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Publié le Samedi 24 novembre 2007 à 7:53:10 pm
Par NIAKHAPP

Demain, une étape importante dans la route de la première coupe du monde disputée sur le sol africain, en 2010 en Afrique du Sud, sera franchie avec le tirage au sort des rencontres éliminatoires. Alors que l'Amérique du Sud est en plein dedans, l'Afrique, l'Europe et l'Asie sauront à quoi s'en tenir au sortir de la cérémonie qui aura lieu à Durban, sur la côte Est du pays de Mandela.

Pour ce qui concerne l'Afrique, il s'agira du deuxième tour. Djibouti, la Sierra Leone et Madagascar sont déjà sortis victorieux de premier écrémage et viennent s'ajouter aux 45 autres équipes engagées dans les éliminatoires (la République centrafricaine et Sao Tome e Principe se sont retirés de la course). Les 48 équipes seront réparties en 12 groupes de 4 pour un deuxième tour qui qualifiera les premiers de chaque groupe et des 8 meilleurs deuxièmes pour la troisième et dernière phase. Pour le dernier sprint, 5 groupes seront constitués de 4 équipes chacun. Seront qualifiées au Mondial 2010, en compagnie de l'Afrique du Sud, pays organisateur, celles qui finiront les rencontres en tête de leur groupe. Et celles qui termineront aux 3 premières places, rejoindront l'Angola, pays hôte la 27è édition, pour la phase finale de la CAN de la même année, en 2010.


Au même titre que les autres équipes, les « Lions » connaîtront demain leurs prochains adversaires en direction de la double échéance de 2010 en Afrique australe, en Angola d'abord puis en Afrique du Sud. Un tirage qui ne devrait pas leur opposer de « grosses pointures », puisque le principe est de « protéger » celles-ci pour leur éviter des clashes d'entrée dont l'Afrique sortirait amoindrie. En fait, au-delà des différentes nations qui prendront part, en 2010, au premier Mondial en terre africaine, c'est tout le continent qui sera guetté. Sur sa capacité à organiser un événement sportif mondial de la première importance. Mais surtout sur sa capacité à dépasser le cap des quarts de finale, ses représentants n'ayant jamais réussi à aller au-delà (avec la meilleure performance pour le Cameroun et le Sénégal).


Le Sénégal qui avait manqué la dernière coupe du monde en Allemagne en 2006, après avoir été la grande révélation de celle d'avant en Corée du Sud et au Japon, entend renouer avec le plus haut niveau en Afrique du Sud. On connaîtra demain les premiers obstacles qu'il lui faudra franchir pour se rapprocher de cet objectif.


Les chapeaux


1er chapeau : Cameroun, Nigeria, Côte d'Ivoire, Maroc, Ghana, Tunisie, Egypte, Guinée, Sénégal, Mali, Angola, Togo


2ème chapeau : Zambie, Afrique du Sud, Cap Vert, RD Congo, Algérie, Burkina Faso, Bénin, Mozambique, Libye, Ethiopie, Congo, Zimbabwe


3ème chapeau : Ouganda, Botswana, Guinée Equatoriale, Tanzanie, Gabon, Malawi, Soudan, Burundi, Libéria, Rwanda, Erythrée, Namibie


4ème chapeau : Gambie, Mauritanie, Kenya, Tchad, Lesotho, Maurice, Niger, Swaziland, Seychelles, Sierra Leone, Madagascar, Djibouti

Publié le Samedi 24 novembre 2007 à 7:44:29 pm
Par NIAKHAPP

C'est un euphémisme que de dire que Vincent Bolloré est courroucé contre les autorités sénégalaises, et particulièrement Karim Wade, qu'il tient pour responsable de la cession du terminal à conteneurs du Port de Dakar à la société Dubaï port World. Le patron du groupe Bolloré qui clame urbi et orbi avoir proposé plus de deux fois le montant mis sur la table par les Emiratis pour ce marché, jure de faire payer au fils du président Wade son forfait.

