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Publié le Jeudi 10 mai 2007 à 12:00:00 pm
Par NIAKHAPP

Lorsque, de guerre lasse, au terme d’un exil pénible et inique en Afrique Centrale, le Pouvoir Colonial se résolut à ramener Cheikh Ahmadou BAMBA au Sénégal, il se trouva placé devant un constat d’échec quant à sa tentative de liquidation du Cheikh et de ses idées. Mais il ne désarma pas pour autant : le combat fut transposé sur le plan culturel. Sa nouvelle stratégie fut d’entreprendre d’effacer de la mémoire du peuple, jusqu’au souvenir de Cheikh Ahmadou BAMBA par le biais de la scolarisation d’enfants dont on allait planifier savamment le lavage du cerveau, le déracinement culturel et l’européanisation par l’assimilation aux mœurs occidentales. Selon les espérances du Pouvoir Colonial, le Mouridisme devait s’effondrer de lui-même dès la disparition de son fondateur, miné par les dissensions qui naîtront forcément, croit-il, des querelles successorales, mais aussi par les séductions de la vie matérielle qu’il offre.Tous ces espoirs devaient par la suite s’écrouler lamentablement car Cheikh Ahmadou BAMBA allait laisser une descendance de Vaillants Paladins de l’Islam qui se sont tous illustrés dans la défense et la propagation de l’œuvre du fondateur du Mouridisme.Le premier d’entre eux, Cheikh Mouhammadou Moustapha MBACKE se distingue par un courage incommensurable, une intelligence hors du commun, d’immenses qualités de rassembleur, d’organisateur, de bâtisseur, toutes choses qui ont trouvé la pleine mesure de leur expression dans le contexte particulièrement dur de l’époque coloniale, dans l’une de ses périodes les plus tragiques : l’entre deux guerres.Ce preux Chevalier de l’Islam qui allait reprendre et porter haut le flambeau allumé par son illustre Père, a vu le jour en 1888 à Darou Salam, d’une mère elle-même issue d’une grande famille d’érudits, Sokhna Aminata LÔ. C’est d’ailleurs son oncle maternel, Serigne Ndame Abdou Rahmane LÔ, grand compagnon de son Père, qui allait se charger de son initiation au Coran, tandis que Mame Thierno Birahim MBACKE, frère cadet du Cheikh, allait assurer à son tour sa formation dans les questions théologiques. Par la suite, son père, le Cheikh en personne, se chargera de guider ses pas dans les arcanes de la formation mystique. Jamais étudiant ne fut aussi doué. Il excellera à un point tel que son père le désignera comme successeur avec pour mission, le raffermissement de la cohésion de la Communauté Mouride dans le but de la faire prospérer, mais surtout l’édification de la Grande Mosquée, pour la seule gloire de Dieu. Il n’est peut-être pas superflu de dire que les contemporains ont rapporté que son Père lui témoignait une réelle affection car on avait le sentiment qu’il savait qu’il avait bien investi sa confiance.La première occasion que Cheikh Mouhammadou Moustapha MBACKE eut de montrer qu’il était à la hauteur des espérances de son Père, ce fut en 1927, lorsque le Cheikh disparut. La rapidité et la pertinence de sa réaction, le sang froid, la discrétion et le courage avec lesquels il fit transférer l’illustre corps à Touba, dans le contexte très coercitif de la période coloniale forcent encore, de nos jours, l’admiration, quand on sait qu’il n’était pas facile à l’époque de braver le Pouvoir Blanc (il a donné une sépulture à son père sans informer l’Administration, en se passant surtout de son autorisation) et d’encourir les foudres de son courroux. Au mépris des risques patents, il a exécuté les dernières volontés de son père : lui assurer une sépulture en tout conforme à ses vœux, selon la procédure qu’il avait lui-même indiquée, surtout en s’assurant que son corps ne soit point souillé, ne serait - ce que par le simple regard d’un membre de l’administration coloniale.Une autre manifestation de sa pleine capacité à jouer le rôle que son père lui a dévolu a été la manière dont il a mis-fin aux velléités de dissidence de certains Grands Cheikhs après la disparition du Fondateur. Par son aura personnelle, et ses qualités de grand rassembleur, il a réussi à rallier autour de sa personne tous les dignitaires et les talibés. Pour assurer la cohésion et la force de la Communauté, il a, avec intelligence, choisi la voie du dialogue et de la co  D’abord avec ses frères et sœurs : bien qu’il fût l’aîné et le légataire de Serigne TOUBA, donc le seul maître, autorisé à décider souverainement avec l’assurance d’obtenir l’obéissance stricte de ses cadets qui voyaient en lui leur vénéré Père, il a préféré, en toute chose, les consulter pour tenir compte, très étroitement, de leurs avis. D’ailleurs, il est de notoriété publique qu’il vénérait ses frères et sœurs qu’au demeurant il chérissait, car lui aussi voyait en chacun d’entre eux son illustre Père. Sur cette question de ses rapports avec ses cadets, le témoignage de Sokhna Maïmouna MBACKE la benjamine du Cheikh est particulièrement édifiant. En effet elle aimait souvent raconter que, toute jeune, encore du vivant de leur vénéré père, à un âge où elle n’avait pas encore une conscience claire de son lien de parenté avec Cheikh Mouhammadou Moustapha, son attention avait été attirée par l’empressement de ce jeune homme à aller au devant de ses moindres désirs, à elle et aux autres enfant du Cheikh.Elle avait remarqué chez lui un zèle et un dévouement qui allait même, souvent, jusqu’à leur offrir son vêtement pour s’essuyer les mains après les repas. Elle avait fini alors par dire à ses frères : " Qu’il est bon, ce talibé de notre père ! "  Ensuite avec les Cheikhs et autres Dignitaires du Mouridisme : à l’exemple de son Père, il a témoigné une grande considération, un grand respect aux Cheikhs et à tous les Dignitaires. Il n’a jamais manqué de prendre leurs conseils chaque fois qu’il s’est agi des grandes questions intéressant le devenir de la Communauté. Il leur a conféré certaines prérogatives destinées à accroître et à fortifier cette Communauté. A l’instar de son Père, il a crée pour eux des Daaras, véritables pôles de développement où, en dehors de l’enseignement du Coran et de la liturgie, le travail productif est érigé au rang de véritable sacerdoce. C’est ainsi que, pour doter les Cheikhs, il eut à fonder de nombreux villages dont on peut, pour mémoire, citer quelques- uns des plus connus : Tindody, Taïf , Naïdé, Darou Naïm, Kaél, Bayla. Il est peut-être utile de rappeler que Taïf et Bayla ont la particularité que leur production était exclusivement consacrée au financement des grands chantiers que sont la Grande Mosquée et le rail Diourbel - Touba. A ce titre, ces daaras préfigurent le Khelcome de Serigne Saliou qui n’a pour objectif, en ce qui concerne les revenus qu’il génère, que le financement des travaux de Serigne Touba.  