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Nietzsche academie
Publié le 06/10/2009 à 20:06
Par nietzscheacademie
"Les francs-maçons et le pouvoir", documentaire inédit diffusé ce soir sur France 5 à 20h38. Extraits de la présentation sur le site france5.fr: "Bardée de mystère, souvent méconnue, la franc-maçonnerie fait couler beaucoup d'encre et alimente les fantasmes sur son éventuelle influence dans le monde politique et la société civile. Fantasmes ou réalités ? Les francs-maçons s'emparent de questions politiques dès le second Empire, et c'est avec l'avènement de la IIIe République, en 1870, qu'ils connaissent leur âge d'or. Maires, avocats ou médecins, ils se regroupent alors dans des loges répandues dans toute la France, et imprègnent le territoire de leurs idéaux républicains. Deux fondateurs de la IIIe République, Léon Gambetta et Jules Ferry, sont d'ailleurs francs-maçons. Entrés massivement à la Chambre des députés et au Sénat, les « frères » font adopter des lois sur des sujets de société discutés dans leurs loges depuis des années : loi du 29 juillet 1881 sur la liberté d'expression et la liberté de la presse ; législation rendant l'école obligatoire, gratuite et laïque pour les enfants de 6 à 13 ans, chère à Jules Ferry ; loi sur le divorce de 1886, défendue par Alfred Naquet, partisan de la séparation de l'Eglise et de l'Etat... (...) La franc-maçonnerie redevient très active dans certains domaines au cours des années 60, influençant par exemple le vote des lois sur la contraception et l'avortement. Le mouvement fait un retour en grâce sur l'échiquier politique dans les années 80, avec l'élection de François Mitterrand. (...) Aujourd'hui, selon Sophie Coignard, journaliste au Point, l'ordre s'étend aux milieux d'affaires et, selon Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, on compte 10 % de francs-maçons chez les parlementaires. Le pouvoir politique s'autorise à les consulter sur quelques sujets de société, à découvert. Plusieurs hommes politiques (Xavier Bertrand, François Baroin) ont certes accepté d'aborder le sujet dans ce documentaire, mais la loi du silence maçonnique semble encore avoir de beaux jours devant elle."
 
"Ce sont des mains invisibles qui nous plient et nous tourmentent le plus."

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra - De l'arbre sur la montagne
Publié le 05/10/2009 à 20:05
Par nietzscheacademie
"(...) Rien cependant ne nous rapproche, rien ne peut nous rapprocher ; vous appartenez à une autre espèce, vous voyez d’autres gens, vous entendez d’autres voix. Pour moi, simplet, Dieu c’est un truc pour penser mieux à soi-même et pour ne pas penser aux hommes, pour déserter en somme superbement. Vous voyez combien je suis argileux et vulgaire ! Je suis écrasé par la vie, je veux qu’on le sache avant d’en crever, le reste je m’en fous, je n’ai que l’ambition d’une mort peu douloureuse mais bien lucide et tout le reste c’est du yoyo." (Lettre de Céline à Mauriac en date du 14 janvier 1933. Source: La République des livres et Le Petit Célinien).

"Hélas ! Il y a tant de choses entre le ciel et la terre que les poètes sont les seuls à avoir rêvées ! Et surtout au-dessus du ciel : car tous les dieux sont des symboles et des artifices de poète."

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Des poètes

"Dieu est une conjecture : mais je veux que votre conjecture n’aille pas plus loin que votre volonté créatrice. Sauriez-vous créer un dieu ? Ne me parlez donc plus de tous les dieux ! Cependant vous pourriez créer le Surhomme. Ce ne sera peut-être pas vous-même, mes frères ! Mais vous pourriez vous transformer en pères et en ancêtres du Surhomme : que ceci soit votre meilleure création !"


Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Sur les îles bienheureuses
Publié le 30/09/2009 à 20:02
Par nietzscheacademie
"4 hommes sur 10 auraient un gène de l'infidélité, selon une étude suédoise datant de 2008" (Source: Le Parisien du 30 septembre).

