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Publié le Mardi 10 juillet 2007 à 11:29:11 pm
Par NIAKHAPP

L'Etat du Sénégal a effectué une commande d'un avion A 320 chez Airbus. Et si cette information n'est pas connue de l'Assemblée nationale encore moins de beaucoup de Sénégalais c'est parce que l'argent (quelque 50 milliards de francs) qui a servi à faire la commande ne provient pas des caisses de l'Etat, mais plutôt d'un des amis du Sénégal. L'avion sera sous peu au Sénégal, car il doit être retouché après construction, pour les besoins de le rendre digne d'être l'avion du Président du Sénégal. Si du côté de l'aviation civile on soutient que c'est l'armée qui gère l'avion présidentiel et qu'elle n'en sait rien, du côté du Palais, personne ne veut confirmer ou infirmer l'info, serment oblige.

«C'est déjà fait, on a passé la commande d'un avion A 320 chez Airbus». Ces propos sont ceux d'un proche collaborateur de Me Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal. Il répond à des interpellations sur la situation que vit le premier de tous les Sénégalais. Depuis un certain temps, Me Abdoulaye Wade est obligé d'affréter les avions d'Air Sénégal International, lors de ses déplacements. Tel a été le cas dernièrement, lorsque Me Wade s'est rendu à Accra au Ghana. Et, il avait d'ailleurs parlé des désagréments à des voyageurs de cette compagnie, qui ont vu leur vol renvoyé. Et à en croire cette autorité, la commande a été faite, il y a longtemps. Et normalement l'arrivée de l'avion au Sénégal ne devait plus tarder. Il y a des aménagements à faire après la construction de l'avion. Car Airbus construit des avions A320 destinés au transport, mais puisque ce sera un avion présidentiel, il faut des retouches, pour le rendre digne d'un chef d'Etat. En plus des 40 milliards, le prix d'un A 320, il faut 10 milliards de plus pour réaménager l'avion. Joint au téléphone les responsables de l'aviation civile ont déclaré ne pas être au courant de cette commande. Mais notre source basée du côté du palais présidentiel signale que cette commande ne concerne que l'armée. Car l'avion présidentiel relève du commandement. Elle a aussi ajouté que l'argent qui a servi à faire cette commande ne provient pas des caisses de l'Etat du Sénégal. Mais ce sont des amis du Sénégal, qui veulent participer à leur manière au prochain sommet de l'Oci (Organisation de la Conférence Islamique) qui ont déboursé de l'argent. Il a ajouté que l'avion serait à Dakar sous peu. Car la «Pointe de Sangomar» est Off depuis quelque temps. Du côté du palais, des voix autorisées ont soutenu ne pas être au courant d'une telle commande, tout en refusant d'être cité dans le papier même pour ces mots.

Publié le Mardi 10 juillet 2007 à 11:01:28 pm
Par NIAKHAPP

La visite annoncée de Karim Wade à Touba, le 05 août prochain, risque de tourner au fiasco. Le motif d'une telle crainte est que tous les habitants de la cité religieuse ne sont pas prêts à lui dérouler le tapis rouge. Mieux, le collectif des jeunes marabouts intellectuels menace de saboter purement et simplement la visite du leader de la génération du Concret. Parce que, à les en croire, d'aucuns cherchent à l'introduire à Touba, en se basant sur des actions sociales. Une supercherie qui ne passera pas, clament-ils.

Nous vous annoncions dans une de nos dernières éditions que des gens cherchaient à introduire Karim Wade auprès de Serigne Saliou Mbacké (Cf interview Serigne Modou Bousso Dieng, le pdt du collectif des jeunes chefs religieux du Sénégal, le 31 mars dernier). Cette exclusivité du journal l'Office, est devenue maintenant un secret de polichinelle. Notre interlocuteur annonçait même qu'un intense travail de lobbying se passait dans la cour du khalife pour faire entrer l'homme fort de la Génération du Concret dans les bonnes grâces du pouvoir local. Ces manoeuvres ont commencé à porter leurs fruits puisque le Pdt du Conseil de surveillance de l'ANOCI a réussi à trouver des parrains à Touba, et sa visite tant attendue est prévue pour le 05 Août prochain. Si dans la ville sainte les populations s'interrogent encore sur les tenants et aboutissants de cette visite, d'autres trouvent le moyen de jeter une pierre dans le jardin de Karim Wade, et de ceux qui s'activent pour l'amener à Touba. Ces grincements de dent ne sont pas à négliger, puisqu'il s'agit de jeunes chefs religieux qui jouissent d'une grande écoute de la part des populations et des talibés. Ces derniers, regroupés dans l'association dénommée "Collectif des jeunes chefs religieux intellectuels", ont dénoncé avec la dernière énergie ce qu'ils qualifient de manoeuvres politicienne. "Si Karim veut faire son entrée en politique, qu'il choisisse une autre ville pour le faire. En tout cas, ce ne sera pas Touba ; c'est la terre de nos ancêtres. Nul n'y fera quelque chose contre notre gré", assure son coordonnateur Serigne Djilly Bousso. Ces gardiens du temple s'offusquent surtout de la manière qui a été utilisée par ces gens qui "prétextent organiser une campagne de nettoiement de la ville pour ensuite l'habiller avec de la politique". Allusion est faite au « Mouvement Beugue Touba », dirigé par Bassirou Sy qui est l'initiateur de cette campagne. Le 05 août prochain risque donc d'être chaud, chaud avec ces propos extrémistes de ces marabouts ; "Karim ne viendra pas ou bien, il sera accueilli par du rouge, des jets de pierres et des huées dont se chargeront les talibés très disposés à la tâche. Nul doute que devant une atmosphère quasi insurrectionnelle des jeunes marabouts, le khalife pourrait être amené à surseoir à recevoir la délégation du « concret ».

