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Publié le Dimanche 20 mai 2007 à 10:36:13 pm
Par NIAKHAPP
La police de Montréal et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont ouvert une enquête pour élucider le ou les auteurs de menaces de mort proférées depuis quelques semaines à l'endroit de Aziz Fall, un politologue sénégalais vivant à Montréal, a-t-on appris de source sûre. Selon M. Fall, les menaces de mort dont il est l'objet et qui sont proférées sous forme de coups de téléphone à son domicile --le plus récent remonte à une dizaine de jours-- font suite à la campagne qu'il mène au sein d'un collectif pour faire la lumière  sur l'assassinat de l'ancien président burkinabé, Thomas Sankara en octobre 1987

Enseignant les relations internationales à l'Université du Québec à Montréal et à Mc Gill, M. Fall qui craint pour la sécurité de ses trois enfants, coordonne avec un collectif de plus de 21 avocats, depuis plus de sept ans, la première campagne africaine contre l'impunité ‘'Affaire Thomas Sankara''.

En avril 2006, le Comité des droits de l'Homme des Nations unies avait suivi la requête du groupe en demandant au gouvernement burkinabé d'élucider les circonstances de la mort de Thomas Sankara.

Auteur de plusieurs écrits comme la critique annotée des 200 points du NEPAD et membre fondateur du Groupe de recherche et d'initiative pour la libération de l'Afrique (GRILA), Aziz Fall est une personne ressource régulièrement consultée par les médias, les cercles politiques et civiles.

Publié le Dimanche 20 mai 2007 à 8:30:00 pm
Par NIAKHAPP

Le projet de grâce au bénéfice de la notaire de l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, Me Nafissatou Diop, ne date pas de ces jours. En effet, les lenteurs constatées dans la matérialisation de cette volonté de Me Wade s'expliquent par des réticences, lesquelles sont l'œuvre de personnes qui ne voulaient pas donner l'impression d'avoir perdu une bataille

La sanction de cinq ans de suspension alors infligée à la notaire de l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, Me Nafissatou Diop, a été levée par arrêté du ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, ont annoncé, hier nos confrères de L'As. Mais, derrière cette mesure se cachent nombre de tractations et interventions qui ont failli faire capoter le processus qui a poussé le président de la République, Me Abdoulaye Wade, et le Garde des sceaux à adopter cette démarche, synonyme de la réparation d'une injustice. «La levée de sanction est le fruit de manœuvres menées par diverses personnalités, qui se sont investies pour faire comprendre au chef de l'Etat qu'un tort a été fait à la notaire. Surtout qu'elle n'a jamais demandé à prendre part aux négociations de Reubeuss, qui lui valent tant de souffrances», avisent des personnes ayant pris part aux interventions.

En effet, parmi les intervenants, l'on cite l'Association des juristes africaines mais, «la lettre qu'un magistrat du nom de Ousmane Kane en service en Suisse, au Tribunal arbitral du sport (Tas), a beaucoup contribué à reconsidérer la position du chef de l'Etat». A ceux-là s'ajoutent des membres de l'entourage proche de Me Wade dont le plus en vue est son directeur de Cabinet, le ministre d'Etat Souleymane Ndéné Ndiaye. D'après les confidences de nos interlocuteurs, «l'immixtion de M. Ndiaye dans le dossier a beaucoup pesé sur la balance». Mais, non sans créer «des heurts entre des membres du Cabinet présidentiel et le ministre d'Etat, Cheikh Tidiane Sy». Selon certaines sources, ce dernier n'a pas digéré que les premiers plaident en faveur de la notaire. D'où «sa position de ne pas démordre de sa volonté de maintenir la sanction». D'ailleurs, cette opposition du ministre «est à l'origine du premier projet de décret du Président» pour gracier Me Nafissatou Diop. Mais, «cette piste est vite évacuée par le conseiller juridique du chef de l'Etat, qui voit en cette procédure beaucoup de complications. Il avise que la grâce nécessite une demande de la part de la notaire. Ce que Me Nafissatou Diop n'a pas accepté de faire, malgré les interventions pour la convaincre à introduire une demande de grâce».