"Instrument de ton corps, telle est aussi ta petite raison que tu appelles esprit, mon frère, petit instrument et petit jouet de ta grande raison.  Tu dis « moi » et tu es fier de ce mot. Mais ce qui est plus grand, c’est – ce à quoi tu ne veux pas croire – ton corps et son grand système de raison : il ne dit pas moi, mais il est moi."

Nietzsche in
Ainsi parlait Zarathoustra – Des contempteurs du corps
Publié le 29/09/2009 à 15:59
Par nietzscheacademie
"Le panier de crabes" de Véronique Vasseur aux éditions Flammarion est le récit de l'expérience politique d'une femme engagée, ancien médecin-chef de la prison de la Santé, qui voulait changer les choses et dont l'idéal va s'écraser sur le mur de la médiocrité politicienne. Présentation de l'éditeur: "Bien sûr, j'ai hésité avant de raconter l'expérience que fut ma cavalcade en politique lors des législatives et municipales à Paris, entendant d'avance les commentaires: "Propos de femme qui a perdu." Peut-être. Mais dans cette plongée au coeur du militantisme, de la politique telle qu'on la mène sur le terrain, au coeur des instances dirigeantes, moi, représentante de la "société civile", j'ai surtout perdu mes illusions. Je n'avais jamais fait de politique, jamais adhéré à un parti, même si, plus d'une fois, mes témoignages sur la prison ou l'hôpital avaient interpellé et agacé les gouvernements et qu'on avait tenté de me récupérer. J'avais donc, d'une certaine manière, idéalisé le pouvoir d'un homme - Nicolas Sarkozy - ou d'un parti - l'UMP - désirant "changer les choses" au profit de la société. Or que signifie "faire de la politique"? On dit faire l'amour, faire la cuisine, faire un enfant, mais faire de la politique? Eh bien, rien de concret! Il s'agit d'un grand mot, galvaudé au profit d'une activité décevante même si elle peut s'avérer utile... parfois. N'ayant jamais côtoyé d'aussi près ce monde particulier, à la fois calculateur et humainement médiocre, y mettant un pied dans l'espoir d'apporter mon aide, d'insuffler de nouvelles idées, j'ignorais que je plongeais dans un panier de crabes plus agressifs et pitoyables les uns que les autres. Voici le récit de cette cruelle désillusion."
 
"Nos institutions ne valent plus rien : là-dessus tout le monde est d’accord. Pourtant la faute n’en est pas à elles, mais à nous. Tous les instincts d’où sont sorties les institutions s’étant égarés, celles-ci à leur tour nous échappent, parce que nous ne nous y adaptons plus. De tous temps le démocratisme a été la forme de décomposition de la force organisatrice (...)"

Nietzsche in
Le Crépuscule des idolesFlâneries inactuelles §39
Publié le 26/09/2009 à 13:52
Par nietzscheacademie
La fracture sociale, Jacques Chirac en avait fait le thème de sa campagne électorale en 1995. François Hollande n'aime pas les riches. Le premier a un château en Corrèze, le second gère une SCI. Les deux paient l'ISF. Schizophrénie française? Ou tout simplement cynisme de politicien démagogique... "L'argent des politiques" de Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet aux éditions Albin Michel apporte des réponses. Présentation de l'éditeur: "Pourquoi les hommes politiques, en France, sont-ils aussi mal à l’aise en face de l’argent ? Ont-ils des raisons d’avoir mauvaise conscience ? Y a t-il un poids de l’histoire qui explique cette méfiance proche d’une certaine paranoïa ? Christophe Dubois, journaliste sur TF1, et Marie-Christine Tabet, journaliste au Journal du Dimanche, ont enquêté sur ce sujet qui reste, étrangement, tabou. Ils ont interrogé une centaine d’élus et de membres de cabinets ministériels et ont rencontré les hauts magistrats qui ont pour mission de veiller à l’application des textes, au demeurant nombreux. Du luxueux appartement de Jacques Chirac à la villa de Julien Dray, des amis fortunés de Ségolène Royal à ceux de Nicolas Sarkozy, des petits travers des uns aux grandes combines des autres, tous, ou presque entretiennent des rapports ambigus avec l’argent. Alors peut-on parler de liaisons dangereuses ? Le financement des campagnes électorales reste, aujourd’hui encore, souvent aux frontières de l’illégalité, sans que celle-ci soit toujours sanctionnée. Et l’enrichissement de la classe politique est une réalité sur laquelle, par complaisance ou par familiarité sociale ou mondaine, les instances en charge du sujet ferment les yeux depuis vingt ans. L’argent honteux, l’argent facile et l’argent sale. Un document choc, ni moralisateur, ni complaisant."

