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Publié le 03/11/2009 à 19:49
Par nietzscheacademie
Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale Eric Besson a lancé hier le débat sur l'identité nationale avec un site internet dédié et des consultations. Le débat fait rage dans les médias. Ajoutons notre pierre à l'édifice en commençant par rappeler les mots de Montherlant qui pourraient s'appliquer aussi à l'identité nationale, "C'est quand la chose manque qu'on met le mot". En effet jamais la France n'a connu une telle montée des communautarismes, un tel délitement du lien national. A qui la faute? Peut-être à un manque d'identité nationale précisément. Encore faut-il s'entendre sur la notion. Et c'est là que le bât blesse. La gauche pousse des cris d'orfraie en agitant l'épouvantail de l'extrême-droite. Michel Onfray associe la droite à une définition raciale de l'identité, Michel Rocard parle de notion évolutive et de débat imbécile. François Fillon notre premier ministre déclare à l'Assemblée nationale que l'identité nationale n'est pas la race. La droite ne serait-elle plus dans la droite? Il fut un temps où De Gaulle pouvait parler d'une certaine idée de la France - propos rapportés par Alain Peyreffite dans ses mémoires - une France "de peuple blanc, de culture classique gréco-latine et de religion chrétienne". Il semblerait donc que la pensée unique se soit ralliée à une notion toute abstraite de l'identité française. L'idéal des droits de l'homme comme socle de l'identité française, la liberté, l'égalité, la fraternité... pourquoi pas, sauf que la Nation est une notion exclusive. Nous voilà en face de ce que l'on pourrait appeler en terme dialectique d'une aporie, une difficulté insurmontable. Car en effet à l'enseigne d'une telle identité n'importe qui est éligible pour devenir français. Par ailleurs, n'est-il pas incongru de parler d'identité nationale à l'heure de la construction européenne? D'un point de vue nietzschéen, l'identité nationale est transcendée dans un projet de grande politique européenne portée et incarnée par les "bons Européens" animés par une philosophie vitaliste puisant aux meilleures sources de la plus longue mémoire européenne, Dionysos et les Hyperboréens. Ce qui a pu faire écrire à l'écrivain nietzschéen Pierre Drieu La Rochelle dans un essai éponyme que nous sommes des Français d'Europe.
"(…) je voudrais voir l’Europe (...) se décider à devenir menaçante à son tour, à se créer, au moyen d’une nouvelle caste qui la régirait, une volonté unique, formidable, capable de poursuivre un but pendant des milliers d’années, afin de mettre un terme à la trop longue comédie de sa petite politique et à ses mesquines et innombrables volontés dynastiques ou démocratiques. Le temps de la petite politique est passé ; déjà le siècle qui s’annonce fait prévoir la lutte pour la souveraineté du monde – et l’irrésistible poussée vers la grande politique." Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §208
Publié le 30/10/2009 à 23:25
Par nietzscheacademie
Retour du Roi Arthur avec l'exposition "La légende du roi Arthur" à la Bibliothèque nationale de France site François Mitterrand du 20 octobre 2009 au 24 janvier 2010 (Pour plus d'infos et une expo virtuelle, aller sur le lien suivant: http://expositions.bnf.fr/arthur/index.htm). La légende celtique raconte que le roi Arthur est en dormition dans l'île d'Avalon en attendant les conditions de son retour. Avalon s'est éloigné de nous en raison de la supplantation de l'âme celte par une religion du désert. Puisse cette exposition contribuer au réveil des Européens en renouant avec leur âme propre, condition préalable au recouvrement de leur souveraineté perdue.Que dit ta conscience? – « Tu dois devenir celui que tu es. » Nietzsche in Le Gai savoir §270
Publié le 29/10/2009 à 23:14
Par nietzscheacademie
