Source ( + pétition) : http://www.poulets.fr/
*La vie des poulets ne va guère s'améliorer !*
Après des années de tergiversations, les 27 pays de l'UE se sont
finalement
entendu sur un texte encadrant la production industrielle de poulets.
Hélas, la Directive européenne qui devrait être prochainement publiée
au
Journal Officiel de l'Union n'améliorera guère les conditions de vie
des
volailles élevées intensivement.
En effet, du fait des vives réticences manifestées par certains pays
dont la
France, premier producteur européen de poulets de chair, c'est un
compromis
à minima qui a été adopté.
La Directive, qui entrera en vigueur en 2010, prévoit des niveaux de
densités limités à 33 kg/m2, avec des tolérances allant jusqu'à 39kg/m2
pour
les élevages dont les bâtiments sont ventilés, et 42 kg/m2 pour ceux
qui
pourront en outre se
prévaloir de faibles taux de mortalités (- de 4%).
En
d'autres termes, les éleveurs pourront continuer à entasser plus ou
moins 20
poulets par mètres carrés.
La PMAF regrette vivement que la Directive ne s'attaque pas au problème
de
la vitesse de croissance des poulets. Les souches de poulets élevés
intensivement ont été sélectionnés pour atteindre leur âge d'abattage
en
seulement 42 jours. Pour comparaison, les poulets Label Rouge, élevés
en
plein air, sont abattus à 81 jours au moins. Du fait de cette
croissance
accélérée, leurs pattes ne grandissent pas aussi vite que leur corps
énorme
et chaque année des millions de poulets souffrent de douloureux maux
aux
pattes. De même, les muscles se développent rapidement, mais le coeur
et les
poumons ne se développent pas au même rythme. Ainsi, de nombreux
poulets
meurent d'insuffisance cardiaque alors qu'ils n'ont même pas atteint
l'âge
adulte.
La Commission européenne doit toutefois publier un rapport, au plus
tard en
2010, notamment sur la question de la sélection génétique des poulets.
Son
contenu pourra conduire à une révision de la directive afin que leurs
souffrances soient mieux prises en compte.
La PMAF appelle une nouvelle fois les consommateurs à refuser l'achat
de
poulets issus des élevages intensifs et à donner leur préférence aux
poulets
fermiers élevés en liberté Label Rouge ou AB.
*
Interdisons l'élevage intensif des poulets de chair* Il y a quarante
ans, le
poulet était un mets réservé aux dimanches et aux grandes occasions. Au
fil
du temps, son prix a connu une chute vertigineuse, tandis que la
consommation grimpait en flèche. Le poulet est devenu un plat
ordinaire, à
bas prix. Les animaux, eux, le payent au prix fort....
830 millions de poulets de chair sont élevés chaque année en France.
Environ
80 % sont élevés intensivement, dans des hangars où peuvent
être
entassés de 10 000 à 100 000 animaux. On compte 15 à 24 poulets par m2.
Les poulets sont abattus à environ 40 jours, c'est-à-dire deux fois
plus
jeunes qu'il y a 30 ans. Les animaux n'ont jamais accès à un parcours
extérieur. La litière devient vite exécrable, saturée d'excréments et
dégage
une forte odeur d'ammoniac.
*Inflammations aux pattes -- Bretagne août 2006 *
Dans les élevages intensifs, on utilise des souches de poulets à
croissance
rapide. Leurs muscles se développent rapidement, mais le coeur, les
poumons
et les os ne suivent pas leur évolution. De ce fait, des millions de
poulets
souffrent de douloureuses déformations des pattes ou de paralysies.
Beaucoup
de poulets souffrent également d'insuffisance cardiaque, d'ampoules sur
la
poitrine, de dermites... En outre, ils ont beaucoup de mal à dormir car
ils
sont constamment dérangés par leurs congénères.
En signant ce manifeste, nous montrerons que les animaux d'élevage ne
sont
pas des machines mais des êtres sensibles et que la conscience de nos
responsabilités envers eux progresse.
Ce manifeste est une initiative de la PMAF (Protection mondiale des
animaux
de ferme). Vous pouvez retrouver le site de l'association sur
www.pmaf.org.
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"Plus l'homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant les hommes qui le dominent" Louise Michel