Le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré a-t-il transmis à Karim Wade le message bien spécial que lui avait confié Vincent Bolloré ? Rien n’est moins sûr, tant le patron du groupe Bolloré est remonté contre le fils aîné et par ailleurs, conseiller spécial du président Abdoulaye Wade, qu’il tient pour être la personne qui l’a privé du marché du terminal à conteneurs du Port de Dakar. L’homme d’affaires français a encore en travers de la gorge la cession du terminal à conteneurs du port de Dakar à Dubaï port World (Dpw) et continue de le faire savoir. C’est ainsi qu’au cours de l’audience que le chef du gouvernement sénégalais lui avait accordée le 5 octobre 2007 à 17 heures, au 9e étage de l’hôtel Méridien Porte de Maillot à Paris, il lui a exprimé dans le blanc des yeux, son mécontentement, avec, à la clé, une menace claire et ferme à l’endroit de Karim Wade : «Dites à Karim Wade qu’après tout cela, nous réglerons nos comptes.» (Sic !) L’histoire ne dit pas si le Premier ministre Soumaré a transmis le message, mais Vincent Bolloré continue de fourbir ses armes. Déjà, certains de ses proches indiquent qu’il va beaucoup gêner les autorités sénégalaises et leurs nouveaux clients de Dpw. Dans cette optique, le groupe Bolloré qui a déjà commencé à réduire fortement le personnel de ses affaires concentrées au niveau du Port de Dakar, envisage de se déployer vers d’autres pays de la sous-région. La Guinée Bissau et les Îles du Cap Vert vont servir de réceptacle aux nouveaux investissements du Groupe Bolloré. «Bolloré va se redéployer vers ces pays pour ses installations portuaires. Il va y aménager des terminaux qui vont concurrencer très sérieusement le Port de Dakar», affirme-t-on dans les milieux d’affaires français au Sénégal. Déjà, le groupe du milliardaire français gère le terminal du Port autonome d’Abidjan, qui reste, malgré les années de crise que la Côte d’Ivoire a traversées, le premier de l’Afrique de l’Ouest. Le courroux de Vincent Bolloré, dont les fortes relations avec le nouveau président français Nicolas Sarkozy sont de notoriété publique, contre les autorités sénégalaises s’explique notamment par le fait que, l’offre soumise par le groupe Bolloré pour le terminal à conteneurs du Port de Dakar n’avait même pas été examinée. Le dossier de sa succursale locale à été disqualifié alors que son offre financière était très largement supérieure à celle de Dubaï port World. Là où Dpw a décroché le marché avec une mise de 200 milliards de francs, Bolloré proposait plus de deux fois le montant, exactement un montant cumulé de 585 milliards de francs Cfa. Et la frustration du milliardaire français, et de son personnel de Dakar a crû du fait que personne, ni au Port de Dakar, ni dans les instances gouvernementales, n’a jamais jugé utile de leur fournir une quelconque explication quant à la disqualification de leur dossier. De toute façon, les entreprises françaises au Sénégal se prépareraient toutes à entamer des redéploiements ailleurs en Afrique, du fait «de l’option d’arabisation de l’économie sénégalaise conduite par le gouvernement», comme il se susurre dans le milieu. On apprend d’ailleurs qu’une concertation avait été initiée il y a quelques semaines à Paris, sous l’égide des ministères français de la Coopération et de l’Economie, pour discuter de l’avenir des investissements français au Sénégal. Les milieux d’affaires français au Sénégal s’inquiètent sérieusement de l’arrivée massive de concurrents venus des pays du Golfe arabo-persique, du Maroc, d’Iran, de Chine et d’Inde. Par ailleurs, certaines décisions de justice défavorables à des entreprises à capitaux français installées au Sénégal semblent renforcer l’amertume du patronat français.

Publié le Samedi 24 novembre 2007 à 7:34:34 pm
Par NIAKHAPP

Ils sont aujourd'hui près de 1000 enfants mineurs sénégalais à être en détention en Espagne après avoir pris les embarcations de fortune. Le gouvernement de Cheikh Hadjibou Soumaré s'affaire à leur rapatriement.Il a fallu que les autorités espagnoles prennent l'initiative d'informer l'Etat du Sénégal de la présence de plusieurs centaines d'enfants mineurs au pays de Zapatéro pour qu'une délégation du gouvernement sénégalais se rende sur place en octobre dernier. Et, c'est pour tomber à la renverse. 700 enfants mineurs dont l'âge varie entre 10 et 13 ans, tous des Sénégalais ont défié la mer en octobre dernier pour ainsi fouler le sol de l'Etat insulaire de Tenerife en Espagne.