Enfin avec le reste de la Uma : toute sa vie durant, il s’est évertué à tisser des liens étroits de fraternité et de collaboration avec les autres chefs religieux, non seulement du Sénégal mais aussi des pays limitrophes comme la Mauritanie. Il est connu que Seydou Nourou TALL, représentant de la famille omarienne lui rendait souvent visite et qu’il eut à recevoir à Touba le Roi du TRARZA venu de sa Mauritanie natale pour rendre visite à son frère en Islam.Même avec l’Administration Coloniale, il a réussi à établir de bons rapports à un point tel, que le Gouverneur Général de L’A.O.F en personne a été son hôte à TOUBA, trois jours durant.La plus grande réussite à mettre à l’actif de Cheikh Mouhammadou Moustapha est, sans conteste, la construction de la Grande Mosquée de TOUBA.C’était un projet tellement cher à Cheikh Ahmadou BAMBA qu’il en dira lui-même, bien avant sa construction, "L’Eternel m’a honoré pour l’éternité d’un édifice indestructible qui se dressera jusqu’au Paradis. "A l’endroit de ceux qui, de près ou de loin ont eu le bonheur de collaborer ou de participer à l’érection de l’ouvrage, le Cheikh a formulé les prières suivantes :" Absous les volontaires qui ont bâti l’édifice si élevé de ma demeure, la Cité Bénite de TOUBA, de leurs pêchés du passé et de l’avenir ; absous tous ceux qui avaient la charge de l’ordonnancement des travaux de l’édifice de leurs pêchés initiaux et finaux. "" Absous également tous ceux qui leur sont venus en aide dans cet édifice qui, par Ta Gloire s’est érigé - Ô ! combien Majestueux - de leurs pêchés d’avant et d’après. "   Il convient de rappeler que Cheikhoul Khadim n’avait assigné aux hommes la mission de construire la Mosquée que dans la noble intention de leur ouvrir les voies de la Rédemption. Cette Mosquée est un dessein de Dieu et le Cheikh, dans son exhortation aux talibés à s’impliquer dans sa construction, n’a pas manqué de prévenir :" Si vous l’entreprenez, Dieu en sera pour autant glorifié mais en cas de renonciation, Dieu enverrait des êtres pour s’en acquitter. "Le moment venu, Cheikh Mouhammadou Moustapha entreprit de s’atteler à la réalisation du vœu de son Père. Alors, devant lui, se dressèrent nombres d’obstacles et d’embûches tous plus ardus les uns que les autres. Mais, courageusement, opiniâtrement, avec détermination, il a réussi à les abattre les uns après les autres.Lorsque, le vendredi 17 dhul - qi da 1530 H (4 Mars1932), il procédait à la pose de la première pierre de l’édifice en présence des Dignitaires du Mouridisme et d’une foule de Talibés enthousiastes, que d’obstacles il avait du abattre pour en arriver à ce jour et à ses fastes.Il a du batailler ferme pour obtenir l’immatriculation du terrain devant porter l’ouvrage et l’autorisation de construire.Ensuite l’Autorité Coloniale lui a imposé une condition qui, dans sa logique devait signifier le coup d’arrêt mettant définitivement fin au projet. Il ne s’agissait, ni plus ni moins, que de poser 50 km de chemin de fer, de Diourbel à Touba pour acheminer le matériel lourd nécessaire à l’entreprise. Dans les normes, seuls un gouvernement ou une société puissante pouvaient relever un pareil défi. C’était compter sans la détermination de Cheikh Mouhammadou Moustapha : dans un délai de loin inférieur à celui imparti par le Pouvoir Colonial et avec les seules ressources (humaines et financières) de la Communauté Mouride, l’ouvrage fut réalisé.Enfin, il a eu à déjouer les manœuvres frauduleuses d’un certain Pierre TAIILERIE, Administrateur Colonial ayant revêtu le manteau d’entrepreneur pour se faire adjuger le contrat de construction de la Grande Mosquée. Très vite, il est apparu qu’on avait affaire avec un escroc qui croyait pouvoir s’enrichir sans risque en misant sur l’ignorance du droit de ses victimes et surtout sur la peur qu’elle devrait normalement avoir de traîner un blanc devant les juridictions, aussi bien coloniales que métropolitaines.Par sa détermination Cheikh Mouhammadou Moustapha obtint la condamnation de TAIILERIE. Les travaux de la Grande Mosquée reprirent de plus belle et les Talibés continuèrent de rivaliser d’ardeur et de sacrifice pour la réussite de l’entreprise. Le Vendredi 7 Juin 1963, jour de l’inauguration de la Grande Mosquée par Cheikh Mouhammadou Falilou le digne successeur de Cheikh Mouhammadou Moustapha, tous les cœurs, à l’unanimité, se sont souvenu, avec émotion, du premier Khalife de Khadimou Rassoul, disparu le 13 Juillet 1945, alors que l’édifice avait déjà pris forme : les fondations en étaient achevées et les murs avaient atteint la hauteur d’une terrasse. L’image d’un travailleur infatigable, d’un érudit possédant à la perfection les Sciences Coraniques et la langue arabe planait sur l’assistance.   L’on gardait encore en mémoire la célébration du Premier Magal après Serigne Touba dès 1928 (dans le sillage du Fondateur qui l’organisait lui-même), point de départ d’une tradition solidement établie de nos jours et qui est devenu l’un des événements les plus importants du monde musulman.Où qu’on puisse poser le regard, aussi loin que porte la vue, tout évoque la puissante stature de Cheikh Mouhammadou Moustapha : c’est lui qui a fait de TOUBA la métropole religieuse, la ville sainte, la capitale du Mouridisme qu’elle est devenue et qui lui doit son premier forage qu’il fit installer à NDAME. C’est lui qui a crée chez les Mourides ce goût prononcé du travail, cette détermination à vivre honnêtement du fruit de son labeur et cette volonté de vivre en parfaite conformité avec les enseignements du Cheikh. Ce n’est pas hasard si, sous son impulsion, le Baol est devenu le principal producteur d’arachide. Lui-même a eu à être décoré de la Médaille du Mérite Agricole.Malgré la Crise des années 1930 et les effets négatifs de la Seconde Guerre Mondiale sur l’économie en général, le terroir mouride est demeuré riche, prospère, irrémédiablement inscrit dans une logique de travail, de discipline et de ferveur religieuse, grâce à l’enseignement de Serigne Touba relayé par Cheikh Mouhammadou Moustapha. On se souvient que c’est lui que le Cheikh avait désigné pour remettre à l’Administration Coloniale la somme de 500 000 francs dans le but d’aider à relever la monnaie française menacée d’effondrement. Quel bel exemple de sagesse, de dépassement et de générosité à l’endroit d’un système qui pourtant, à l’égal d’un ennemi déterminé, s’est toujours évertué à nuire ou à porter préjudice à la Communauté et à son Guide.L’on ne peut regarder le rail à Touba, l’on ne peut se recueillir dans la Sainte Mosquée, l’on ne peut traverser Darou Khoudosse le cœur de Touba sans évoquer cette grande figure de l’Islam Universel dont les jeunes générations ne connaissent à travers les photographies, qu’un visage empreint de bonté et de sérénité et tout baigné de la lumière de Serigne Touba à la tête enveloppé d’un turban, toutes choses qui corroborent les témoignages de ses contemporains le décrivant comme un travailleur infatigable, résolument détourné des mondanités, uniquement préoccupé des préceptes de l’Islam et entièrement dévoué à la mémoire de son Père. Il pilotait personnellement les travaux de la Grande Mosquée et n’hésitait pas, à l’occasion, à mettre la main à la pâte.C’est cet homme réputé pour son équité, son sens de l’humain et qui ne faisait pas de différence entre le puissant et le pauvre que les talibés évoquent encore aujourd’hui en le désignant affectueusement et nostalgiquement sous les surnoms de Amdy ou de Ndiagne pour faire allusion à son abondante chevelure.Nul doute que son œuvre est agréée et que son Père est satisfait de lui, tout autant que sa sainte descendance et ses vaillants frères qui, après lui, sur son exemple, ont porté haut le flambeau transmis par le FONDATEUR.
Publié le Jeudi 10 mai 2007 à 11:00:00 am
Par NIAKHAPP


