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Publié le Samedi 23 juin 2007 à 9:07:36 pm
Par NIAKHAPP

Lorsque, le 21 avril 2004, Idrissa Seck quittait la station primatorale, sa séparation avec le Président Wade avait été présentée comme un divorce à l'amiable et les discours servis alors avaient été empreints d'une courtoisie, à certains endroits, fort émouvante, en dépit d'une dualité au sommet que l'on avait niée avec véhémence, pour la mettre sur le dos d'une presse friande de rumeurs. A Idrissa Seck, le Président Wade avait assuré qu'il resterait en réserve pour son parti, le Pds, et en mission pour l'Etat. Trois ans après, sur un autre régistre et un autre contexte, Macky Sall quitte la primature, avec «républicanité». Tout indique que ces deux Pm bleus sont victimes d'un agenda de Wade pour la succession de son fils Karime.

Le départ, le 17 avril 2007 du successeur de Idrissa Seck, précisément Macky Sall, a été empreint d'une courtoisie presque similaire à travers le contenu d'un discours d'un Premier ministre sortant qui a voulu adopter une posture républicaine. L'homme s'est félicité d'avoir participé à «rendre visible la vision» du président de la République. Avant que Idrissa Seck ne quittât le promontoire primatoral, il avait eu droit auparavant à un déluge d'éloges de la part du Président Wade dont il a été le second au Parti démocratique sénégalais, tout comme d'ailleurs Macky Sall, après son départ. Les éloges de Wade à Idrissa Seck, à l'occasion d'une visite à Matam, quelques temps avant son limogeage retentissent encore dans nos oreilles et peuplent nos mémoires.

Macky Sall, dans ses habits de Premier ministre, de directeur de campagne de Wade puis du Pds, a eu, lui aussi sa part de pluie d'éloges venant du Président Wade qui l'a publiquement et bien médiatiquement félicité pour le travail remarquable qu'il a abattu et pour sa fidélité et sa loyauté. Moins d'un mois après, les élections législatives que Macky Sall avaient conduites et gagnées et dont l'apothéose a été le meeting de clôture de la Coalition Sopi dans la grouillante banlieue dakaroise de Guédiawaye.

On sait comment la «séparation à l'amiable» entre Wade et Idrissa Seck s'est terminée : en une inimité féroce, une rude et longue confrontation, sur fond de règlements de compte politico-judiciaires avec une mobilisation sans précédent de tous les appareils répressifs de l'Etat, contre l'ancien chef du gouvernement. Aujourd'hui, ce n'est pas encore une inimité ouverte entre Wade, ses dévots et Macky Sall et ses fidèles. Tout semble désormais s'inscrire dans une voie conflictuelle entre les deux hommes ou du moins entre leurs clans, si on décrypte les frêles esquifs de confrontations, de contestations, de rebuffades par seconds couteaux interposés. En attendant, l'inévitable duel différé entre Wadistes pur jus et ceux que Macky Sall a réussi à fidéliser au cours de sa longue présence au sommet de l'Etat. Bien sûr que cette confrontation programmée ne prendra pas, comme pour Idrissa Seck, les contours d'un feuilleton politico-judiciaire- il n'y a pas de quoi de chercher noise dans les chantiers des Berges du Sine-, mais elle pourrait très bien prendre la forme d'une résistance contre l'agenda de Me Wade qui, quoiqu'on dise, semble faire dans les grandes manœuvres pour mettre son fils Karim Wade sur son trône. Il faut certainement décrypter les marges de silence dans le discours de Abdou Fall, hier, sur les ondes de la radio Rfm, sur la reprise en main du Pds, pour en faire un grand parti, ouvert même aux mouvements de la «Génération du concret». Cela pourrait déboucher concrètement sur une irruption des souteneurs de Karim Wade pour détenir tous les leviers essentiels du Pds, une structure décisive dans la guerre de succession. Cela, après l'entrée de ministres estampillés Génération du concret dans le nouveau gouvernement du Premier ministre Hadjibou Soumaré. Mais, la résistance du clan de Macky Sall pourrait, elle aussi, se dessiner au sein de l'Assemblée nationale, si on sait que le toujours actuel n°2 du Pds, pour avoir participé à la confection de la liste des députés de la coalition Sopi 2007, détient une «garde parlementaire rapprochée» au sein de l'Hémicycle. Une arme susceptible de déstabiliser l'exécutif. Mais, attention, le pouvoir de l'argent demeure une arme redoutable entre les mains de Wade et de son fils ! Leçon de cette histoire : avec Wade et ses Pm, c'est «vérité au-delà des Pyrénées, erreur en deçà».

Publié le Samedi 23 juin 2007 à 8:51:48 pm
Par NIAKHAPP

Pour divorcer à l'amiable d'avec Mamy CAMARA, après 17 ans de vie commune soutenue, adulée et envié, Youssou Ndour n'a finalement trimé que pendant un mois devant le juge. Par consentement mutuel, leur séparation va coûter 2 millions Cfa par mois au chanteur. Pour la santé des enfants et de leur maman, leur scolarité, les charges, d'eau d'électricité et de téléphone… Mais Mamy devra quitter le domicile conjugal de Fann-Résidence pour être relogée par Youssou Ndour. C'est là le prix à payer. C'est aussi l'aboutissement d'un long processus de plus d'un an, passé par une séparation de corps avant le déluge. Le dénouement plutôt.

You à réalisé son rêve : un divorce sans aspérités. Finalement, le juge ne scellera pas, de sa main froide, le sort du couple sénégalais qui tient le haut du panier au Guinness de la médiatisation. Sous l'oeil d'apothicaire de leurs avocats, Me Ousmane Sèye pour Youssou Ndour, Mes Aïssata Tall Sall et Moustapha Diop pour Mamy Camara, monsieur le juge validera, juste, le procès verbal du deal : un divorce à l'amiable qui « oblige » You à verser chaque mois deux millions Cfa de pension alimentaire à son ex-épouse.

Entre l'artiste et au talent pur et la beauté sans artifice, c'est le clap final d'un feuilleton de famille pré-hivernal, sorte de poule aux œufs d'or des médiats locaux. Car entre You et sa « discrète » Mamy les morceaux n'auront jamais recollé les mille et une nuits, l'entregent des « facilitateurs », les nuits blanches à questionner l'oreiller n'auront pas joué à la faveur de la réconciliation. Le divorce a finalement été consommé. Sans l'insolite, le merveilleux et le sublime du conte : le processus aura été long, usé les stratégies et les procédures et entaché par les dégâts de la rumeur.
Publié le Samedi 23 juin 2007 à 12:04:59 am
Par NIAKHAPP

Le résultat de l'autopsie des corps des quatre membres d'une même famille saint-louisienne décédés la semaine dernière a conclu à une ‘'intoxication''. Cependant les médecins vont poursuivre les analyses sur les prélèvements faits sur les corps des victimes pour déterminer le type d'intoxication, selon le procureur notant que les origines peuvent être diverses.

Il a donné un délai d'une semaine pour avoir une idée claire sur cette intoxication mais il a déjà délivré un permis d'inhumer pour autoriser la famille à enterrer ses membres disparus la semaine dernière après des maux de tête et de ventre.

Le procureur avait ordonné leur exhumation après leur enterrement pour déterminer l'origine de ces décès successifs dans cette même famille du quartier Santhiaba.

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