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Publié le Mardi 28 août 2007 à 12:16:55 am
Par NIAKHAPP

Acheté 300.000 Francs Suisses (200.000 €) par les Young Boys de Berne à l'équipe helvéte de Neufchâtel Xamax il y a à peine deux mois, le sénégalais Abou Kader Mangane a signé au RC Lens pour 4 saisons. Le montant de l'achat de ce milieu défensif s'élève à 5 millions de Francs Suisses (3,5 millions d'euros).
Qu'est-ce qui justifie une telle hausse du prix de ce joueur (dont la côte a été multipliés par 16 ?). Une certitude : les Young Boys ont réalisé une belle plus-value en ne le conservant que quelques semaines. De plus, l'ancien joueur suisse s'est engagé contractuellement à ne pas jouer contre ses anciens collègues ce jeudi... Même à ce prix-là ?
Publié le Vendredi 24 août 2007 à 10:40:52 pm
Par NIAKHAPP
Le propos trempé dans du vitriol, le discours direct et percutant, Aminata Mbengue Ndiaye a cogné à bras raccourcis sur le Président Abdoulaye Wade et son fils Karim dont elle fait le procès. Tout y passe : l'incapacité du chef de l'Etat à régler les difficultés dans lesquelles sont empêtrées.
«Je crois que vous avez suivi les péripéties de la lettre que nous avions adressée au Président Wade après la Présidentielle pour lui demander de s'asseoir autour d'une même table avec les leaders de l'opposition et faire l'évaluation de cette élection. Nous étions engagés dans un processus à la fin duquel nous voulions avoir le cœur net par rapport à la vision que nous avions de la manière dont les choses se sont déroulées. Nous avions estimé que les élections n'étaient pas transparentes, indépendantes et démocratiques. Et je pense qu'il se devait de recevoir l'opposition pour l'écouter, de la même façon que le faisait le Président Diouf, lorsque lui-même dirigeait l'opposition. Alors, il devait nous écouter, nous entendre, mais voir surtout, avec nous le sens qu'il fallait donner à nos revendications. Mais cela, il l'a refusé. Il continue de le refuser. S'y ajoute qu'il n'a pas de respect pour l'opposition qu'il continue de traiter de molle et non représentative. Malheureusement, tout cela peut aboutir à des conflits. Quand des gens refusent de s'asseoir autour d'une table pour dialoguer, c'est l'affrontement, la descente dans la rue. Mais nous voulons toujours éviter cela. Et nous sommes sur cette démarche. C'est la raison pour laquelle, nous pronons des assisses qui doivent nous permettre de discuter de toutes les questions de l'heure qui interpellent le pays».
La peur commence à s'installer dans le camp du pouvoir
«En fait, le dialogue que nous proposions à Wade devait porter sur des questions politiques, démocratiques, puisqu'il tournait autour du processus électoral. Lorsque nous avons vu cette porte fermée, nous nous sommes rabattus sur autre chose. C'est ce qui est à la base de notre boycott des élections législatives. Fort heureusement, le boycott a fait ressortir les véritables résultats des urnes de la Présidentielle. On a boycotté, 64% des électeurs ne sont pas allés voter. Cela signifie tout simplement que le Président Wade n'était pas majoritaire à la Présidentielle. Wade doit se ressaisir. Dans son entourage, certains ont complètement viré. La peur commence à s'installer dans leur camp. Le Président étant très malin, c'est certainement lui qui les envoie comme éclaireurs. Ce qui est sûr, c'est qu'ils ont changé de discours. Je pense notamment à Iba Der Thiam, et Babacar Gaye. Wade doit ouvrir les yeux. Il sait pertinemment que le Sénégal est au bord du gouffre. Nous ne voulons pas être dans la rue. On cherche à discuter de façon républicaine, civilisée afin d'aboutir à quelque chose. C'est cela que les Sénégalais désirent. Maintenant, si lui, le garant de la sécurité et de la paix civile dans notre pays, refuse le dialogue, nous allons nous passer de sa participation. Nous ferons le diagnostic sans complaisance de la situation politique, économique, sociale du pays. A l'issue de cela, il faudra qu'il accepte, soit de recevoir nos résultats, soit de laisser la place à d'autres pour gouverner ce pays».
