"Par la musique, les passions jouissent d’elles-mêmes."
Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §106
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Publié le 24/02/2009 à 16:28
AC/DC en concert demain et vendredi au Palais omnisports de Paris-Bercy. Au Stade de France le 12 Juin. Concerts complets. Il reste des places pour le 9 Juin au Stade-Vélodrome à Marseille. Le journaliste du Parisien Sébastien Catroux rend compte dans l'édition de ce jour du concert du groupe de hard rock le 18 Février à Oslo en Norvège dans le Telenor Arena avec un public de 23 mille fans. Le show est décrit comme une "grand-messe païenne" avec un guitariste Angus Young "à l'aura presque chamanique (...) fêté par les foules comme un dieu grimaçant en tenue d'écolier". Sur scène "rien ne manquait: ni la cloche géante descendue des cintres sur "Hell's Bells", encore moins les fracassants coups de canon pour "For Those About to Rock (We Salute You)". Et surtout pas la poupée gonflable géante pour le salace "Whole Lotta Rosie"."
"Par la musique, les passions jouissent d’elles-mêmes." Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §106
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Publié le 21/02/2009 à 17:51
On lit ici et là des affirmations péremptoires selon lesquelles Nietzsche serait un philosémite délirant (blog d'Hervé Ryssen) ou à tout le moins philosémite ambigu (magazine Lire). Il faut faire preuve d'une certaine cécité intellectuelle voire idéologique pour avoir une vision aussi simpliste de Nietzsche. La vérité comme de coutume avec Nietzsche est plus complexe et va à contre-courant du conformisme de la pensée unique de notre époque. Il ne faut pas perdre de vue que Nietzsche est d'abord un esprit libre, ce qui veut dire qu'il ne s'enferme dans aucun système et cultive même la contradiction dans un souci de pensée créatrice, comme le résume bien cette citation: "Il faut être riche en opposition, ce n’est qu’à ce prix-là que l’on est fécond" (Le Crépuscule des idoles – La morale en tant que manifestation contre nature §3). Ce qui ne veut pas dire que sa pensée est confuse mais plutôt paradoxale, ce qui nous l'accordons peut dérouter les esprits simples. La pensée de Nietzsche en ce qui concerne la question juive est à bien des égards un hommage de la "vertu" au "vice", une fascination répulsion pour un peuple fatal : "Mais que nous parlez-vous encore d’un idéal plus noble ! Inclinons-nous devant le fait accompli : c’est le peuple qui l’a emporté – ou bien « les esclaves », ou bien « la populace », ou bien « le troupeau », nommez-les comme vous voudrez –, si c’est aux Juifs qu’on le doit, eh bien ! jamais peuple n’a eu une mission historique plus considérable." (La Généalogie de la morale – Première dissertation §9).
"Tout ce qui pour les bons est mal doit se réunir pour faire naître une vérité : ô mes frères, êtes-vous assez méchants pour cette vérité ? L’audace téméraire, la longue méfiance, le cruel non, le dégoût, l’incision dans la vie, – comme il est rare que tout cela soit réuni ! C’est de telles semences cependant que – naît la vérité." Publié le 14/02/2009 à 13:26
L'écrivain Yann Moix rend hommage au "philosophe" Michel Onfray dans un article intitulé "Sain Michel" publié dans le Figaro en date du 12 Fevrier. Voici ce que l'on peut y lire: "« Tu es fou de défendre Onfray ! Il n'a rien compris à Nietzsche ! » C'est vrai que je suis fou de défendre Michel : il se défend mille fois mieux que je ne saurais le faire. Quant à Nietzsche, c'est très simple : en admettant que Michel se trompe, je préfère la façon dont il en parle en se trompant que la manière dont d'autres en parlent sans se tromper ! C'est l'oeuvre de Michel qui m'intéresse, là : si je veux connaître Nietzsche, je lis Nietzsche. « Vous voulez lire un bon livre sur Voltaire ? Lisez Voltaire ! » (Sacha Guitry). Quand je lis Michel Onfray, je lis Onfray quand il se trompe et Onfray quand il ne se trompe pas. Je lis Onfray quand il a raison et Onfray quand il a tort. Mais, étant Onfray, Michel ne peut pas « avoir tort », puisqu'il décortique toute la philosophie à la manière d'Onfray ! Nietzsche vu par Philippe Sollers, ce n'est pas Nietzsche, c'est Philippe Nietzsche. Vu par Onfray, c'est Michel Nietzsche. Moi, j'aime ces deux Nietzsche-là (ils se détestent). Mais si Frédéric Nietzsche rencontrait ses homonymes Philippe et Michel, il leur casserait la gueule. Pourtant, ce sont des Nietzsche valides. Ce sont des Nietzsche possibles. Ce ne sont pas des Nietzsche scolaires, universitaires. Ce sont des Nietzsche vivants."
