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Publié le Vendredi 20 février 2009 à 9:12:24 pm
Par NIAKHAPP
 NEWS
CHAN 2009 : Portrait des équipes en lice
Se porter volontaire est une attitude courageuse. Accueillir le premier Championnat d'Afrique des Nations est œuvre de pionnier. La Côte d'Ivoire a retroussé ses manches et relevé le défi. La compétition est une succession d'incertitudes. A chaque match sa vérité qui ne sera pas nécessairement celle de la veille. Les repères sont si peu nombreux entre les huit protagonistes du CHAN que les pays possédant les meilleures références, dans un passé plus ou moins récent, ne sont à l'abri d'aucun revers. Le CHAN est très ouvert, d'autant plus que les grosses cylindrées nordiques, qui font une véritable razzia sur les Coupes des clubs, sont absentes. Dans ces circonstances très particulières la prudence s'impose au moment des pronostics.
ZAMBIE
Redécoller
Sans figurer au sommet de la hiérarchie africaine, la Zambie fait partie de ces équipes que l'on retrouve aux alentours de la dixième place. Assez régulière dans ses performances, il lui manque sans doute d'avoir plus de joueurs opérant en Europe pour franchir le dernier palier. En Côte d'Ivoire la question ne sera pas d'actualité en l'absence des professionnels ce qui va nécessairement niveler les valeurs.
Les Chipolopolo Boys se sont qualifiés après deux succès contre le Swaziland et le Botswana et un dernier, autrement plus probant aux dépens de l'Angola avec notamment une victoire à Luanda (1-0). Au mois de janvier l'équipe a été invitée au tournoi de la CECAFA. Sans briller : un nul avec le Kenya (0-0), un autre avec le Burundi (1-1), une défaite contre le Soudan (0-2) pour une seule victoire contre Djibouti (3-0). Une série de résultats récents qui, en dehors du succès contre l'Angola, n'a rien de très encourageant pour placer la Zambie parmi les principaux prétendants à la couronne. Mais on le dit des sept autres équipes à l'exception du Ghana et de la Côte d'Ivoire. Avec la Zambie, on navigue en pleine incertitude. Dans le passé ce pays a étalé des qualités de vivacité, des vertus offensives dignes des meilleurs. Que vaut le cru 2009 ? Les Zambiens le savent-ils eux-mêmes.
L'important n'est-il pas d'être régulièrement présent dans les principaux rendez-vous continentaux. Dans cet esprit, la Zambie a fait preuve d'une assez bonne fidélité, tutoyant parfois la plus haute marche du podium.
Palmarès
CAN : vice-champion 1974,1994
           demi-finaliste 1982, 1990, 1996
CAN U-20 : demi-finaliste 1991,1999, 2007
Jeux Africains : finaliste 1999
                            demi-finaliste 2003, 2007
TANZANIE
Inattendue
La présence de la Tanzanie justifie à elle seule la création du Championnat d'Afrique des Nations. Une seule fois à ce jour les Taifa Stars, également appelés Kilimandjaro Stars depuis quelques années, ont réussi à se qualifier pour une CAN. C'était en 1980. L'équipe avait été éliminée dès le premier tour, en obtenant toutefois des résultats honorables, défaite lors du match d'ouverture face au Nigeria (1-3), défaite contre l'Egypte (1-2) et nul avec la Côte d'Ivoire (1-1). Depuis, la Tanzanie est restée dans son coin, se contentant de participer chaque année au tournoi de la CECAFA.
Au mois de janvier, la Tanzanie a livré six rencontres en Ouganda ce qui en fera l'équipe la plus aguerrie en arrivant en Côte d'Ivoire. Son parcours a débuté par une défaite face à la Somalie (0-1) ; l'équipe a ensuite battu Zanzibar (2-1), le Rwanda (2-0) avant de s'incliner face au pays organisateur (1-2). En demi-finale elle a trébuché face au Rwanda (1-2) avant de s'imposer au Burundi (3-2) pour la troisième place. Une bonne préparation pour la formation entraînée par le Brésilien Marcio Maximo. Il aurait bien aimé que son équipe s'inspire du style brésilien, mais il a dû renoncer à son ambition. Ce qui n'a pas empêché les joueurs, du genre coriaces et physiques, lors des éliminatoires de disposer du Kenya, puis de l'Ouganda, puis du Soudan, signant quatre victoires dont une à Khartoum pour un nul et une défaite. Maîtresse de la zone Centre-Est la Tanzanie aborde cette fois un tournoi de niveau continental. Dans un passé récent, la Tanzanie a participé aux éliminatoires jumelées CAN/Coupe du monde, tenant en échec le Cameroun à Dar Es Salam (0-0) avant de s'incliner au match retour à Yaoundé sur la courte marque de deux buts à un.
La Tanzanie est, avec certitude, l'équipe la plus inattendue du premier Championnat d'Afrique des Nations. Elle est celle qui a le palmarès le plus mince, deux succès dans le tournoi de la CECAFA en 1974 et en 1994. Et si son jour se levait en Côte d'Ivoire.
LIBYE
Insondable