Les Assises avec ou sans la participation de l'Etat
«On ne peut obliger l'Etat à venir participer à un débat auquel il ne veut pas participer. Sur toutes les franges de la population que nous sommes en train de rencontrer, nous n'avons pas encore vu une organisation qui nous demande de reculer, sous prétexte que le pouvoir est seul habilité à organiser une telle rencontre . Non ! Les initiatives peuvent venir de partout. Tout le temps, la société civile a organisé des réflexions sur des questions d'importance nationale. Idem pour les syndicats. Mais l'opposition a, elle aussi, le droit et le devoir d'organiser une réflexion qui pourra certainement aboutir à des solutions de sortie de crise, par rapport aux difficultés que nous vivons dans ce pays. Si Wade le refuse, il arrivera un jour où il y sera contraint. Et cela voudra également dire que le Président ne peut plus diriger le pays et qu'à ce titre, il doit partir».
Le dialogue politique n'est plus d'actualité
«Le dialogue politique qu'on avait proposé est maintenant dépassé, parce que ce ne sont plus les questions politiques qui nous préoccupent. Les questions économiques, sociales, du monde rural, de la jeunesse, sont devenues des questions brûlantes sur lesquelles nous ne pouvons pas nous débiner. On peut toujours dialoguer, cependant, rien n'empêche que nous tenions nos assises. Cela n'a absolument rien à voir. Si les institutions fonctionnaient normalement, de nombreuses questions qui sont aujourd'hui agitées ne seraient pas abordées. Par exemple, les gens abordent la question de la succession du président de la République, en cas de vacances du pouvoir, tout simplement parce qu'il y a du nébuleux dans tout cela. Le Sénat, dont le président doit remplacer le chef de l'Etat en cas de vacance du pouvoir, est une institution bidon. Une institution créée de toutes pièces dans laquelle il désigne les 65 sénateurs sur les 100. Vraiment, il aurait pu nous épargner d'organiser des élections sénatoriales parce que l'argent qu'il y a englouti, aurait pu servir à autre chose. Le temps qu'il nous a fait perdre, aurait pu servir à faire autre chose. Actuellement, je pense que, autant au niveau de nos institutions qu'au niveau du fonctionnement de l'Etat, il y a des problèmes. Et il faut avoir le courage d'aborder ces problèmes. Malheureusement, c'est ce courage-là qui manque au Président Wade et à l'équipe qui l'entoure».
Impossible d'avoir, au sein de l'opposition, une même vision, une même position
«C'est une question qui revient souvent. Moi, je crois qu'on ne peut pas demander à des partis politiques qui ont chacune une histoire propre de se retrouver un beau jour et de s'entendre sur tout. Il y a un minimum autour duquel on s'entend. Que tout le monde soit d'accord sur la même chose est impossible. Même au sein de la mouvance présidentielle, il y a des voix discordantes. Donc, ce n'est pas possible d'avoir, au sein de l'opposition, une même vision, une même position, car chacun revendique sa différence. Lorsque la situation du pays exige qu'on se retrouve, on s'est retrouvé».
