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Publié le Samedi 07 février 2009 à 8:58:56 pm
Par NIAKHAPP
le samedi 14 fevrier 2009, toute la communauté rendra les honneurs au Serviteur privilégier du Prophète Khadimou Rassoul. Le Grand Magal de Touba qui célèbre le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba est un Jour pondéreux, parfait, riche de toutes les sagesses. Il satisfait le vœu de tout le monde. Chaque grand Jour identifie un aspect du Message ou une coupe de bois, après la dépose du fardeau ; le plus grand jour identifiera tous les aspects du Message, le rendra universel. Ce Jour enveloppe la somme des épreuves des élus et symbolise le Bonheur de la Communauté. Cheikh Ahmadou Bamba a supporté dans son fardeau tous les cris de la délivrance et de toutes les imperfections de l’Homme impatient de nature, faible et ingrat. A ce titre, il demeure l’asile et l’espoir pour toute la communauté de Mouhamad Rassoulal Lah. Puisse Dieu par la bénédiction de Khadimou Rassoul accorder une longue vie pleine d’agrément à Cheikh Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Khalife Général des Mourides.
Publié le Mercredi 29 août 2007 à 10:02:16 pm
Par NIAKHAPP
C’est donc une communauté en bon ordre et une famille harmonieuse qu’il restitua à son maître, revenu d’exil en 1902. Leurs retrouvailles à Saint-Louis du Sénégal furent mémorables. La satisfaction de Khadimou Rassoul à propos du comportement et de la gestion son de émule était indescriptible. Les exégètes du mouridisme, pour peindre la scène, recourent à une image particulièrement expressive. La communauté que Bamba reprit en mains était encore plus nombreuse, plus éduquée, mieux formée et plus disciplinée qu’à son départ. Quelle belle image pour dépeindre la fidélité et l’attachement du serviteur à son maître !
Mame Thierno, répétons-le, a toujours accompli, scrupuleusement, les recommandations de Serigne Touba et n’a jamais transgressé un seul de ses interdits. C’est sur son ordre qu’il s’est rendu à Mbacké Kadior pour y remplacer leur oncle paternel Serigne Mbacké Ibra décédé.Il demeura dans cette localité jusqu’à ce que, par une lettre que lui a transmise Serigne Amsatou DIAKHATE (oncle de Serigne Shouaibou, Serigne Abdoul Ahad le 3 ème khalife, et de Serigne Saliou, l’actuel khalife), Serigne Touba lui ordonnât d’aller fonder le village de Darou Moukhty : c’était en 1912.
Publié le Mercredi 29 août 2007 à 8:30:14 pm
Par NIAKHAPP
Mame Thierno a donc été formé par Serigne Touba en personne, dans tous les domaines de la connaissance. Khadimou Rassoul l’a ensuite envoyé auprès de Cheikh Birama DIAKHATE pour compléter sa formation. Ce fut ensuite à Makala, auprès du célèbre jurisconsulte Serigne Khaly Madiakhaté Kala, qu’il se rendit pour étudier la prosodie.
A la vérité, ce périple n’était pas nécessaire à la formation de Mame Thierno : auprès de son Maître, il avait acquis suffisamment de sciences pour en remontrer à plus d’un. Mais, par ce moyen, Serigne Touba voulait lui enseigner que la vraie science n’est pas livresque.
Il voulait qu’il apprenne, par son expérience propre, que la Connaissance pure est un don que seul Dieu peut octroyer et qu’Il n’accorde qu’à ceux qu’Il élit. Par cette forme de science qu’il détenait au plus haut point, Cheikh Ahmadou Bamba a pu parfaire la formation de Mame Thierno et lui octroyer des dons qu’il n’a plus jamais attribués à personne d’autre.