Pas facile de tracer les grandes lignes d'un football qui a longtemps prôné le repli sur soi. Il y a eu bien sûr la Coupe d'Afrique de 1982 perdue face au Ghana après les tirs au but. Puis cette seconde apparition en phase finale, il y a trois ans, soldée par une élimination dès le premier tour mais l'équipe est allée crescendo dans la compétition, améliorant à chaque sortie sa prestation (Egypte-Libye 3-0, Côte d'Ivoire-Libye 2-1, Maroc-Libye 0-0). Le premier avantage de la Libye par rapport à ses rivales c'est de ne pas avoir de joueurs à l'étranger. C'est donc l'équipe A qui va tenter un coup de force à Bouaké.
L'équipe A, c'est en grande partie Al Ittihad qui vient de montrer en Ligue des champions ces deux dernières années qu'il était en mesure de rivaliser avec les meilleurs clubs continentaux. En 2007, le club de Tripoli s'est incliné de justesse en demi-finale face à Al Ahly du Caire (0-0, 0-1). Auparavant le champion libyen, lors des matches de poule avait, tour à tour battu, à domicile la Jeunesse Sportive de Kabylie, l'Etoile du Sahel de Sousse et les FAR de Rabat, et obtenu, à l'extérieur, un résultat nul face à l'Etoile, futur vainqueur de l'épreuve. Sa prestation de 2008 a été moins bonne avec une défaite, par un but d'écart, en huitième de finale contre le Tout Puissant Mazembe, doublée d'une autre , sur le même écart, face à l'Ashanti Kotoko en match de barrage pour la Coupe de la Confédération. Au cours des éliminatoires les Libyens sont sortis vainqueurs du groupe Nord après un premier succès aux tirs au but devant la Tunisie, puis un deuxième, décisif, contre le Maroc où, après s'être inclinés 1-3 en déplacement, ils ont rétabli la situation à Tripoli l'emportant par 3 buts à 0.
La Libye fait partie, comme en témoignent ses résultats les plus récents des équipes beaucoup plus à l'aise à domicile qu'à l'extérieur. Mais la prudence s'impose car ses joueurs possèdent de l'expérience gagnée récemment au cours de batailles difficiles. La Libye, délaissée à l'heure des pronostics, n'est pas à négliger pour une place en demi-finale.
Palmarès
CAN : vice-champion 1982
GHANA
Sauvegarder une réputation
Glanée dans la seconde moitié des années 60, la réputation du football ghanéen a traversé les époques. Un jeu fluide, fait d'alternance de passes longues et courtes, privilégiant l'esthétique au détriment parfois de l'efficacité. Toujours présent dans les grands rendez-vous, de moins en moins capable d'aller au bout de son ambition. Un vaste retour sur son palmarès en est la parfaite illustration. Il lui a fallu attendre, par exemple, une quarantaine d'années avant de disputer une phase finale de Coupe du monde, alors qu'il y aurait eu maintes fois sa place plus tôt. N'attend-il pas depuis vingt-sept ans d'inscrire son nom au palmarès d'une Can dont il fut longtemps le recordman de victoires. Les succès conquis chez les plus jeunes – deux fois champion du monde - n'ont guère connu de prolongement au niveau de la sélection A. Cela ne l'empêche toutefois pas de figurer régulièrement en tête de liste des favoris chaque fois qu'il produit dans une phase finale. Ce sera naturellement le cas cette année en Côte d'Ivoire.
Conviction renforcée par son parcours lors des éliminatoires où, après avoir évincé le Bénin et le Togo, il a pris le meilleur sur son grand rival anglophone de la zone Ouest B, le Nigeria, obtenant un partage des points au match retour après un premier succès à domicile (3-2, 0-0). Ce seul fait d'armes lui vaut reconnaissance et incite ses futurs adversaires à la plus grande prudence. Le Ghana fait partie de ces équipes toujours redoutées. Pourtant leur itinéraire n'est pas jonché de lauriers. Dans les compétitions de clubs, les deux ténors locaux Ashanti Kotoko et Hearts of Oak tiennent la route, mais depuis la finale de la première Coupe de la Confédération qui les a opposés (victoire d'Hearts of Oak) plus trace d'eux sur un podium ni même dans une demi-finale. Ils sont rentrés dans le rang comme la presque totalité des équipes du Sud étouffées par la suprématie des clubs nordiques. Il est vrai que les recruteurs ont abondamment puisé dans le vivier ghanéen pas toujours pour envoyer les joueurs dans les grands championnats. N'est-il pas étonnant d'en découvrir chaque année plus nombreux dans le championnat d'Israël, par exemple ou dans d'obscurs pays dont on ne parle jamais. Ce phénomène explique en partie le difficile passage de la catégorie cadette à celle des seniors. De nombreux espoirs se perdent dans une aventure uniquement destinée à un mieux-être financier. C'est ainsi et le constater ne permet pas d'annihiler le flux migratoire.
Faute de repères sur ses adversaires, le Ghana devra compter sur ses propres forces pour prendre le jeu à son compte face à la Libye, la République démocratique du Congo et le Zimbabwe. La tache du Serbe Milovan Rajevac est donc relativement simple : faire jouer son équipe sans trop se soucier des autres avec des pseudo-analyses qui n'existent pas. Les changements réguliers d'entraîneurs à la tête des différentes sélections ne donnent pas d'indications véritables du jeu pratiqué par tel ou tel pays.
Palmarès
CAN : champion 1963, 1965, 1978, 1982
           vice-champion 1968, 1970, 1992
           demi-finaliste 1996, 2008
