
Le ministre de l'Intérieur, Me Ousmane Ngom, a assuré samedi face aux députés que ‘'les services de renseignements n'ont pas été pris de court'' par les évènements de mercredi, en allusion aux manifestations des marchands ambulants qui protestaient contre leur déguerpissement de certains lieux de la capitale. Ousmane Ngom qui s'exprimait lors de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de budget 2008 de son département a expliqué que ses services ont été alertés depuis la ‘'veille'' de ces évènement et ont même pris l'initiative de rencontrer les représentants des marchands ambulants.
‘'Des document existent pour l'attester'', a-t-il affirmé, tout en justifiant la gestion de ces évènements par leur ‘'nature''. Il s'agissait, selon lui, de gérer une situation de ‘'guérilla'' qui a conduit à la dispersion des forces de sécurité. ‘'Il s'est agit de gérer une situation nouvelle, une stratégie nouvelle. Les forces de l'ordre ont voulu être mesurées dans la gestion de la situation'', a souligné le ministre. Pour Ousmane Ngom ‘'ce qui s'est passé mercredi doit être analysé comme un trouble à l'ordre, une manifestation qui s'est déroulée dans l'illégalité totale''. Il a soutenu que les manifestants ont fait l'objet d' ‘'infiltrations'' et de ‘'manipulations'' et que des enquêtes ont été ouvertes pour en savoir plus. Concernant l'interdiction de la marche des syndicalistes prévue le même jour, Ousmane Ngom avance l'existence de ‘'menaces de trouble à l'ordre public'', en soulignant que cette décision n'a pas été prise de ‘'façon unilatérale''. Le ministre de l'Intérieur a dit avoir cherché à entrer en contact avec les organisateurs de la manifestation pour ‘'apprécier la situation''. Et c'est à partir de 14 heures, ‘'en raison de l'absence de réaction'' des responsables syndicaux, que la décision d'interdiction de la marche a été prise, a-t-il précisé. Ousmane Ngom justifie cette interdiction par des ‘'informations qui ne rassuraient pas'' en raison d' ‘'infiltrations'', de ‘'déviation'' de ‘'troubles importants à l'ordre public''. Adopté le même jour par les députés, le budget du ministère de l'Intérieur s'élève pour l'exercice 2008 à 37 milliards 822 millions 418.710 francs CFA, contre 82 milliards 417 millions 389.020 francs CFA pour la gestion en cours. Ce budget a donc enregistré une baisse de 44 milliards 594 millions 970. 280 francs CFA en valeur absolue, soit 54, 10 pour cent en valeur relative. Le ministre de l'Intérieur, Me Ousmane Ngom, a par ailleurs déclaré samedi à l'Assemblée nationale qu'il entend initier des concertations avec ''l'ensemble de la classe politique'' en perspective des élections locales prévues l'année prochaine. ''Ce sera l'occasion de renouer le dialogue avec tout le monde'', a dit Me Ngom lors du vote du budget de son département qui s'élève à 37,822 milliards FCFA contre 82,417 milliards pour la gestion en cours. Le dialogue entre le pouvoir et une partie significative de la classe politique est rompu depuis l'élection présidentielle de février dernier. Quatre mois après, plusieurs partis d'opposition ont boycotté les élections législatives qui se sont tenues en juin 2007.







