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Publié le Lundi 23 avril 2007 à 4:56:00 pm
Par NIAKHAPP

Les Français résidents à Dakar n'ont pas émis sur la même longueur d'ondes que leurs compatriotes restés au pays concernant le vote d'hier. En effet, contrairement en France, c'est la candidate socialiste qui est arrivée en tête à l'issue du scrutin de l'élection présidentielle française ayant eu lieu au Sénégal. Sur les 9 518 personnes inscrites, 4 022 ont exprimé leurs suffrages et Ségolène
Royale obtient 2 060 voix contre 1671 pour son suivant immédiat Nicolas Sarkozy.

Pour les candidats de l'Udf et de l'extrême droite, le classement est le même que celui en France. Ainsi, François Bayrou arrive à la troisième place avec 836 des voix exprimées. Il est suivi de Jean Marie Le Pen qui obtient 152 voix. Le reste n'ayant rien obtenu des suffrages, les quatre candidats ont en valeur relative les résultats suivants : Ségo : 51,21 %, Sarko : 41,54 %, Bayrou : 20,78 %, Le Pen : 3,77 %.

Aussi, les Français résidents au Sénégal plébiscitent-ils la candidate socialiste dès le premier tour en lui offrant la majorité absolue. Selon le Consul général de France à Dakar, le vote s'est bien déroulé et ses compatriotes, à l'instar de leurs concitoyens, ont massivement participé au scrutin car, selon lui, les deux tiers (2/3) des personnes inscrites ont voté. A en croire, toujours, le diplomate français deux cents (200) personnes ont voté par procuration.

Publié le Lundi 23 avril 2007 à 2:56:52 pm
Par NIAKHAPP
Humeur : Au secours !

Après le décès de Dominique Lopy, la police qui a été indexée pour torture ayant entraîné la mort du jeune homme, aurait encore sévi dans la capitale du Fouladou. Envoyés pour mater les manifestants, ils auraient tué un innocent et blessé deux jeunes qui se trouvent actuellement à l'hôpital.

Samedi 21 avril 2007. De retour de l'enterrement de leur camarade, Dominique Lopy, décédé suite à des violences corporelles ayant occasionné des «oedèmes et des lésions corporels», la jeunesse de la capitale du Faladou reprend la rue. Les jeunes se dirigent vers le commissariat de police où, une semaine après la mort de leur camarade, ils comptaient revenir pour crier leur indignation. N'étant pas disposée à les laisser faire, la police avait appelé, de Ziguinchor, du renfort. De leur côté, soucieux de la grande responsabilité qui est la leur, les parents de Dominique avaient soigneusement caché les résultats de l'autopsie effectuée à Dakar et dont la connaissance, comme ils le craignaient, pouvait envenimer la situation déjà grave. Bien qu'ignorant ces résultats, la cellule de crise montée pour l'occasion est en marche. Et dénonce l'acte des policiers. Intransigeants, les éléments du GMI foncent sur les manifestants. Aux jets de pierres, ils répondent par des lacrymogènes. Les manifestants reculent et prennent les artères de la ville. Largement munis de moyens pour mater, les policiers poursuivent leurs «ennemis» jusque dans leurs derniers retranchements. Ils sont déterminés, aucun bastion ne doit être imprenable. Quitte à nettoyer Kolda, il faut mater la révolte. Puis, des coups de feu éclatent. A ce moment, Dioutala Mané quitte son lit et se rend à la boutique. À plusieurs mètres de chez lui, il entend des détonations. Il s'informe et apprend que c'est la police qui s'affronte aux jeunes. Lui, il a d'autres préoccupations. Soucieuse de la sécurité de ses enfants, Binta Mané, la grande sœur et protectrice de Dioutala, demande de ses nouvelles. Entre deux appels, elle apprend que le maladif est allé à la boutique, juste en face de la maison.