CAN U-20 : champion 1993, 1999, 2009
                    vice-champîon 2001
                    demi-finaliste 1991
CAN U-17 : champion 1995, 1999
                    vice-champion 2005
                    demi-finaliste 1997, 2007
Jeux Africains : demi-finaliste 1973, 1978, 2003
CÔTE D'IVOIRE
Pour la gagne
La Côte d'Ivoire rentrera sur le terrain pour gagner le 1er Championnat d'Afrique des Nations. C'est le leitmotiv traditionnel du pays organisateur. Abriter la compétition, c'est bien ; la gagner, c'est mieux. Certains n'hésitent pas à dire que c'est légitime. Et les Ivoiriens sont en quête d'un grand succès international depuis le sacre de l'ASEC d'Abidjan dans la Ligue des Champions 1998. Les Eléphants ont tutoyé la victoire dans la CAN 2006, échouant en finale face à l'Egypte, après l'épreuve des tirs au but ; en 2008, ils se sont arrêtés en demi-finale. Sauront-ils cette fois aller au bout de leur rêve ? Allez savoir.
La sortie des juniors au mois de janvier au Rwanda aura peut-être refroidi quelques enthousiasmes. Trois matches et autant de défaites. Une surprise désagréable pour ceux qui attendaient beaucoup de cette relève. Depuis la finale de la CAN U-20 à Ouagadougou en 2003, les Eléphanteaux n'ont plus jamais passé le premier tour du tournoi final. C'est un peu inquiétant pour un football dont, depuis une quinzaine d'années, on vante à l'étranger l'énorme travail effectué auprès des jeunes. L'Académie ASEC-Mimos est devenue une référence en 1999 lorsque les « enfants » avaient balayé l'Espérance de Tunis lors de la Super Coupe. Depuis le travail s'est poursuivi, d'autres centres de formation se sont ouverts dans le pays, fournissant leur cohorte de candidats au départ. Difficile d'endiguer cette volonté légitime. Dans ces conditions on comprend mieux pourquoi la Côte d'Ivoire a de la difficulté à trouver des remplaçants à ses enfants chéris, Dindane, Baky Koné, Zokora, Yaya et Kolo Touré et quelques autres. Dans les compétitions de clubs, l'ASEC et l'Africa Sports, les deux clubs phares du pays sont toujours présents, mais n'arrivent plus à décrocher une timbale depuis le succès de l'Africa Sports dans la Coupe des vainqueurs de Coupe 1999. L'ASEC n'a pas dépassé les demi-finales de la Ligue des champions pas davantage en 2002 qu'en 2006.
Frustrée de victoires, bien que régulièrement présente au sommet, la Côte d'Ivoire est en quête de victoire. Et elle entend bien cette fois ne pas gâcher l'opportunité qui se présente de s'imposer chez elle. Tout est possible. A condition que les hommes de Georges Kouadio résistent à la pression d'un peuple de supporteurs tellement convaincu que son équipe va remporter le trophée qu'il deviendra son principal procureur en cas d'échec. Faute de repères solides, on doit considérer la Côte d'Ivoire comme un des deux ou trois favoris de l'épreuve, mais son groupe avec le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie, deux dernières équipes que le coach est allé observer à Kampala et Jinja, au mois de janvier, pendant le tournoi de la CECAFA. Pas de droit à l'erreur mais les adversaires de la Côte d'Ivoire ne sont-ils pas logés à la même enseigne.
Palmarès
CAN : champion 1992
           vice-champion 2006
           demi-finaliste 1965, 1968, 1970, 1086, 1994, 2008
CAN U-20 : vice-champion 1991, 2003
                    demi-finaliste 1997
CAN U-17 : demi-finaliste 2005
Jeux Africains : demi-finaliste 1965
SENEGAL
Rédemption
Sévèrement ébranlé par son échec à la dernière CAN et plus encore par son élimination prématurée pour la prochaine édition et pour la Coupe du monde 2010, le Sénégal vient de passer quelques mois difficiles au cours desquels il a cherché des coupables. Ce qui n'est pas la première fois dans son histoire. C'est dire que le CHAN peut constituer une occasion de rachat, mieux encore le point de départ d'un nouveau cycle comme lors de la première moitié des années 2000.
Le football national est en pleine reconstruction. L'avènement d'un championnat professionnel serait proche. Les joueurs seraient contractualisés . Les entraîneurs aussi ; Bref, un vrai changement d'époque. Cela suffira-t-il à maintenir chez eux tous ces footballeurs qui n'ont qu'un rêve, quitter le pays, pour tenter l'aventure du professionnalisme. Un vrai fléau pour le football national qui a cédé aux autres ses pépites affaiblissant durablement un championnat qui n'attire qu'une infime minorité de spectateurs dans les stades. Les Sénégalais ne rêvent pas. Il savent qu'il sera très difficile d'inverser ce mouvement Sud-Nord qui remonte à très longtemps. Même s'ils ne l'avouent pas, le CHAN, pour lequel ils se sont qualifiés dans la souffrance, succès aux tirs au but à Bamako face au Mali, puis à Dakar, toujours aux buts contre la Guinée, peut donner le signal d'une forme de reconquête. « Si on est mentalement fort, on pourra se surpasser dans cette compétition pour bien représenter notre pays », assure le milieu défensif des 'Lions' locaux, Vito Badiane. Selon lui, 'c'est seulement en réussissant de bons résultats à l'occasion de cette compétition que les gens poseront un autre regard sur eux.