Au physique, Mame Thierno Ibra Faty n’était pas grand de taille, mais il avait une prestance remarquable. Peu bavard, il ne riait jamais aux éclats, se contentant seulement de sourire, au besoin. La plupart de ses propos s’articulaient autour du Coran et des Hadiths. Les exemples qu’il citait pour illustrer ses propos se référaient à la vie des prophètes et du plus glorieux d’entre eux, Seydina Mouhamed (P.S.L.). L’argumentaire qui sous tend ses conversations puise amplement dans les conseils et exhortations que prodiguait son guide Cheikh Ahmadou Bamba. Cheikh Ahmadou Bamba qui l’a formé lui a modelé un caractère tel que Mame Thierno, à l’exemple de son maître, ne craint que Dieu et ne sert que le Meilleur des hommes (P.S.L.) Jamais Thierno Ibra Faty ne s’est écarté de la voie que lui a tracée Serigne Touba. Il s’est toujours conformé à ses sages directives, et son maître a confirmé à plusieurs reprises, soit de vive voix soit dans des correspondances que sa famille détient encore, que toute sa vie durant Thierno n’a jamais eu de divergence avec lui. Toutes ses préoccupations étaient d’accomplir scrupuleusement les recommandations de Cheikh Ahmadou Bamba et d’accomplir les actes de dévotion. Il a toujours eu comme credo la proclamation de la Parole de Dieu le Très Haut et la vivification de la sunna sacrée du Prophète (P.S.L.).
De Cheikh Ahmadou Bamba, Mame Thierno a appris que la seule hiérarchisation qui vaille entre les créatures de Dieu ne provient pas de la race, de l’origine sociale, de l’état de fortune ou du savoir, mais de la profondeur de la crainte révérencielle qu’on nourrit pour le Créateur. Serigne Touba lui a appris également qu’on ne peut pas servir Dieu sans s’attacher à Le connaître afin de maîtriser les modalités de l’adoration. Il sait aussi que la connaissance sans la piété n’est d’aucune utilité pour la quête spirituelle de l’individu.
D’ailleurs, Cheikh Ahmadou Bamba, dans un de ses écrits dira : "Celui qui ne craint pas Dieu n’est pas Alim (savant), même s’il a épuisé toutes les disciplines spirituelles. "
Pour le digne émule de Khadimou Rassoul, la crainte n’existe donc que dans la raison, tandis que le savoir ne peut être profitable que dans la pratique qui, à son tour, ne peut porter ses fruits que lorsqu’elle est sincère et scrupuleuse. Bien entendu, le scrupule consiste à éviter les interdits de Dieu et à accomplir ses recommandations.
Publié le Mercredi 29 août 2007 à 4:00:39 pm
Par NIAKHAPP
L’ attitude de Mame Thierno Ibra Faty en a fait son credo, à un niveau jamais égalé et il a éduqué tous ceux qu’il a eus en charge dans ce sens. Il dirigeait personnellement les cinq prières quotidiennes dans toutes les localités où il séjournait (Gouye Ngoura, Mbacké Kadior, Darou Marnane, Darou Mouhty, etc.). Non seulement il était hors de question que quelqu’un puisse se permettre de rater la prière, mais il exigeait que tout le monde l’accomplisse à la mosquée, de concert tous les autres confrères, à moins qu’on ne puisse invoquer un motif valable.
De source digne de foi, on raconte qu’il avait été amené à remarquer qu’un de ses talibés omettait de procéder à ses ablutions avant la prière sous prétexte qu’une plaie qu’il avait au pied enflait douloureusement au contact de l’eau. Mame Thierno le convainquit alors que c’était Satan qui s’employait ainsi à s’interposer entre lui et son Créateur. Lorsque le talibé reprit, malgré son mal, l’habitude de faire ses ablutions, l’on constata la guérison quasi miraculeuse de la blessure. C’est donc en compagnie de ses disciples que Mame Thierno sacrifiait à l’ensemble des prescriptions divines, malgré les travaux pénibles et les difficultés liées aux conditions de vie dures dans ces contrées hostiles où il s’était installé. En dépit de tout cela, sans parler de l’éducation des talibés dont il se chargeait personnellement, il exécutait chaque nuit, au moins dix rakkas surérogatoires et procédait à la lecture du tiers du Livre.
