Avec un taux de participation de plus de 70%, le peuple sénégalais a encore surpris le monde en faisant preuve de sérénité et maturité sans failles. C’est dans un calme olympien qu’environ 70% des Sénégalais ont massivement participé au scrutin du 25 février 2007. Selon les résultats sortis des procès verbaux de l’ensemble des bureaux de vote, Me Wade obtient plus de 55% des voix exprimées. Il est suivi par Idrissa Seck avec près de 20%, Ousmane Tanor Dieng, 16% puis viennent Niasse, Robert, etc. 75% des Sénégalais de l’extérieur ont voté en faveur du candidat de la Coalition Sopi-2007. En décidant massivement de renouveler sa confiance dès le premier tour à Me Abdoulaye Wade, les Sénégalais envoient un message fort au Président sortant comme pour lui dire d’approfondir les changements déjà entamés au cours de son premier mandat.
Le scrutin présidentiel du 25 février 2007 a révélé une fois de plus sa maturité politique et son sens élevé de responsabilité. Le calme et la sérénité qui ont marqué le vote d’hier tranchent avec les cris de détresse émis depuis quelques jours par les différents observateurs qui craignaient des débordements et des actes de violence. Le taux de 70% de participation témoigne, s’il en était encore besoin, de la conscience citoyenne qui caractérise les Sénégalais qui ont appris à voter depuis le 18 ème siècle. Devant un parterre de 15 candidats, les Sénégalais n’ont pas hésité à porter leur choix sur le Président sortant Me Abdoulaye Wade, qui, à bien des égards, se présentait comme le candidat le plus sûr compte tenu de son expérience professionnelle, mais également de son âge et de ses réalisations au cours de son précédent mandat. En obtenant Plus de 55% des suffrages exprimés, Wade passe au premier tour en devançant largement ses adversaires dont il a toujours minimisé le poids électoral. Cependant, le vote massif des Sénégalais pour le candidat de la Coalition Sopi 2007, exprime clairement un message de confiance et de fidélité au Président Wade en même temps qu’il véhicule un message d’espoir afin que le candidat Wade approfondisse et consolide les grands changements qu’il a courageusement initiés durant son septennat où tout n’a pas été rose pour le Sénégalais lambda. La grande surprise est la percée de Idrissa Seck qui a réussi à envoyer à la retraite tous ces vieux briscards politiciens qui jadis lui avait fermé la porte de la Cpa, le considérant comme un intrus dans la cour des grands. Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng, Abdoulaye Bathily et Landing Savané semblent appartenir désormais à la vieille classe politique, poussée vers le musée de l’histoire par la génération montante des Idrissa Seck, Talla Sylla et autres Cheikh Bamba Dièye. En revanche, la contre performance de Niasse, Bathily et Tanor n’ont pas surpris les analystes outre mesure quand on sait que ces trois « outsiders » ont fait une mauvaise campagne dominée essentiellement par des attaques peu pertinentes contre le candidat de la Coalition Sopi 2007. Pendant qu’ils perdaient leur temps à tenter laborieusement de ternir l’image de Wade, Idrissa Seck, lui, s’évertuait à poser des jalons pour l’avenir en marchant pas à pas sur les traces de Me Wade. L’effet, boomerang a coûté cher à tous ceux qui ont essayé de faire du déballage et des attaques verbales leur thème de campagne. En plus de son bilan positif, Wade a déroulé tout au long de la campagne un programme cohérent et complémentaire de son bilan. Cette belle articulation entre ses réalisations et ses projets aura, pour une large part déterminé le choix massif des sénégalais porté sur Wade. C’est ainsi, que Wade a obtenu auprès des Sénégalais de l’extérieur et des habitants de Linguère et certaines localités de Matam un taux de 75% des votants ! Cela aura largement compensé les quelques réticences notées à Thiès Commune et dans les départements de Kaolack et de Nioro...
Pour l’essentiel, Wade aura été une fois de plus maintenu confortablement au pouvoir par les jeunes et les femmes qui se sont mobilisés hier pour rendre hommage à celui qui s’est engagé à dédier son quinquennat à ces deux importantes franges de la population.
En attendant que le Conseil constitutionnel proclame officiellement les résultats, les perdants devraient s’inspirer de la grande leçon de Abdou Diouf, qui, en mars 2000, s’était permis d’adresser ses félicitations au vainqueur avant même que la publication officielle des résultats ne soit faite. Toute autre attitude irait à contre courant de la volonté populaire qui a librement choisi d’investir Me Abdoulaye Wade comme Président de la République du Sénégal pour la période 2007/ 2012.