Statut et mission

Bien qu’étant tous des fils de Cheikh Ahmadou Bamba, chacun d’eux à troqué le lien de sang contre un lien d’allégeance se réclamant tous ses fervents disciples et ses serviteurs infatigables. Leur statut et leur mission seraient compris d’avantage en faisant un rappel sur le sens et le rôle du Khalifat en Islam. Seydouna Abou Bakr, Seydouna Oumar, Seydouna Ousmane, et Seydouna Alioune avaient comme tâche entre autre d’assurer la bonne gestion du patrimoine islamique, de veiller au respect stricte de la ligne de conduite islamique, de guider la communauté musulmane dans la bonne voie. Ce sont ces mêmes rôles qu’assurent les nobles khalifs au nom de Cheikh Ahmadou Bamba.

Magistères suprêmes du mouridisme, ils sont les garants de l’héritage que nous a légué Cheikh Ahmadou Bamba, porte parole de Serigne TOUBA ils sont ainsi les guides de la communauté mais aussi les références mieux, l’incarnation des recommandations du Cheikh a tous les disciples : l’adoration de DIEU et le travail. Représantants de Cheikh Ahmadou Bamba, ils orientent les discilpes leur donnent les recommandations qu’ils doivent observer strictement en vu d’obtenir l’agrément de leur maître Cheikh Ahmadou Bamba ce qui n’est autre que celui du prophète donc celui de DIEU le TRES HAUT.

L’actuel khalif et ses prédécesseurs ses vénérables aînés ont fait revivre chaleureusement aux mourides toutes les vertues attachées à la personne du Grand Cheikh et ils se sont aussi distingués par des actions qui réalisent le voeux de leur maître.

Ils sont assurément dans le coran
"La progéniture qui leur succéda dans l’héritage du message " S7V169

Publié le Jeudi 10 mai 2007 à 10:00:00 am
Par NIAKHAPP

AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX

Que le salut et la Prière de DIEU soient sur notre Seigneur Mouhammad, sur sa famille et sur ses compagnons.

"LES DONS DU PROFITABLE, DANS LES PANEGYRIQUES DE L’INTERCESSEUR"

AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX

Ô mon DIEU TOI le TRES-NOBLE ! Accorde le Salut à notre Maître Mohammad-le Révélateur de l’Issue Occultée, le Sceau de ce qui préexistait, Défenseur du Réel par la Vérité et Direction sur Ta Voie Droite - à sa famille, selon sa juste Convenance et sa Dignité Eminente. Accorde à ce poème la qualité d’attirer vers la foi, la soumission à Dieu et le perfectionnement spirituel et vers le bonheur éternel.

Réjouis par lui l’Envoyé de DIEU - Que La Paix Et Le Salut De Dieu Le TRES-HAUT Soient Sur Lui partout où on le lit, l’écrit ou le regarde, et ce, à jamais, ô TOI le MAITRE des Mondes ! Place-le parmi ceux (les poèmes) que chantonnent les Houris aux beaux yeux et les enfants dans le Paradis promis aux pieux.

Range -le parmi les actions de grâce de prédilection Auprès de TOI et de Lui le (Prophète), sur Lui la Paix et le Salut

(1) C’est au NOM de DIEU que mes dons s’accroissent, sans fin, ni limite

(2) Louange à mon SEIGNEUR le MEILLEUR EDUCATEUR SPIRITUEL qui a abonni mon cœur par l’imitation de l’exemple (du prophète)

(3) Ma reconnaissance LUI revient, sans ingratitude, il est mon ASSISTANT, ma rançon vient de LUI

(4) Ma proximité LUI revient, sans dépaysement, c’est à LUI que je m’adresse, avec bonne guidée

(5) Ô TOI ma satisfaction ! À TOI mon éloge, c’est sur TOI que je m’appuie, en sollicitant (Tes Bienfaits)

(6) Ô TOI qui m’as guéri ! O TOI qui m’as protégé contre celui qui m’a méprisé, en éradiquant ma maladie !