"La Bible immorale" de Normand Rousseau aux éditions Louise Courteau lève le voile sur la réalité des valeurs de la religion judéo-chrétienne. Présentation de l'éditeur: "Il y a deux volets à cette immoralité : la doctrine et les actions meurtrières des personnages bibliques. La loi de Moïse impose la peine de mort aux homosexuels, aux adultères, aux incestueux, aux jeunes filles qui perdent leur virginité. Pourtant le Décalogue est clair : Tu ne tueras pas ! On pourrait toujours prétendre que la Bible n'est pas responsable de la conduite immorale de ses grands personnages, mais il est difficile de justifier leurs crimes, surtout qu'ils prétendent tous agir au nom de Yahvé, leur dieu. Par exemple, ce livre nous apprend que Moïse et Élie sont de grands criminels ; que Jésus s'est fait transfigurer entre ces deux meurtriers; que, sous la direction de Yahvé, le peuple hébreu a conquis la Terre promise par l'extermination des peuples cananéens, en massacrant « hommes, femmes, enfants et nourrissons », selon l'expression génocidaire de la Bible ; que Josué a arrêté le soleil pour faire durer le massacre ; que Pierre et Paul enseignaient que l'esclavage est la volonté de Dieu. L'Église affirme que toute la Bible est la révélation de Dieu. Si on trouve une seule phrase immorale, la révélation divine n'existe donc pas, car il est impossible que le vrai Dieu révèle la moindre notion immorale. La Bible est même blasphématoire, puisqu'elle nous révèle un dieu qui se conduit comme les dieux païens de l'Antiquité, et parfois pire. L'auteur fait la preuve que le Nouveau Testament est tout aussi immoral que l'Ancien en nous révélant l'esclavage, la misogynie et l'intolérance religieuse. Il démontre également que cette immoralité s'est prolongée dans le christianisme avec les croisades, l'Inquisition et la chasse aux sorcières. Il faut donc cesser d'établir nos valeurs sur un livre immoral, un livre qui justifie tous les fanatismes, tous les crimes commis au nom de Dieu et de la religion. Une fois libérée de cette entrave, l'humanité pourra construire sa propre morale qui sera bien supérieure à celle de la Bible."
"Je veux dire que c’est avec les Juifs que commence le soulèvement des esclaves dans la morale : ce soulèvement qui traîne à sa suite une histoire longue de vingt siècles et que nous ne perdons aujourd’hui de vue que – parce qu’il a été victorieux…" Nietzsche in La Généalogie de la morale – Première dissertation §7
Publié le 27/10/2009 à 22:07
Par nietzscheacademie
"Lorsque le général commandant en chef des forces aériennes sionistes, Dan Halutz, auteur du largage sur une maison de Ghaza d'une bombe d'une tonne qui a réduit quatorze personnes en bouillie, est interrogé par un journaliste sur ses impressions à ce moment-là, il prononce ces «paroles ailées» : «Ce que je ressens quand je lâche une bombe ? Simplement une légère secousse dans l'aile (de l'avion) quand on fait partir la bombe.» Et il ajoute : «Je dors bien la nuit.» Supposons que ce vulgaire criminel, au lieu d'être installé confortablement dans le cockpit de son avion, soit obligé de se ruer dans la maison de ses victimes, de bondir à la gorge du père et de lui trancher la veine jugulaire d'un coup de dents ; puis il se précipiterait sur la mère et les enfants, et il leur arracherait le cœur et les entrailles avec ses ongles. Dormirait-il alors aussi douillettement, alors que le résultat aurait été à peu près identique pour les victimes? Cette race sans foi ni loi en est capable. C’est cette bête hideuse qui souffle sur le monde son haleine fétide. Camps, banthoustans, check-points, ghettos, prisons, clôtures électrifiées, tortures, assassinats, chantage, exécutions sauvages, destructions, famines organisées, privations de soins, d'écoles, d'électricité, ségrégation, apartheid, racisme : la barbarie est de retour, la barbarie s'étale et se vautre dans sa fange. Pendant ce temps, le monde regarde et ne voit pas. Le monde