Publié le Dimanche 08 juillet 2007 à 2:58:35 pm
Par NIAKHAPP
Convoqués en assemblée générale hier, vendredi, les cadres libéraux de la Cellule initiatives et stratégies ont passé en revue les problèmes auxquels leur parti est confronté. À l'issue de la rencontre, ils ont tous soutenu l'impérative réorganisation de leur parti. Auparavant, il a fallu recadrer le débat, afin d'éviter un conflit entre les partisans de Macky Sall et ceux de Karim Wade.

Sous la présidence de Racine Mbaye, ancien directeur général de la Sn /Hlm, les cadres de la Cellule initiatives et stratégies du Parti démocratique sénégalais se sont réunis hier vendredi de 19 heures 30 à 22 heures 30, au quartier général de leur formation sis sur la Vdn. Dès l'entame des débats, deux camps ont voulu s'affronter. Et pour que le débat accouche d'une décision consensuelle, il a fallu la sagesse du président de séance, pour recentrer les débats. Car, certains cadres qui se réclament du ci-devant ex Premier ministre et actuel président de l'Assemblée nationale, face à d'autres qui se font passer pour des pro « Génération du concret », ont tenté de régler des comptes à travers cette instance. En effet, ces cadres ont estimé nécessaire de soutenir Macky Sall, qui demeure président de la Cellule ; alors que d'autres se sont lancés dans une critique du précédent gouvernement, suite à « leur mise à l'écart » des centres de décision. « Certains cadres étaient inquiets, de peur d'être, encore une fois, laissés en rade », source un participant. « Heureusement, rapporte notre source, le débordement souhaité par certains cadres, n'a pas eu lieu ». Car, « l'essentiel était de voir comment réorganiser le parti ». Ainsi, durant les débats, les « têtes pensantes » du Pds ont convenu de l'impérieuse nécessité de réorganiser leur formation. Car, ont-ils argumenté, « le Pds a besoin de s'imposer ». Ainsi, ils ont déploré le manque d'implication des cadres dans les débats politiques ; d'où la réorganisation rapide du Pds pour la prise en charge effective des préoccupations des populations. Pour ce faire, la Cis préconise maintenant de participer à tous les débats sur le devenir des Sénégalais. En attendant l'avis du maître, le président de la République , seule constante libérale.


Publié le Vendredi 06 juillet 2007 à 11:39:04 pm
Par NIAKHAPP

Voilà deux ans que la société de transport urbain Dakar Dem Dikk (3D) a mis 400 bus en circulation sans une police d'assurance. Ce qui poussent les assureurs et les travailleurs à crier au scandale. Ces derniers soupçonnent une complicité de l'Etat sur qui Christian Salvy, le Dg de 3D, se décharge. 

L'alerte a été sonnée, il y a plus d'un an. Mais, depuis, rien n'est fait pour prévenir le danger ambiant qui guette les usagers de la route et les clients de la société de transport urbain, Dakar Dem Dikk (3 ). Les 400 bus mis en circulation pour assurer le transport à Dakar et dans sa banlieue circulent sans police d'assurance depuis le 31 juillet 2005. (Voir Le Quotidien n° 923 du lundi 23 janvier 2006). Cette situation, qui expose les usagers à toutes sortes de risques et encourage l'illégalité, a fait monter le pool de co-assurances des risques transports publics de voyageurs sur ses grands chevaux. Cette structure, qui regroupe les compagnies comme la Cnart, Axa, Amsa, Sonam, entre autres, ne comprend pas que 3D n'ait pas été contrainte au respect de la loi.

Selon son président, Ousmane Sy, que nous avons joint, hier, au téléphone, «la souscription d'assurance est une obligation à laquelle personne ne doit déroger». En effet, regrette-t-il le cas de 3D, qui «viole la loi et expose ses clients». A l'en croire, cette situation n'est pas sans causer des ennuis aux victimes des accidents de la circulation. «De même qu'elle cause un préjudice, par ricochet, aux compagnies d'assurance. Il arrive qu'il y ait des blessés mais, ces derniers ne parviennent pas à être indemnisés.» Outre ces impairs soulevés par le pool des assureurs, il reste que le mutisme de l'Etat devant ce danger est cocasse.