(7) Fait déborder sur moi les voiles de l’honneur, abonnis mes affaires, multiplie mes biens, et ce, sans limitation

(8) Ô TOI Qui réponds à celui qui T’appelle ! Accorde-moi l’exaucement dans cet appel

(9) Ô TOI qui possèdes la BEAUTE ! ô TOI qui possèdes la MAJESTE ! Ô TOI le MEILLEUR PATRON ! purifie mes dons

(10) Ô TOI l’UNICITÉ ! Ô TOI le MAITRE de l’Existence ! sois à mon égard par Ta GENEROSITE, d’une disponibilité sans fin

(11) Purifie ma conjonction, sans négligence, accorde-moi la réalisation des vœux, embellis mon « manteau »

(12) Accorde moi l’avantage de la lecture [du CORAN] avec plaisir, accorde-moi la connaissance ésotérique lors de l’accomplissement du culte

(13) TU a abonni mon état (spirituel) sans pérégrination, guide ma famille par moi, sans plainte

(14) Accepte ma repentance, protège tout ce qui est relatif à ma personne, garantis mon retour (vers TOI), parfait ma sagacité

(15) Protège moi contre le séducteur (Satan), préserve-moi de l’illusion, accorde-moi une Aide, avec un Appui

(16) Procure moi des Dons Gracieux, exaltant ma perfection, ô TOI Qui es Trop GRAND pour avoir des associés !

(17) TU as accru ma rectitude, TU m’as octroyé des Dons, avec ma reconnaissance exempte de plainte

(18) Ô TOI MEILLEUR POURVOYEUR Qui m’as enrichi avec BONTE ! c’est à TOI que je rends hommage, sans exagération

(19) Ma reconnaissance est à TOI dans mon domicile, ô TOI à Qui appartiennent les châteaux (où l’on séjourne) sans déguerpir !

(20) Ô TOI Qui m’as habillé ! Qui m’as abreuvé ! ô TOI Qui m’as protégé contre la solitude !

(21) TU es mon BUT, TU es mon PILIER, illumine mon cœur, ô TOI MAITRE de la lumière !

(22) TU as effacé mon défaut, TU as enrayé mon doute, TU as purifié mon cœur, comme [TU l’as fait] pour les purs

(23) TU as achevé mon périple, TU as rendu agréable ma subsistance, sois en ma faveur par Ta BONTE, comme [TU l’es] pour les pieux

(24) Ô MEILLEUR VIVIFICATEUR ! assure ma protection et abonnis mon action, à l’instar (de celle) des sagaces

(25) Accorde-moi la Bonne Guidée, préserve-moi du blâme, accorde-moi le Charisme, grâce au Détenteur du Drapeau

(26) Grâce au Plus Beau, au Plus Parfait, au Plus Haut Placé, celui-là qui assure la guérison

(27) Lui qui s’applique à la Dévotion, qui procure le profit, qui opère le Miracle en faveur des saints

(28) Le possesseur des Dons qui est le lion des batailles, Celui qui occit les hommes qui sont malheureux

(29) Grâce à Celui dont les compagnons ont répondu à son Appel, ceux-là qui dissipent l’angoisse et qui possèdent la lumière

(30) Grâce au MAÎTRE des batailles, Dissipateur des tristesses, la Lumière de l’intelligent, l’Effaceur de l’ostentation

(31) Celui-là est l’Illuminateur, l’Annonciateur des Bonnes Nouvelles, c’est à Lui que je m’adresse dans cet éloge

(32) Mes propos s’adressent à Lui, sans blâme, ni voile, ni peine

(33) Ô Meilleur des créatures ! Toi qui possèdes les avantages, ainsi que les Dons Gracieux, purifie mon édifice

(34) Tu fais ma joie, sans illusion, purifie ma dévotion, illumine mon environnement

(35) C’est sur Toi que portent mes paroles, sans indigence, et je m’appuie sur Toi sans cesse

(36) Puisse le SEIGNEUR Qui T’a guidé Te payer de ma part Au-dessus de tes prétentions le jour de la Rétribution

(37) Que mon SEIGNEUR Te rétribue, ô Meilleur Ami ! Meilleur Bien-aimé ! et ce, sans dommage

(38) Je suis le serviteur partout où je me trouve et jamais je ne cesserais de Te solliciter

(39) Tu es mon protecteur contre le Grand Traître (Satan) et contre la séduction qui cause le malheur

(40) Tu as préservé ma place, Tu as renforcé mon assurance, accorde-moi mon temps (Zâmane) (1), par le POSSESSEUR de la SUBSISTANCE

(41) Tu es la voie de mon engagement vers le SEIGNEUR Qui efface les ternissures et accorde la Pureté

(42) Tu es le Beau, c’est vers Toi que je me penche, Tu es l’Envoyé hors compétition

(43) A Toi ma langue, ainsi que mon cœur, je ne compose pas en devinette, à l’instar des poètes

(44) Tu es la Bonne voie, c’est grâce à Toi qu’on parvient à la conjonction de CELUI Qui accorde la Meilleure Fortune

(45) Tu as éloigné de moi le dénuement, Tu m’as tiré de l’égarement, Tu a parfait ma garde, comme [Tu l’as fait] pour les grands Hommes (de DIEU)

(46) Ô Meilleure des créatures ! mes plumes Te sont dévolues, sans blâme, mais avec agrément

(47) Ô Toi l’Auteur de la Bonne Action ! Ô Toi le détenteur de la Bonne Qualité ! Tu es l’intermédiaire Auprès du SEIGNEUR, le MAITRE du Décret

(48) Ma tranquillité auprès du PUISSANT est, grâce à Toi, sans trouble, ni relâche

(49) Ô Meilleur adorateur ! Porte des Bienfaits, Lumière des pays, mon Espoir le Plus Elevé

(50) Tu as éloigné mon angoisse, Tu as effacé ma faute, accorde -moi une science qui génère la vivacité

(51) Tu as mis fin à mon indigence (spirituelle), Tu as préservé mon secret, sans machination, ni vitupération

(52) Tu as purifié mon âme, Tu m’as délivré des attaches, Tu as fait disparaître mon doute, Tu as levé mon voile

(53) Tu as préservé mon voisinage, Tu as gracieusement augmenté mes dons, Tu as pérennisé mon essence, et ce, avec Générosité

(54) Mon retour est vers Toi avec mes assemblées, sans faim, ni erreur

(55) C’est vers toi que je me tourne - ô Possesseur des Dons ! - après ma prière et mon éloge

(56) Je suis satisfait de Toi, c’est grâce à Toi que j’ai oublié (mes épreuves), de même que je me suffis à Toi à l’exclusion de toute peine

(57) C’est à toi que j’adresse ma louange, ô Toi le Détenteur de la Bonté ! ô Maître de la Réussite ! ô Toi le Possesseur de la fortune !