Interpellé sur la question hier au cours d’un point de presse co-organisé avec une délégation espagnole sur la micro finance, Abdourahim Agne n’a pas manqué de déplorer cette situation. «Au mois d’octobre, ils étaient au nombre de 700 enfants mineurs de 10 à 13 ans. A ce jour, on nous signale que ce chiffre a augmenté. Ils sont au nombre de 1.000 enfants mineurs. Pour la plupart des Sénégalais». Et, même si, comme le confie le ministre de la Micro finance, ces enfants sont bien traités par le gouvernement insulaire, le gouvernement du Sénégal ne peut pas se dédouaner de ses responsabilités vis-à-vis du gouvernement espagnol. «Nous prendrons nos responsabilités et quand nous aurons fini de mettre tout le dispositif nécessaire, nous réfléchirons à leur rapatriement», a notamment dit le ministre. A la question de savoir si le gouvernement du Sénégal a pu identifier ces aventuriers ainsi que leurs parents, Abdourahim Agne s’est limité à répéter : «Comme je l’ai dit, nous avons mis en place un dispositif pour tout ce travail. Nous attendons de voir ce que cela va donner». Revenant sur l’objet de leur face à face avec la presse, le ministre et la délégation espagnole ont tour à tour dressé quatre axes sur lesquels vont reposer le partenariat entre l’Etat du Sénégal et le gouvernement insulaire de Tenerife. Il s’agit, entre autres instruments, de l’agriculture pilier fondamental de notre économie, des biocarburants, un substitut au pétrole, la coopération sur les énergies renouvelables, une alternative pour réussir dans un délais immédiat et raisonnable l’électrification des 1500 villages que compte le pays. Le Vice-président du Cabildo, Alonso Carlos et le ministre sénégalais de la Micro finance entendent signer des accords dans ce sens à la mi-décembre. Un acte qui devra précéder la mise en œuvre d’un programme de coopération entre les deux parties.
Publié le Samedi 24 novembre 2007 à 7:29:49 pm
Par NIAKHAPP

Les émeutes de mercredi dernier n'ont pas fait que des dégâts matériels. Pour cause, Astou Fall domicilié à Yeumbell près de la grande Mosquée ne se plaint pas du sort tragique de son fils qui a été arrêté lors des affrontements avec les forces de l'ordre. N'ayant même pas de quoi assurer la dépense quotidienne, elle avoue avoir encouragé son fils et d'autres jeunes du quartier à se rendre à la manifestation.

Dans la nuit du mardi, veille des grandes émeutes dans le capital, rien ne s’est fait au hasard pour la grande offensive des jeunes contre les autorités du pays pour manifester leur ras-le-bol. A Yeumbeul, bien que son fils ait été sévèrement bastonné par les éléments de la gendarmerie avant d’être mis au gnouf, Mme Astou Fall ne regrette pas de l’avoir envoyé, avec quelques jeunes du quartier pour aller manifester leur mécontentement. Son fils est dans un piteux état, mais la dame savoure sa victoire. Pour elle, c’est bien que le chef de l’Etat ait renoncé à son projet de déguerpissement. «Ce soir-là, ils étaient une douzaine de jeunes commerçants ambulants à se réunir à la maison. L’alerte avait été donnée pour qu’ils se retrouvent tous le lendemain à Sandaga afin de secouer la capitale en vue d’obtenir satisfaction. «Mon fils Moussa s’en sortait bien avec des pots de sardines et du jus de fruits qu’il écoulait facilement sur l’avenue Lamine Guéye. Il pouvait descendre tous les jours avec un bénéfice de 3.000 F ou de 2.000 F. Il me remettait 1000 f comme dépense quotidienne. Le reste, je me débrouille avec des sandwiches que je vends. D’ailleurs, c’est tout juste du «Nambé» que je vends au coin de la rue et du café Touba», dit t-elle. Selon Astou Fall, visiblement très affectée par les événements, elle fait partie des personnes qui ont incité certains jeunes du quartier à la révolte. Lorsqu’elle a appris qu’un plan d’actions sera déclenché à Sandaga, c’est sans ambages qu’elle a dit à son fils et aux autres garçons de ne point reculer une fois sur les lieux. « Il faut que justice soit faite, c’est nous qui avions porté Me Wade au pouvoir en 2000. Et même en 2007 j’ai voté pour lui. Mais là, on se sent trahi ; Wade nous a demandé de beaucoup travailler, encore travailler et toujours travailler. En lieu et place, il empêche nos fils de travailler. Les rues ne sont pas seulement faites pour les bourgeois. On est dans un pays musulman, il faut un peu de tolérance. Soit ils font du commerce, soit ils versent dans le banditisme. C’est un choix à faire. Heureusement que les gosses ne se sont pas dirigés au Palais. Ça aurait été pire. Nous ne regrettons rien. C’est mon fils aîné, son avenir était en jeu et je l’ai envoyé au charbon», dit-elle satisfaite. Interrogée sur les dégâts et les vols lors des manifestations, elle rétorque que c’était prévisible. C’était le prix à payer pour obtenir satisfaction. En attendant qu’on libère son fils, elle s’en remet à Dieu.

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