OPPOSITION DE CHEIKH TIDIANE SY

Ainsi, devant cette impasse et compte tenu de la volonté du chef de l'Etat de prendre de la hauteur et de réparer l'injustice subie par l'amie de Idrissa Seck, son conseiller juridique explore une procédure plus simple. Laquelle, poursuivent nos sources, s'inspire de «la loi qui permet au ministre de la Justice de retirer son arrêté de sanction dans les 45 jours qui suivent sa notification. Ce qui ferait tomber tous les effets de la sanction». Cette formule du conseiller de Me Wade est retenue mais, «Cheikh Tidiane Sy s'y oppose». Cette attitude du Garde des sceaux s'explique par le fait qu'il «ne veut pas donner l'impression d'être désavoué ou qu'il sorte perdant de son combat contre la notaire». Toutefois, Cheikh Tidiane Sy «ne manque pas de trouver un raccourci pour ne pas porter le bonnet d'âne», soulignent nos sources. Ainsi, l'on révèle qu'il «a demandé au président de la Chambre des notaires, Me Moustapha Ndiaye, d'adresser une demande de grâce auprès du chef de l'Etat. La correspondance lui est imputée, mais le format de la lettre ne l'agrée pas. Car, il trouve que les termes utilisés dans la lettre sont inconvenants». Ainsi, rapportent nos sources, le ministre a demandé à Me Ndiaye de reprendre le courrier. Ce qui «a été fait en des termes voulus par Cheikh Tidiane Sy». Et ce dernier de retirer son arrêté de sanction qui annule la mesure de suspension initialement décrétée. Les maintes tentatives de joindre le ministre de la Justice n'ont pas abouti.

Même si les notaires se réjouissent de cette mesure, ils ne digèrent pas la gestion du Cabinet de Me Nafissatou Diop par son collègue, Me Boubacar Seck chargé d'assurer l'intérim. Des sources proches de la Chambre des notaires se plaignent que «cet intérimaire ait laissé des plaies, en ce sens qu'il a eu des prétentions très gourmandes sur les affaires de sa collègue».

Me Nafissatou Diop que nous avons jointe au téléphone, hier, veut «garder le silence». Avant de nous recommander de prendre contact avec ses avocats. C'est Me Dior Diagne, actuellement en France, au Festival international du cinéma de Cannes qui porte la voix de sa cliente : «J'ai appris la levée de la sanction ce matin (Ndrl : hier). On n'a pas encore reçu la notification. La sanction était lourde, mais nous remercions le président de la République pour sa magnanimité. Les mêmes remerciements vont aussi au ministre de la Justice, car s'il s'était opposé, on serait en difficulté, sans compter Souleymane Ndéné Ndiaye et certains leaders de l'opposition. Mais, la mention spéciale est décernée au peuple sénégalais, qui a partagé la douleur avec Me Nafissatou Diop. Bien que cette dernière ait su garder toute sa dignité face à l'épreuve.»

Publié le Dimanche 20 mai 2007 à 5:15:46 pm
Par NIAKHAPP

Les autorités espagnoles ont rapatrié samedi soir un total de 600 immigrants clandestins sénégalais, entrés illégalement en Espagne la semaine dernière, a appris dimanche APA de source officielle à Madrid. Les 600 immigrants sénégalais font partie d'un groupe de 750 clandestins rapatriés vers leur pays d'origine après avoir été interceptés par les forces de sécurité espagnoles à leur arrivée aux îles Canaries à bord d'embarcations de fortune, a déclaré à la presse le ministre espagnol de l'intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.

M. Rubalcaba a mis en exergue « l'aide inestimable du gouvernement sénégalais » qui a accepté le rapatriement de ses ressortissants.

Selon lui, d'autres pays africains collaborent avec son pays dans la lutte contre l'immigration clandestine, notamment le Maroc, la Mauritanie, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry et le Mali.

Le flux des immigrants clandestins africains vers les îles Canaries a repris de plus belle la semaine dernière avec l'arrivée de plus d'un millier d'immigrants, qui ont profité de l'amélioration des conditions climatiques pour traverser l'Atlantique des côtes du Sénégal et de la Mauritanie vers l'archipel canarien.

Le ministre espagnol a annoncé le rapatriement dans les prochains jours du reste des immigrants clandestins interceptés la semaine dernière après leur arrivée aux côtes des Canaries.

M. Rubalcaba a averti les mafias de l'immigration clandestine que « tous ceux qui entrent illégalement en Espagne en sortiront ». « Nous l'avons dit la semaine dernière et nous l'avons fait », a-t-il relevé.

En 2006, plus de 31.000 immigrants clandestins, en majorité originaires de pays de l'Afrique subsaharienne, sont arrivés aux îles Canaries à bord d'embarcations de fortune.

Les immigrants clandestins avaient atteint les rivages de l'archipel à bord de pateras (petites barques de pêche) ou de cayucos (grandes pirogues).