Pour le sélectionneur Joseph Koto la bataille vaut d'être livrée : « Nous avons une équipe jeune, disciplinée, qui ne demande qu'à être mise dans des conditions de performance et de compétition pour nous valoir beaucoup de satisfaction dans un avenir très proche ». L'heure de la rédemption va peut-être sonner pour le Sénégal.
Palmarès
CAN : vice-champion 2002
           demi-finaliste 1965, 1990, 2006
RD CONGO
A la recherche de la gloire passée
La toute puissance du football congolais remonte à la décennie 1965-1975. Depuis il a connu quelques soubresauts sans jamais atteindre le niveau qui fut le sien. Indiscipline disent les uns, mauvaise gestion des hommes, prétendent les autres, manque de ressources financières, assurent les troisièmes. Toujours est-il que la cueillette s'est révélée bien stérile, hormis une troisième place à la CAN 1998 au Burkina Faso. N'eût été la bonne tenue du Tout Puissant Mazembe dans les différentes Coupes d'Afrique, rien ne permettrait réellement d'attirer l'attention sur les « Léopards ».
Or, précisément, c'est le grand club de Lubumbashi, héritier du TP Englebert, qui va former l'ossature de l'équipe présente en Côte d'Ivoire, gage tout à la fois d'expérience, de complémentarité, d'entente collective et de talent. Les sélectionnés du V.Club de Kinshasa et du Daring Club Motema Pembe complètent l'équipe confiée à l'ancien capitaine des Léopards, Mutumbile Santos, ancien entraîneur de la sélection A, ancien entraîneur du TP Mazembe. Et comme il a signé un contrat en bonne et due forme avec le Ministère, on peut considérer que de ce côté-là il n'y aura pas de souci. La prestation de l'équipe ne devrait pas être affecté de devoir jouer sans ses professionnels, car ce sont souvent d'eux que sont venues les difficultés. Problème de transport, de visas, d'arrivée tardive aux regroupements. Avec le CHAN, les choses sont claires, l'équipe n'est pas à la remorque de l'humeur des joueurs pros. Voilà qui peut changer le comportement de la République démocratique du Congo dans ce tournoi dont on ne doit cesser de répéter qu'il est sans véritables repères, sinon quelques impressions furtives souvent plus attachées au passé, à une réputation, qu'à la réalité du moment. On part dans l'inconnu comme c'était le cas lors des premières éditions de la CAN.
La grosse préparation de deux semaines en Afrique du Sud aura-t-elle permis au sélectionneur d'affûter sa tactique ? C'est vraisemblable. Le résultat de la RD Congo sera surtout fonction de son collectif. Pour le reste pas d'appréhension particulière quand on sait que ce pays fournit beaucoup de joueurs, lors des différents mercato au foot professionnel en Europe et aussi, de plus en plus, en Afrique. Preuve que le talent ne lui fait pas défaut.
Palmarès
CAN : champion 1968, 1974
           demi-finaliste 1972, 1998
ZIMBABWE
Passer un cap
Demi-finaliste de la Ligue des champions en 2008, dix ans après avoir joué la finale contre l'ASEC d'Abidjan, les Dynamos d'Harare sont depuis une décennie le plus beau fleuron du football zimbabwéen, l'équipe qui a le mieux représenté le pays sur la scène continentale. Quand on observe de près les résultats on remarque que ce club a battu deux fois l'ASEC et une fois le Zamalek échouant à deux reprises face à l'ogre Al Ahly la saison. C'est très certainement dans ces performances qu'il faut essayer de situer la valeur de l'équipe.
Au niveau de la sélection, il n'est pas inutile de rappeler qu'en 2004 et en 2006 elle a pris part à la CAN, éliminée dès le premier tour mais, sans avoir été outrageusement dominée. Au contraire. En 2004, deux défaites contre l'Egypte (1-2) et le Cameroun (3-5) mais victoire face à l'Algérie (2-1). Scénario identique en Egypte deux années plus tard : défaite contre le Sénégal (0-2) et le Nigeria (0-2) mais victoire contre le Ghana (2-1). Performances qui inclinent à penser que les Warriors auront leur mot à dire dans le CHAN. Pour se qualifier ils ont sortis la Namibie en allant s'imposer à Windhoek (1-0) après avoir concédé le nul (0-0) à Harare. Au dernier tour ils ont créé une petite surprise en dominant à deux reprises l'Afrique du Sud (1-0, 2-0).
Comme beaucoup d'autres le Zimbabwe aborde la compétition en outsider. Comme beaucoup d'autres on ne pense pas à lui pour le titre ou la finale. En fait c'est là tout le charme de cette épreuve nouvelle de faire la place à ceux auxquels on accordait peu d'espoir d'être présent. Sans doute sa première réussite.
Palmarès
Jeux Africains : finaliste 1995
                         demi-finaliste 1991
Publié le Vendredi 20 février 2009 à 9:07:27 pm
Par NIAKHAPP
Le président de la République Me Abdoulaye Wade a reçu jeudi à l’aéroport de Tripoli (Libye) les Lions locaux et leur a remis une enveloppe de 3,5 millions de FCFA, a annoncé le premier vice-président du Comité de normalisation du football (CNF), Saër Seck.