« Une balle est entrée par l'abdomen et, est sortie par son dos»

«D'ailleurs, soutient-elle, il m'a répondu de là-bas». Elle retourne dans sa chambre. Quelques minutes plus tard, en provenance de la rue, des voix la réclament. Elle sort en catastrophe. Comme réveillé d'un cauchemar, un gosse lui annonce la nouvelle : «Dioutala a été tué». «Une balle tirée par on ne sait qui l'a atteint à l'abdomen et, est sortie par le dos». Elle se précipite dehors et voit son protégé transporté par un particulier dans sa voiture. Elle suit le véhicule et se retrouve à l'hôpital régional de Kolda. Arrivé aux urgences, vers 17 heures, le blessé est acheminé au bloc opératoire de l'hôpital de Kolda et les infirmiers assurent à la dame que l'état du blessé est «sans danger». Couché sur un brancard, la main posée sur l'orifice laissé par l'impact, il s'adresse à sa sœur. «Dis leur de me sauver, j'ai trop mal». Elle sanglote. Le brancard disparaît dans le couloir du bloc opératoire. Quelques minutes plus tard, un infirmier en sort et demande un donneur de sang. Dioutala s'est vidé de son sang et la banque de l'hôpital ne dispose pas du groupe des donneurs universels. Il leur faut d'urgence un donneur du groupe O+. Bien qu'ignorant leur groupe sérologique, tous les membres de la famille présents à l'hôpital se portent volontaires. Des sachets sont remplis de sang fraîchement prélevé. L'attente pour Binta durera toute la nuit. À une heure du matin, elle rentre chez elle dans l'espoir de revenir voir son frère le matin. Mais, le sort en décidera autrement. Depuis la veille, à 21 heures, les radios avaient annoncé la mort de Dioutala. Après Dominique Lopy, il est la deuxième victime. De son côté, réunis chez la première victime vers 11 heures, les jeunes se sont, hier dimanche vers 11 heures, concertés pour continuer la lutte. Pour éviter d'envenimer la situation, les personnes du troisième âge sont entrées dans la danse. Bécaye Diop, le ministre des Forces armées et maire de la ville est, lui aussi, attendu. En attendant, son adjoint est venu, hier matin, présenter ses condoléances à la famille de Dioutala. Du côté de la police de Kolda et du ministère de l'Intérieur, aucune information n'a filtré. Digne, la famille porte son deuil et soutient qu'elle va incessamment se concerter pour voir la conduite à tenir.

Publié le Jeudi 19 avril 2007 à 3:49:40 pm
Par NIAKHAPP


L'ancien premier ministre est en France depuis bientôt deux semaines. Et sauf changement de son calendrier, il devrait y rester encore longtemps et ne devrait pas mettre les pieds au Sénégal avant plusieurs mois voir plusieurs années. En effet, Idrissa Seck qui était habitué à voyager avec sa garde rapprochée, ses cuisiniers et des membres de son personnel de cabinet, a, cette fois-ci préféré se rendre seul en France.

Il a décollé avec ses bagages, rien d'autre. Face à l'absence d'échéance électorale en vue, Idrissa Seck, n'entend pas remettre les pieds au Sénégal et dans sa stratégie, il serait prêt à perdre la mairie de Thiès au profit du Parti démocratique sénégalais car son parti comme du reste l'opposition dans sa grande majorité va boycotter les élections locales. Idrissa Seck serait donc prêt à laisser Wade gouverné le pays tranquillement jusqu'en 2012 et ne posait aucun acte qui entreverrait son mandat durant les cinq prochaines années.

Le seul hic : c'est que l'ancien premier ministre court le risque de faire le vide autour de sa personne car ses lieutenants indiquent dans les coulisses qu'ils ne sont pas prêts à suivre Idrissa Seck dans sa traversée du désert dans les années à venir. Déjà que la plupart ne sont ni contents, ni d'accord de la manière dont les législatives ont été boycottés par Idy qui n'a pas effectué de « larges consultations » à ce sujet comme il avait l'habitude de faire régulièrement. Seck ne serait pas content que la plupart de ses lieutenants lui ai « menti » et prodigué de « mauvais conseils » sur ces choix politiques. Il n'entend pas faire de l'opposition au vrai sens du terme. Sans doute dans la crainte d'éventuels représailles de la part du président de la République qui a annoncé la couleur dès le lendemain de son élection. Ces accusations du président Wade sont un avertissement de première ordre et Idrissa Seck l'a compris lui qui a donc choisi de battre retraite à Paris pour de longs mois aux côtés de sa famille (femme et enfants).
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