Publié le Samedi 19 mai 2007 à 2:29:41 pm
Par NIAKHAPP

Le Centre hospitalier universitaire (Chu) Aristide Le Dantec va de mal en pis. Sa situation financière qui se détériore de plus en plus avec une dette d'un milliard 300 millions de francs Cfa n'est pas sans conséquences sur son fonctionnement. C'est ainsi que son bloc opératoire est fermé depuis hier, le compresseur qui produit l'air comprimé nécessaire aux appareils d'anesthésie étant tombé en panne. En fait, le matériel installé ne bénéficie plus d'entretien régulier, la Segoa, société chargée de l'entretien du matériel, courant derrière ses factures impayées de l'ordre de 150 millions de francs Cfa.

Sous peu, le Centre hospitalier universitaire (Chu) Aristide Le Dantec ne sera plus en mesure d'administrer nombre de soins pour lesquels il est très couru à cause de l'expertise de ses médecins. Le Chu n'arrive plus à fonctionner correctement, car il a auprès de ses fournisseurs une ardoise d'un milliard 300 millions de francs Cfa. Et ces derniers, qui tardent à rentrer dans leurs fonds, se montrent de plus en plus réticents à honorer leurs engagements vis-à-vis des marchés qu'ils ont gagnés au niveau de l'hôpital. La situation est si préoccupante que Le Dantec est en train de payer cash, dans son fonctionnement, ce déficit financier qu'il traîne.
Déjà, révèle une source très au fait du dossier, le bloc opératoire de l'hôpital est fermé depuis hier. Ceci, explique notre interlocuteur, ‘est dû au fait que le compresseur qui produit l'air comprimé nécessaire aux appareils d'anesthésie est tombé en panne'. Conséquence, se désole notre source : ‘On n'arrive plus à faire ni les urgences, ni les opérations réglées qu'on appelle opérations à froid.' Plus grave, selon toujours notre interlocuteur, ‘la Segoa Air liquide qui doit procéder aux travaux de dépannage du compresseur, estime qu'il faudrait au moins un délai d'une semaine à dix jours pour pouvoir définitivement le réparer'. Ce qui est une catastrophe au niveau des urgences.

L'Hôpital Le Dantec va de mal en pis. Sa situation financière qui se détériore de plus en plus n'est pas sans conséquences sur son fonctionnement. Ainsi, le matériel installé ne bénéficie plus d'entretien régulier. ‘Le matériel installé n'est pas entretenu. La Segoa, chargée de l'entretien du matériel, court derrière son argent. En effet, l'hôpital lui doit 150 millions de francs Cfa', révèle notre interlocuteur. En réaction à cette information, le directeur des Etablissements hospitaliers confirme la dette de l'hôpital Le Dantec. Selon Mame Abdoulaye Guèye, c'est une situation liée à l'environnement interne. ‘Quatre-vingt pour cent des Sénégalais ne bénéficient pas de couverture médicale. De fait, les patients payent un an après ou certains même ont une exonération et vu les charges de la structure, cela se comprend', dit-il. Selon M Guèye, cette situation se gère et on n'a pas à cacher les états financiers de ces structures sanitaires.

La situation des hôpitaux de Dakar est préoccupante. Si certains arrivent à sortir la tête de l'eau à l'image de l'hôpital Principal qui inaugurait dernièrement son Irm (Imagerie à résonance magnétique), appareil plus performant que le scanner et qui revient à 1 milliard 400 millions, d'autres pataugent dans la boue en traînant une ardoise de plus d'un milliard. D'où le manque de cohérence de la politique de l'Etat en matière de santé, que ne manquent pas de souligner des spécialistes qui ont requis l'anonymat. Selon eux, les autorités ont des difficultés à sérier les priorités : ‘En offrant un appareil Irm d'une valeur d'un milliard 400 millions à l'hôpital Principal, l'Etat savait que le Dantec traînait une dette de plus d'un milliard. On dépense près d'un milliard et demi pour satisfaire une minorité au détriment de la communauté.'

Publié le Mardi 15 mai 2007 à 12:00:00 am
Par NIAKHAPP

Les consommateurs et autres usagers de la Senelec doivent encore prendre leur mal en patience. Réunis avant hier à une journée de réflexion, les cadres de la Senelec préviennent que si rien n'est fait pour procurer de l'argent frais à la Senelec, le pays va, sous peu, sombrer dans le noir.