’’Nous venons d’être informés qu’il y a eu une rencontre entre le président de la République et les joueurs à Tripoli’’, a déclaré Saër Seck au cours d’une conférence de presse, vendredi à Dakar.

Les Lions étaient en partance pour le Championnat d’Afrique des nations (CHAN), prévu à Abidjan (Côte d’Ivoire). Ils ont joué mercredi la Libye et perdu (1-0), en match amical de préparation de la compétition prévue du 22 février au 8 mars.

De profondes divergences sur la question des primes de participation des Lions locaux au Championnat d’Afrique des nations (CHAN) qui démarre dimanche à Abidjan existent entre le CNF et le ministère des Sports.

En effet, là où la tutelle parle de récompenses relatives aux médailles remportées dans une compétition (700.000 FCFA pour l’or, 500.000 FCFA pour l’argent et 300.000 FCFA pour le bronze), le Comité de normalisation demande le versement de primes de participation d’un montant de 400.000 francs CFA assorties de 500.000 francs CFA en cas d’accès en demi-finale, 600.000 francs CFA pour la 3-ème place, 750.000 francs CFA en cas de finaliste et 1.000.000 francs CFA pour le trophée remporté.

Les Lions locaux rencontrent les Taifa Stars de la Tanzanie dimanche à Abidjan, après le match d’ouverture Côte d’Ivoire-Zambie. Ils affronteront ensuite la Zambie, puis le pays organisateur la Côte d’Ivoire.


Publié le Vendredi 20 février 2009 à 9:05:42 pm
Par NIAKHAPP
L’histoire des primes, qui a fini d’empoisonner l’atmosphère au sein de la Tanière, indispose l’entraîneur des Lions locaux, Joseph Koto, qui pense que ce n’est pas la meilleure manière de préparer une compétition continentale. D’où son appel en direction des autorités pour qu’elles règlent au plus vite cette affaire, de peur qu’elle ne déteigne sur les résultats de l’équipe dans ce Championnat d’Afrique des Nations (Chan). Avec le sélectionneur national, qui a regagné hier soir Abidjan avec ses hommes, nous sommes revenus sur les enseignements de la défaite (0-1) de Tripoli. Un match-test où Koto retient surtout plus la manière que le résultat.

Source : Le Quotidien


Quelle analyse faites-vous de votre dernier match de préparation perdu (0-1) contre la Libye ?

Cela a été un très bon match pour nous. D’abord à cause du niveau de jeu de l’adversaire. Vous savez que l’Equipe de la Libye a joué plusieurs coupes d’Afrique. Dans cette équipe, il n’y a pas pratiquement pas de professionnels. Sinon un seul. C’est la même équipe qui a joué contre l’Equipe A du Sénégal (0-0) la dernière fois. Leur niveau de jeu est donc très élevé. Ils ont également joué contre l’Uruguay et n’ont perdu que par 3 à 2. Pour revenir au match, cela nous a permis de revoir notre équipe surtout. Je dois souligner que nous avons dominé presque tout le match. On s’est crée le plus d’occasions de but. Mais, la maladresse des attaquants nous a porté préjudice, parce que c’est à la fin du match qu’on a pris le but. On peut dire que c’est dû à la fatigue. Les joueurs de la Douane, du Jaraaf et du Casa-Sports, qui ont joué la Coupe d’Afrique des clubs, avec le trajet qu’ils ont pris, sont arrivés très fatigués. Les joueurs du Jaraaf, en plus de la fatigue, ont été éliminés. Toute cette situation ne nous a pas aidés.

