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Publié le Vendredi 11 mai 2007 à 12:00:00 am
Par NIAKHAPP

1. tomber amoureux

2. rire jusqu'à en avoir mal au ventre

3. trouver un tas de courrier quand on rentre de vacances

4. conduire dans un endroit ou les paysages sont magnifiques

5. écouter sa chanson favorite à la radio

6. se coucher dans son lit en écoutant tomber la pluie

7. sortir de la douche et s'envelopper dans une serviette toute chaude

8. Réussir son dernier examen

9. Prendre part à une conversation intéressante

10. Retrouver de l'argent dans un pantalon non utilisé

11. Rire de soi même

12. Prendre un bon repas entre amis

13. Rire sans raison particulière

14. Entendre accidentellement quelqu'un dire quelque chose de bien sur soi

15. Se réveiller en pleine nuit en se rendant compte qu'on peut encore dormir quelques heures

16. Observer un coucher de soleil

17. Écouter la chanson qui rappelle cette personne spéciale dans sa vie

18. Recevoir et donner le premier baiser

19. Sentir des picotements dans le ventre quand on voit cette personne si spéciale
20. Passer un bon moment avec ses amis

21. Voir heureux les gens qu'on aime

22. Porter le gilet de la personne aimée et sentir encore son parfum

23. Rendre visite a un vieil ami et se rendre compte que les choses n'ont pas changé entre nous

24. Entendre que l'on nous aime.

Publié le Jeudi 10 mai 2007 à 11:00:00 pm
Par NIAKHAPP

Certes, les exemples de femmes vertueuses, méritoires et dont la vie est très édifiante aux yeux de l’Islam sont légion.


Le texte coranique, à ce propos est, on ne peut plus clair.

D’un côté, le Coran condamne sans équivoque les pratiques discriminatoires à l’endroit des femmes. La sourate 16 " An-Nahli " (Les Abeilles) au verset 59, dénonce avec la dernière rigueur les pratiques des idolâtres qui s’estimaient déshonorés par la naissance d’une fille en ces termes :

"Il se cache des gens à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement !"

La sourate 81 " At-Takwir ". La sourate "L’obscurcissement" au verset 9, quant à elle, pour le même délit, prononce une interrogation qui est en fait une condamnation sans appel :

"Pour quel péché a-t-elle été tuée ? "

D’un autre côté, le texte coranique fonde un statut de l’être humain qui exclut toute idée de discrimination entre hommes et femmes. Aux deux catégories, le texte oppose les mêmes devoirs et obligations et promet les mêmes récompenses ou punitions pour les mêmes actes. Dieu dit :

"Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a crées d’un seul être, et, de cet être tira son conjoint, et de leur union fit proliférer tant d’êtres humains, hommes et femmes ! Craignez Dieu au nom de Qui vous vous implorez mutuellement assistance ! Respectez comme il se doit, les liens du sang ! Le Seigneur a l’œil constamment sur vous". Sourate 4 " An-Nisa " (Les Femmes) verset 1).

Dès lors, il est clair qu’aux yeux de Dieu, les hommes et les femmes sont également placés devant les mêmes impératifs. Il n’y a en lice que des êtres humains, des créatures de Dieu qui, chacun et individuellement, sont responsables de leurs actes dont ils répondront personnellement. Cela signifie, qu’à l’égal de l’homme, la femme peut accéder aux mêmes récompenses pour les mêmes actes ou endurer les mêmes sanctions pour les mêmes manquements.

D’ailleurs, partout où le texte coranique parle aux hommes, il parle parallèlement aux femmes :

" Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, ceux et celles qui obéissent totalement, ceux et celles qui sont véridiques et sincères, ceux et celles qui font toujours preuve de patience, ceux et celles qui sont profondément recueillis, ceux et celles qui font l’aumône, ceux et celles qui observent le jeûne obligatoire, ceux et celles qui voilent leurs parties honteuses, ceux et celles qui ne cessent d’invoquer Dieu, ceux-là, Dieu leur a préparé une absolution et une récompenses énormes". Sourate 33 " Al Ahzâb " (Les Coalisés) verset 35.

La femme, en Islam, a donc un statut de pleine majorité, de pleine maturité, de pleine responsabilité. La conséquence est que nos sœurs en Islam doivent, au même titre que leurs compagnons être correctement édifiées sur tout ce que leur religion exige d’elles en terme de bonne conduite, d’actes méritoires, de dévotion, bref, de pratiques cultuelles.

Il peut donc être intéressant de proposer à leur méditation, la vie et l’œuvre de Sokhna Diarra. Ce sera, à coup sûr, une source d’inspiration inépuisable dont elles pourront tirer les ressources susceptibles de les aider à bien conduire leur vie dans le but de gagner les félicités éternelles.

Certes, les exemples de femmes vertueuses, méritoires et dont la vie est très édifiante aux yeux de l’Islam sont légion. Toutes ont eu une vie exemplaire à tout point de vue et peuvent être citées en exemple.



EXEMPLES DE QUELQUES FEMMES VERTUEUSES

Nous distinguerons entre autres :


1- Mariama (Marie) :la vertueuse Mère de Seyyidina Insa


D’une pureté et d’une chasteté sans égales, elle s’est distinguée dès sa plus tendre enfance par son engagement à servir le culte de l’UNIQUE dans son Temple dont elle avait pris en charge l’entretien. Il s’agit là d’un privilège unique car le principe voulait qu’on n’acceptât au service de ce lieu de culte que des garçons.

Quand on sait qu’elle est née d’une mère dont la soumission totale à Dieu est attestée, l’on n’est point surpris qu’elle soit dotée de toutes les vertus qui la distinguent. Elle avait l’habitude de jeûner le jour et de passer ses nuits en méditations ferventes. Toute au service du Dieu Unique, sans jamais rien lui associer, elle s’en est toujours entièrement remise à Lui pour l’assurance de sa subsistance.

Lorsque Dieu décida de l’élever au rang de Mère de son Esprit, Seydina Insa (Jésus), un des " Prophètes doués de Constance " (Ûlul CAzmi), ce sont les Anges qui le lui notifièrent en ces termes :

"Ô Marie, Dieu t’a élue, t’a purifiée et t’a élevée au-dessus des femmes des humains" (Sourate 3 " Al-Imrân ", La Famille d’Imrân, verset 42).

Cheikh Ahmadou BAMBA a célébré sa piété dans son panégyrique "Fuzti".

Bienheureuse Marie que, déjà de son vivant, Dieu a élevée au-dessus des femmes des humains !


2- La vertueuse Khadidia


Elle est la première femme à embrasser l’Islam. Cet acte est d’autant plus méritoire qu’il s’est passé à une époque où cette religion encore balbutiante avait les pires difficultés à s’implanter. Elle n’a rien épargné pour le triomphe de la Vraie Foi, pas même son immense fortune qu’elle a entièrement mise au service de la Mission de l’Elu de DIEU (Paix et Salut sur Lui.)

Par une éducation très poussée elle avait acquis des traits de caractères dignes d’éloges. Son intelligence remarquable, sa pudeur exemplaire et sa profonde sagesse lui ont valu l’élogieux et significatif surnom de "Tahirah" c’est à dire La Pure.

Elle fut la première épouse du Prophète, tout comme elle fut la première à attester de l’authenticité du Message révélé à son illustre époux. Son rôle fut immense et déterminant dans les moments difficiles du début de la Mission. Elle a été un havre de paix auprès duquel le Messager (P.S.L) a trouvé, par la grâce de Dieu, la consolation, la compréhension et le soutien indéfectible dans les pénibles moments de persécutions et d’ agressions de la part des ennemis de l’Islam.

Que Dieu soit satisfait d’elle.

Publié le Jeudi 10 mai 2007 à 9:00:00 pm
Par NIAKHAPP
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Ce service que Cheikh Al Khadîm a rendu à Son Maître Mouhammad (Paix et Salut Sur Lui) est guidé par un mobile très particulier : L’Amour ardent de la Personne du prophète. Ceci a été une préoccupation en lui telle qu’il en a fait la sollicitation à DIEU dans ses prières intenses à l’instar de celle-ci :e

"pérennise mon Amour envers TOI et envers la Meilleure des créatures"

Le service, est marqué par le désintérêt auquel le serviteur s’est résolu à observer . Il a en outre déclaré que ni l’exaucement d’un quelconque vœu ou de quelque besoin que ce soit n’ont motivés son service envers l’Envoyé de DIEU ( Paix et Salut Sur Lui) .Car dira-t-il

« La raison de Mon Service envers le Prophète est un Amour Intime de l’Essence de son Etre »

« Le Motif de mes éloges envers le Prophète est exclusivement un Amour ardent de sa Personne »

Le Serviteur trouvera ainsi une abondante matière à travailler mais une tâche des plus difficiles face à la Noblesse, au Rang et au Statut du Plus Louangé (AL Mahmûd) ( Paix et Salut Sur Lui) .