L'attitude d'Idy, une déception
«Personnellement, je m'y attendais un peu, parce que depuis que Idrissa Seck a quitté Jamm-Ji, je n'ai plus eu confiance en lui. Depuis qu'il est allé dialoguer avec Wade, je n'ai plus eu confiance en une alliance avec Rewmi, même si par la suite, on s'est retrouvé. Maintenant qu'ils sont partis de nouveau, je crois qu'ils ne vont plus revenir en arrière. Nous nous sommes déjà fait une religion sur Rewmi. On n'a qu'à laisser le père rassembler ses brebis égarées. Mais sérieusement, on a été déçu par le comportement de Rewmi et par ce revirement auquel personne ne s'attendait, dans la mesure où tous les Sénégalais se souviennent de tout ce qui a été dit et fait par les différents protagonistes. Moi, en tout cas, j'avais déjà à l'esprit qu'il arriverait un moment où les gens de Rewmi allaient quitter le Front. Mais, il revient aux Sénégalais de juger les gens, par rapport à leurs comportements, aux valeurs qu'ils incarnent. C'est le peuple qui doit, maintenant, savoir qui est qui. Seulement, tous les républicains doivent exiger que la lumière soit faite sur tous ces milliards dont on parle. Que ce soit par rapport aux fonds politiques, aux chantiers de Thiès ou même à d'autres chantiers. D'autant que ce ne sont pas les seuls chantiers qui posent problèmes. Il y a les chantiers de l'Anoci. Je reviens toujours sur le projet «Cœur de ville» de Kaolack dont on dit qu'il a nécessité 7 milliards. Je reviens sur tous ces énormes marchés qui ont été attribués de gré à gré. Un audit général de tous les chantiers qui sont en train de pulluler s'impose actuellement. Il est hors de question qu'on soit floué».
«Karim Wade n'est pas plus diplômé que mes enfants, il n'est ni banquier ni rien»
Les chantiers de l'Anoci doivent être audités. Je trouve que les architectes se sont prononcés tardivement. Au début, ils avaient commencé à bouger pour dire qu'ils n'étaient pas associés dans la conception des travaux. Là, on avait applaudi pour dire : «voilà des gens qui ont du courage». Malheureusement, ils s'en étaient arrêtés là. Aujourd'hui, ils reviennent à la charge. C'est trop tard. Si c'est le Ps qui était au pouvoir, et Wade dans l'opposition, depuis longtemps, on aurait arrêté les travaux. Car, il aurait rué dans les brancards au point que même les partenaires au développement allaient demander qu'on vérifie ce qui est en train de se passer. Mais étant donné que l'individu chargé de gérer les fonds de l'Anoci est son fils, personne ne bronche. C'est là où se trouve la difficulté. Où se trouvent l'Inspection générale d'Etat, les corps de contrôle et la justice ? Les institutions devraient normalement bouger. Les travaux de l'Anoci engloutissent énormément d'argent qui rentre dans les poches de quelques individus. Ce n'est pas normal. Les Sénégalais doivent prendre leur courage à deux mains. Karim Wade n'a aucune expertise, aucune compétence, aucune expérience qui lui donnent la possibilité de diriger des travaux aussi importants. La seule expertise dont il peut se prévaloir est qu'il est le fils du président de la République. On crée des histoires pour dire qu'il est banquier. Il n'y a rien de plus faux. Il était agent de banque. On connaît là où il travaillait à Londres. Quelle est son expérience en tant que banquier ? Qu'est-ce qu'il a fait dans sa vie qui lui permet de piloter un projet aussi important ? C'est anormal et scandaleux. Les Sénégalais font trop de «masla». C'est ce «masla» là qui va tuer le Sénégal. Je suis scandalisé du silence coupable de quelqu'un comme Iba Der Thiam. Il devait se prononcer sur ce népotisme extrêmement dangereux, parce que Karim Wade n'est pas plus diplômé que ses enfants. Ce garçon n'est pas plus diplômé que mes enfants, que les enfants de quelqu'un d'autre. Alors au nom de quoi, doit-on lui confier des charges aussi importantes ? C'est tout simplement parce qu'il est le fils du président de la République. Et Wade se permet de le féliciter en lui disant : «ta mère sera fière de toi, je lui dirai que tu as bien travaillé». C'est le comble ! Qu'est-ce que Karim a fait dans ce pays ? Absolument rien ! Sinon, gérer l'argent de l'Anoci de manière opaque. Où est-ce que Karim Wade prend l'argent pour distribuer des centaines de billets pour La Mecque ? A moins que les Arabes ne lui aient vraiment trouver des fonds secrets dans leur budget. D'où est-ce qu'il tire tout l'argent qu'il déverse aujourd'hui dans le pays ? Il y a sept ans, son père tirait le diable par la queue, à plus forte raison lui».
