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Nietzsche academie
Publié le 24/11/2009 à 22:06
Par nietzscheacademie

"Pour notre part, nous regrettons l’épée ; avec l’usage  de porter l’épée s’est en allée la vieille urbanité française ; on est toujours poli avec un interlocuteur qui peut vous entrer quelques pouces de fer dans le ventre si vos manières n’ont pas l’aménité convenable. L’abolition du duel achèvera de nous rendre le peuple le plus grossier de l’univers : tous les lâches, sûrs de l’impunité, vont devenir insolents. Et puis c’était réellement pour un jeune homme de coeur une amie sûre et fidèle qu’une épée de bon acier bien trempé et bien franc. L’homme gagnait à ce commerce intime avec le métal ; il en prenait les qualités rigides, la loyauté inviolable, le vif éclat, la netteté incisive ; et cette union tacite était si bien comprise, que le plus grand éloge que l’on pût donner à quelqu’un, c’était de dire qu’il était brave comme son épée. Mais nous sommes dans une époque peu chevaleresque, et la prosaïque savate doit remplacer la jolie épée française, ce bijou aigu, cet éclair d’acier qui du moins brillait dans la nuit avant d’arriver à la poitrine d’un homme." (Source: "Le maître de chausson" de Théophile Gautier).


"Quand les glaives se croisaient, semblables à des serpents tachetés de sang, alors nos pères se sentaient portés vers la vie (...)"

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Entretien avec les rois §2

Publié le 23/11/2009 à 20:22
Par nietzscheacademie
"- Sehen wir uns ins Gesicht. Wir sind Hyperboreer, - wir wissen gut genug, wie abseits wir leben. "Weder zu Lande, noch zu Wasser wirst du den Weg zu den Hyperboreern finden": das hat schon Pindar von uns gewusst. Jenseits des Nordens, des Eises, des Todes - unser Leben, unser Glück... Wir haben das Glück entdeckt, wir wissen den Weg, wir fanden den Ausgang aus ganzen Jahrtausenden des Labyrinths."

"– Regardons nous en face. Nous sommes des Hyperboréens, –  nous savons bien assez combien nous vivons à l’écart. « Ni par terre, ni par mer tu ne trouveras le chemin qui mène aux Hyperboréens » : cela Pindare le savait déjà de nous. Par-delà le Nord, la glace, la mort – notre vie, notre bonheur… Nous avons découvert le bonheur, nous connaissons le chemin, nous avons trouvé l’issue du labyrinthe du fond de millénaires entiers."
 
Nietzsche in L’Antéchrist §1
Publié le 13/11/2009 à 21:55
Par nietzscheacademie
Nietzsche Source (http://www.nietzschesource.org/) est un site web consacré à la publication de contenus scientifiques concernant l’œuvre et la vie de Friedrich Nietzsche. Les germanophones consulteront avec profit la version numérique de l'édition critique allemande de l'oeuvre complète de Nietzsche établie par Giorgio Colli et Mazzino Montinari.

"Et lorsque je vis mon démon, je le trouvai sérieux, grave, profond et solennel : c’était l’esprit de lourdeur, c’est par lui que tombent toutes choses."


Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Lire et écrire
Publié le 08/11/2009 à 20:51
Par nietzscheacademie
"Selon Nietzsche, l'humanité doit progresser vers la "surhumanité". Précisez lesquelles de ces affirmations sont exactes:
a. Le surhomme est quelqu'un qui a réussi socialement.
b. Le surhomme est un homme plus fort que les autres.
c. Le surhomme est le fruit de la sélection naturelle.
d. Le surhomme est un représentant d'une nouvelle espèce.
e. Le surhomme est un représentant d'une nouvelle race d'hommes.
f. Le surhomme est un "esprit libre".

Réponses:
d. et f.
Le surhomme est un "esprit libre", qui naîtra "parmi les meilleurs d'entre nous": ceux qui auront surmonté la tentation de la décadence et se seront libérés du carcan de la morale judéo-chrétienne - artistes et philosophes, notamment. Mais le surhomme est aussi le représentant d'une nouvelle espèce: le singe est à l'homme ce que doit être l'homme au surhomme, "une dérision ou une honte douloureuse". Il s'agit d'une sélection non pas "naturelle" mais "culturelle"." (Source: "Connaissez-vous la philosophie?", Hors-série jeux du journal Le Monde.)
 

