Chaque camp compte ses supporters. Plus de 25 000 personnes étaient réunies ce midi dans le stade municipal d'Antananarivo à l'appel du parti présidentiel TIM (J'aime Madagascar). Ce rassemblement est destiné à asseoir la légitimité du président, Marc Ravalomanana. Pendant ce temps, la capitale tournait au ralenti à l'appel du maire destitué, Andry Rajoelina : peu d'élèves dans les écoles et beaucoup de magasins fermés.
Le bras de fer se poursuit entre le président de la République, Marc Ravalomanana et le maire destitué de la capitale, Andry Rajoelina. Depuis que l’ONU et l’Union africaine ont pris la décision d’envoyer à Antananarivo des émissaires, les deux camps se mobilisent pour démontrer leur force de frappe pour les uns et leur popularité pour les autres. Le résultat escompté étant d’impressionner les émissaires internationaux et de gagner en légitimité.
Par ailleurs, la stratégie d’intimidation réciproque qui s’était soldée par un bain de sang le samedi 7 février (28 morts et de nombreux blessés), a marqué les esprits surtout dans le camp de l’opposition. Aussi le parti présidentiel, TIM (J’aime Madagascar), a-t-il décidé de rassembler ses partisans au stade municipal de Mahamasina. La confrontation deviendrait une fois de plus inévitable puisque les partisans du président autoproclamé de la Haute autorité pour la transition, Andry Rajoelina, maintiennent quotidiennement leur manifestation à la place du 13-Mai.
Fermer les commerces et les écoles
Mais très rapidement Andry Rajoelina et son équipe ont pris la décision en tant qu’autorités de la ville d’autoriser le rassemblement souhaité par le TIM. Même si ses partisans paraissaient dubitatifs pour certains et carrément hostiles pour d’autres, Andry Rajoelina ne veut plus visiblement porter la responsabilité d’un bain de sang. Mais puisqu’il ne faut pas totalement faire place nette au camp adverse, il a décrété une nouvelle opération ville morte en invitant les habitants d’Antananarivo à rester chez eux, à fermer les commerces et écoles, et à ne pas aller sur leur lieu de travail.
Ce mot d’ordre a été diversement suivi dans la capitale et chacun y a trouvé son compte, puisque le TIM se satisfait d’avoir rassemblé plus de 25 000 personnes dans le stade de Mahamasina.
Première riposte des partisans du pouvoir
Il a plu fort toute la matinée et il fallait donc du courage ou de la motivation pour aller au stade de Mahamasina. Mais le rassemblement était bien organisé, des cars sont arrivés de plusieurs districts autour d’Antananarivo pour remplir non seulement les tribunes, mais aussi une bonne partie de la pelouse, au rythme de l’hymne de campagne électorale de Marc Ravalomanana de 2006.
L’ambiance a été recueillie notamment avec un long culte œcuménique, puis joyeuse avec quelques chanteurs, et enfin politique avec un discours du président du Sénat plus énergique que jamais, à s’en casser la voix. La foule elle a souvent crié « arrêtez TGV ! », le maire destitué d’Antananarivo qui mène la contestation.
Tractations en coulisse
Mais surtout, on a senti que les partisans du régime laissaient exploser leurs frustrations, eux qui étaient un petit peu réduits au silence depuis le début de la crise puisque la rue appartenait jusqu’à présent à l’opposition.
Alors, même s’il reste une majorité silencieuse qui réclame avant tout une issue à la crise, la population d’Antananarivo est plus divisée que jamais. Les émissaires internationaux actuellement à Madagascar vont donc avoir besoin de diplomatie pour réussir à faire officiellement se rencontrer les deux parties, même si les tractations se déroulent déjà en coulisse.
Le bras de fer se poursuit entre le président de la République, Marc Ravalomanana et le maire destitué de la capitale, Andry Rajoelina. Depuis que l’ONU et l’Union africaine ont pris la décision d’envoyer à Antananarivo des émissaires, les deux camps se mobilisent pour démontrer leur force de frappe pour les uns et leur popularité pour les autres. Le résultat escompté étant d’impressionner les émissaires internationaux et de gagner en légitimité.
Par ailleurs, la stratégie d’intimidation réciproque qui s’était soldée par un bain de sang le samedi 7 février (28 morts et de nombreux blessés), a marqué les esprits surtout dans le camp de l’opposition. Aussi le parti présidentiel, TIM (J’aime Madagascar), a-t-il décidé de rassembler ses partisans au stade municipal de Mahamasina. La confrontation deviendrait une fois de plus inévitable puisque les partisans du président autoproclamé de la Haute autorité pour la transition, Andry Rajoelina, maintiennent quotidiennement leur manifestation à la place du 13-Mai.
Fermer les commerces et les écoles
Mais très rapidement Andry Rajoelina et son équipe ont pris la décision en tant qu’autorités de la ville d’autoriser le rassemblement souhaité par le TIM. Même si ses partisans paraissaient dubitatifs pour certains et carrément hostiles pour d’autres, Andry Rajoelina ne veut plus visiblement porter la responsabilité d’un bain de sang. Mais puisqu’il ne faut pas totalement faire place nette au camp adverse, il a décrété une nouvelle opération ville morte en invitant les habitants d’Antananarivo à rester chez eux, à fermer les commerces et écoles, et à ne pas aller sur leur lieu de travail.
Ce mot d’ordre a été diversement suivi dans la capitale et chacun y a trouvé son compte, puisque le TIM se satisfait d’avoir rassemblé plus de 25 000 personnes dans le stade de Mahamasina.
Première riposte des partisans du pouvoir
Il a plu fort toute la matinée et il fallait donc du courage ou de la motivation pour aller au stade de Mahamasina. Mais le rassemblement était bien organisé, des cars sont arrivés de plusieurs districts autour d’Antananarivo pour remplir non seulement les tribunes, mais aussi une bonne partie de la pelouse, au rythme de l’hymne de campagne électorale de Marc Ravalomanana de 2006.
L’ambiance a été recueillie notamment avec un long culte œcuménique, puis joyeuse avec quelques chanteurs, et enfin politique avec un discours du président du Sénat plus énergique que jamais, à s’en casser la voix. La foule elle a souvent crié « arrêtez TGV ! », le maire destitué d’Antananarivo qui mène la contestation.
Tractations en coulisse
Mais surtout, on a senti que les partisans du régime laissaient exploser leurs frustrations, eux qui étaient un petit peu réduits au silence depuis le début de la crise puisque la rue appartenait jusqu’à présent à l’opposition.
Alors, même s’il reste une majorité silencieuse qui réclame avant tout une issue à la crise, la population d’Antananarivo est plus divisée que jamais. Les émissaires internationaux actuellement à Madagascar vont donc avoir besoin de diplomatie pour réussir à faire officiellement se rencontrer les deux parties, même si les tractations se déroulent déjà en coulisse.