(58) Par Toi, je lance un appel à tous les peuples vers le MAITRE des adorateurs, PROMOTEUR de tout Essor

(59) C’est par Toi que j’ai effacé ce que j’ai commis, c’est par Toi que je cherche la meilleur élévation

(60) C’est en Toi mon départ, c’est vers Toi mon retour, sans dépaysement, c’est de Toi que je me réclame

(61) Tu as effacé mon défaut, tu as préservé mon environnement, sans attribution, ni confusion

(62) Ô Meilleur Absoluteur qui as effacé mon péché, ainsi que mes boutades lors de mon enfance !

(63) Tu es mon Bien-aimé, ô Toi qu’on aime par moi ! sans défaut, ni subordination

(64) Ô Toi le Plus Vigilant ! ô Meilleur Pâtre ô Meilleur Prêcheur vers le MAITRE du Ciel

(65) Sur Toi et sur ceux qui furent autour de Toi, la Prière de CELUI Qui a fait Ton Eloge lors des jets de flèches

(66) Sur Toi, le salut et la gloire tout le temps de CELUI Qui a exalté grâce à Toi l’Assemblée des Elus

(67) C’est par Toi que je conduis (mes gens), c’est par Toi que je profite (à mes gens), ô Toi qui es bien Au-dessus de tous les Elus !

(68) Ceux-la qui sont les gens de la compréhension de la Doctrine de l’Envoyé, l’Effaceur de la négligence Le Dissipateur des ténèbres.

(69) Ce sont les gens doués d’entendement envers le Détenteur de la Splendeur qui est l’Effaceur de l’erreur et de l’inconvenance

(70) Celui-là est l’obéi, Celui-là est le courageux, c’est par Lui qu’on terrifie les contestataires

(71) Celui-là est le Tuteur, Celui-la est l’interlocuteur, Celui-là est le pur qui bénéficie de la Préférence [de DIEU]

(72) Celui-là est le Noble issu d’une Haute Lignée, c’est le Merveilleux, le manifestement Généreux

(73) Il est le très magnifique, ne mesurez personne à Lui, Il est le Chef de l’Assemblée des Prophètes

(74) Le Soleil des Soleils, le Chef des Chefs, Le Meilleur Compagnon de l’Assemblée des Saints

(75) Le remède des cœurs, La lumière des demeures, la Lune des Lunes dont la clarté est évidente

(76) Il est le sauveur du reconnaissant, le Lion de l’ingrat qui expulse le rebelle qui manifeste sa haine

(77) Le Paradis du bien guidé, l’Enfer du transgresseur, Celui dont la Précellence est évidente aux yeux des intelligents

(78) Réparateur des fautes, Possesseur des Dons manifestes, Il est le Guide des créatures, sans extravagance

(79) La précellence Lui est dévolue, l’Intercession est son apanage, les foules Lui sont soumises, la Prééminence Lui revient

(80) Si, en Lui parvenant, une personne sollicite la science, une autre vise la fortune, une dernière l’hostilité

(81) Celle-là sera bien guidée, cette autre sera comblée et la dernière sera mise à mort avec damnation

(82) Il est un Guide Protecteur, Il est une lumière qui éclaire, un Sauveur Annonciateur de Bonnes Nouvelles pour les gens de la Bonne Guidée

(83) Il est un défenseur assistant, un Prêcheur Clairvoyant, un Lion Avertisseur pour le rebelle

(84) Il satisfait le plaignant, Il console l’affligé, Il est Attentif à l’égard de l’interlocuteur et du solliciteur

(85) Il protège celui qui est engagé, Il donne asile à l’adorateur, Il dissipe les ténèbres en faveur du pieux

(86) Il est la fortune du pauvre, Il repêche celui qui sombre, Il est la promotion de l’humble qui cherche la protection

(87) Il est l’apparent, Il est le Caché, Il est l’interlocuteur de l’ÉTERNEL

(88) A Lui la Parole, à Lui la Réponse, Il est le Détenteur de la justesse et de l’agrément

(89) A Lui les Bonnes Actions, à Lui la Joie, les Houris L’accueilleront au terme de la vie

(90) A Lui s’adressent mes propos, après repentance de tout vice, avec constance

(91) Il Te revient des Miracles provenant du MAITRE des créatures qui n’ont jamais été du ressort d’un prédécesseur, ni ne le seront pour un être à venir

(92) Il en fait partie l’éloignement d’une chose exécrable de celui qui la redoute, après son recours [à Toi]

(93) Ô Meilleure des créatures qui as écarté le désastre vers ceux qui sont dans l’erreur ! Tu as assuré mon salut

(94) Tu es l’Illustre Généreux, je suis le serviteur, je me consacre tout le temps à tes Eloges

(95) Je T’ai destiné une louange qui procure le bonheur et qui conjure la honte et la peine

(96) Quant à moi, grâce à mes louanges, je constate assurément mon bénéfice et mon succès, ainsi que mon édifice

(97) Cependant, il me manque les moyens de ce que j’entreprends ; l’ai-je loué à l’instar des habiles hommes de lettre ?

(98) Mon encre s’est tarie, mon cœur est désemparé, ne pouvant louer le Guide des "Budalâ" (2)

(99) Comment pourrais-je réussir la louange du Vivificateur, alors que sa louange défie des sagaces ?

