candidats présentés comme les favoris, deux "outsiders" doivent aussi s'adresser aux électeurs potentiels de l'agglomération de Dakar: l'ex-communiste Abdoulaye Bathily, 60 ans, pour "redresser le Sénégal", et Landing Savané, 61 ans, autre dirigeant de gauche pour "construire ensemble" le pays.
Entre défenseurs et critiques du bilan du président sortant - attaqué notamment sur l'émigration, la paix dans la région troublée de la Casamance (sud), l'économie, les scandales financiers et la détérioration des conditions sociales -, les joutes ont surtout été verbales.
Cette campagne apaisée a toutefois été perturbée à partir de la fin de la deuxième semaine de campagne par quelques accrochages, qui ont toujours impliqué des partisans du président Wade. Ainsi, le 13 février, à quelques heures d'un meeting de M. Wade dans une localité de la région de Louga (nord), des affrontements entre sympathisants de deux responsables du PDS avaient fait quelques blessés légers.
Les plus violents de ces accrochages se sont produits mercredi soir lorsque, d'après différents témoignages, des disciples d'un marabout soutenant Abdoulaye Wade ont attaqué un cortège électoral d'Idrissa Seck, prenant notamment à partie des journalistes présents dans le convoi.
Ces violences ont suscité une vague de condamnations dans le pays et les appels au calme s'y multiplient en prévision du scrutin.
Au programme de la journée: des "caravanes", "visites de proximité" et surtout meetings, rythmés par des slogans et hymnes de campagne diffusés à pleins tubes par des camions-podiums. Les principaux candidats ont décidé d'exposer leurs derniers arguments électoraux à Dakar et dans sa banlieue, où réside une grande partie des plus de 4,9 millions d'électeurs appelés aux urnes.
Le président sortant Abdoulaye Wade, libéral de 80 ans qui brigue un nouveau mandat pour "continuer à bâtir le Sénégal", doit diriger un "méga-meeting" au siège flambant neuf de son mouvement le Parti démocratique sénégalais (PDS), dans un quartier résidentiel de la capitale, à partir de 17h00 (locales et GMT).
Au même moment, le libéral Idrissa Seck, 47 ans, ex-dauphin de M. Wade passé dans l'opposition et qui prétend apporter "le vrai changement" dans le pays, doit animer un rassemblement à Thiès (70 km à l'est de Dakar), son fief et la ville dont il est maire.
L'opposant socialiste Ousmane Tanor Dieng, 60 ans, qui ambitionne de "donner un nouvel élan" au pays, doit rassembler ses troupes à 16h00 au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, après des "visites de proximité" dans la matinée dans différents quartiers dakarois.
Quant au socialiste dissident Moustapha Niasse, 68 ans, ex-Premier ministre des présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade et se présentant comme "l'homme d'Etat crédible", il doit tenir son meeting de clôture à Guédiawaye, populeuse cité dans la banlieue nord-est de Dakar.
A côté de ces quatre candidats présentés comme les favoris, deux "outsiders" doivent aussi s'adresser aux électeurs potentiels de l'agglomération de Dakar: l'ex-communiste Abdoulaye Bathily, 60 ans, pour "redresser le Sénégal", et Landing Savané, 61 ans, autre dirigeant de gauche pour "construire ensemble" le pays.
Entre défenseurs et critiques du bilan du président sortant - attaqué notamment sur l'émigration, la paix dans la région troublée de la Casamance (sud), l'économie, les scandales financiers et la détérioration des conditions sociales -, les joutes ont surtout été verbales.
Cette campagne apaisée a toutefois été perturbée à partir de la fin de la deuxième semaine de campagne par quelques accrochages, qui ont toujours impliqué des partisans du président Wade. Ainsi, le 13 février, à quelques heures d'un meeting de M. Wade dans une localité de la région de Louga (nord), des affrontements entre sympathisants de deux responsables du PDS avaient fait quelques blessés légers.
Les plus violents de ces accrochages se sont produits mercredi soir lorsque, d'après différents témoignages, des disciples d'un marabout soutenant Abdoulaye Wade ont attaqué un cortège électoral d'Idrissa Seck, prenant notamment à partie des journalistes présents dans le convoi.
Ces violences ont suscité une vague de condamnations dans le pays et les appels au calme s'y multiplient en prévision du scrutin.