Il trouva aussi un terrain déjà occupé par d’éminents chantres qui avaient laissé une réputation d’excellence . Le Serviteur du Prophète cheikh Ahmadou Bamba Khâdimu-r-Rasûl prendra même le soin de rendre hommage à ces illustres précurseurs qui ont tenté de magnifier son Ami et Bien-aimé. Car, à l’endroit de Kacb, Hassân et Bûsayr pour ne citer que les plus célèbres il dira " les poèmes de chacun d’eux sont imbus de lumières et de secrets " .

Le Prophète, détenteur de tous les bienfaits était devenu La Porte incontournable pour tous ceux qui désirent obtenir de leur SEIGNEUR quelque faveurs que ce soit. C’est pourquoi, de tout le temps, il ne manquait jamais des gens qui s’adonnaient à son service et ce matin et soir. Cependant, quelque soit l’excellence des loanges adréssées au Prophète( Paix et Salut Sur Lui) , elles étaient en reste par rapport à la stature du destinataire, et le fossé n’était pas petit , et Le Cheikh d’ajouter :

"Cependant les poètes sont de tout temps impuissants à rendre convenables ses Eloges comme l’incapacité des doigts de toucher la sphère céleste" (Mimiyah V 44).

Ainsi il s’attelera à faire les panégyriques et les louanges de celui à qui DIEU l’avait gratifier de la connaissance de son Essence, de son Secret. C’est comme si, son SEIGNEUR l’avait privilégié en lui inspirant les Paroles qui se conformaient au rang de la Meilleure Créature. Il dit s’adressant au Prophète.

"A Toi ma langue ainsi que mon coeur je ne compose pas en devinette à l’instar des poètes(Cf les Dons du profitables V43)

Dans chacun de ses poèmes, il a fait du Panégyrique un moyen de procurer la joie à L’Elu, des louanges dont la teneur, la sincérité ainsi que la conformité des propos arrachent l’adhésion même du Patron à qui il s sont destinés, comme l’affirme le Cheikh :

"Quand je fais l’éloge de L’Elu le plus Pur (Al Muçtafâ) il est enchanté et affiche le sourire sur lui les deux saluts de celui qui me preserve de son détracteur" (Cf. Les dons du dignes de reconnaissance).

"L’ETERNEL t’ enchante par mon écrit à titre de considération même si je me trouve éloigné de la terre de Médine" (cf. les Prémices des Eloges vers 104)

Comment ne pas forcer l’admiration et afficher le sourire face à ces louanges dont la pureté et la blancheur défient l’éclat. Des éloges dont la splendeur fait oublier la beauté des perles les plus précieuses . Ces Extraits sans commentaire tirés dans différents titres seront suffisants pour en témoigner .

Tu as la primauté et la précellence, ô toi le Meilleur Seigneur auprés de l’UNIQUE DOMINATEUR, le MAITRE TRES-HAUT des créatures !

A Toi la connaissance, les Actions et le Bien tous ensemble ; sur Toi la Bénédiction de DIEU ; Toi qui es au-Dessus de l’espèce (Adamique)

A Toi l’avantage, Toi qui es le Choisi le Meilleur (Al Mukhtâr), ô Toi le Seigneur des Créatures ! sur Toi la Paix de DIEU qui a éffacé l’avilissement

Tu es certes le Guide des envoyés, de source autorisée, ils T’ont reçu lors de ton Voyage (Isrâ’) et chacun a prié (derrière Toi)

Tu as porté le Vêtement de l’Honneur, de la Précellence et de l’Eminence et il y’a en Toi des Qualités Morales qui sont Au-Dessus de tout. (cf les prémices des éloges vers 64 à 68)

Il est Très Magnifique, ne mesurez personne à Lui, Il est le Chef de l’Assemblée des Prophètes

Le Soleil des soleils, le Chef des chefs, le Meilleur Compagnon de l’Assemblée des Saints

Le remède des coeurs, la Lumière des demeures, la Lune des lunes dont la Clarté est évidente

Il est le Sauveur du reconnaissant, le Lion de l’ingrat qui expulse le rebelle qui manifeste sa haine

Le Paradis du bien-guidé, l’Enfer du transgresseur, Celui dont la Précellence est évidente aux yeux des intelligents

Réparateur des fautes, Possesseur des Dons manifestes, il est le Guide des créatures, sans extravagance

(Cf. Les dons du profitables vers 73 à V78)

C’est à cause de sa Lumière cachée en Adam que les Anges de son MANDANT se sont prosternés devant cet Aïeul

Il revient à l’Elu le Plus Pur (Al Muçafâ), la Meilleur Créature de DIEU, un Avantage que n’a aucun autre chef, si éminent soit-il

Il posséde Auprès de DIEU un Secret que ni humain, ni génie, ni ange ne connaissent, ceci est un Mystère Inviolable

Les Prophètes, ainsi que l’ensemble des Envoyés, ont obtenu grâce à Lui Satisfaction, alors qu’Il était encore dans sa Cachette

Ils ont obtenu grâce à Lui, avant sa Naissance, des Dons qui rendent jaloux tous les autres en dehors d’eux et ahurissent les honorables

Ils est l’Illustre Honorable (Al Karîm) qui n’a jamais cessé d’être Choisi parmi les Seigneurs dont chacun est prestigieux (cf. Mimiyah vers 83 à 88)

Ô TOI l’INSPIRATEUR Qui favorises d’une Issue Heureuse ! accorde Prière et Salut à cette Créature qui est Au-Dessus des autres, tant par le protrait Physique que par les Qualités Morales

Il était de Taille Moyenne, de Constitution manifestement Harmonieuse ; Il n’était pas de corpulence excessive et n’était ni brun, ni blanc

Il n’était pas potelé, ne marchait pas de guingois, en vérité, il était Au-Dessus de quiconque descendait d’Adam

Il surpassait tout le temps quiconque marchait à coté de Lui, Il avait la Pointrine Large et ne riait qu’en souriant

Il était Distingué, Changeant [par ses différents Traits], sa Blancheur était légèrement mélée de rougeur, Il avait des Cils abondants, il avait des Dents escapées, mais éclatantes

Il laissait échapper un Sourire dont l’éclat était comme un éclair ou un grain de nuage et son Rire dissipait les ténèbres, tels des flambeaux dans les obscurités

Sa Figure était ronde, Il avait un Ventre fin, Il était Radieux, Splendide, d’un Teint coloré, Il articulait harmonieusement ses Propos

Ses Joues pures semblaient être couvertes d’un liquide doré, Il avait une Statuture svelste, son nez avait une belle forme

Il avait l’Oreille parfaite, de beaux Yeux, des Dents trés bien rangées, d’une blancheur éclatante, d’eux incisives séparées avec élégance et un Visage qui effaçait l’angoisse

Il est manifestement la Plus Parfaite des créatures, du point de vue Physique et Moral ; jamais on n’a vu et point on ne verra son égal, dans ses habitudes

Notre Plus louangé (Ahmad) est notre Miséricorde ; notre louangeant (Al Hâmid) est notre Bienfait ; notre louangé (Al Mahmûd) qui est notre Joie, a une Générosité qui défie les averses (Cf L’attirance des Coeurs vers 61 à V71)

Au delà de la beauté extraordinaire de ces paroles , et de leur agréable déclamation, elles occupaient une place très importante dans la mission du serviteur. Elles ont été une plaidoirie éloquante devant les ennemis de la religion de DIEU, les colonialistes français acolytes de satan.