«Si Wade veut que le pays sombre dans la guerre civile, il n'a qu'à imposer son fils»
«La presse a donné trop d'importance à Karim Wade et la Génération du Concret. Il n'y a aucune montée en puissance de Karim Wade. Ceux qui sont autour de la génération du concret sont des opportunistes tout simplement. D'ailleurs, j'en veux un peu à la jeunesse, parce que des jeunes devraient avoir beaucoup plus d'ambitions que de soutenir quelqu'un qui n'a absolument rien de plus valeureux qu'eux. Rien que cette génération du concret qu'on veut mettre en selle montre tout simplement qu'il y a une déliquescence des institutions de la République. Si on avait des institutions qui n'étaient pas bafouées par le président de la République lui-même, on n'en serait pas aujourd'hui à nous demander qui va remplacer le chef de l'Etat en cas de vacance du pouvoir. La réalité, c'est que Wade veut se faire remplacer par son fils. Les principales raisons de ses problèmes avec Idrissa Seck doivent venir de là. Qu'est-ce que Karim Wade a fait pour le Sénégal ? Qu'est-ce qu'il a de plus que nos enfants pour vouloir hériter du pays comme s'il appartenait à son père ? Celui qui succédera à Abdoulaye Wade sera élu par le peuple souverain. Et tout le monde y tient. S'il veut qu'il y ait le chaos derrière lui, il n'a qu'à essayer d'imposer qui que ce soit. Que ce soit son fils ou quelqu'un d'autre. Si pour la postérité, il veut que les Sénégalais retiennent que c'est Abdoulaye Wade qui a fait sombrer leur pays dans la guerre civile après son départ, il n'a qu'à le faire».
Le hold-up électoral de Wade à Louga «Le Président Wade n'a pas été plébiscité à Louga. Il a volé les élections de la même façon qu'il l'a fait dans les autres localités. A Louga, malgré la grosse fraude, il n'a eu que 50 et quelques pour cent pour la présidentielle. Aux législatives, il est à 25%. Il n'a pas été plébiscité à Louga et il le sait. Malgré les fortes sommes d'argent qu'il a déversées sur Louga, les populations lui ont tourné le dos parce que, pendant sept ans, il a négligé Louga. Il n'y a rien fait. On n'a pas voulu lui permettre d'attendre la veille des élections pour débarquer dans notre ville et y faire une opération de charme. On a dit niet. La réponse a été cinglante».
Publié le Mercredi 22 août 2007 à 9:05:57 pm
Par NIAKHAPP
A l'instar de leurs compatriotes de France ou d'Italie, les modou d'Espagne sont confrontés à des problèmes de document de voyage du fait des lenteurs administratives dans la confection et la délivrance des passeports. Il arrive qu'entre la date de dépot et de réception du passeport, l'immigré ait à attendre plus d'un an, s'il a la chance de ne pas voir son dossier se perdre.