Publié le Mercredi 29 août 2007 à 12:00:27 pm
Par NIAKHAPP
Mame Cheikh Ibrahima Faty MBACKE a donc acquis, au contact de son guide et maître, toutes les qualités requise pour jouer le grand rôle auquel il est appelé. Il a été, nous le savons, le bras droit, l’homme de confiance, le confident de l’incomparable Khadimou Rassoul. Il était d’une telle discrétion que nul n’a jamais réussi à percer le mystère des secrets que son maître lui a confiés. D’ailleurs, encore de nos jours, l’idée de divulguer la teneur des nombreuses correspondances du Cheikh qu’il a laissées, n’effleure l’esprit d’aucun membre de sa famille. C’est à lui que Serigne Touba, pendant sa période d’exil, a confié sa famille et sa communauté. Il aura par la suite, toutes les raisons de se féliciter d’avoir investi sa confiance en Mame Thierno. Avant même cet exil, Serigne Touba avait investi Mame Thierno d’une mission fondamentale : éduquer et former spirituellement les talibés. A cette fin, Ndâmal Darou avait fondé des daaras comme Gouye Ngoura, et Darou Marnane. Citons quelques grands érudits formés à l’école de Borom Darou : Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKE, premier Khalife de Serigne Touba.
Serigne Mouhamadou Fadilou MBACKE, deuxième khalife du mouridisme et son ami, le grand maître Makhtar Bineta LÔ. Le savant Cheikh Momar SEYE, surnommé la lumière du Ndiambour. Ses frères Cheikh Balla Thioro MBACKE et Cheikh Mamadou MBACKE.
Le grand maître Serigne Mor Rokhaya BOUSSO. Les missions dont Cheikhoul Khadim le chargeait souvent étaient si sacrées aux yeux de Borom Darou qu’il était prêt à sacrifier sa propre vie pour les remplir. Ainsi, il aura plusieurs fois l’occasion de donner la pleine mesure de son courage physique, de son mépris du danger et surtout de sa soumission indescriptible à son maître et guide. Un premier exemple, est la manière héroïque dont il remplit son ambassade auprès du Gouverneur de la Colonie du Sénégal à Saint Louis. En effet, Serigne Touba l’avait dépêché afin d’expliquer pourquoi il ne pouvait déférer immédiatement à la convocation que lui avait servi l’administration coloniale. A cette époque, il était considéré comme une folie téméraire de tenir tête au Blanc. Pourtant, c’est sans sourciller que Borom Darou transmit le message de Borom Touba à " Borom Ndar " avec un courage et une détermination tels que, celui ci en fut très impressionné. Une autre fois, alors que le Cheikh était parti en exil, il eut à faire face à la volonté des autorités coloniale de disperser le village où il s’était installé avec la famille que son maître l’avait chargé de gérer pendant son absence. Faisant rempart de sa poitrine, il a refusé opiniâtrement d’obtempérer, car c’est là que Khadimou Rassoul lui avait commandé de l’attendre avec sa communauté. Cette fois encore, l’autorité coloniale, impressionnée, accepta de surseoir à l’opération. Bien entendu, quelques temps après cet incident, il se résolut à mettre à l’abri la famille du Cheikh dont il était responsable, dans un autre site. Mais il n’y consentit que sous la pression des sages conseils des dignitaires de la communauté. Ce courage si caractéristique de la personnalité de Mame Thierno n’était pas seulement physique. Il était aussi moral et spirituel. Cela s’est manifesté aussi bien dans ses pratiques cultuelles, sa foi, que dans son allégeance vis à vis de son guide spirituel. C’est avec un courage, un sens du devoir et des responsabilité au delà de toute expression qu’il a géré la famille et la communauté que Serigne Touba lui avait confiées. Jamais de plainte malgré les nombreuses difficultés qu’il avait à affronter pour pourvoir aux besoins de tout ce monde. D’une sérénité toujours égale, il a surmonté toutes les épreuves, sans négliger en rien, l’éducation et la formation des disciples et de la famille du Cheikh, car cela aussi était une consigne du maître. 
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