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Publié le Mardi 17 juillet 2007 à 5:00:21 pm
Par NIAKHAPP

 
Le festival Afrikabidon, qui se tient du 19 juillet au 12 août à Bidon, près de Montélimar, en Ardèche, pourrait voir sa programmation bousculée par une affaire de visas. Certains artistes et artisans sénégalais, dont la présence à Bidon est destinée à encadrer et informer les touristes, se sont vus refuser leur visa par le consulat de France à Dakar. Selon le site internet du festival, le motif retenu a été "l'absence de garanties économiques", alors que la direction du festival avait respecté toutes les formalités nécessaires à la venue en France de huit artistes et artisans de Casamance. Seuls deux d'entre eux ont obtenu leur visa.


L'organisation du festival cite notamment des propos tenus à l'ambassade de France au Sénégal : les invités seraient de "quasi-indigents" et leur talent serait "celui d'un enfant de quatre ans". Geneviève Lancu, consul général, a rejeté ces accusations "qui ne correspondent pas à la réalité", tout en admettant des "malentendus regrettables".

Le festival accueille une centaine d'invités, dont les plus connus sont Ismaël Lo et Tiken Jah Fakoly, venus de huit pays autour du Sahel. Des spectacles sont proposés mais également des ateliers d'artisanat, des séances de cinéma et des débats. Les bénéfices servent à financer des projets en Afrique. Les organisateurs ont signalé que seule l'ambassade du Sénégal a posé problème pour l'obtention de visas.


Publié le Mardi 03 juillet 2007 à 11:24:06 pm
Par NIAKHAPP

Le groupe de reggae jamaïcain Morgan Heritage se produira en concert le 14 juillet prochain au stade Demba Diop de Dakar, a-t-on appris lundi de source sûre.

Ce concert constituera la première sortie de ce groupe en Afrique de l'Ouest. Il sera suivi d'une prestation du groupe à Banjul en Gambie, le 15 juillet, précise la même source.

La manifestation entre dans le cadre d'une tournée internationale entamée le 23 juin au festival Afro-latino de Bree en Belgique et qui doit les mener aux Pays Bas, en France, en Grande Bretagne en Italie entre autres.

Morgan Heritage est constitué d'artistes issus tous d'un même père lui-même une star du reggae des années 80, Denroy Morgan.

Les membres du groupe ont pour noms Denroy, David, Jeff, Lukes, Memmalatel, Ray, Pater et Una, quelques uns des 33 enfants de Denroy Morgan. Ce groupe devenu l'un des plus populaires au Sénégal ces dernières années est aujourd'hui à 7 albums sortis sur le marché international.

C'est en 1994 qu'il sortent leur première production, ‘'Miracle'', avec un relatif succès. Trois ans plus tard ils sortent ‘'Protect Us Jah'', consacré Album de l'année en Jamaïque. En 1999 ils produisent ‘'Morgan Heritage and Friends''.

Le groupe est présenté comme le leader d'une musique plus ouverte. Une de leurs compositions avait fait beaucoup de bruit lors de sa sortie. Elle était intitulée : ‘'Il ne suffit pas d'avoir des locks pour être rasta''.
Publié le Jeudi 21 juin 2007 à 4:59:41 pm
Par NIAKHAPP

Mamadou Konté le célèbre fondateur du Tringa est décédé ce soir à Dakar des suites d'une maladie. Konté qui est par ailleurs mécène de la musique et fondateur du festival Africa Fête a rejoint le ciel à la veille de la fête de la musique qui sera célébrée ce jeudi 21 mai.

Parti de rien, Mamadou Konté est devenu un producteur de musique respecté et influent. Il a fait connaître, en France, en Europe et aux USA, quelques-uns des plus grands musiciens africains. Depuis 1994, il vit à Dakar où il s'active sur un double front : l'émergence de la création artistique et son développement économique.