(100) Seulement, je lance un appel à tous les adorateurs vers mon Pilier, sans rapatriement

(101) Ô Peuple de la terre ferme ! ô Peuple des mers ! accourez à l’excellent, qui est un Océan de Générosité

(102) Qui a effacé mes défauts, m’a enseigné l’Inconnaissable, a purifié mon cœur de toute ternissure

(103) Qui dirige (vers moi) des bienfaits, occit les ennemis, accorde la satisfaction des besoins avec prospérité

(104) Qui efface les vices, qui donnent les Bonnes Qualités, qui vivifie les demeures après le délabrement

(105) Qu’il est Bon, le Bien-aimé ! qu’Il est Bon, le Très Proche ! qu’Il est Bon, le Clairvoyant qui enlève le voile !

(106) Il a protégé la famille, nous a dispensés du combat, Il a mis fin à ma pérégrination sans combat

(107) Il a paré les maux, a manifesté les Bienfaits et procuré la Joie à celui qui fonde espoir (en Lui)

(108) Il a guéri le malade, a écarté la douleur et a conduit le serviteur vers le Salut

(109) Il a brisé le carcan, Il a prodigué [des Dons], le danger s’est écarté et le Profit s’est installé

(110) Il éloigne les malheurs, manifeste des Merveilles, écarte les désastres, Lui dont la Munificence est manifeste

(111) Il draine les Biens vers les cités, Lui dont l’assistance est manifeste et la splendeur évidente

(112) Il est un Recours qui profite à quiconque Le sollicite, Il est un Lion qui occit les ennemis rusés

(113) A Lui les exploits, à Lui les Miracles, à Lui des Prodiges sans aucune limite

(114) Une gazelle qui parle, une iguane qui salue, un oiseau qui rend hommage tel un génie

(115) Un arbre géant qui marche, une pluie qui tombe en averse, un puits qui déborde sans l’intermédiaire d’une corde

(116) Une souche qui lui témoigne de l’affection qui gémit [pour ne pas se séparer de lui], un loup qui survient pour garder le bétail

(117) Il a obtenu la Gloire lors de l’Ascension Nocturne de son corps, de manière évidente et sans fantaisie

(118) Gloire a mon SEIGNEUR Qui a fait voyager le Bien-aimé dans la nuit pour sa Proximité, en Le purifiant !

(119) Il a voyagé la nuit après une purification, Il a perpétué la Joie parmi les Prophètes

(120) Le Voyage nocturne de l’intègre (Al’Amîn), en compagnie du fidèle (Gabriel), sur la Monture Assurée (Al Burâq), vers les Enceintes Pures

(121) [Ce voyage] a effacé l’égarement, reflété sa Grandeur et a manifesté sa Beauté pour les pieux

(122) Ils [les Prophètes] L’ont mis en Tête quand ils L’ont reçu, ils L’ont révéré, eux qui ont de la pureté

(123) Il est Noble parmi eux, Il les a quittés et les a surpassés après son Ascension

(124) Il est dans la nuit, apportant des Dons plus abondants qu’une averse en Provenance de l’éternel

(125) Il apporta un Trésor aux du Bien et combla de malheur aux gens du bien et de Malheur les gens du Mal

(126) Il acquit la perfection, Il s’est mis Au-dessus de tous les Hommes de DIEU, Il a, par Election, accédé Au-delà de la limite (de leurs ascensions)

(127) Il a obtenu la majesté, Il a obtenu la Beauté, de la part du TRESHAUT, MAITRE des cieux

(128) Gloire à son Eminence ! Lui qui est le Protecteur de ma famille, Gardien des hommes, Forteresse des femmes

(129) Qu’il est Bon, le magnifique ! qu’il est Bon, le Noble Généreux ! qu’il est Bon, le Recteur des chefs

(130) Lui qui écarte le perfide (Satan), qui efface l’illusion, qui accorde les Bonnes Actions sans délai

(131) Qui édifie les maisons, en prodiguant les Biens et qui assure la joie de son auditoire

(132) A Lui mon panégyrique après mon triomphe, matin et soir

(133) La prière des six (mois), avec l’éloge des six (autres) Lui revient irrévocablement (3), tout en suivant son Exemple [le Prophète]

(134) Sur lui la prière des SEIGNEURS Qui L’a rendu Glorieux jusqu’à ce qu’il s’élève Au-dessus de tous parmi les très pieux

(135) Qu’Il lui accorde Son Salut, qu’IL élève son rang et qu’IL augmente sa Récompense parmi les sagaces

(136) Qu’il soit accordé à l’affranchi, celui qui est l’accès de la Voie, l’homme de la conviction (*), tout agrément

(137) Qu’il soit accordé à son vizir (*), le sabre de l’Annonciateur des Bonnes Nouvelles, l’Agrément du TOUT-PUISSANT Qui fixe Son Décret

(138) Qu’il soit accordé à la lumière, l’homme de la pudeur (**), le meilleur Agrément provenant de l’éternel

(139) Qu’il soit accordé au proche (de l’Elu) (***), le lion des batailles, l’Agrément de CELUI QUI EXAUCE (DIEU), ainsi que l’élévation

(140) Qu’il soit accordé aux compagnons, qui ont répondu le jour de l’angoisse, l’Agrément élogieux

(141) Qu’ils sont bons, ces hommes ! ils ont pris part aux mêlées, prenant et se faisant prendre, au moment de l’épreuve

(142) Que la Satisfaction de l’AUDIANT leur soit accordée dans leur totalité le jour de la Crainte, le jour des interpellations

(143) Ils sont générateurs de bienfaits ou facteur de préjudices, à l’égard de celui qui sollicite la fortune ou vise l’hostilité

(144) Chacun d’eux est un brave qui est fidèle et qui se distingue au moment de l’affrontement

(145) Qu’ils sont bons, ces preux ! qu’ils sont bons, ces défenseurs ! ils ont occi des ennemis sans lâcheté

(146) C’est grâce à eux que j’ai pardonné sans mépris, c’est grâce à eux que j’ai éloigné les imposteurs

(147) Se dirigent vers les autres que moi les ennemis malfaisants, par la Grâce de l’Ecoute du Bien, Effaceur de la témérité

(148) Je me remets entièrement à Celui qui a pérennisé ma vie avec les combattants de BADR, sans aucun doute

(149) Je dis - et point ne se dirige vers moi celui qui attaque avec témérité - :

(150) Ô TOI le DETENTEUR de la GRANDEUR ! ô TOI le TRES HAUT ! ô MEILLEUR MAITRE TRES PROCHE ! exauce ma prière

(151) Accorde Prière et salut à l’Interlocuteur, protège mes demeures, préserve mon cœur

(152) A l’Envoyé qui est la porte d’accès à la réalisation des vœux, le Plus Vigilant Pâtre

(153) Accorde Ta Prière à perpétuité, renforce son Salut, et agrée mes plumes, ainsi que mon édifice

(154) Ô TOI MAITRE de la VOLONTE ! Ô TOI Qui Détiens le Profit ! éternise mon bonheur et accorde moi Ta Sollicitude

(155) Préserve-moi de l’inimité, raffermis ma droiture, renforce ma conformité (à la Sunna), et ce, sans peine

(156) Purifie ma retraite sans que je ne sois méprisé, rends agréable ma subsistance nocturne, rends délicieuse ma nourriture diurne

(157) Ô TOI MAITRE de l’Existence ! sois en ma faveur par la LIBERALITE, élève mon sommeil au-dessus des offices

(158) Accorde-moi Ton Affection, satisfais mes besoins, ô TOI Qui Profites sans contrepartie !