En sortant de sa demeure bâtie sur la terre de Djolof (Mbacke Bâry) le 18éme jour du mois lunaire de SAFAR 1313H. (10 août 1895) il confirmera cette fonction sur le chemin dans un excellent et pathétique poème de métrique Tawîl poème débutant par "je marche avec les pieux ... A l’adresse du prophète il dira :

"Mes demeures son vides, je me suis séparé des miens en faisant le panégyrique de celui dont tous les louanges sont incapables d’accéder à la hauteur de son rang"

Les épreuves que le Serviteur a endurées , les déportations, les éloignements et les persécutions de toute nature qu’il a supportés rien que pour le panégyrique de son Ami le Prophète donne incontestablement à ces louanges une une fonction de défense.

Ces poèmes sont écrits par le serviteur dans la solitude, au millieu des ennemis ,hors de sa patrie , après un voyage lointain et mouvementé. L’objectif principal étant d’élever la voix de DIEU et d’exalter les Bienfaits du Prophète (Paix et Salut sur Lui) , (Laythil cidâ) le Lion contre les ennemis . Il fut déporté au Congo français (Gabon) où il séjourna entre 1895 et 1902 dans la ligubre forêt équatoriale entre Mayumba et Lambaréné.

Quelque soit son lieu d’internement ses louanges à l’endroit du Prophéte n’avaient jamais connu d’interruption. Seul face à l’océan sur la berge de Mayumba il déclamait dans une foi agissante et une fermeté sans commune mesure des poèmes dans des thèmes comme : La glorification du Prophète, et l’exaltation de sa religion qui est au-dessus de toutes les confessions . Ces écrits jetaient l’anathème sur les associateurs dans des propos sans complaisance devant des ennemis armés jusqu’aux dents. Seul un preux est capable d’une telle initiative. Cette louange est donc synonyme de défense ; de combat dans le chemin de DIEU. Ecoutons le Cheikh nous en faire quelques révélations dans son récit (Jazâ’u-sh-shakûr) "Les Dons du Digne de Reconnaissance".

J’ai fais son Panégyrique devant celui qui n’adore jamais DIEU manifestant à ce dernier mon hostilité et ses louanges ont éffacé mes troubles

J’ai fais son éloge devant celui qui ne se prosterne jamais, Il (le Prophète) m’a comblé en réalisant mes voeux en me pourvoyant d’or

J’ai fais sa louange devant celui qui ne rend pas à DIEU un culte et Il (le Prophète) m’a chargé du salut des gens qui adorent DIEU

Ces écrits sont d’une abondance telle, qu’il serait difficile de les évaluer. Mais celui qui l’aurait rassembler et mis sur un véhicule de cinq tonnes ils le surchargeraient lourdement. Une preuve qu’ils constitue une partie essentielle du service.

La louange , l’éloge et le Panégyrique (Madh) sont accompagnés partout par la formule de prière sur le Prophète (PSL) . Il est resté fidèle à la recommandation de DIEU aux croyants de réciter des formules de prières sur le Prophète, ainsi que des formules de bénédiction. Il a dit :

« La Prière des six (mois) avec l’éloge des six(autres) lui reviennent irrévocablement, tout en suivant son exemple (le Prophète) » (cf. Les dons du Profitable V133)

Il exprime ici le fait que sa vie est entièrement consacrée au service de l’Elu en faisant son Panégyrique et en formulant des Prières sur Lui. Les recueils de prières qu’il a fait sur le Prophète ne se comptent plus. Dans les éditions de la Bibliothèque Cheikh Al Khadîm, le Recueil consacré à ses prières est très volumineux. C’est un recueil de 644 pages, contenant 111 titres en prose et versification et 7259 vers. En guise d’ illustration, un des titres du recueil intitulé « Maqaddamatul Khidma » à lui seul, regroupe 726 noms du Prophète avec des appellations dans des langues anciennes comme l’Araméen, l’Hébreux, le Syriaque et des appellations dans les ouvrages revèlés Thora (Pentateuque), Evangile et les Psaumes.

C’est pourquoi, dans tous les aspects : expression, immensité, constance, et abnégation, il est au dessus de la compétition. Les bienfaits innombrables découlant de ce service ne sauraient être énumérés. Toujours dans son récit sur la période de son éxil, il fut interné dans l’île de Mayumba pendant 5 ans. De cet internement il a obtenu des dons très manifestes qu’il relate dans son ouvrage (Jazâ’u-sh-shakûr) "Les Dons du Digne de Reconnaissance" :

"C’est durant cette période que j’ai composé un ouvrage sur lequel nul autre n’a une précellence, tant en agrément qu’en bénédiction dans la libéralité de celui qui ma préservé de la cohabitation avec les associateurs et les associatrices... []. Cet ouvrage renferme aussi des Panégyriques que les premiers n’avaient pas adressés au Prophète-Envoyé dont le service m’a procuré des dons au dessus de tout ce qu’on demande. Que la Paix, le Salut et la Bénédiction de DIEU, le TRES-HAUT, soient sur Lui, sur sa Famille et sur ses Compagnons, de la même façon qu’Il m’a favorisé sur Lui la Paix et le Salut de DIEU de privilége sans partage. Il y’a dans ce livre une belle expression arabe d’une précellence jamais atteinte auparavant et qui est telle qu’on ne l’entend que de la bouche d’un arabe de souche. Et tout cela provient de la bénédiction de Celui par qui DIEU, qu’il soi Béni et Exalté, efface le préjudice de celui qui s’adresse par sa Grâce à Lui (DIEU) dans toute sollocitation sur Lui , sur sa Famille et sur ses Compagnon que les deux saluts de CELUI QUI FAIT CE QUI LUI PLAIT et Il est CELUI Qui est en ma faveur, de la même façon qu’Il m’a préservé de tout scélérat rebelle.

C’est par cet ouvrage que DIEU, qu’Il soit Béni et Exalté, m’a fait don du Livre Sacré (Le Coran), de même qu’Il m’a efface tout ce qui, jadis était cause de préjudice et de blâmes pour moi.

C’est par cet ouvrage que se soumirent à moi les mois et les jours dans leur totalité, à la manière des êtres humains, par le Bienfait de CELUI Qui favorise qui Il veut parmi Ses serviteurs de façon particulière.

C’est par cet ouvrage que je me suis spirituellement départi des ennemis de DIEU, qu’Il soit béni et Exalté, bien que physiquement présent parmi eux, en m’éloingant d’eux par mon coeur dans cette cohabitation."

Publié le Jeudi 10 mai 2007 à 7:00:00 pm
Par NIAKHAPP


SERMON PRONONCE PAR SERIGNE SALIOU MBACKE KHALIF GENERAL DES MOURIDES AU LENDEMAIN DU GRAND MAGAL DE TOUBA CELEBRE LE MARDI 18 SAFAR 1413 H. (18 AOUT 1992) TOUBA - SENEGAL

Je cherche Auprès de DIEU une Protection contre les Malices de Satan le Lapidé. Je la mets sous Ta Protection, ainsi que sa progéniture contre la Séduction de Satan le Lapidé. (52 V36) SEIGNEUR ! Je me mets sous ta Protection contre les coups d’àiguillon des démons. Je me mets, SEIGNEUR ! sous ta Protection afin qu’ils ([es Démons) ne soient jamais présents en moi. (S23 V98)

AU NOM DE DIEU LE CLEMENT LE, MISERICORDIEUX

Que le Salut, la Paix et la Bénédiction de DIEU le TRES-HAUT, soient sur notre Seigneur et Maitre MOUHAMMAD, sur Sa Noble Famille et sur ses Vertueux Compagnons.

Que la Paix la Miséricorde et la Bénédiction de DIEU soient sur vous.

J’adresse mes salutations à tous les confrères musulmans, témoigne ma gratitude à nos confrères chefs religieux qui sont là, ensemble, honorant de leur présence notre Jour en vue de le célébrer avec nous, tel que l’honorable Yûsufa fils de Cheikh Sidiya Bâba, ainsi que nos confréree de Jamal, ceux des Niassènes, de Thiénéba, de NDiassane et de Tivaouane avec qui DIEU nous a unis par un lien de foi et des mêmes ancêtres, que ce soit de MBacké, de Affé ou des Sy nos frères sympathisants d’origine, en l’occurrence la famille de Cheikh Sadibou ; les frères et amis descendants de la famille Cheikhou Oumar ; nos frères Layènes avec qui nous avons des relations de sympathie telles qu’ils se sont toujours associés à tout ce que nous faisons ; les familles de Serigne Ahmadou Sakhir, de Serigne Ahmadou Njéguêne, à cause des relations d’amitité qu’ils sont venus perpétuer ; la famille du Chérif Cheikh Ahmadou Barro ; et tous ces alliés de SERIGNE TOUBA, de même que Serigne Pakala et la famille de Serigne Ahmadou Lamine Dem de Sokone, ainsi que l’organisation des cIbadu-Rahman, la famille de Serigne Alpha Thiombane, celle de Mame Asse Dieng et tous ceux qui sont descendants des familles religieuses.