«Je ne comprends pas cette lenteur dans la confection et la délivrance des passeports des Sénégalais de l'extérieur. Partout c'est la même complainte. D'ailleurs, je me demande si le président de la République est au courant. Je ne manquerai pas d'en parler en conseil des ministres.” Oumar Khassimou Dia dixit. C'était le 1er mai dernier à Madrid la capitale espagnole, lors d'une rencontre avec des présidents d'association sénégalaise, et d'ailleurs en prélude à la tenue de la Diaspora des affaires. Depuis, l'eau a coulé sous les ponts, Oumar Khassimou Dia n'est plus ministre des Sénégalais de l'Exterieur, remplacé au dernier remaniement ministériel par Mme Aminata Lô Dieng. N'empêche, le passeport continue d'être un casse-tête chinois pour des milliers de Sénégalais installés en Espagne. PASSEPORT, CLEF PASSE-PARTOUT Avoir un passeport dans les délais demeure, aujourd'hui, un véritable luxe pour ces immigrés qui, des fois, doivent patienter plus d'un an avant d'entrer en posession de leur document de voyage. Mame Mbargane Thiam président de l'Association des sénégalais d'Almeria, l'une des principales provinces agricoles du sud de l'Espagne : «C'est à croire que l'Etat sous-estime notre apport dans l'économie du pays. Le moins qu'il puisse faire pour nous, c'est de nous délivrer un passeport dans des délais raisonnables. Chaque émigré nourrit au moins 10 personnes, sans notre apport beaucoup de familles crèveraient de faim.» Madiop Fall de l'Association des sénégalais de Fuerteventura dans l'archipel des Canaries ne dit pas le contraire, lui qui pense que l'Etat n'a aucun respect pour les Sénegalais d'Espagne. Sinon comment comprendre et expliquer que «certains de nos compatriotes soient sur le point de perdre leur titre de séjour à cause d'un manque de passeports, tandis que d'autres ne parviennent pas à se faire soigner ou à pouvoir envoyer de l'argent aux leurs.» Et Madiop Fall de se demander si l'Etat du Sénégal a une administration structurée, avant de citer sa progre expérience. «J'ai, personnellement, deposé une demande de passeport pour ma fille ainée, il y a de cela exactement 475 jours. N'eût été un second prolongement de son inscription dans le systeme éducatif espagnol, ma fille ainée aurait perdu sa résidence. Pour une seconde fois, mon nom est sorti dans le bulletin officiel de la province de Las Palmas pour un problème de passeport de mes enfants. C'est honteux... Mème le secteur informel aurait fait mieux.» C'est dire que le passeport est plus qu'un document de voyage pour l'émigré Sénégalais vivant et travaillant en Espagne. Et ce sont surtout les sans-papiers qui souffrent le plus des lenteurs notées dans la confection des passeports. Au nombre de 65 000, selon les dernières estimations de la police espagnole, dont 25 000 sont arrivés entre 2006 et mars 2007 avec le phénomène des cayucos ou embarcations de fortune, la majorité de ces clandestins ne peuvent pas ouvrir de compte bancaire, ni envoyer de l'argent par le biais des compagnies de transfert de devises, encore moins accéder au soins de santé ou voyager à travers l'espace Shengen. Faute de passeport. Et pourtant «au moment du depôt, on nous fait comprendre que le délai maximun est de trois mois. D'ailleurs, les autorités consulaires n'acceptent qu'une prorogation de trois mois», confie le jeune Ibra Dieng Diouf dont la demande de passeport en date du 02 janvier 2007 tarde toujours à être satisfaite. Fort remonté contre la Direction générale des passeports, le jeune Diouf accuse : «J'ai fait 5 ans en Espagne sans pouvoir aller au Sénégal, faute de papiers, mais aujourd'hui que le gouvernement espagnol me donne l'oportunité de régulariser ma situation, mon pays est incapable de me délivrer un passeport à temps.» En effet, tous les clandestins et autres sans-papiers qui ont eu à resider de manière continue en Espagne sur une période de trois ans peuvent bénéficier d'une carte de séjour et de travail. D'où l'importance du passeport. Ils sont des milliers d'émigrés sénégalais à vivre la même situation que Ibra Dieng Diouf et peinent à trouver les mots pour qualifier l'attitude de l'Etat à leur égard. Surtout qu'en Espagne le passeport est au début et à la fin de tout processus de normalisation administrative. Il est exigé aussi bien lors du dépôt que pendant le retrait de la carte de séjour et de travail. Si certains émigrés attendent leur passeport pour pouvoir solliciter un titre de séjour, d'autres en revanche voient leur carte de résidence dormir depuis des lustres dans les commissariats espagnols, faute de passeport. Ce problème de passeport n' épargne aucune couche de la communauté sénégalaise d'Espagne. Mais, ce sont surtout les parents d'enfants nés en Espagne qui en souffrent le plus. Un enfant né de ou/d'un parent résident (s) en Espagne peut avoir une carte de résidence dès sa naissance, mais pour que ses parents puissent en faire la demande, le passeport est impératif, et comme il n'est plus possible de mettre la photo de l'enfant sur les passeports Cedeao, les parents sont obligés d'attendre des