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Publié le Mardi 17 mars 2009 à 8:51:42 pm
Par NIAKHAPP
Une femme d’une quarantaine d’années a été retrouvée morte et horriblement déchiquetée vendredi matin au bord de la plage de Koussoum, sur la corniche à la hauteur de l’ambassade du Japon, a constaté sur place un reporter de l’APS.


A la limite de l’horreur, le spectacle est difficile à décrire : la tête jetée d’un côté, le buste de l’autre, les pieds coupés au niveau des genoux et les mains sectionnées à la hauteur des avant-bras. Le tout éparpillé le long des rochers.

D’après des témoins trouvés sur place, c’est tôt le matin que la victime a été découverte par des individus faisant leur jogging et d’autres habitués de la plage.

Horrifiés, certains membres de la police ont parlé de crime odieux et l’un d’eux a déclaré que ‘’jamais dans l’histoire de la police au Sénégal, on a eu à constater un tel acte’’.

Tout de même, il n’y a à première vue aucune blessure sur la tête de la victime ainsi que ses mains et ses pieds apparemment intacts, malgré qu’ils soient déchiquetés.

Selon une source policière, ces éléments pourraient permettre à la police d’identifier la victime et éventuellement de mener l’enquête qui, d’après le Procureur de la République trouvé sur place, est confiée à la Division des investigations criminelles (DIC).
Publié le Lundi 09 février 2009 à 5:07:35 pm
Par NIAKHAPP
A peine quelques mois après le drame de Ndèye Selbé Diouf, tuée à l’âge de 12 ans par un homme qui ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales, la jeune Awa Sy, âgée de 18 ans, a été décapitée, samedi dernier, par son mari Abdou Ndiaye, après juste quatre mois de mariage.


C’était l’horreur, samedi dernier, au quartier Biram Kann, à Yeumbeul : vers 22 heures, Abdou Ndiaye, tailleur de son état, a tué sa femme, avant de la traîner toute nue devant leur maison, et demander aux voisins d’appeler les parents de la victime qui portait une grossesse de trois mois. Sur les lieux du drame, ce sont des portes défoncées qui accueillent les curieux. Il s’agit des portes de la chambre de la victime et celle du locataire El Hadji Malick Loum qui raconte : «Ce jour là, après le repas du soir, j’ai entendu du bruit dans la chambre de mon voisin. Soudain, j’ai entendu la femme Awa Sy crier de l’intérieur de la chambre. Je suis sortie pour voir de quoi il s’agissait, mais la porte de leur chambre était fermée. J’ai demandé à ma femme d’aller prévenir les voisins.» Seulement, avant que ces derniers n’arrivent, le calme était revenu. Mais à peine les voisins se sont dispersés, que «Abdou Ndiaye ouvre sa chambre et tenait au collet sa femme qu’il a traînée jusqu’à la devanture de la maison. Il l’a allongé et crié à tue tête d’appeler les parents de cette dernière».

Selon notre interlocuteur, Abdou Ndiaye armé de deux coupe-coupe, se pavanait ensuite devant la maison et menaçait de tuer tout intervenant. Alors, M. Loum s’est barricadé dans sa chambre avant de demander à sa femme d’appeler la Police de Yeumbeul. Avant l’arrivée des policiers, Abdou Ndiaye a défoncé à moitié la porte de El Hadji Malick Loum, menaçant de faire la peau à sa famille. Pendant ce temps, une foule, excitée, avec certains armés de gourdins entre autres armes, s’est attaquée à l’atelier de couture de Abdou Ndiaye pour la démolir et s’emparer des tissus qui s’y trouvaient.
Plus tard, avec beaucoup de difficultés, les policiers ont pu maîtriser Abdou Ndiaye et évacuer la famille de El Hadji Malick Loum. Alors que les femmes du quartier ont cherché des pagnes pour couvrir le corps nu de Awa Sy qui sera évacué à l’Hôpital général de Grand-Yoff par les sapeurs-pompiers, après 00 heures.