J’adresse donc mes salutations à tous les confrères musulmans, leur témoigne ma gratitude, leur rends hommage, et présente à tous mes excuses en acceptant celles des autres.

Ensuite, j’adresse mes salutations à mes frères adeptes mourides en leur donnant des recomandations dont la première se rapporte à l’Adoration et la Crainte de DIEU.

S’agissant de DIEU, celui qui ne Le craint pas, IL a pourtant créé quelque chose qui lui fait peur et qui, en retour ne révère que DIEU. Par conséquent, chercher refuge Auprès de DIEU est la Voie qui préserve toute persoune de ce qu’elle craint ; c’est aussi celle qui lui réalise ses voeux.

Quant au fait de se souvenir de DIEU, la Sentence Prophétique rapporte : "Il n’y a pas un seul groupe de croyants qui se réunit et se disperse, n ’ayant point mentionné le NOM de DIEU, sans que leur odeur ne soit plus désagréable que la charogne". Si donc DIEU nous a rassemblés (pour la circonstance), évertuons-nous de nous souvenir de DIEU, tout en sollicitant Ses Innombrables Bienfaits pour lesquels IL n’attend qu’une demande LUI soit adressée, pour l’exaucer. Nous LUI demandons de nous favoriser de Ses Dons en Foi, en Soumission et en Bienfaisance et qu’IL déverse sur nous les Bienfaits afin que nous puissions L’adorer le plus parfaitement.

Après cela, concernant la présente circonstance, je vous témoigne toute ma gratitude, car conformément à la Recommandation de SERIGNE TOUBA voulant que ce Jour soit un Jour de Bonheur et de Réjouissance, vous l’avez observé avec nous.

Il reste à présent ce qui était pour lui une obligation personnelle et à laquelle il donnait une grande importance. Il s’agit de la cêlêbralion de la Nuit de la Naissance du PROPHETE. Celle-ci vient juste après celle du MAGAL. Il assurait Lui-même l’organisation de la Célébration et prenait le soin d’y lancer un appel auquel on venait répondre.

La Nuit de la Naissance du PROPHETE est l’une des plus importantes parmi les choses dont il est épris. Quiconque le connaît sait que cette Nuit fait partie de ce à quoi Il accorde une grande considération. C’est même les calendes du mois de la Nuit de la Naissance du PROPHETE qu’attendait quiconque sollicitait quelque chose auprès de lui -assuré dans Sa bonne humeur - qu’il aura gain de cause.

"Je m’adonne à sa vivificadon tout le mois durant" a-t-il dit.

La Célébration de la Nuit de la Naissance du PROPHETE correspond au douzième jour de ce mois. Par "mois durant", il faut entendre qu’il célèbre tout le mois de la Naissance du PROPHETE.

Si nous y parvenons dans la paix, accordons-lui une grande considération. La considération ne veut pas dire que chacun doit laisser là où il la célébrait pour venir à TOUBA. Que chacun aille plutôt passer cela là où il avait l’habitude de la célébrer. Que celui qui ne le faisait pas en forme l’intention là où il a les moyens de l’organiser ou bien qu’il aille simplement se joindre à ceux qui le célèbrent, s’associant à eux dans la mise à l’oeuvre et la vivification.

Pour ce qui reste, nous rappelons la raison de notre existence, ce pour quoi nous sommes là, à Savoir : l’Adoration de DIEU, la Crainte de DIEU, l’Evoquation de DIEU, la Reconnaissance à DIEU, l’invocation de DIEU, l’Imploration du Pardon de DIEU. Nous accomplissons tout cela, et nous nous associons à vous dans l’acquittement.

S’agissant des personnalités qui sont là présentes, constituant la délégation du Président et leur suite, nous les remercions, car nous savons qu’ils s’acquittent de leur mission. ils ont mené leur tâche avec une bonne volonté, et tout ce qu’ils n’ont pas pu faire, est matérillement difficile, mais ils en ont la bonne volonté et continuement à s’y atteler.

Depuis l’approche de l’Evénement, ils sont là et n’ont pas d’autres occupations. Nous les remercions pour cela et prions DIEU qu’IL répande la Paix sur nous, sur tout le pays, tout le Sénégal et sur l’ensemble des musulmans.

Que DIEU nous accorde la Paix, une Issue Heureuse, le Salut, la Jouissance de Ses Bienfaits, une Prospérité. Nous LUI demandons également qu’IL répande Sa Bénédiction sur cet Hivernage. Il n’y a de plus précieux que l’eau, nul ne peut se la procurer et nul ne peut s’en passer, qu’IL nous en favorise ce qui pourrait abonnir notre hivernage et le rendre plein de bénédiction.

Cette Prière que je m’en vais formuler - il s’agit de « FARRIJ (Dissipe)... » - est une Prière, une Ode composée par SERIGNE TOUBA pour se rappeler de la Communauté de l’Envoyé de DIEU, y priant DIEU notre SEIGNEUR pour tous les membres de cette Communauté.

Je vais la réciter présentement, ayons dons l’intention nous tous de la faire en commun :

AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX.

Ô Mon SEIGNEUR ! Accorde la Paix, le Salut et la Bénédiction à notre Seigneur MOUHAMMAD, le Révélateur de l’Issue Occultée, le Sceau de ce qui pééxistait, Défenseur du Réél par la Vérité et Direction sur Ta Voie Droite, à sa Faùille selon sa Juste Convenance et sa Dignité Eminente.

Accorde Soulagement à sa Communauté - Que la Paix et le Salut de DIEU le TRES-HAUT soient sur Lui, sur sa Famille et sur ses Compagnons - à travers celle Prière (sur le Prophéte) et les Vers (de ce Poème)

1. Accorde Ton Soulagement au Nom de l’Elu le Plus Pur (Al Muçtafa) à sa Communauté, Ô TOI le Dissipateur des ennuis de Ton esclave que je suis

2. Authentifié la Paix et le Salut en faveur du PROPHETE, sa Fammille et ses Compagnons qui sont les Intégres

3. Préserve âr sa Bénédiction et celle de ceux-là sa Communauté, Ô TOI l’UNIQUE Qui as subjugué mes ennemis !

4. Accorde Tes Priviléges à cette Communauté de foi, en leur dissipant les ennemis, Ô TOI le POURVOYEUR DE SECURITE !

5. Ô Toi le BEAU ! assure à l’ensemble des soumis (hommes et femmes) la Sécurité du SEIGNEUR DES MONDES

6. Confirme la Sécurité de l’ensemble des vertueux (Hommes et Femmes), Ô TOI LE PATRON DES CROYANTS !

7. Par Tes Noms Sublimes : DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX, favorise ceux qui sont épris de TOI des Dons qui effacent toute angoisse

8. Procure par Ta NOBLE FACE ? UN Soulagement sans préjudice à ceux qui ont un espoir constant

9. Gratifie ce qui ont la foi et la soumission du meilleur bonheur dénué de blâme

10. TU as effacé les peines de Ton esclave et serviteur, ÔToi Qui, par Excellence, eléves à l’éminence

11. TU as fait parvenir so action Auprés de TOI, Ô TOI le TRES-RECONNAISSANT ! dans la Libéralité, l’Obligeance et les Compliments

12. Au Nom de Ta FACE SUBLIME, accorde lui l’Exaucement, Ô TOI Qui as brisé son carcan !

13. Par TOI DIEU, CLEMENT ET MISERICORDIEUX, Ô TOI qu’on qualifie de TRES-PROCHE et de CELUI QUI EXAUSE !

14. Accorde à ceux qui croient et qui sont soumis la délivrance des épreuves de ceux qui sont injustes

15. Priant que la Paix et le Salut soient sur l’Envoyé de DIEU, sur sa Faction, Ô TOI Qui as satisfait mes attentes.

Ô mon DIEU ! par la FACE de DIEU le TRES-HAUT, le NOBLE-GENEREUX, accprde Prière, Salut et Bénédiction à notre Maître et Seigneur MOUHAMMAD, à sa Famille et à ses Compagnons. Exauce cette Prière et ces vers de la part de celui qui les a composé ensemble, dans toute la Puissance de la Grandeur de Ton ETRE, et de la part toute personne qui prie par le moyen de ces deux et ce, du meilleur axaucement suscite l’envie de toute personne aui n’a pas prié par ces deux, à présent et dans le futur ; exaucement exempt de tâche, de trouble, de malice, d’illusion et de vanité. Ainsi soit- il - Ô TOI le MAITRE DES MONDES !

AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX.

1. Notre SEIGNEUR surprend, dans Sa Manière de combler, l’entendement, par la Grâce du Meilleur de ceux qui s’appuient sur DIEU

2. Ma louange revient au SEIGNEUR MAGNANIME sans associ et mon cœur est en ce jour rempli d’une clarté radieuse

3. Que les Prières de DIEU soient éternellement sur le Comblé de Louanges (MUHAMMAD) et sur ses Partisans

4. Je sollicite auprés de notre SEIGNEUR dont les Bienfaits englobent la totalité des créatures, ce qui constitue le Choix du PRODUCTEUR

5. Je me suis entretenu avec Lui - qu’Il est SUBLIME ! - des années durant et Il m’a honoré à la Dimension du RECTEUR et mon tout est pur de vanité

6.Ô TOI le MISERICORDIEUX ! accorde à la totalité des créatures la Miséricorde de CELUI Qui se Suffit sans faute, CELUI-LA Dont le Livre est consulté

7. Préserve la Communauté de l’Elu le Plus Pur (Al Muçtafâ) de tout péril et accorde Ton Pardon aux humains, ô TOI Qui as créé leur ancêtre !

8. Ô TOI le MAITRE DE LA ROYAUTE ! Ô TOI Qui es Au-Dessus de toute vengeance ! octroie Ta Miséricordieux à l’ensemble des créatures, TOI le GUIDE Qui assistes

9. TU as effacé le mal vers lequel le cœur se penchait, par la Grâce de ceux qui s »appuient sur DIEU

Combien GLORIEUX est ton SEIGNEUR ! SEIGNEUR de la TOUTE-PUISSANCE, se dérobant à tout ce qu’ils imaginent : Paix sur les Envoyés, Louange à DIEU, MAITRE DES MONDES. (S37 V180 à 182)

 

Publié le Jeudi 10 mai 2007 à 6:00:00 pm
Par NIAKHAPP
Nous avons choisi Sokhna Diarra parce qu’à nos yeux elle est l’idéal de la femme en Islam : en elle se retrouvent incarnées et portées à leur paroxysme toutes les valeurs culturelles de l’Islam en général et, en particulier, ceux de leurs aspects qui se rapportent exclusivement à la femme musulmane.

A quelque aspect de sa vie qu’on puisse s’intéresser (vie de croyante, vie d’épouse, vie de mère), force est de convenir que le cursus de Sokhna Diarra est si exemplaire que DIEU l’a comblée de grâces.

L’agrément de son oeuvre est visible à tout point de vue. Cependant, nous nous intéresserons à trois niveaux principalement :

  le charisme de sa progéniture, 
 son rang auprès de DIEU, 
  et la pérennité de son oeuvre.


I- LE CHARISME DE SA PROGENITURE


Il est admis que, dans le séjour terrestre, l’agrément de l’œuvre d’une femme peut être évalué à l’aune de la baraka qui s’attache à sa progéniture. On voit alors que Sokhna Diarra a toutes les raisons d’être satisfaite de son oeuvre : ses enfants, au nombre de quatre, ont tous été au-dessus du commun des mortels.

-Serigne Mame Mor Jaara

Docte jurisconsulte, il avait l’habitude, chaque nuit, d’accomplir cent rakkas avant de procéder à la lecture complète du Coran.

-Serigne Habibou Lahi

Il avait, selon Cheikh Ahmadou Bamba lui-même, un rang très élevé auprès de DIEU. Durant sa résidence surveillée à Diourbel (1912-1927), le Cheikh se rendait à son mausolée au village de "khourou Mbacké"en guise de ziarra.

-Soxna Fatima

Elle a été rappelée à DIEU dès sa plus tendre enfance, mais, de l’aveu de Cheikh Sidiya (guide spirituel de la Zaouia Mauritanienne), les anges se relayaient sur sa tombe pour les besoins d’une ziarra permanente.

-Le CHEIKH lui-même

Pour camper le personnage, reportons-nous à ses propres paroles :

"Mon rang est inscrit dans une courbe ascendante qui ne connaîtra jamais de decrescendo. Et, celui, parmi les créatures, qui s’avisera de tenter d’inverser cette trajectoire signera par là sa propre déchéance, de manière irrémédiable."


II- SON RANG AUPRES DE DIEU


Pour évaluer le rang élevé qu’elle (Sokhna Diarra Bousso) a acquis auprès de Dieu, rapportons quelques propos de Serigne Abdoul Ahad Mbacké (troisième Khalife de Cheikh Ahmadou BAMBA) lors de l’appel du Magal 1979. Il y relate le fait suivant :

... lorsqu’ au cours de son exil au Gabon, Cheikh Ahmadou Bamba fut précipité au fond d’un abîme insondable, il eut à récuser les offres de secours des anges des catégories les plus élevés en grade (" Mala’u Aclâ " et " Malâ’ikatul Muqarabûna "), pour la raison qu’ils n’avaient reçu de Dieu aucun mandat d’intervenir. C’est à ce moment qu’il sentit une force irrésistible le saisir par les épaules pour le hisser hors de sa "prison" avec, comme seul commentaire, que les mots suivants : "Va poursuivre ta Mission." Se retournant, le Cheikh vit alors que c’était sa Sainte mère qui venait de signer cette superbe prouesse.

Aujourd’hui, nous mesurons la plénitude de ce haut rang au fait que tous les vœux prononcés à Porokhane, sur son mausolée sont à coup sûr exaucés. D’autre part, ses homonymes sont assurées du paradis, de même que leurs parents qui ont l’heureuse idée de leur choisir une marraine aussi comblée de grâces divines.


III- LA PERENNITE DE SON OEUVRE


Le temps, si prompt à estomper le souvenir des hommes dans le cœur de leurs semblables ou même à détruire les monuments les plus altiers, n’a aucune prise sur l’œuvre de Sokhna Diarra. Bien au contraire, chaque jour qui passe voit cette somme de hauts faits encore plus magnifiée, revivifiée par des hommes qui y voient un abreuvoir, aussi miraculeux qu’inépuisable, rempli du nectar le plus délectable : l’inspiration la plus pure pour parfaire leur vie de croyant. Les signes pour attester de cet état de fait sont nombreux.


1- Les homonymes


Dans l’imaginaire des croyants, Sokhna Diarra incarne les vertus de l’Islam et symbolise l’agrément de Dieu à un point tel que, chacun souhaite avoir un enfant qui porte son nom, avec l’espoir de gagner les avantages cités plus haut.

Un coup d’œil dans notre environnement nous permet de faire un constat : que de véhicules, de télé centres, de magasins, d’entreprises ont choisi le nom de Sokhna Diarra comme raison sociale ! Tous ont la ferme conviction qu’un tel procédé ne peut engendrer que bénéfices, tant la baraka de la marraine est grande.

D’ailleurs, ne tenons-nous pas de Ghazali que le fait de donner le nom d’un saint qui a rencontré l’agrément de Dieu à son enfant, est un moyen de faire rejaillir sur lui l’ aura de l’homonyme et de lui faire acquérir certaines des qualités qui l’ont distingué aux yeux de Dieu ?


2- La Ziarra de Porokhane


A notre connaissance, Sokhna Diarra est la seule femme dans l’histoire de l’Islam à bénéficier d’une Ziarra (Magal) et d’une telle aura. Cette ziarra croît d’année en année en ampleur, en importance et en nombre de pèlerins.

Il est peut-être bon de signaler que, contrairement à tous les autres Magal qui commémorent un événement relatif à la vie de la communauté, celui de Porokhane ne correspond à aucune circonstance. Il n’a pour but que de rendre hommage à la Sainte Mère du Maître Vénéré Khadimou Rassoul. Ainsi, quand tous les autres Magal ont lieu à une date fixe de l’année, déterminée en fonction du calendrier lunaire, celui de Porokhane peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année. La détermination de la date à laquelle il se tient est du ressort de la famille de Serigne Bassirou MBACKE, évidemment avec l’aval de Serigne Saliou MBACKE, le Khalife Général des Mourides.

