

Deux ambassades accréditées au Sénégal ont "décampé" du fait des émeutes des marchands ambulants du mercredi 21 novembre dernier. L'information a été donnée par le Chef de l'Etat, Me Abdoulaye Wade, lors de l'audience qu'il a accordée aux éditeurs de presse du Sénégal, vendredi 30 novembre. La rencontre lui a servi de prétexte pour mettre encore une fois Karim Wade, son fils, sur un piédestal.
Le président sénégalais explique cette réaction des deux représentations diplomatiques par le traitement fait par la presse sénégalaise des événements du 21 novembre au cours desquels les marchands ambulants déguerpis sur ordre du chef de l’Etat, ont pris d’assaut les grandes artères de la capitale, Dakar. Ils ont, en outre saccagé, l’hôtel de ville de la Médina ainsi que l’Agence de la Senelec, la Compagnie nationale d’électricité, de la même mairie d’arrondissement. Au cours de la rencontre avec les éditeurs de presse, Me Abdoulaye Wade, a, par ailleurs, révélé qu’il a cessé d’écouter les radios et de lire les journaux sénégalais. "On m’y insulte tout le temps", a t-il déclaré. Avant de saisir l’occasion que lui offrait ce tête-à-tête avec les patrons de presse pour mettre encore une fois son fils Karim Wade sur un piédestal : "Je ne comprends pas que la presse accuse, à longueur de journée, l’Anoci de détourner l’argent des Sénégalais". Et d’jouter : "Karim m’a appelé tout à l’heure pour me dire qu’il a obtenu le financement pour la route de Ouakam". A quel prix ?