(159) Accorde-moi les Bonnes Actions, préserve-moi de l’illusion, en ma qualité d’adorateur qui fait la joie de tout clairvoyant

(160) Agrée mes plumes, approuve mes propos, sans aucune remontrance, ni contestation

(161) Rends ma langue pertinente, illumine mon cœur, sauvegarde mon immunité et renforce ma pureté

(162) TU as conjuré le péril, TU m’as fourni des provisions, préserve-moi de l’injustice de celui qui est entaché d’ostentation

(163) Préserve les miens de l’égarement et, par le licite, éternise ma richesse

(164) Epargne-moi le blâme, fais-moi Don du Livre, accepte ma repentance, ô TOI Qui as agréé ma transaction !

(165) Ô MEILLEUR SEIGNEUR ! ô MEILLEUR EDUCATEUR SPIRiTUEL ! TU as tranquillisé mon cœur, après ma quête du bien indéfiniment.

(166) Accorde Prière et Salut à celui qui a parachevé (la mission) et préserve mon intégralité indéfiniment.

Ô mon DIEU ! Par la FACE de DIEU le TRES-HAUT, le NOBLE GENEREUX, accorde la Paix, le salut et la Bénédiction à notre Seigneur et Maître Mouhammad, ainsi qu’a sa famille et à ses compagnons ; puissiez-vous Le réjouir par ce présent poème, en toute circonstance et à tout instant, et ce, à jamais.


(*) Notre seigneur Abû Bakr (*) Notre seigneur CUmar (**) Notre seigneur CUthân (***) Notre seigneur Ali

 

Publié le Jeudi 10 mai 2007 à 9:00:00 am
Par NIAKHAPP

« Je n ’ai point fondé une confrérie (TARÎQA), j’ai plutôt trouvé la voie qu’avait scrupuleusement suivie le Prophète et ses compagnons entièrement flétrie, je l’ ai défrichée le plus proprement, je l ’ai également rénovée dans toute son originalité et lancé l’ appel suivant : Tout pèlerin qui désire partir peut venir voici la voie réhabilitée :cette voie est celle du pacte d’allègeance »

dixit : Cheikh Ahmadou Bamba

Ces propos du fondateur du Mouridisme ne laisse aucun doute sur sa mission et la raison fondamentale : la réhabilitation des valeurs culturelles de base de l’Islam dans le service du meilleur des envoyés Mohamadou Rassouloul Lah (Paix et salut sur lui). Selon toujours les propos de son fondateur, le Mouridisme est né de « La FOI par le TAWÎD, la LOI par le FIQ et la VOIE par le TAçAWWUF » et se fixe comme unique objectif la FACE de DIEU, le TRES HAUT le GENEREUX. C’est ainsi que tous ceux qui ont répondit à l’appel son désignés sous le terme de Mouride autrement dit un aspirant à DIEU (Murîdul-l-lâh).

Publié le Jeudi 10 mai 2007 à 8:00:00 am
Par NIAKHAPP
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L’an 1301 H. (1883), qui est le point de fracture le plus important de son Hagiographie, apportera, nous le verrons plus loin, de grandes mutations dans son itinéraire spirituel et du même coup, dans sa personnalité intellectuelle ; en gros, des changements qui ont reconverti entièrement sa plume au service du Prophète (Paix et Salut sur Lui), dans des thèmes tels que :


-  la glorification de la venue du Prophète au monde ;

-  l’exaltation de l’Unicité de DIEU, dans le service du Meilleur des envoyés ;

-  le Combat Spirituel du Prophète ;

-  la plus grande victoire de la foi sur l’infidélité sous son égide (à Bedr) ;

-  la victoire de la soumission, en l’occurrence l’Islam, sur l’idolâtrie, en un mot, la Réhabilitation de l’Islam.

Des panégyriques du Prophète qui embrassent ces thèmes essentiels et dont les genres et le génie littéraires reflètent les dons exceptionnels de l’auteur parmi eux :

- LES PREMICES DES ELOGES (Muqaddamâtul Amdâh),

- L’Acrostiche du Verset "QUICONQUE OBEIT AU MESSAGER OBEIT (par là-même) A DIEU" (s.4 v.80),

- LES DONS DU PROFITABLE (Mawâhibu-n-Nâfic ) ,

- "MIMIYA" une rime anonyme en "mîm",

- L’ATTIRANCE DES CŒURS (Jadhbul Qulûb).

Le rappel de son père à DIEU, survenu une nuit de mardi du mois de muharram de l’an 1300 H. (1882) à Mbacké du Cayor, non seulement venait lui ôter la tutelle de celui à qui il obéissait religieusement, mais allait révéler sa vraie physionomie mystique et spirituelle.

Le stade de dévotion à DIEU qu’il atteignit, malgré les hostilités que lui manifestaient les gens de son époque, démontre sans équivoque son appartenance au cercle "des hommes de DIEU". Il n’était l’esclave ni des futilités du bas-monde, ni de l’autorité coloniale dominatrice, ni de celle des chefs païens de la vieille aristocratie locale.

Cette attitude d’un Homme esseulé, dénonçant l’arbitraire et la corruption d’où qu’ils vinssent et ne reconnaissant que la seule Autorité du MAITRE des mondes, allait marquer sa vie. C’est ainsi qu’en réponse aux dignitaires qui, à la suite de l’oraison funèbre de son père, lui suggérèrent d’accepter d’occuper la fonction de conseiller du roi, il déclina cette offre du bénéfice de l’obligeance des sultans et écrivit :

"Penche vers les portes des sultans -m’ont-ils dit- afin d’obtenir des dons qui te suffiraient pour toujours".