Etes-vous satisfait du niveau de jeu de votre équipe ?

Dans l’ensemble, c’était très bien. Les gosses se sont retrouvés. On a vu beaucoup de conservation de balles, de déplacements des joueurs, d’appels dans les espaces. C’est un excellent match-test qui nous a permis de revoir nos joueurs. Au milieu de terrain, on voit que cela se passe bien, avec Tapha Diallo (joueur du Jaraaf). Malgré la fatigue, il s’est surpassé. Ce n’est qu’en fin de match qu’il s’est un peu déchiré. Mais dans l’ensemble, il a réalisé un très bon match. Vito Badiane (Douanes) aussi a fait un excellent match. Malheureusement, il s’est blessé en cour de jeu. Mais, il n’y a rien de grave. Il a reçu un coup sur la cuisse. Ce n’est pas méchant. Il pouvait continuer le match, mais on a préféré le sortir pour le ménager. Mamadou Bâ (gardien de but du Jaraaf) était aussi dans un grand jour, pour avoir sorti des balles chaudes. D’ailleurs, on a même raté une occasion nette dans les dernières minutes. Maintenant, ce qu’on peut juste déplorer, c’est encore une fois l’arbitrage maison. La Libye jouait son dernier match à domicile. Elle voulait s’imposer avant de partir. Le public était nombreux. Donc, l’arbitre a été très léger par moments.

Cette défaite de Tripoli ne risque-t-elle pas d’affecter moralement le groupe ?

Au contraire ! Ils étaient tous con-tents parce qu’ils ont vu le match qu’ils ont fait. Ils ont livré une très bonne partie. Après le match, les gens les ont applaudis. Donc, il n’y a pas de soucis. Au départ, je leur ai expliqué c’était un match important, mais qui nous permettait surtout de se préparer. C’est pour cela que je favorisais plus le jeu que le résultat du match. Même la dernière fois contre le Cap-Vert, j’étais très content. Surtout à la deuxième mi-temps où les gosses ont déployé un grand jeu. Dans l’ensemble, je pense qu’il n’y a pas de problème. Les gosses ont vraiment bien joué. Cela nous a permis de faire beaucoup de changements aussi devant.

A la veille du début de la compétition, peut-on dire que l’équipe est fin prête ?

Aujourd’hui, avec le match que les gosses ont réalisé, s’ils refassent le même match en Côte d’Ivoire, on devrait faire bonne figure. On ne devrait pas se faire de soucis. La défense était bien en place. Maintenant, avec la récupération des quelques jours avant la compétition, l’équipe devrait être encore au mieux. Arrivés à Abidjan (hier dans la soirée) on va essayer de régénérer. Si les gosses récupèrent et digèrent le voyage et les deux derniers matches qu’ils ont joués au niveau de leur club, normalement on peut compter sur eux.

Parlons de l’ambiance du groupe. On sait qu’elle est assez tendue avec l’histoire des primes. Comment gérez-vous cette situation, qui intervient à la veille du démarrage du Chan ?
Je ne veux plus rentrer dans ces histoires de primes. J’avais lu dans la presse que tout allait être réglé avant qu’on ne quitte Dakar. C’est ce que je préférais. Vous avez vu toutes les Coupes d’Afrique auxquelles, l’Equipe nationale est passée à côté, c’est à cause des primes. Pour éviter tout cela, j’étais pour qu’on tire tout cela au clair avant de se rendre en Côte d’Ivoire. Maintenant, comme la compétition n’a toujours pas commencé, j’espère que cela va se faire. Je souhaite vraiment que l’on tire vite au clair cette histoire de primes. En tout cas c’est un appel que je lance aux autorités. Et je pense que nos autorités prendront leur responsabilité et vont faire ce qu’ils doivent faire avant le début de la compétition.

Pensez-vous que vos joueurs ne seront pas psychologiquement atteints s’ils ne reçoivent pas leurs primes ?

Vous savez, au Sénégal dès que les gens commencent à parler de problèmes de primes et d’argent, les gens s’offusquent. Très souvent, quand les entraîneurs défendent leurs joueurs dans ce sens, des gens pensent que ce sont les entraîneurs qui poussent les joueurs. De toute façon, pour cette fois-ci, avec l’expérience qu’on a eue, on a discuté avec nos dirigeants et on leur a dit vraiment ce qu’il fallait faire. Maintenant, c’est à eux de s’assumer. Chacun a un rôle à jouer. Les joueurs jouent, nous on les entraîne, les dirigeants les encadrent en les mettant dans les meilleures conditions et à l’abri de tout problème. Mais là, jusqu’à présent, rien a été fait. Et malheureusement, les joueurs en parlent tout le temps. Dès que tu es avec un joueur, la première des choses qu’il te demande : c’est qu’est ce que les dirigeants ont dit par rapport aux primes ? Mais nous, on les calme toujours, en leur demandant de rester en place. C’est tout ce qu’on peut faire.