D’ailleurs, nous tenons d’une voix autorisée, Serigne Bassirou MBACKE Ibn Serine Moustapha Bassirou, plus connu sous le surnom de Serigne Bass Porokhane la relation de l’historique de cette grande ziarra, assortie d’une intéressante description des lieux.

Le Mausolée de Mame Diarra est le centre de gravité de Porokhane dont il fait d’ailleurs la renommée.

L’illustre sainte y fut inhumée vers 1866. Le village était retombé dans l’oubli après la mort de Maba Diakhouen 1867 : tous les guerriers et chefs religieux qui avaient participé à sa Djihad avaient regagné leur terre d’origine et Mame Mor Anta Sally, père du fondateur du mouridisme que Maba avait installé à Porokhane avec sa famille, était retourné au Cayor avec Lat Dior.

Parmi les rares personnes qui étaient restées sur le terroir, il y avait un certain Cagny, d’éthnie ouolof. Chaque nuit, une lumière lointaine lui apparaissait à l’Ouest de sa maison. Quand en 1912, Cheikh Ahmadou BAMBA revint de sa déportation en Mauritanie, Cagny se rendit auprès de lui à Diourbel pour s’en ouvrir à lui de ce phénomène. Le Cheikh lui fit, ainsi qu’à ses compagnons de voyage, une description de tous les objets qui matérialisaient la tombe de Sokhna Diarra.

Aussitôt celle-ci localisée, sur la base des indications fournies par le Cheikh, Cagny n’eut plus ses visions. Par la suite, Cheikh Ahmadou BAMBA dépêcha son fils, le savantissime Serigne Bassirou sur les lieux. La tombe fut entourée de piquets en bois et, chaque année, Serigne Bassirou revint s’y recueillir.

Après le rappel à Dieu du Cheikh, une dizaine de ses talibés habitant le Saloum demanda à Serigne Bassirou l’autorisation d’organiser un Magal (commémoration) à Porokhane. C’était le point de départ d’une manifestation annuelle qui allait connaître la fantastique ampleur que nous observons aujourd’hui.

Serigne Bassirou fit construire une concession dans le village et, en 1952, il y dirigea personnellement son premier magal.

Lorsqu’en 1966 Serigne Bassirou disparut, son fils aîné Serigne Moustapha Bassirou prit le relais. Il donna une nouvelle impulsion au Magal de Porokhane. Il commença par réorganiser le village. Ensuite il fit reconstruire le mausolée, d’abord en 1971 et une seconde fois en 1983 (c’est l’édifice tel que nous le connaissons aujourd’hui.) Déjà en 1970 il y avait fait construire une résidence.

C’est en 1983 que fut érigée la majestueuse mosquée qui jouxte le Mausolée.


3- Le Puits Mame Diarra : source bénite


Nous sommes à Porokhane vers 1865. Dans cette contrée écrasée de soleil, l’eau est une denrée rarissime. C’est l’heure de prière. Et il faut obligatoirement de l’eau pour les ablutions qui, comme chacun le sait, sont un préalable à toute prière en Islam. Serigne Mor Anta Sally (père de Serigne TOUBA) qui s’apprêtait à accomplir sa prière se demandait où il pouvait trouver un peu de ce précieux liquide.

Aussitôt qu’elle entendit les sollicitations de son époux Mame Mor, Sokhna Diarra s’empara d’une bouilloire et se rua vers le puits distant du village de quelques centaines de mètres. Là, rien qui puisse servir à tirer de l’eau. Sans hésiter, elle se jeta dans le puits. La panique s’empara du village. Aussitôt informé, Serigne Mor adressa à Allah une supplique pour que son épouse sorte indemne de ce puits. Au demeurant, il n’avait aucun doute que sa prière allait être exaucée compte tenu de la noblesse de l’intention et de l’acte de dévotion manifeste.

L’émoi surmonté, les villageois organisèrent les secours. L’on descendit des cordes pour remonter l’héroïne.

Ô Miracle ! La première apparition fut celle de la bouilloire sur la tête de la Sainte qu’on sortit saine et sauve, sans la moindre égratignure.

Depuis lors, on a constaté que même les animaux qui tombent dans le puits s’en sortent indemnes. L’eau est bénite : elle guérit toute sorte de maladies pour les croyants qui la goûtent. Des millions de pèlerins en boivent à l’occasion de chaque Magal. Et s’il arrive que le puit tarisse à force d’être sollicité, les fidèles n’hésitent pas à manger la boue qu’on en tire.

On comprend la ferveur indescriptible des foules qui se pressent dans les différentes stations du village, au mausolée en particulier, avec la ferme conviction que leurs prières seront infailliblement exaucées.

Sokhna Diarra et sa Ziarra ont inspiré une impressionnante production littéraire qui est le fait de membres de sa noble famille, mais aussi de grands disciples de Cheikh Ahmadou BAMBA, au rang desquels se distinguent Serigne Moussa KA, Serigne Mbaye DIAKHATE et Serigne Cheikh Samba Diarra MBAYE, spécialisés en wolofal (production en langue nationale wolof).

Combien de " chanteurs religieux " lui doivent aujourd’hui, renommée et fortune ? Son extraordinaire destinée leur a inspiré des airs qui ont rencontré un succès inespéré, quasi miraculeux, dirait-on. Sans exagérer, on peut affirmer que nombre de personnes tirent de substantiels revenus de son seul panégyrique.


IV- EPILOGUE


Le parcours de la destinée exceptionnelle de la Sainte de Porokhane nous inspire une profonde méditation, sur le sens que la croyante, en particulier, doit donner à sa vie. Le séjour terrestre ne peut être, pour tous et toutes, que l’opportunité de gagner dans l’Au delà, les félicités éternelles que Dieu promet aux justes.

Lisons "JAWÂBU PENDA DIOP" ou la Réponse de Cheikh Ahmadou BAMBA à Sokhna Penda Diop, et nous verrons, admirablement synthétisées, toutes la somme de qualités qui font une femme vertueuse.

Ainsi, seule leur observation a valu à Sokhna Mariama BOUSSO d’accéder au grade de JARATUL-LAHI (Voisine de DIEU). Puisse Allah dans sa Grande Mansuétude, nous donner, ainsi qu’à nos sœurs surtout, la force de cultiver ces vertus que sont :


1- AÇ-ÇABRU : (LONGAMINITE)


A la femme , il est instamment demandé , dans le domicile conjugal, d’adopter, pour la seule face de Dieu, une attitude faite de soumission constante. Elle devra, en silence, endurer toutes les souffrances découlant des charges domestiques comme des vicissitudes de la vie quotidienne. Ce comportement stoïque est la réponse qu’elle doit opposer à toutes les épreuves, qu’elles lui soient imposées de façon manifeste ou au contraire, de manière imperceptible à l’entourage.

Cette forme de douce patience est la marque distinctive des bienheureuses, privilégiées de Dieu. Puisse le Seigneur, dans sa grande mansuétude, nous octroyer, ainsi qu’à nos sœurs surtout, cette capacité de nous en remettre entièrement et sans arrière pensée, à Sa seule volonté, en toute chose, en toute circonstance. Qu’Il veuille bien nous préserver, comme le disait Serigne Abdoul Ahad MBACKE, de ce penchant qui consiste à ne s’en remettre à Lui que lorsque nous constatons l’inanité de nos moyens personnels pour nous tirer d’affaire.


2- AD-DAWÂMU (PERSEVERANCE)


La meilleure illustration du caractère déterminant de cette vertu, méritoire entre autres, est cet extrait du sermon de Serigne Abdoul Ahad MBACKE lors de la Korité de 1987 :

" Retranchez-vous opiniâtrement dans la Vérité. Et, dans la circonstance, considérez comme de nulle différence le fait de vivre dans la chaude et agréable sécurité d’un environnement qui partage notre conviction et celui d’être en butte à l’amertume de l’hostilité des détracteurs. Ce qui est déterminant, c’est que la constance dans ce qui est juste engendrera pour nous ce qu’il y a de meilleur. "

On le voit donc. Si séduisants que puissent paraître les mirages de ce monde, en dépit des quolibets, critiques, et autres calomnies d’un entourage mu par d’autres motivations, le croyant (en particulier la croyante), doit demeurer solidement ancré dans sa détermination à obéir à la recommandation divine de ne faire que des actions méritoires.