En 1965, quand Mamadou Konté débarque en France de son Sénégal natal, il n'a pas d'autre perspective d'avenir que le sous-prolétariat. La France a alors besoin d'immigrés illettrés, de bras dociles et corvéables à merci, pour faire tourner sa rutilante machine industrielle. Mais Mamadou Konté est un ingrat. Il n'est pas venu au monde pour simplement survivre et se taire. L'usine sera son école. Comme dans une pièce de Bertolt Brecht, des camarades communistes vont lui apprendre à lire et lui donner les outils nécessaires à la prise de conscience de son être politique. En 1968, Mamadou Konté est déjà impliqué dans les luttes. Il mène ses premières grèves dans les foyers de travailleurs immigrés. La France officielle nie toute identité africaine, lui s'engage et milite dans des associations de coopération internationale. En 1974, le premier choc pétrolier sonne la fin des 30 glorieuses. La main d'œuvre sous-qualifiée et sous payée devient inutile. Le chômage grimpe, la xénophobie aussi et l'immigration se transforme en problème. On ferme les frontières. En 1976, le Président Giscard D'Estaing invente “l'aide au retour” : 10 000 francs de l'époque pour solde de tout compte !
C'est dans cette France-là que Mamadou Konté produit son premier concert. Il a compris qu'il faut opposer à la politique d'aide au retour, la stratégie de l'aller-retour. Béranger, puis Nougaro et Lavilliers seront les premiers à lui faire confiance. Le Festival Africa Fête est né. Il sera repris chaque année jusqu'en 1998 et assurera le développement de carrières d'artistes aussi importants que Manu Dibango, Salif Keïta, Ismaël Lo, Positive Black Soul... Mamadou Konté a créé un fantastique tremplin pour la création musicale africaine, en France d'abord, en Europe et dans le monde ensuite. En 1990, il rencontre Chris Blackwell, le légendaire patron d'Island Records et de toute la diffusion du Reggae aux USA. Ce dernier lâche les moyens... et se récupèrera ensuite sur les artistes... mais ça c'est une autre histoire. Mamadou Konté, lui réalise un rêve : grâce à l'art musical du Mali, du Sénégal, du Niger, il abolit les frontières et réunit les foules. En 1998, sa tournée aux USA rassemble plus de 120 000 personnes. Aujourd'hui Mamadou Konté va tranquillement vers ses 60 ans. Depuis 1994, il est retourné vivre en Afrique. Il s'est fixé à Dakar où il développe des structures de production et de diffusion, mais aussi de formation professionnelle aux métiers de la musique. Il travaille dans l'un des rares secteurs qui, à tous les sens du terme (économique largement compris), est source d'immenses richesses.
Pendant quatre ans, de 1994 à 1998, Mamadou Konté a tenu à bout de bras un Centre d'Action Culturelle, au cœur de Dakar : le Tringa, un ancien hôtel devenu salle de spectacle de 250 places, studio de répétition et de production, mais aussi restaurant, centre de ressources et agence artistique...
En 1998, pour des problèmes de copropriété, le Tringa doit fermer ses portes. Depuis Mamadou Konté cherche un nouveau lieu à parti duquel asseoir son double projet d'accompagnement de carrière et de formation professionnelle. “Je voudrais prouver qu'il est possible de mettre en place un système d'économie culturelle qui parte de l'Afrique et non de l'Europe”.
Toujours dans un esprit d'aller-retour et non de sens unique. Africa Fête continue à travailler avec l'Europe et dispose même d'un point d'encrage, d'une antenne, à Marseille, à la Friche la Belle de Mai. L'association Cola Production accompagne et prolonge les activités d'Africa Fête.

Mamadou Konté travaille sur l'ensemble de la filière. Ainsi, il participe à l'émergence d'une société civile pour la gestion des droits d'auteur. A ce jour, en Afrique, les droits d'auteurs sont encore gérés par les Etats. Il est également à l'origine d'un réseau de distribution pour lutter contre le piratage de la musique.
“A cause de la prolifération des K7 pirates, les artistes sont spoliés de leurs droits et par effet d'entraînement, toute la profession est fragilisée. Pourtant chaque artiste qui se développe permet de consolider 15 emplois”. L'enjeu est de taille : permettre à “l'industrie” musicale africaine de se structurer.
Voici un chantier de développement économique très concret, bâtit sur les ressources locales et s'adressant au monde entier.

Fred Kahn
(extraits de Journal la Friche la Belle de Mai - Mai 2005)

1948 : naissance à Tambacounda au Sénégal
1965 : arrivée en France
1978 : première édition d'Africa Fête en France
1993 : première édition américaine d'Africa Fête
1994 : implantation à Dakar et ouverture de la Villa Tringa
1998 : 20 ans d'Africa Fête au grand parc de la Ville

Publié le Vendredi 11 mai 2007 à 11:35:23 pm
Par NIAKHAPP
Akon
s'est finalement exprimé au sujet de l'épisode qui avait causé un scandale lors de son passage à Trinidad. On se rappele qu'Akon avait fait monter sur scène une jeune fille avec laquelle il avait dansé de manière pour le moins "explicite" lors d'un concert qui avait eu lieu le 12 avril.

Filmée et diffusée sur youtube, la scène avait déclenché une tornade médiatique quand il s'est avéré que la jeune fille n'avait que 14 ans et qu'elle était fille de pasteur!