Mais psychologiquement, pensez-vous que sans leurs primes, les joueurs seront prêts à faire un bon Chan ?

Dans le football d’aujourd’hui, les joueurs vivent des primes. S’ils reçoivent ce qu’on leur a promis, cela va les doper. Et c’est ce qu’il faut faire. Il n’y a rien à attendre. Partout dans le monde. Même au Brésil, en France, les joueurs réclament leurs primes. Aujourd’hui, il ne faut pas s’offusquer quand on parle de problème de primes. Et ce sont des problèmes qui doivent se régler avant la compétition, pour que tout soit clair et que le climat ne soit pas déteint par ce problème.

Pensez-vous que vos joueurs peuvent aller jusqu’à refuser de disputer la compétition s’ils ne reçoivent pas leurs primes ?

Ah non ! Ce serait la plus mauvaise chose, la plus mauvaise image du Sénégal qu’on peut donner à l’Afrique et au monde. Si on parle du problème, c’est pour éviter qu’on en arrive là. Maintenant, lorsque ce genre de problème arrive, personne n’y peut rien. Les joueurs quand ils se voient, c’est en dehors des entraîneurs. Tu n’y peux rien. Tu te réveilles le matin et les gosses te disent : «Voilà coach, on a décidé de faire telle chose.» A partir de là, tu ne peux que constater les dégâts. Tu peux essayer de leur parler. Mais, vous savez, c’est difficile d’être entraîneur. Parfois, les gens mettent les joueurs dos au mur. A force de les défendre, les gosses pensent que les entraîneurs sont complices des situations. Ils ne savent pas que nous vivons la même chose. On n’est pas rémunéré. On n’a rien du tout. Pourtant, on est là. On travaille parce qu’on est des patriotes. Tout ce qu’on fait, on le fait pour notre Nation. En dehors de cela, nous avons des familles comme les gosses. C’est cela leur boulot. Ce n’est pas quelque chose de trop de les récompenser. Mais, je tiens à dire que je ne suis pas d’accord pour la grève, ou pour toute sorte de boycott.

A moins de 3 jours du Chan, le reste du travail sera axé sur quoi ?

Juste après le match contre la Libye, on a fait un petit galop d’entraînement pour régénérer les gosses. Vendredi et samedi, à Abidjan ce sera une séance de travail. Dimanche, on joue. La préparation, c’est avant. Quand on arrive à la compétition, il n’y a presque plus de préparation. Après chaque match, le lendemain, c’est récupération, le surlendemain, on joue. Il faut miser sur la fraîcheur des joueurs pour essayer de faire des combinaisons et mettre la meilleure Equipe du Sénégal possible.

Comment appréhendez-vous le premier match contre la Tanzanie ?

C’est un match que nous préparons sérieusement parce que c’est un match psychologique. Dans ce genre de compétition avec une poule de quatre où deux équipes doivent se qualifier, le premier match est toujours important. Il ne faut surtout pas le perdre. Je dirais même qu’il faut le gagner pour être en sécurité et pouvoir faire des calculs plus tard. C’est un match très important pour nous, que nous prenons très au sérieux. C’est un match qui va nous permettre de nous positionner vraiment dans cette compétition.

Et l’objectif, c’est quoi ?

Dans un premier temps, il faut faire partie des deux équipes qui doivent se qualifier dans notre poule et aller en deuxième tour. A partir de là, tout est ouvert.
Publié le Vendredi 20 février 2009 à 9:04:27 pm
Par NIAKHAPP
L'avocat Ayman Nour, figure de proue de l'opposition laïque en Egypte, a été libéré par décision du procureur général pour "raisons de santé", après plus de trois ans derrière les barreaux.


"J'ai été libéré aujourd'hui sans aucun accord ni condition", a déclaré M. Nour à des journalistes chez lui au Caire peu après sa libération.

"Nous allons continuer notre travail et nos efforts", a-t-il dit faisant référence à son parti El-Ghad. Entouré de partisans venus célébrer sa libération, il paraissait en bonne santé mais fatigué.

Son épouse, Gamila, qui s'est battue sans relâche pour son élargissement, a dit n'avoir appris la décision de libérer son mari que deux heures auparavant.

"Je veux remercier Dieu car Dieu a inspiré quelqu'un ce matin pour le libérer et j'espère que Dieu l'inspirera pour relâcher des milliers d'autres prisonniers politiques", a déclaré Gamila, soulagée.

Les Etats-Unis se sont félicités de cette libération qu'ils demandaient depuis plus de trois ans.

"Nous saluons cette décision", a déclaré à l'AFP un porte-parole du département d'Etat, Gordon Duguid. "C'est une chose que les Etats-Unis demandaient depuis un moment".

Ayman Nour, 44 ans, qui souffre de diabète, avait été condamné à cinq ans de prison en 2005 pour avoir falsifié des documents nécessaires à l'agrément de son parti Al-Ghad (libéral), ce qu'il a toujours nié.

