Cette année j'ai envie de commencer par quelques pensées philosophiques!
En effet, c'est la crise et il faut bien se redéfinir et redéfinir son monde extérieur!
L'année 2008 a été marquée par la recherche de soi et Michel a brillament tenté de m'aider, il parait qu'il faut arreter de faire n'importe quoi, assumer ses nouvelles responsabilitées...
La question qui m'a le plus marqué finalement est assez bête, je la dois à Yannou (par Michel & par lui même) : "Pour toi, c'est quoi le bonheur?" Et là grand vide! Sur le moment, tu te dis je peux pas donner une définition comme ça à froid d'un truc aussi complexe, ce sera forcément réducteur!
Alors je me suis dit qu'il fallait que je me renseigne! J'ai trouvé des articles interessants. Surtout comme on est devenu des feignants et qu'Internet fait tout pour nous j'ai était voir ce que les autres ont pensés avant moi ça m'évite une élongation du neurone!

Allez pour vous morceaux choisis :
Extrait de : Propos sur le bonheur, Alain
Montrer partout le visage de l'ennui et s'ennuyer des autres.
S'appliquer à déplaire et s'étonner de ne pas plaire.
Chercher le sommeil avec fureur.
Douter de toute joie; faire à tout triste figure et objection à tout.
De l'humeur faire humeur. En cet état, se juger soi-même.
Se dire: "Je suis timide; je suis maladroit; je perds la mémoire; je vieillis."
Se faire bien laid et se regarder dans la glace.
C'est pourquoi je ne méprise pas les gens qui disent : "Voilà un froid sec; rien n'est meilleur pour la santé." Car que peuvent-ils de mieux? [...] Il n'y a qu'une manière de resister au froid, c'est d'en être content. Et comme dirait Spinoza, maître de joie : " Ce n'est point parce que je me réchauffe que je suis content, mais c'est parce que je suis content que je me réchauffe."
Pareillement donc,il faut toujours se dire : " Ce n'est point parce que j'ai réussi que je suis content; mais c'est parce que j'étais content que j'ai réussi."
Et si vous allez quêter la joie, faites d'abord provision de joie.
Remerciez avant d'avoir reçu. Car l'espérance fait naître les raisons d'espérer, et le bon présage fait arriver la chose. [...] Et faites confiance au sommeil si vous voulez qu'il vienne.
Bref, aucun homme ne peut trouver en ce monde de plus redoutable ennemi que lui-même.

Extrait de : L'Existentialisme est un humanisme, Jean-Paul Sartre
L'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie. D'après ceci, nous pouvons comprendre pourquoi notre doctrine fait horreur à un certain nombre de gens. Car souvent ils n'ont qu'une manière de supporter leur misère, c'est de penser : "Les circonstances ont été contre moi, je valais beaucoup mieux que ce que j'ai été; bien sûr, je n'ai pas eu de grand amour, ou de grande amitié, mais c'est parce que je n'ai pas rencontré un homme ou une femme qui en fussent dignes, je n'ai pas écrit de très bons livres, c'est parce que je n'ai pas eu de loisirs pour le faire (...)".
Or, en réalité pour l'existentialiste, il n'y a pas d'amour autre que celui qui se construit,il n'y a pas de possibilité d'amour autre que celle qui se manifeste dans un amour.(...) Un homme s'engage dans sa vie, dessine sa figure, et en dehors de cette figure, il n'y a rien. Evidemment,cette pensée peut paraître dure à quelqu'un qui n'a pas réussi sa vie. Mais d'autre part, elle dispose les gens à comprendre que seule compte la réalité, que les rêves, les espoirs permettent seulement de définir un homme comme rêve déçu, comme espoirs avortés, comme attentes inutiles.