Hier, au domicile des parents de la victime, étaient présents des amis et parents endeuillés, et un père qui dormait dans le salon. «Il est fatigué, il n’a pas fermé l’œil depuis le jour du drame», informe le fils aîné Abou Sy. Quant à leur maman, la mine froissée, elle n’arrive pas à s’expliquer ce qui venait d’arriver à sa fille. Le cœur meurtri, la sœur de la victime, Batouly Sy, confie : «C’était un gentil garçon. Quand nous avons quitté Thiaroye pour nous installer ici, c’est Abdou Ndiaye qui nous faisait coudre nos habits, sans jamais demander à être payé. Nous étions très familier avec lui. Quelques temps plus tard, ma sœur lui a dit qu’elle voulait apprendre le métier de tailleur et il avait accepté d’en faire son apprentie.» Abdou Ndiaye, tombant sous le charme de la jeune Awa Sy, a demandé sa main et «le mariage fut scellé au mois d’octobre dernier. Cela fait exactement quatre mois. Et lors du drame, ma sœur était en état de grossesse de 3 mois. C’est ce qui est plus horrible pour ma famille», poursuit Batouly Sy.

A la Police, on indique que Abdou Ndiaye sera entendu aujourd’hui et déféré au Parquet pour cet acte odieux qui anime encore les débats à Yeumbeul. Selon un de ses proches amis, Madou Diack, «Abdou Ndiaye a eu à être interné à l’hôpital, car depuis quelques années, il ne jouissait plus de toutes ses facultés mentales. A sa sortie, il est venu ici à Bène Barack pour ouvrir un atelier de tailleur. Sa maman vit aux Parcelles Assainies». Mais, poursuit M. Diack, depuis son mariage, «il a commencé à fumer du chanvre indien. Sa femme Awa Sy m’en avait parlé. Elle avait même informé ses parents». A-t-il agi donc sous l’effet de la drogue ? La question reste toujours sans réponse.
Publié le Dimanche 08 février 2009 à 5:15:12 pm
Par NIAKHAPP
En dépit d’un intense lobbying et d’une forte délégation conduite pat le ministre d’Etat Madické Niang, le Sénégal a été savonné par les observateurs du baromètre des droits de l’homme à Genève. Le sort réservé aux homosexuels et les attaques répétées contre la liberté d’expression sont passés par là. Devant les «examinateurs», les autorités sénégalaises ont donné des réponses qui n’ont pas du tout convaincu.


Le Sénégal était hier après midi au banc des accusés au tribunal international des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève, plus connu sous le nom de Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Me Madické Niang, ministre de la justice garde des Sceaux, M. Aziz Sow, ministre de l’information, des Télécommunications, des Tics, du Népad, des Relations avec les Institutions et Porte-parole du gouvernement qui conduisaient la délégation sénégalaise ont essuyé beaucoup de critiques. Ce sont les pays européens et le Canada qui ont été plus « acerbes » contre notre pays. Ils ont interpellé le Sénégal sur la torture, l’indépendance de la magistrature, les articles 80, 319 du code pénal, l’effectivité des libertés d’expression et de manifestation. La délégation sénégalaise a aussi été interpellée sur le retard du procès de Hissène Habré. Sans oublier les droits des homosexuelles dont le ministre français Rama Yade a été l’ardent défenseur. Le Canada, l’Irlande et la France ont même demandé la dépénalisation de l’homo sexualité, l’abrogation des articles sus-mentionnés et la surveillance des prisons. La situation des « talibés », des femmes et surtout les droits des enfants ont également intéressé les «examinateurs». Les rapporteurs ont été même invités à faire un voyage au Sénégal, pour vérifier certaines informations sur l’effectivité du respect des droits de l’Homme.