Il avait formé son parti politique en octobre 2004 en vue de participer à la présidentielle l'année suivante.

Après une ascension fulgurante, il était devenu le principal adversaire au président Hosni Moubarak, arrivant loin derrière lui lors de la première présidentielle pluraliste, en septembre 2005.

Infatigable, charismatique, il avait sillonné l'Egypte à l'occasion de la présidentielle, lançant des critiques au vitriol contre le président égyptien sa famille et son régime, dénonçant "vingt quatre ans d'oppression, de crise économique et de chômage".

En août, M. Nour avait appelé depuis sa prison Barack Obama, alors candidat démocrate à la Maison-Blanche, à soutenir les droits de l'Homme, notamment dans le monde arabe, dans une lettre publiée par le quotidien indépendant Al-Masri al-Yom.

Dans un entretien avec l'AFP depuis la prison, M. Nour avait indiqué l'an dernier qu'il avait non seulement été victime "d'assasinat politique" mais qu'il avait été soumis à "une destruction physique", affirmant que le régime voulait sa mort en prison.

En mai, il avait été interdit de publier des articles dans la presse depuis la prison. On lui avait déjà interdit de recevoir et d'envoyer des lettres, une mesure qui selon son épouse montrait une "détermination à le priver de tous ses droits de prisonnier".

Washington avait dénoncé sa détention comme une grave "erreur judiciaire" et l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice s'était prononcée en faveur de sa libération.

La libération de M. Nour est survenue moins d'une semaine après une visite à Washington du chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit.

Dans un éditorial, le Washington Post, demandait lundi que le nouveau président américain exige de M. Moubarak notamment la libération d'Ayman Nour et la levée des charges qui pèsent sur l'universitaire égypto américain Saad Eddine Ibrahim avant de songer à une visite officielle du chef de l'Etat égyptien à Washington.
Publié le Vendredi 20 février 2009 à 9:02:32 pm
Par NIAKHAPP
Mamadou Niang reprend du service ! Après une blessure qui l’a éloigné des terrains pendant près de trois mois, l’attaquant sénégalais de l’Olympique de Marseille a retrouvé la joie de taper sur un ballon. C’était hier, en coupe de l’Uefa.

Il est revenu. Il est redevenu le même. Malgré une période d’indisponibilité qui l’a écarté des terrains pendant exactement 75 jours, Mamadou Niang a retrouvé le sourire et la pelouse du Vélodrome. Il a repris du service, lui qui avait faim de ballon. Et pour un retour, c’est un gros morceau qui lui a été servi en guise de plat d’entrée : la coupe de l’Uefa. Titularisé sur le front de l’attaque d’une équipe qui a longtemps pleuré son absence, Mamad’ a ravi son public. Face au Fc Twente, une équipe hollandaise, en match comptant pour les seizièmes de finale aller de la coupe de l’Uefa, Niang a pris une vingtaine de minutes pour lever ses doutes. D’abord par une tête (20e), dont Boschker, le gardien adverse, dût sortir le grand jeu pour écarter le danger. Puis, la seconde alerte siglée “Niang” intervient après un but des visiteurs refroidissant Marseille (22e). L’action en question, c’est du “Niang” dans le texte. Une signature authentique. Jugez-en le commentaire “on line” du direct du site de L’Equipe : “Sur sa première offensive suivant le but néerlandais, tout le Vélodrome croit à l'égalisation sur un rush de Niang dans l'axe des 20 mètres mais Douglas et Boschker s'en sortent finalement en deux temps.” Un raté qui fait ressortir sa grimace habituelle, mais dont l’exécution rassure les travées du Vélodrome tout heureux de le revoir reprendre ses chevauchées en direction de la surface adverse, droit…au but. Pour les supporters phocéens, revoir le sénégalais ne saurait être que rassurant, d’autant que tous ceux qui se sont essayés à l’intérim du Lion n’ont que trop peu assuré. De Koné à Wiltord en passant par Brandao ou Samassa. C’est d’ailleurs à ce dernier qu’il a cédé sa place, sous les acclamations du public, peu après l’heure de jeu, après qu’il, logiquement, baissé de régime après la mi-temps. S’il n’a pu signer son retour par une prestation fantatistique, c’est qu’il est à court de compétition, la faute à une fracture de l’orteil droit, contracté le 6 décembre dernier. Un si lointain souvenir, déjà. Malgré l’inquiétante défaite (1-0) à domicile qui a sanctionné la partie, on loue sa patience et pardonne ses ratés. L’on s’attend à ce qu’il remette les pendules à l’heure lors du match retour et l’on repart du stade du Boulevard Michelet en retenant son retour et ses buts à venir. “Il nous a manqué !”, a clamé Gerets. Beau témoignage venant d’un entraîneur. Mais “rien que ça”, risque-t-il de se voir rétorquer, du côté du Vieux Port. Car, c’est vrai qu’il a manqué.




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