Il y avait peu de bavardages avant-hier, lors de la journée dite de réflexion du Syndicat des cadres de la Senelec (Sycas). De 9 h à 16 h, une trentaine de cadres de cette société qui plonge depuis quelques mois le pays dans le noir, n'avait qu'un seul point majeur à l'ordre du jour : ‘Quelle solution à la crise énergétique qui frappe le pays ?' ‘Cette crise, comme tout le monde le sait déjà, perdure. Et elle prend une allure très inquiétante. Elle est en train de s'approfondir. Si rien n'est fait, d'ici peu de temps, elle va complètement compromettre la stabilité de la société. Plongeant du coup le pays dans le noir', a prévenu le secrétaire général du Sycas, Daniel Sarr. ‘Nous avons identifié le problème sur le plan institutionnel, stratégique, organisationnel et sur le plan logistique. Il en ressort qu'il y a des mesures urgentes à prendre aussi bien au niveau interne qu'externe. Il reste beaucoup de choses à faire', souligne Daniel Sarr. Selon lui, en tant que cadres de la société, ils ont trouvé la nécessité de se réunir pour tirer la sonnette d'alarme.
Daniel Sarr et ses camarades sont ainsi au regret d'annoncer aux consommateurs et autres usagers de la Senelec qu'ils doivent encore prendre leur mal en patience. La solution de l'équation troublante des délestages est loin d'être réglée. La société est confrontée à un sérieux problème de trésorerie, souligne-t-on. ‘La Senelec manque de liquidités. Et il faut de l'argent tout frais pour sauver les meubles. Sinon, d'ici peu de temps, le pays va sombrer dans le noir', préviennent les cadres de la société d'électricité. D'après eux, il y a, à l'heure actuelle, un sérieux problème de combustible auquel est confrontée la société. ‘Les délestages continueront toujours à exister tant qu'on ne règle pas ce problème de trésorerie qui va permettre de régler, une fois pour de bon, ce problème d'approvisionnement en combustible', soutient Daniel Sarr. Et selon lui, seul l'Etat doit mettre en œuvre une politique rationnelle de sortie de crise, en versant de l'argent frais à la société.

Mais, aussi et surtout en procédant à la réorganisation de cette société qui cherche à voler de ses propres ailes depuis 1980. ‘Dans une équation à une solution globale, si vous réglez un aspect, tout en ne trouvant pas de solution aux autres, le problème va demeurer. Aujourd'hui, nous avons évacué la problématique des investissements, notamment avec la réalisation de la centrale C 6 et celle de Kounoune qui sont déjà en marche. Beaucoup d'efforts ont été faits à l'interne sur le plan organisationnel. Seulement, la question de la trésorerie demeure. Et sans la résolution de celle-ci, il sera difficile de mettre fin aux délestages', argumente le secrétaire général du Sycas.

Poursuivant son réquisitoire, il soutient que les cadres de la société ont ‘interpellé l'Etat pour qu'il fasse une clarification de la situation institutionnelle de la Senelec. Une des solutions qu'il faut prendre le plus tôt que possible, c'est la recapitalisation de la société afin de mettre en œuvre les réformes telles qu'indiquées'. Ces réformes représentent, soutient-il, des pistes de réflexions qui peuvent constituer une solution définitive de sortie de crise de la Sénélec.

Interrogé alors, sur la rumeur qui fait état de la privatisation en vue de la société, Daniel Sarr fait savoir que leur posture de cadre ne leur permet pas de cultiver des rumeurs. Et se limite à rappeler qu'il y a eu un projet de réforme qui avait été soumis à l'ensemble du personnel de la Senelec. ‘Cette réforme vise deux aspects : un aspect industriel et un aspect financier. Ce projet a été profondément discuté avant d'être soumis à l'autorité. Le document existe. Une ‘Task force' à laquelle nous devrions prendre part, devait être mise en place au niveau ministériel pour continuer de donner notre point de vue', fait savoir le secrétaire général du Sycas. Pour le reste, Daniel Sarr demande de se rapprocher de la direction générale ou de l'autorité supérieure pour en savoir plus. Alors que fait l'Etat ? ‘Je crois savoir que l'Etat a pris en charge le problème. Mais nous ne l'avons pas encore senti. A part l'accompagnement qu'il fait pour nous aider à faire face à l'achat des combustibles, on ne sent pas l'Etat', soutient le secrétaire général de la Sycas. L'Etat procède à une compensation et non à une subvention puisque celle-ci est interdite, clarifie l'un des cadres qui épaulaient ainsi le secrétaire général tenaillé par les questions des journalistes.


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