Selon des interlocuteurs, la société dirigée par Christian Salvy bénéficie de «la complicité des autorités. Sinon, comment peut-on fermer les yeux sur la non assurance de 400 bus qui assurent le transport de milliers de sénégalais par jour ? Il faut qu'il y ait un drame pour qu'on annonce des sanctions ou que l'on prenne des mesures».

La complicité à laquelle nos interlocuteurs font allusion est d'autant plus fondée que «la Fédération des compagnies d'assurance a saisi le ministre des Tranports et la direction générale de Dakar Dem Dikk pour les mettre devant leurs responsabilités mais, la saisine est restée sans suite», déplore M. Sy.

Cette inquiétude des assureurs de l'automobile est partagée par l'Union des travailleurs de Dakar Dem Dikk (Udtd). Selon son secrétaire général, Mamadou Goudiaby, cette affaire ne date pas d'aujourd'hui. Car, il rappelle avoir «envoyé une correspondance à la direction générale pour l'informer de la gravité de la situation».

Mais, il avise que la réponse qui lui a été servie par le directeur commercial ne le convainc pas. «Il me disait, il y a plus d'un an que cela est dû au fait que ce sont les moyens qui manquent», rapporte-t-il. Et, de s'étrangler de rage devant cet argument, car «les raisons invoquées ne peuvent être un prétexte pour ne pas assurer les bus, en ce sens que les passagers sont en danger», fait-il remarquer. D'ailleurs, le secrétaire général du syndicat majoritaire de 3D regrette que «la direction (lui) cache tout ce qui passe dans la société depuis qu'(il) l'a interpellée sur le problème de l'assurance».

Cependant, il jure que les cas d'accident auxquels les bus sont mêlés sont réglés à l'amiable. C'est le cas, révèle-t-il, «de la femme qui été tuée par un bus dans l'enceinte du dépôt de Ouakam. A son avis, le défaut d'assurance des bus fait que des pourparlers sont en cours pour dédommager la famille».


Publié le Vendredi 06 juillet 2007 à 11:22:06 pm
Par NIAKHAPP

C'est un véritable calvaire que vivent les Sénégalais. La flambée des prix des denrées de première nécessité est aujourd'hui devenue à la mode. Il ne passe plus un seul jour sans qu'on entende parler de l'augmentation d'un produit dans le marché. Rien n'est épargné : après le gaz, c'est au tour des denrées alimentaires comme le lait, l'huile, la farine, la viande etc.

Est-ce qu'ils se soucient de la situation des pauvres Goorgorlou, qui se démènent chaque jour pour trouver de quoi mettre sous la dent ? En tout cas la question reste d'actualité. Quand on sait que la situation alimentaire des Sénégalais devient de plus en plus critique. Un tour au marché Tiléne nous permet de constater la réalité de ce que les Sénégalais endurent. Cette flambée des prix est constatée au niveau du kilogramme de viande qui est passé de 1800 à 2200 Fcfa. Selon des vendeurs que nous avons rencontrés, cette situation est due au fait qu'il n'y a pas une forte entrée de bœufs dans le territoire. À en croire notre interlocuteur, c'est aussi dû au fait que qu'on est à la période hivernale, la viande comme le poisson se raréfient. Il nous précise que cette situation ne va pas durer pour longtemps ; pas plus d'un mois et la situation va revenir à la normale. Par ailleurs, cette hausse n'a pas affecté le prix du kilogramme de poulet qui reste toujours le même. Certains consommateurs ne savent plus à quel saint se vouer. Avec le chômage, les Sénégalais n'arrivent même plus à assurer la dépense quotidienne. B.G une jeune dame, la quarantaine, très remontée, que nous avons rencontrée sur les lieux, ne cache pas son inquiétude par rapport à la situation actuelle. Elle accuse les autorités d'être la principale cause de ces hausses répétées des prix. «Chez moi, c'est le désarroi total. Et je crois que c'est pareil dans tous les ménages. On ne peut pas à chaque fois devoir supporter toutes ces spéculations. On dirait que le gouvernement ne se soucie pas de nos préoccupations», a-t-elle souligné. C'est inconcevable dit-elle, de voir tous les jours les produits alimentaires augmenter. «Avant-hier c'était le lait, hier l'huile et la farine et aujourd'hui, c'est au tour de la viande», se désole-t-elle. Même son de cloche chez cet autre père de famille que nous avons interrogé. D'après lui, tant qu'on restera dans nos coins, rien ne sera résolu. «La population devrait sortir dans la rue pour manifester son mécontentement. Car je pense que les syndicats consuméristes n'ont pas mené à bien leur rôle».

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