3- AL KHUMÛL (DISCRETION)


Le croyant évitera soigneusement tout ce qui peut l’exposer "aux feux de la rampe". La femme en particulier, ne doit pas se déplacer sans motif valable. Il lui est impérieusement défendu la fréquentation des grand’ places, des lieux publics en général. Une dame qui se respecte ne peut pas s’exposer sur un banc devant sa demeure. Dans tous les cas, elle s’évertuera à ne jamais attirer sur elle l’attention du public.

Avec le même soin scrupuleux, la croyante devra éviter de sortir du domicile conjugal sans l’autorisation, sans l’accord de son époux. Les Ecritures Saintes disent que, dans ce cas d’espèce, les anges, l’air, la terre, les cailloux des chemins, les arbres et leurs feuilles, bref tout ce que Dieu à crée se ligue pour appeler la malédiction divine sur elle jusqu’à ce qu’elle retourne.


4- AT-TASATTUR (DISSIMULATION DES PARTIES HONTEUSES)


L’Islam tient pour illicite le dévoilement du corps des femmes, exceptés le visage et les paumes. Les vêtements ne doivent ni être courts, ni être étroits, ni être transparents. Ils peuvent refléter notre identité socioculturelle.

Il est évident que ces " dispositions réglementaires " de l’Islam sur la vestimentation des femmes en particulier, n’a pour finalité que de protéger nos sœurs contre les dangers de la vie que sont les viols, les agressions et autres perversions qui ne peuvent que nous attirer la réprobation divine.

La conséquence est que nous n’insisterons jamais assez sur la persévérance qui doit sous tendre la détermination de nos consœurs, de rejeter les modèles vestimentaires anti islamiques qui sont une véritable agression à la dignité de la femme. Nul complexe, nulle superstition ne doivent les conduire à envisager, ne serait-ce qu’un instant, un compromis avec ce qu’on veut leur faire miroiter, comme la modernité.


5- TAKHFIDUÇ ÇAWTI (ABAISSEMENT DE LA VOIX)


Dans la logique de la discrétion recommandée à la femme en particulier, et dont la motivation fondamentale est de la préserver des pièges maléfiques de la vie, il est considérée qu’une croyante ne doit jamais s’exprimer à haute voix. Il est illicite pour elle de susciter l’intérêt d’un homme autre que celui que Dieu lui a choisi, autrement dit son conjoint.

Ainsi, même pour les pratiques cultuelles (liqâm, prières, etc.), obligation lui est faite de s’exécuter à voix basse. A fortiori, elle ne peut en aucun cas diriger une prière, encore moins prononcer l’appel à la prière (adhân).


6- AÇ-ÇIDQ (SINCERITE)


A tout point de vue, l’adepte de l’Islam doit s’attacher, en paroles, en actes, en intentions comme en comportement, à s’éloigner avec horreur des simulations ou des actes hypocrites.

Les faux témoignages, les calomnies, de même que les attentats à l’honneur, à la respectabilité ou à la réputation d’autrui, sont également condamnables. Les femmes sont particulièrement interpellées par cette clause, car elles semblent naturellement enclines au papotage, à la médisance , aux ragots. Elles se complaisent à s’entre déchirer et sont très promptes à répandre le moindre propos malveillant sur leur prochain, même si elles ne sont pas sûres du bien fondé de "l’information".


7- AS-SUKÛT (SILENCE)


Dans son ouvrage NAHJU QADÂ-IL HÂAJ (La Voie de la Satisfaction des Besoins), Cheikh Ahmadou BAMBA nous enseigne les multiples avantages qui s’attachent au silence.

Ce vocable doit être compris ici, non pas comme le retranchement dans un mutisme total, ce qui serait ridicule, mais plutôt comme la volonté louable de ne dire que ce qui doit l’être, ce qui est de nature à être agréable à Dieu. Dire la vérité, mais refuser la polémique stérile ou le byzantinisme, tel doit être le crédo du croyant.

Cheikh Ahmadou BAMBA nous enseigne que le meilleur rempart contre le bavardage inutile est la lecture du Coran, ou les dévotions surérogatoires. Ajoutons pour faire bonne mesure, la louange sur le Prophète (Paix et Salut sur Lui.), les prières sur le Prophète (Paix et Salut sur Lui.) comme la lecture des qaçaïd.

A l’évidence, le passage en revue de ces quelques exemples de vertus méritoires, nous amène fatalement à envisager leurs pendants condamnables que sont les tares que les croyants en général, doivent s’efforcer de fuir, car elles sont la porte de la damnation.

"Qurratul Ayni" de Serigne Souhaïbou MBACKE, aux pages 109, 110 et 111, est très explicite sur les proscriptions particulières aux femmes, comme la dépigmentation de la peau.

"JAWÂBU PENDA DIOP", de son côté, n’est pas, non plus, tendre avec les vices et travers que la musulmane doit abhorrer, de toutes ses forces. Nous citerons :


1- AL GHIBATU (MEDISANCE)


Dieu, dans le Saint Coran, jette l’anathème le plus terrible sur les créatures qui, profitant de l’absence de leur prochain, répandent les plus noires calomnies sur lui. A l’égal de ceux qui pourraient se repaître de chair humaine :

"Ne vous espionnez pas et ne médisez pas ! les uns les autres. Est-ce que l’un de vous aimerait manger la chair du cadavre de son frère ?" (S49 V12)

elles sont promises au pire des châtiments : les flammes éternelles de l’enfer. La même terrible réprobation frappe, aussi bien l’auteur de la médisance que celui qui a le malheur de lui prêter oreille.

"Jawharun Nafis" (Le Joyau Précieux) de Cheikh Ahmadou BAMBA, dans certaines de ses parties, notamment du vers 107 au vers 126, est une pathétique mise en garde contre cette abomination considérée comme l’un des plus noirs péchés capitaux. Pour nous en prémunir, ils nous recommande le refuge du Coran ou de toute autre forme d’occupation utile comme le travail, la lecture des qaçaïd ou les actes d’adoration surérogatoires.


2- AL KIBR (ORGUEIL)


Dieu qui nous a crées uniquement pour lui vouer un culte exclusif, a défini les modalités de nos rapports les uns avec les autres, tout comme Il a codifié les rituels selon lesquels Il veut être servi. Pour cela, Il nous a envoyé des Prophètes dont le Sceau est Seydina Muhammad (Paix et Salut sur Lui), et des Livres dont la consécration est le sublime Coran. La religion qu’Il nous a choisi est l’Islam. Et, c’est cet Islam qui place la femme sous tutelle.

Il lui sera donc demandé de taire toute considération tenant à la naissance, au statut social ou à la taille de la fortune, pour accepter ce que Dieu a disposé pour elle.

Ainsi, aucune remontrance de son époux quelles qu’en puissent être les circonstances, aucune remarque, si désagréable fût-elle, ne doivent provoquer de réplique ou d’humeur rebelle chez elle. Sa seule préoccupation doit alors être de s’armer de patience et de se ressaisir pour ne plus vivre à l’avenir les mêmes reproches pour les mêmes motifs.

Les exégètes de l’Islam considèrent l’orgueil comme l’une des armes les plus redoutables de Satan, pour perdre celles des créatures qui ne seront pas suffisamment armées pour résister aux sirènes de la fatuité et de la suffisance.

Cela signifie qu’aucune raison, aucun prétexte, aucune circonstance ne doit conduire un croyant à considérer qu’il est meilleur ou supérieur aux autres créatures. Nul ne peut se targuer de sa naissance ou de sa fortune, encore moins de sa position sociale pour mésestimer son prochain.

L’Islam nous enseigne plutôt la courtoisie, la politesse et la générosité de l’âme qui consistent à témoigner le même respect, la même considération bienveillante à tous les " esclaves de Dieu". Toute discrimination motivée par la fortune, la renommée, tout parti pris fondé sur la vêture ou l’aspect des individus, seraient le signe, pour leur auteur, de sa profonde ignorance des dispositions de Dieu. Cela signifie surtout qu’il n’a aucune parcelle de la grâce divine. Dieu nous en préserve !