"DIEU me suffit -ai-je répondu- et je me contente de LUI, et rien ne me satisfait si ce n’est la Religion et la Science".

"Je ne crains que mon ROI et ne porte mes espoirs qu’en LUI, car IL me protège et m’enrichit"

"Comment disposerais-je d’ailleurs ma destinée entre les mains de ceux-là qui sont incapables de régler leur sort ?"

C’était là un double défi lancé à la fois aux sultans à qui le Cheikh rappelait leur servitude vis-à-vis de Leur SEIGNEUR ALLAH et à l’élite de l’orthodoxie musulmane dont Il dénonçait la complaisance. Quant aux grands maîtres de gnose de son époque, animés du dessein de l’éprouver, ils ne tardèrent pas à découvrir leurs lacunes, sans toutefois arriver à sonder les profondeurs de sa spiritualité .

Ses confrontations avec l’administration coloniale représentaient cependant l’un des aspects les plus importants de son Hagiographie. Au début du 19 ème siècle, les exigences de l’ industrialisation (recherche de matières premières et de marchés) et la volonté impérialiste de l’Europe, ayant abouti à la colonisation ont dicté à la France une Politique de conquête territoriale à partir des anciens comptoirs commerciaux.

Cette politique expansionniste rencontra au Sénégal de farouches résistances, tant du côté des chefs musulmans que de celui des thiédos (guerriers de l’aristocratie).

Mais en 1891, la conquête territoriale fut achevée dans un constat d’échec retentissant de toute la résistance armée au Sénégal. C’est alors que la France entreprit d’assimiler la colonie du Sénégal aux valeurs culturelles occidentales et, pour y réussir, elle proposa sa religion et la suppression pure et simple ou, à défaut, la corruption du Culte exclusif rendu à DIEU.

Elle mena alors un combat sans précédent, allant de l’éloignement (internement) au bannissement et à la déportation des guides spirituels, pour démobiliser les fidèles .

Son (le Cheikh) aspiration profonde à DIEU et son amour ardent envers l’Elu de DIEU furent tels que DIEU lui révéla DIEU, selon son expression, et devant la splendeur de Sa GRANDEUR, Il entreprit d’être fidèle au Pacte primordial de soumission à [DIEU] ; alors, DIEU lui indiqua le Prophète (Paix et Salut sur Lui) qui est le guide de la voie de la soumission.

Lorsqu’en 1301 H. (1883) l’Elu lui parvint, il conclut avec lui le Pacte d’Allégeance, pour la FACE de DIEU, et ce dernier lui ordonna d’engager ses disciples dans cette voie. Le Mouridisme était né. Ce fut à Mbacké Cayor.

Ainsi le culte exclusif qu’il professait devenait public, car il commença à l’inculquer à ses disciples ; c’est pourquoi il devint l’ennemi numéro un du pouvoir colonial.

Non seulement les foules affluaient vers lui, mais il fonda la Ville de TOUBA pour mieux servir avec elles la cause de DIEU.

Dans son ardeur spirituelle, il voulut accéder au rang des compagnons, serviteurs du Prophète, qui ont combattu à Bedr.

Ce "degré suprême" [CORAN S.9 V.20] dont parle le CORAN à l’endroit des compagnons, est obtenu par le sacrifice du sang versé en vue d’élever la voix de DIEU.

Et l’abrogation de la prescription du sang versé, à cause du Pacte d’Allégeance, devait mener le Cheikh dans la voie du combat spirituel qui est celle du sacrifice de l’âme et des biens pour la cause de DIEU, dans le respect du sang des autres .

En 1312 H. (1895), dans sa retraite spirituelle (Ictikâf), le Prophète lui signifia que le sang versé était abrogé et le prix qui fait accéder à ce rang est une somme d’épreuves trop lourdes à la charge exclusive du postulant. Le pacte fut conclu et le Décret DIVIN le mit en confrontation avec ses ennemis contemporains pendant plus de trente deux ans durant lesquels il brava les exils, les brimades, les persécutions et les bannissements, pour se raffermir dans la profession de l’Unicité de DIEU, ne reconnaissant qu’un Seul Maître, DIEU et DIEU exclusivement. Il en sortit auréolé de succès. Et de ce combat, il impétra le rang de SERVITEUR PRIVILEGIE du PROPHETE.

Autant le pouvoir infidèle voulut, à travers l’exil au Gabon, en Mauritanie, les persécutions, les résidences surveillées à Thiéyène et à Diourbel, corrompre la foi musulmane, autant le Cheikh, dans son mystère inviolable et son indépendance dans le culte rendu à DIEU, a réhabilité l’Islam dans sa forme la plus authentique.

Partout dans le pays, le Cheikh a revigoré la foi musulmane, redonné aux populations, sans la contrepartie de leur sang, de leur dignité et de leur personnalité. Il a de surcroît introduit le plus naturellement dans les mœurs, la soumission exclusive à DIEU et non à une quelconque autre autorité. Ainsi, la Communauté musulmane retrouvait son âme .

A partir donc de l’année 1313 H. (1895), l’étape du combat contre l’infidélité fut marquée par une production inestimable de panégyriques envers l’Elu le plus pur (Al Muçtafâ), le Choisi le Meilleur (Al Mukthâr), des écrits d’action de grâce envers DIEU et son Prophète(Paix et Salut sur Lui), de Sagesses, d’Hagiographie, d’Oraisons initiatiques, incantatoires et mystiques.

En 1346 H. (1927), DIEU exauça ses vœux en le favorisant d’un séjour terrestre équivalent au nombre de versets de la sourate "les Groupes" (sûratu-z-Zumar) dont l’issue [le soixante douzième verset] est la récompense d’une vie entière dévouée à DIEU :

"Ceux qui auront craint leur SEIGNEUR seront conduits par groupes vers le Paradis. Lorsqu’ils seront en vue des portes, celles-ci s’ouvriront toutes grandes, les préposés leur diront : "Que la Paix vous suive ! vous avez été si vertueux , si purs. Entrez en cette Demeure pour un séjour éternel". Les voix des bienheureux s’ élèveront en chœur : "LOUANGE A DIEU !".



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