fois une année entière, avant d'entrer en possession du document de voyage de leur enfant. Le témoignage de El Hadji Ndiaye, un émigré sénégalais vivant à Madrid est élucidant : «C'est très difficile d'entretenir un bébé en Europe .Depuis que ma femme a accouché en janvier 2007, je pense l'amener au Sénégal avec le bébé, mais jusqu'à présent je ne peux pas le faire, car l'enfant n'a pas encore de passeport pour pouvoir demander une carte de séjour. Et si je l'amène au Sénégal sans cette carte de séjour, il ne pourra pas rentrer de nouveau en Espagne, même si il y est né.» Les enfants mineurs sénégalais arrivés dans des embarcations de fortune et mis sous tutelle judiciaire en Espagne sont eux aussi victimes des lenteurs administratives dans la confection des passeports. Au nombre environ de 200, ils peuvent bénéficier d'un titre de séjour car la loi espagnole ne permet pas de les rapatrier. Toutefois, ils ne peuvent pas travailler. Mais aux dires de Ousseynou Niang, membre de la Fédération des associations sénégalaises en Catalogne et assistant social dans une Ong qui s'occupe desdits enfants mineurs, l'Etat sénégalais ne fait rien pour faciliter l'obtention d'un document de voyage, en vue de régulariser leur situation.. MADRID ET DAKAR SE REJETTENT LA RESPONSABILITE En attendant, Madrid et la Direction générale des passeports continuent de se rejetter la responsabilité des lenteurs notées et dénoncées dans la confection des passeports. Car, si du côté du Consultat général de Madrid on soutient mordicus avoir envoyé les dossiers de demande à temps, au niveau de la Direction des passeports on soutient le contraire. «Certes, nous reconnaissons qu'il y a du retard dans la confection des passeports, mais force aussi est de reconnaitre que Madrid nous envoie les bordereaux de demande avec des retards de 4 à 6 mois et cela le demandeur ne le sait pas. Actuellement, nous venons de recevoir des bordereaux avec des demandes qui datent de février et mars», confie un commissaire divisionnaire de la Direction des passeports. Qu'à cela ne tienne, le Sénégalais d'Espagne veut lui son passeport, et dans les plus brefs délais. UNE MAFIA S'INSTALLE A DAKAR Certains inspecteurs de police et autres rabatteurs n'ont pas mis du temps pour profiter de cette situation de passeport, pour se remplir les poches. Etant souvent dans des situations desesperées, certains de nos compatriotes ont dû mettre la main à la poche afin de voir leur demande de passeport satisfaite. Et ce ne sont pas les exemples et témoignages qui manquent pour illustrer cet état de fait. “J'étais sur le point de perdre ma résidence, car ma demande de passeport qui datait de 9 mois tardait à être satisfaite, alors je me suis ouvert à un oncle qui après avoir consulté un agent de la Direction des passeports m'a demandé 100 000 francs Cfa pour régler la situation», confie D. D. Ngagne. S., lui, a eu à casquer 200.000 francs Cfa et selon ses dires il aurait donné 1 million de francs Cfa rien que pour avoir un passeport. Et pour cause: il a bourlingué un peu partout en Europe pour avoir une carte de résidence avant d'atterrir en Espagne en 2004. Sa demande de carte de séjour et de travail accordée, en novembre 2006, Ngagne dont le passeport a été déjà prorogé avait, impérativement, besoin d'un nouveau passeport pour finaliser les formalités d'obtention de la carte de séjour et de travail. «Le consulat m'avait facilité une attestation de dépot pour la prise des empreintes, en vue de la confection de la carte de séjour, mais le commissariat chargé de l'émigration dans la province de Tarragone, en Catalogne n'a voulu rien comprendre et exigeait uniquement le passeport. Alors vous comprenez qu'il me fallait coûte que coute avoir un passeport.» C'est ainsi qu'il envoya le récipissé de sa demande avec toutes les références, à un commerçant qui a pignon sur rue à Keur Serigne bi et comme par miracle, son passeport est arrivé deux semaines après au Consulat général de Madrid, dans le dernier courrier. C'est un secret de polichinelle, des émigrés payent et continuent de payer pour que leur demande de passeport soit traitée avec faveur. Une situation qui indispose souvent les agents du Consulat général de Madrid. Car, le plus souvent des émigrés se plaignent du fait que le passeport d'un de leur compatriote dont la demande est plus récente, soit satisfaite à temps, alors que d'autres demandes, plus anciennes, dorment dans les locaux de la direction des passeports, si elles ne sont pas tout bonnement perdues. Interpellé sur la question, un haut responsable de la Direction des passeports dit ne pas être au courant de cas de corruption dans son service et accusent certains parents d'émigrés. «Souvent, on reçoit des gens qui nous exposent le cas de leurs enfants, neveux, cousins ou frères établis à l'étranger et confrontés à des problèmes de passeport. On fait de notre mieux pour les aider et sans contrepartie, car c'est notre travail. S'il ya des gens qui demandent de l'argent aux émigrés, il faut chercher de ce côté-à», croit savoir notre interlocuteur.