"Qu’est-ce donc qui m’a poussé vers les plus pauvres, ô Zarathoustra ? N’était-ce pas le dégoût de nos plus riches ?

– de ces forçats de la richesse, qui, l’œil froid, le cœur dévoré de pensées de lucre, savent tirer profit de chaque tas d’ordure – de toute cette racaille dont l’ignominie crie vers le ciel,

– de cette populace dorée et falsifiée, dont les ancêtres avaient les doigts crochus, vautours ou chiffonniers, de cette gent complaisante aux femmes, lubrique et oublieuse : – car ils ne diffèrent guère des prostituées. –

Populace en haut ! Populace en bas ! Qu’importent aujourd’hui encore les « pauvres » et les « riches » !" 

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Le mendiant volontaire

Publié le 25/09/2009 à 22:23
Par nietzscheacademie
"J'ai fait HEC et je m'en excuse" de Florence Noiville aux éditions Stock soulève la question de la responsabilité des "grandes écoles" de commerce dans la formation (le formatage?) de nos "élites" et la gabegie financière actuelle. Présentation de l'éditeur: "Depuis toujours, HEC s'enorgueillit de former des as de la finance et des champions du marketing. Or, la faillite économique actuelle ne découle-t-elle pas pour une large part du triomphe de cet hypercapitalisme que les diplômés de cette institution ont justement appris à mettre en oeuvre et à servir ? Il ne s'agit pas, dans ce livre, de stigmatiser une école, mais d'interroger l'esprit des grandes écoles de gestion et de management : l'enseignement des affaires est-il adapté aux enjeux sociaux, environnementaux ? Quelle est sa part de responsabilité dans les désordres que nous vivons ? Florence Noiville a enquêté auprès d'anciens élèves, rencontré des étudiants en cours de scolarité, étudié les réformes de la Harvard Business School. Tout converge pour montrer que si l'on ne veut pas reproduire les dérapages du dernier quart de siècle, il est urgent de repenser les " écoles du capitalisme ". De prendre le mal à la racine en fournissant aux futurs dirigeants des grilles de valeurs fondées sur une nouvelle approche des finalités de l'entreprise, du bien commun et de la richesse. La crise nous fournit l'occasion de cette nouvelle donne. Si rien n'est fait, nous continuerons d'apprendre à nos élites à penser le monde selon un modèle dont on voit tous les jours qu'il ne fonctionne pas."

"Il n’y a pas de plus dure calamité, dans toutes les destinées humaines, que lorsque les puissants de la terre ne sont pas en même temps les premiers hommes. C’est alors que tout devient faux et monstrueux, que tout va de travers."


Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Entretien avec les rois §1

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Pour aller plus loin, la Nietzsche académie vous recommande la lecture du Guide des citations Nietzsche par Olivier Meyer aux éditions Pardès, le test du Surhomme pour se connaître soi-même et Nietzsche parmi nous, contributions d'auteurs sur Nietzsche (voir rubrique Mes liens). Possibilité de conférence et de conseil.
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