Des Nietzsche vivants? Vivante imposture, vivante mystification, vivante intoxication oui! Vivante mort de Nietzsche. Ou comment faire passer du vice pour une vertu... inversion des valeurs, je te tiens homme du troupeau, homme moderne, dernier homme qui cligne de l'oeil après avoir inventé le bonheur, celui du mensonge. Réduire Nietzsche à un hédonisme comme le fait Onfray en bon soixante-huitard attardé qu'il est, quand Nietzsche est le chantre de l'aristocratisme guerrier, quelle misère, quelle impudence, quel affront. M. Moix a raison sur un point, Nietzsche vivant, c'est assurément avec un duel, fût-il avec les mots, que Nietzsche aurait rétabli la hiérarchie de ses valeurs. "Etre véridiques : peu de gens le savent ! Et celui qui le sait ne veut pas l’être ! Moins que tous les autres, les bons. O ces bons ! – Les hommes bons ne disent jamais la vérité (...)" Publié le 10/02/2009 à 20:50
"Nouvelles règles pas académiques de ce con candide de candidat de Robert Pioche, qui entrent en vigueur lors de l’élection du 26 mars 2009 à l’Académie.
1. Si les académiciens, le jour des élections Quai de Conti, prenaient en considération l’orthographe, la connaissance de la langue française et le style, ils voteraient pour moi. http://alenseignedespetitsbonheurs.com/cariboost1/crbst_77.html 5. Si les académiciens, ou du moins certains académiciens, voulaient voter pour un écrivain, et pas seulement pour un ex-Président de ceci ou une ex-Ministre de cela, ils voteraient pour moi. Et que l’on rie, braves gens !" Publié le 03/02/2009 à 17:40
"Je me suis recréée", affirmation de l'artiste performeuse et effeuilleuse Dita Von Teese sur Bfm Tv à propos de sa transformation physique et vestimentaire en icône esthétique. Dita Von Teese a inauguré dimanche soir une résidence de quinze jours sur la scène du Crazy Horse à Paris.
"Cette transformation forcée, cette transformation en ce qui est parfait, c’est – de l’art. Tout, même ce qu’il n’est pas, devient quand même, pour l’homme, la joie en soi ; dans l’art, l’homme jouit de sa personne en tant que perfection." Nietzsche in Le Crépuscule des idoles – Flâneries inactuelles §9 Publié le 01/02/2009 à 11:41
Dans la famille des imposteurs mystificateurs, j'appelle Paul Valadier, professeur de philosophie morale et politique aux Facultés jésuites de Paris. Il animera une conférence le 10 Février à Sèvres au Sel (47 Grande Rue à 20h45) sur le thème: L'actualité de Nietzsche. Pourquoi lit-on Nietzsche aujourd'hui? Auteur de "Nietzsche l'intempestif" aux éditions Beauchesne, voici ce qu'on peut lire sur la quatrième page de couverture: "La cohérence de la pensée nietzschéenne ne se livre pas fácilement. Se désignant lui-meme comme « intempestif », dans tous les sens ambigus de ce mot, Nietzsche savait qu'il déconcerterait. Si l'on accepte d'etre ainsi désarçonné par sa philosophie, il faut alors aller jusqu'au bout et ne pas se laisser prendre au piege des interprétations nihilistes « évidentes ». Les textes rassemblés ici veulent mettre en cause la these selon laquelle Nietzsche serait à ranger du cóté de l'irrationnalisme, alors qu'il a voulu proposer «un savoir joyeux» et s'est situé du cóté de « ceux qui connaissent ». lIs veulent déranger un autre lieu commun qui classe Nietzsche du cóté de l'athéisme, alors que pour lui l'athéisme n'est sans doute que la forme la plus subtile et la plus pernicieuse de la volonté de croyance, alors surtout qu'il a chanté l'Éternité et annoncé une possible résurgence du divin. Ces aspects généralement occultés d'une pensée en effet intempestive sont mis en exergue ici avec un souci de s'appuyer constamment sur les textes les plus connus - et les plus méconnus."
"Les convictions sont des ennemis plus dangereux de la vérité que les mensonges." Nietzsche in Humain, trop humain I §483 "Je voulais dire que le christianisme a été jusqu’à présent la plus funeste des présomptions. Des hommes qui n’étaient pas assez hauts, pas assez durs pour oser façonner l’homme en artistes ; des hommes qui n’étaient pas assez forts, pas assez prévoyants pour laisser agir, par une altière contrainte de soi, la loi primordiale de la dégénérescence et de l’anéantissement sous ses faces multiples ; des hommes qui n’étaient pas assez nobles pour voir la hiérarchie, la diversité profonde, l’abîme qui séparent l’homme de l’homme ; de tels hommes ont conduit jusqu’à présent les destinées de l’Europe, avec leur principe de l’ « égalité devant Dieu », jusqu’à ce qu’apparût enfin une espèce amoindrie, presque ridicule, une bête de troupeau, quelque chose de bonasse, de maladif et de médiocre, l’Européen d’aujourd’hui !" Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §62 |
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Pour aller plus loin, la Nietzsche académie vous recommande la lecture du Guide des citations Nietzsche par Olivier Meyer aux éditions Pardès, le test du Surhomme pour se connaître soi-même et Nietzsche parmi nous, contributions d'auteurs sur Nietzsche (voir rubrique Mes liens). Possibilité de conférence et de conseil.
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