Publié le Mercredi 22 août 2007 à 8:53:26 pm
Par NIAKHAPP
L'affaire des chantiers de Thiès est un tonneau de Danaïdes, c'est-à-dire, un gouffre sans fond qu'il est impossible de remplir. Dans ce coup-là, il est impossible de remplir de vérités ou de preuves, cette affaire qui a fait couler trop d'encre et de salives. La récente déclaration du président Wade en France, subordonnant le retour de l'enfant prodige à une décision du comité directeur du parti démocratique sénégalais, n'a, aux yeux de nos sources, été qu'une haie d'euphémismes, pour éviter de dire, clairement, que les négociations Wade-Idy ont échoué.
Les retrouvailles Wade-Idy tombent à l’eau A l’origine, des «espoirs financiers» déçus ? De sources proches d’un des deux camps, «ceux qui avaient suivi Idrissa Seck dans sa volonté de fumer le calumet de la paix avec son père spirituel, au point de pouvoir dire à nouveau, qu’entre Wade et moi, il n’y a pas de place pour une feuille papier à cigarette, doivent trouver leur chemin à Damas. Les deux hommes ne se sont pas compris». Et nos sources de croire que l’origine de l’échec de leurs retrouvailles serait liée à des «espoirs financiers» déçus. Toujours selon nos interlocuteurs, c’est un secret de polichinelle : la rumeur avait accusé l’ancien Premier ministre d’avoir amassé beaucoup d’argent qu’il aurait fait garder dans les banques libanaises par le biais de son ami, sénégalais originaire de ce pays, sous la garantie d’un homme politique puissant du pays du cèdre, aujourd’hui arraché à notre affection. Et selon nos sources, «c’est la disparition de cet homme qui serait le hic de leurs retrouvailles qui avaient des senteurs d’argent nécessaire à la réalisation de beaucoup de projets qui tiennent à cœur nos gouvernants, car nous ne serions pas loin de patauger dans la dèche, bref, ce serait le temps des vaches maigres au pays de Ndiadiane Ndiaye», nous renseigne-t-on. Et d’ajouter qu’avec la mort de cet homme cité plus haut, «l’argent qu’Idy aurait déposé là-bas, ne serait plus récupérable, parce que considéré comme argent noir. Un niet catégorique leur aurait été opposé par les gardiens de cette manne financière que la rumeur évalue à 80 milliards de francs Cfa». Et nos sources de conclure que «les retrouvailles Wade-Idy seraient tombées à l’eau». Du côté du Pds, on met cet «échec» sur le compte de la volonté du «maître-lutteur» (ainsi que s’était défini Me Wade après sa rencontre avec Idy avant l’ouverture de la campagne présidentielle) d’envoyer encore un «thiabaxal» d’enfer à son «poulain». Et voir celui-ci basculer dans les cram-crams («khaxaam» en wolof).