n'entend pas le blessé qui agonise. Le monde ne voit pas les pleurs de la mère. Le monde n'entend pas le cri des affamés, les larmes des persécutés, la plainte des torturés. Le monde n'entend pas la douleur des prisonniers et le chagrin des orphelins. Mais eux, ils sont là. Chaque jour, ils opposent leur résistance à cette animal assoiffé de sang ; à ce vampire toujours insatisfait. A cette horreur qu’on cherche à imposer comme une vertu. Ils sont là. Ces héros palestiniens qui ont refusé la lâcheté de leur gouvernement. Ils ont refusé le silence de la presse domestiquée. Ils ont refusé les barrières, les murs, les barbelés. Ils ont refusé les mensonges des voleurs et les crimes des assassins. Ils ont refusé de s’habituer à l'innommable et d'accepter l'inacceptable. Ils sont là. Ils ont refusé l'impuissance et la passivité. Le sang de ses victimes ne rassasie pas la bête. C'est le cerveau qu'elle vise. C'est l’humanité qu'elle veut annihiler. Jour après jour, la bête monte à l'assaut de ces têtes. Jour après jour, la bête grignote et avale une parcelle de cette cervelle. Jour après jour, la bête avance une langue goulue afin d'aspirer la résistance que lui opposent les Palestiniens. Oui, ils ont la force de la neutraliser… Un jour ou l’autre…" (Source: La Nouvelle République, quotidien algérien d'information.) "(...) à Rome, on considérait le Juif comme « un être convaincu de haine contre le genre humain »" Nietzsche in La Généalogie de la morale – Première dissertation §16
Publié le 24/10/2009 à 15:30
Par nietzscheacademie
"Rappelons-le, encore et encore, l’ennemi principal, ce n’est pas celui que le système nous désigne, ce n’est pas celui que l’on pourrait nommer l’ennemi de confort (l’immigré, le musulman, la femme voilée, etc.), mais c’est le système en lui-même et ses suppôts, ses Finkielkraut et ses Fourest... Si la mouvance nationale ne prend pas garde à cela, elle finira comme la droite hollandaise anti-immigrée que sa haine de l’islam a conduit successivement à se donner à un homosexuel militant puis à un ami d’Ariel Sharon et d’Ehoud Olmert. Certains en prennent déjà le chemin, on l’a vu le week-end passé en Provence, pour ma part je n’en serai pas." (Source: "Une question de valeurs", éditorial de Christian Bouchet en date du 21 octobre sur le site voxnr.com).
"Vous devez chercher votre ennemi et faire votre guerre, une guerre pour vos pensées !"
Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – De la guerre et des guerriers
Publié le 23/10/2009 à 23:01
Par nietzscheacademie
Au Ve siècle, les moines qui évangélisaient l'Irlande, la Grande-Bretagne et la Gaule se trouvèrent confrontés à la fête religieuse de Samain (nouvel an des Celtes), au début du mois de novembre actuel, qui marquait le début de la moitié sombre de l'année. Pendant les jours de Samain, le monde des vivants communiquait avec celui des dieux sur le plan symbolique. C’est une fête de transition - le passage d’une année à l'autre - et d’ouverture vers l’Autre Monde (Sidh), celui des dieux. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, de par sa définition, elle est propice aux évènements magiques et mythiques. Cette fête était l'occasion de rituels druidiques, de banquets et de beuveries. Ces rituels, profondément ancrés dans la civilisation rurale, perdurèrent bien après la christianisation des populations. (Source: wikipedia).
Que dit ta conscience? – « Tu dois devenir celui que tu es. » Nietzsche in Le Gai savoir §270
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Pour aller plus loin, la Nietzsche académie vous recommande la lecture du Guide des citations Nietzsche par Olivier Meyer aux éditions Pardès, le test du Surhomme pour se connaître soi-même et Nietzsche parmi nous, contributions d'auteurs sur Nietzsche (voir rubrique Mes liens). Possibilité de conférence et de conseil.
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