"Je veux m'excuser sincèrement pour l'embarras et pour toute douleur que j'ai pu causer à la jeune fille qui est montée avec moi sur scène, à sa famille et à la communauté de Trinidad pour les événements qui ont eu lieu pendant mon concert" a déclaré Akon dans un communiqué de presse mercredi 9 mai.

"Mon intention n'a jamais été d'embarasser ou de profiter de mes fans en aucune façon, et particulièrement ceux de moins de 18 ans. C'est pour ça que nous avons essayé de nous assurer que les personnes admises au concert étaient âgées de plus de 18 ans" ajoutait t-il. "Ce critère n'a pas pu être respecté" a t-il conclu.

L'affaire avait déjà fait perdre un contrat publicitaire à Akon, celui qu'il avait avec la société de télecommunication américaine Verizon qui utilisait notamment des sonneries et des chansons extraites des albums d'Akon sur ses services de téléphonie mobile. Verizon a également annulé le sponsoring de la tournée de la chanteuse Gwen Stefani dont Akon faisait la première partie.

Publié le Samedi 05 mai 2007 à 7:30:00 am
Par NIAKHAPP


Il est maintenant clair qu'entre le patron du Super Etoile et sa première épouse, ce n'est plus le parfait amour. Aussi, après avoir demandé le divorce pour incompatibilié d'humeur, Youssou Ndour n'a pas encore eu gain de cause puisque le magistrat devant juger l'affaire a dû se déssaisir du dossier au profit d'un autre juge, la défense ayant décidé de le récuser à cause de ses liens de parenté avec l'avocat du lead-vocal dont il est un cousin.

L'affaire du couple Ndour n'a finalement pas connu son épilogue hier, jeudi. Ayant enclenché une procédure de divorce d'avec sa première épouse, Mamy Camara, le lead-vocal du Super Etoile aura été surpris en arrivant hier au tribunal départemental de Dakar, d'après une source digne de foi, d'apprendre que l'audience a été reportée. Et pour cause. Les avocats de l'épouse Ndour avaient décidé de récuser le juge en charge du dossier, en l'occurrence Sémou Mao, en invoquant ses liens de parenté avec l'avocat de Youssou Ndour qui se trouve être Me Ousmane Sèye. Mais alors même que la procédure de récusation venait d'être mise en branle par la défense, le juge qui se trouve être le président du tribunal départemental de Dakar s'est déssaisi du dossier au profit d'un autre magistrat du tribunal départemental, le juge Niokhor Diouf à qui il revient maintenant de vider cette affaire dont l'audience a été reportée à une date ultérieure.
Toujours est-il que du côté de la première épouse de Youssou Ndour, l'on demeure optimiste. Pour ce proche, le musicien ne va pas s'en sortir aussi facilement qu'il le croyait. A l'en croire, en saisissant le tribunal pour demander le divorce, ‘Youssou Ndour avait cru que le tour était joué et qu'au pire des cas, on lui aurait exigé une pension à verser à son ‘ex-épouse' une fois la séparation avec elle décidée par le juge'. Et de source proche des avocats de Mamy Camara, l'on soutient qu'en usant de l'incompatibilité d'humeur pour justifier la demande de divorce, le chanteur a voulu contourner le Code de la famille qui interdit la répudiation. Or, aux jeux de notre interlocuteur, ‘l'incompatibilité d'humeur est une répudiation détournée'. En tous les cas, si la procédure de divorce devrait suivre son cours jusqu'au final, nous renseigne-t-on, le risque est grand de voir l'affaire durer des années. Car, selon notre source, une procédure de divorce est très longue et ce n'est pas une mince affaire. Cependant, l'on espère que l'auteur d'‘Alsaama Day' reviendra à de meilleurs sentiments d'autant qu'il ne reprocherait rien à sa première épouse et ‘mère de ses quatre enfants avec qui il a vécu près de vingt ans et qu'il veut jeter ainsi comme on le ferait d'un kleenex parce que, simplement, il a pris une seconde femme'. Pour notre interlocuteur, ‘c'est trop injuste pour que Mamy laisse passer ça. Et elle ira jusqu'au bout'.

Sur les rumeurs expliquant la décision prise par Youssou Ndour de se séparer de sa première épouse par le fait que cette dernière n'aurait pas supporté le nouveau statut de polygame de son mari, un proche de Mamy Camara soutient qu'‘il n'en est rien. Elle n'a jamais exprimé une once d'opposition à la décision de son époux de convoler en secondes noces'.

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