Les réponses maladroites des autorités sénégalaises

Face à ces interpellations et avec le soutien des autres pays africains qui ont signé un «pacte de non agression», la délégation sénégalaise s’est défendue tant bien que mal. Par exemple sur la question de la liberté de la presse, Me Madické Niang a fait savoir que la liberté de presse existe bel et bien au Sénégal. Non sans préciser que dans certains cas ce sont les journalistes qui ont manqué à leurs obligations. Il a cité le cas de El Malick Seck qui a affirmé des choses sans preuves, en accusant le Chef de l’Etat de blanchiment d’argent. Il a aussi fait référence à Souleymane Jules Diop, sans le citer. En soulignant que c’est la justice canadienne qui a condamné ce dernier, pour diffamation. Le ministre de l’information a souligné que la majorité des médias sénégalaise n’est pas avec le gouvernement. Et pourtant celui-ci aide la presse, lui offre des subventions, et est en train de lui construire une maison de la presse. Sur la question des homosexuels, le ministre a demandé que la spécificité sénégalaise soit respectée. Car, la population est dans sa majorité musulmane.

Les responsables des organisations des droits de l’homme sénégalaises comme la Raddho, le Ondh qui ne pouvaient pas accéder à la salle des débats ont profité de l’occasion, pour distribuer leurs rapports, en attendant de pouvoir s’exprimer librement sur la question, en juin prochain. De son côté, Mame Bassine Niang ministre chargé du commissariat des droits de l’Homme, pense que le Sénégal a réussi son passage.





Publié le Mardi 12 juin 2007 à 7:59:34 pm
Par NIAKHAPP
Une collégienne, engrossée par son professeur d'éducation physique est morte samedi matin au centre de santé de Vélingara où elle avait été évacuée par l'auteur de sa grossesse, suite à des complications nées d'une tentative d'avortement, a appris l'APS de source proche de la famille de la défunte. La victime, une élève en classe de 4-ème au CEM de Saré Coly Sale (10 km de Vélingara) aurait avalé des comprimés dans le but d'avorter, mais l'affaire a mal tourné et, affolé, son amant de professeur l'a évacuée au centre de santé avant de disparaître sans laisser de traces. La dépouille a été acheminée à l'hôpital de Kolda pour autopsie et la gendarmerie qui a ouvert une enquête s'est lancée aux trousses du professeur, resté pour le moment introuvable.

Les associations féminines locales, notamment la Scolarisation des filles (Scofi) et le Forum des éducatrices africaines de Vélingara, ont dénoncé le comportement de l’enseignant qu’elles ont qualifié de « barbare et d’immoral ». Tout en condamnant la mort de la jeune collégienne, elles ont relevé pour les flétrir, les cas de grossesse de plus en plus nombreux chez les élèves des établissements du moyen secondaire comme du primaire du département de Vélingara.
Publié le Dimanche 20 mai 2007 à 10:36:13 pm
Par NIAKHAPP
La police de Montréal et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont ouvert une enquête pour élucider le ou les auteurs de menaces de mort proférées depuis quelques semaines à l'endroit de Aziz Fall, un politologue sénégalais vivant à Montréal, a-t-on appris de source sûre. Selon M. Fall, les menaces de mort dont il est l'objet et qui sont proférées sous forme de coups de téléphone à son domicile --le plus récent remonte à une dizaine de jours-- font suite à la campagne qu'il mène au sein d'un collectif pour faire la lumière  sur l'assassinat de l'ancien président burkinabé, Thomas Sankara en octobre 1987

Enseignant les relations internationales à l'Université du Québec à Montréal et à Mc Gill, M. Fall qui craint pour la sécurité de ses trois enfants, coordonne avec un collectif de plus de 21 avocats, depuis plus de sept ans, la première campagne africaine contre l'impunité ‘'Affaire Thomas Sankara''.

En avril 2006, le Comité des droits de l'Homme des Nations unies avait suivi la requête du groupe en demandant au gouvernement burkinabé d'élucider les circonstances de la mort de Thomas Sankara.

Auteur de plusieurs écrits comme la critique annotée des 200 points du NEPAD et membre fondateur du Groupe de recherche et d'initiative pour la libération de l'Afrique (GRILA), Aziz Fall est une personne ressource régulièrement consultée par les médias, les cercles politiques et civiles.

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