Que le croyant, en particulier la croyante s’attache donc à témoigner respect et considération pour le voisinage et, partant, pour toute la communauté. Tout le monde y gagnerait en paix sociale et en rétributions divines.


3- AR-RIYA’U (OSTENTATION) et AL cUJBU (FATUITE)


L’une semble être le corollaire de l’autre. L’ostentation conduit à la fatuité, à la suffisance, donc à la perdition. Cheikh Ahmadou BAMBA nous enseigne de nous acquitter le plus scrupuleusement possible des recommandations de Dieu et de fuir de toutes nos forces tout ce qu’Il réprouve.

Mais, c’est pour aussitôt ajouter, qu’une fois notre devoir fait, nous devons laisser à Dieu, et à Lui seul, le soin d’apprécier, à Sa guise, nos dévotions et nos actes. Lui seul sait ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. Serigne Saliou MBACKE confirme cette assertion dans son sermon prononcé lors de la Korité de 1993.(Voir les pages 79, 80 et 81 de la traduction que le Hizbut-Tarqiyyah a faite de ce sermon).

Malheur donc à celui qui, se targuant de ses dévotions, nourrit de l’autosatisfaction et croit être parvenu à un stade élevé. Il est déjà la proie de Satan.

Rapporté à l’échelle de la femme dans son foyer, en particulier, cet enseignement du Cheikh nous conduit à la conclusion suivante : elle ne doit jamais estimer que, dans le service rendu à son époux, pour la face de Dieu s’entend, elle en a suffisamment fait et qu’elle a atteint le stade des femmes vertueuses. Ce serait comme si, après d’indescriptibles efforts pour préparer le repas familial, elle jetait du sable dans sa marmite alors qu’elle serait sur le point de servir sa maisonnée à manger du plus délicieux des mets.

Ainsi, la meilleure arme pour une femme en quête de l’agrément du Seigneur, est cette forme de patience qui la pousse à toujours chercher à mieux faire, à toujours considérer que le vrai challenge est la recherche constante de la perfection. Même si les appréciations élogieuses de l’entourage peuvent la conduire à nourrir quelque sujet de satisfaction, qu’elle considère que la perfection n’est pas de ce monde pour qui veut accéder au voisinage du Maître des Mondes.


4- AL BUGHDU (HAINE)


Dieu dit dans le Coran :

"Allah aime ceux qui combattent dans Son chemin, en rang serré, pareils à un édifice renforcé. " Sourate 61 " AS SAFF " (LE RANG).

C’est la raison pour laquelle, l’un des vœux les plus chers du Messager de Dieu (Paix et Salut sur Lui), a toujours été que sa communauté cultive la cohésion et la concorde entre ses membres. C’est seulement dans l’union des cœurs que les croyants peuvent solliciter et espérer obtenir les bienfaits du Créateur. Il est donc illusoire d’attendre, pour une communauté divisée, la mansuétude du Seigneur.

C’est également pour cela que Cheikh Ahmadou BAMBA, comme nous l’a enseigné Serigne Abdoul Ahad MBACKE, a donné consigne aux Mourides d’ériger en règle de conduite incompressible les dispositions suivantes :

"Cherchez à vous connaître entre vous. Une fois cette connaissance établie, cultivez la cohésion entre vous. C’est ainsi que vous pourrez asseoir de bonnes relations d’entre aide et d’assistance réciproque".

Il est entendu que la solidarité engendre l’union des cœurs, si chère à Dieu et à son Elu (Paix et Salut sur Lui). Nous saisissons maintenant le sens des propos du même Serigne Abdoul Ahad, lorsqu’il se félicite du fait que Dieu l’a préservé de ce qui peut engendrer la haine : la compétition avec autrui pour l’acquisition des biens terrestres ou de la prééminence sur le plan social.

A contrario, il est aisé de comprendre que celui qui installe la discorde et la haine entre les hommes encourt la terrible colère de Dieu. Le devoir du croyant est donc de se démarquer de tout ce qui, comme les rivalités en tout genre, la jalousie, l’envie, la rancœur, peuvent susciter la haine pour ses semblables.

A nos sœurs, il sera particulièrement demandé, entre autres, de combattre en elles cette tare si répandue parmi la gent féminine, et qui consiste à jeter, de façon irrémédiable, l’opprobre sur autrui, sur la base de simples apparences ou d’informations non vérifiées. Que de catastrophes de cette forme de pessimisme, toute de suspicion malveillante pétrie et qu’en langue wolof on appelle " gnaaw njort " a engendrées : ménages disloqués, amitiés brisées, haines inextinguibles entre voisins, si ce n’est sanglante bataille rangée.

Combien de personnes sont devenues des ennemis irréductibles sur la base d’une opinion à laquelle on croit dur comme fer, et qui n’a été forgée que sur des " on m’a dit.... ", " je crois que.... ", " il paraît que... "..

Quelle terrible calamité, surtout si elle est renforcée par la jalousie, la médisance ou les rivalités mondaines !

Pour finir, proposons à la méditation des croyants et de nos sœurs en particulier, cette mise en garde sans équivoque de la conclusion de Jawaabu Penda Diop..... :

"Sache que personne n’échappera au châtiment de Dieu sans avoir abandonné quatre vices : le Mensonge, l’Orgueil, l’Avarice, et les Mauvaises conjectures. "


V- CONCLUSION


Vie édifiante, s’il en est, l’existence de Sokhna Diarra si intensément vécue, si magnifiquement pavée et de façon exclusive d’actes méritoires, ne nous laisse qu’une seule amertume : elle a été trop courte. Seulement trente trois ans.

Mais, quel séjour terrestre ! Dieu en a fait un condensé de ce qu’Il aime. N’est-ce pas Lui qui a promis les félicités éternelles aux femmes vertueuses et obéissantes ? N’a-t-Il pas dit par contre, que l’accès du paradis sera refusé à toutes celles qui ont refusé ce qu’Il a disposé pour elles :le devoir d’obéissance à l’époux qu’Il leur à choisi ?

Qu’on se reporte à ces paroles du Créateur :

"Leur guerre sainte est l’obéissance à leurs époux. " ou " La satisfaction de leurs époux envers elles est la condition sine qua non pour qu’elles obtiennent l’agrément de Dieu".

Et le Prophète (PSL), dans un Hadith, dit :

"Le Paradis est la récompense de la femme qui obéit à son époux."

A cela, il a ajouté que :

" Les oiseaux dans l’air, les poissons dans l’eau, les anges au ciel, le soleil et la lune demandent à Dieu de pardonner à la femme qui satisfait son époux ; quant à la femme désobéissante, Dieu s’irrite contre elle jusqu’à ce qu’elle se repente".

Le Cheikh, de son côté, insiste sur le fait que "l’obéissance de la femme à son époux a une récompense égale à celle de la guerre sainte (Jihad)".

Mais, dans "Mulayyinuç-çuddur", il lance la mise en garde suivante :

" Une femme qui observe correctement les actes d’adoration, mais qui n’obéit pas à son époux n’ira pas au Paradis, mais à l’Acrâf ".

Seydina Muhammad (P.S.L.) va plus loin. Un Hadith rapporte qu’il a dit :

" Il y a deux, parmi les croyants, dont les prières ne dépasseront pas leurs épaules tant qu’ils ne se repentiront pas : l’esclave qui a désobéi à son maître, et une femme qui a désobéi à son époux".

Nous le voyons donc sans équivoque. Les Ecritures Saintes ont clairement exposé ce que Dieu attend de nous et des femmes en particulier. Et plus à notre portée, "KHOURATUL AYNI" de Serigne Souhaïbou Mbacké renforcera encore davantage notre connaissance des recommandations et interdits de l’Islam à tous les musulmans et, partant, à la femme.

Puisse Dieu donner à nos sœurs suffisamment de ressources morales, pour pleinement profiter de l’exemplarité de la lumineuse trajectoire de cet astre fulgurant que fut Sokhna Diarra, dans leur quête de l’agrément du Seigneur !

Qu’Allah veuille les prémunir contre les attraits, contre les chimères de la " modernité ". Le seul moteur de l’Univers est la volonté du Créateur. Puisse-t-Il nous accorder, à tous, la grâce de faire que nos désirs soient exclusivement assujettis à Ses arrêts.

Que dans le cheminement ardu vers les félicités éternelles, Cheikh Ahmadou BAMBA éclaire notre route !


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