"Autrefois vous étiez singe, et maintenant encore l’homme est plus singe qu’un singe. Mais le plus sage d’entre vous n’est lui même qu’une chose disparate, hybride fait d’une plante et d’un fantôme. Cependant vous ai-je dit de devenir fantôme ou plante ? Voici, je vous enseigne le Surhomme ! Le Surhomme est le sens de la terre. Que votre volonté dise : que le Surhomme soit le sens de la terre."    

 

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Le prologue de Zarathoustra §3

Publié le 07/11/2009 à 20:51
Par nietzscheacademie
"Les Wisigoths étaient des gens impossibles. Certaines des plus belles filles de Toulouse, qui fut leur capitale en Gaule, leur doivent encore leur blondeur éclatante, leurs yeux clairs insolents, leur port de tête hautain et leur épouvantable caractère. Quand on sait l’abâtardissement de nos populations, on imagine, à ses derniers éclats, l’impétuosité du sang wisigoth. Barbares d’élite, venus de Scandinavie après un séjour sur le Danube, une escale sanglante en Grèce et un sac de Rome bien torché, ils apparurent dans le midi de la France au début du Ve siècle. (...)" (Source: "Pêcheur de lunes" de Jean Raspail. Info du blog Le chemin sous les buis.)

"Il est impossible qu’un homme n’ait pas dans le sang les qualités et les prédilections de ses parents et des ancêtres, quoique les apparences puissent faire croire le contraire. Ceci est le problème de la race."

Nietzsche in Par-delà le bien et le mal
§264
Publié le 03/11/2009 à 19:49
Par nietzscheacademie

Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale Eric Besson a lancé hier le débat sur l'identité nationale avec un site internet dédié et des consultations. Le débat fait rage dans les médias. Ajoutons notre pierre à l'édifice en commençant par rappeler les mots de Montherlant qui pourraient s'appliquer aussi à l'identité nationale, "C'est quand la chose manque qu'on met le mot". En effet jamais la France n'a connu une telle montée des communautarismes, un tel délitement du lien national. A qui la faute? Peut-être à un manque d'identité nationale précisément. Encore faut-il s'entendre sur la notion. Et c'est là que le bât blesse. La gauche pousse des cris d'orfraie en agitant l'épouvantail de l'extrême-droite. Michel Onfray associe la droite à une définition raciale de l'identité, Michel Rocard parle de notion évolutive et de débat imbécile. François Fillon notre premier ministre déclare à l'Assemblée nationale que l'identité nationale n'est pas la race. La droite ne serait-elle plus dans la droite? Il fut un temps où De Gaulle pouvait parler d'une certaine idée de la France - propos rapportés par Alain Peyreffite dans ses mémoires - une France "de peuple blanc, de culture classique gréco-latine et de religion chrétienne". Il semblerait donc que la pensée unique se soit ralliée à une notion toute abstraite de l'identité française. L'idéal des droits de l'homme comme socle de l'identité française, la liberté, l'égalité, la fraternité... pourquoi pas, sauf que la Nation est une notion exclusive. Nous voilà en face de ce que l'on pourrait appeler en terme dialectique d'une aporie, une difficulté insurmontable. Car en effet à l'enseigne d'une telle identité n'importe qui est éligible pour devenir français. Par ailleurs, n'est-il pas incongru de parler d'identité nationale à l'heure de la construction européenne? D'un point de vue nietzschéen, l'identité nationale est transcendée dans un projet de grande politique européenne portée et incarnée par les "bons Européens" animés par une philosophie vitaliste puisant aux meilleures sources de la plus longue mémoire européenne, Dionysos et les Hyperboréens. Ce qui a pu faire écrire à l'écrivain nietzschéen Pierre Drieu La Rochelle dans un essai éponyme que nous sommes des Français d'Europe.

"(…) je voudrais voir l’Europe (...) se décider à devenir menaçante à son tour, à se créer, au moyen d’une nouvelle caste qui la régirait, une volonté unique, formidable, capable de poursuivre un but pendant des milliers d’années, afin de mettre un terme à la trop longue comédie de sa petite politique et à ses mesquines et innombrables volontés dynastiques ou démocratiques. Le temps de la petite politique est passé ; déjà le siècle qui s’annonce fait prévoir la lutte pour la souveraineté du monde – et l’irrésistible poussée vers la grande politique."

 

Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §208


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Pour aller plus loin, la Nietzsche académie vous recommande la lecture du Guide des citations Nietzsche par Olivier Meyer aux éditions Pardès, le test du Surhomme pour se connaître soi-même et Nietzsche parmi nous, contributions d'auteurs sur Nietzsche (voir rubrique Mes liens). Possibilité de conférence et de conseil.
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