Publié le Lundi 13 août 2007 à 5:02:32 pm
Par NIAKHAPP
Le quartier flottant dénommé « Darou Salam » (Demeure de la Paix) situé à quelques mètres de l'autoroute a perdu depuis samedi dernier sa quiétude. La raison ? Les bulldozers l'ont rayé de la cartographie dakaroise .
13 heures en cette matinée de samedi. Le temps semble observer une pause. Des dizaines de famille en détresse. Hommes, femmes et enfants, le regard hagard scrutent le ciel avec anxiété. On devine aisément leur questionnement : « Où irons-nous ? ». Des morceaux de zing, des pans de baraques, des ustensiles de cuisine, des effets vestimentaires. Bref, le monde vient de s'effondrer pour ces couches défavorisées. La désolation est totale après le passage de ces engins qui tel un ouragan ont ravagé tout sur leur passage. Comment en est-on arrivé là ? Selon Modou Diouf, qui habite dans ce coin depuis plus d'une année : « Ce n' est que jeudi dernier que nous avons reçu une sommation nous intimant de quitter les lieux sur ordre du gouverneur. Dans la matinée du samedi, sous haute escorte, les bulldozers ont imposé leur loi. C'était la débandade et le sauve–qui- peut », fait remarquer M. Diouf. Et notre interlocuteur d'ajouter montrant un groupe de femmes : « Toutes ces dames que vous voyez sont enceintes. Comment pourront–elles s'en sortir ? Nous sommes sans revenus subtantiels, nous allons dormir à la belle étoile ». La gent féminine acquiesce de la tête. Le désarroi se lit sur le visage de ces êtres qui estiment à l'instar de Mme Sarr, une résidente de cette habitation irrégulière que : « Les autorités en nous déguerpissant, n'ont pas tenu compte de l'hivernage. Elles pouvaient nous laisser encore quelques mois. Nous n'avons pas où mettre nos bagages. Les préposés aux démolitions ont été sans compassion pour nous », se désole-t-elle avant de lancer : « Pourtant lors des élections, les autorités locales nous ont courtisés en nous faisant miroiter des lendemains meilleurs. Elles nous avaient même fait croire que nous n'allons pas quitter le site. Mais c'est cela le Sénégal », lâche Mme Sarr qui continue d'allaiter son bébé. Ironie du sort . « C'est aujourd'hui l'anniversaire de mon bébé », note-t-il avec un brin de rancœur.
« DAMNÉS DE LA SOCIÉTÉ »
Triste destin pour ces « damnés de la société », comme le rappelle un des leurs qui rue dans les brancards : « Nous faisons partie des « damnés de la société ». Nous faisons partie de la République qui pleure au moment où l'autre république qui danse s'octroie de rutilantes bolides. Nous méritons plus dans notre pays », fulmine Alassane Ndiye qui a déserté son « Lagnar » natal pour chercher fortune dans la jungle impitoyable de la capitale dakaroise. Dans le même sillage, le porte-parole des populations, un certain Maurice Thiaw étale une complainte au nom des déguerpis : « La logique voudrait que lorsque quelqu'un est déguerpi, qu'on lui trouve un site d'accueil. Nous sommes encore à la merci de la nature », souligne-t-il. Jusqu' à hier dans l'après-midi, les sinistrés étaient là rôdant autour de leurs bagages. Des cohortes de femmes et d'hommes ne sachant où aller s‘interrogent encore sur leur avenir immédiat. Une délégation agissant au nom de « Darou Salam » a rencontré hier les responsables municipaux de la commune de Hann pour solliciter assistance de leur part. Des sources proches de ladite commune nous apprennent que ces sinistrés ont reçu moult sommations sans s'exécuter. Ce que confirme un habitant de Darou Salam : « Nous ne prenions pas leurs avertissements au sérieux ». Les populations de ce quartier flottant auront appris à leurs dépens que quand le gouverneur agit tout s'écroule. Ce n'est point le politique…
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abdou diop : concernant les 4 appuis je propose à ce que la durée des 4 appuis n'excède 30 secondes à l'image de la boxe au delà des 30 secondes la chute sera décl
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