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Publié le 27/08/2009 à 16:26
Par nietzscheacademie
"Les Kennedy, ou la rédemption. La légende qui plane depuis des décennies sur la politique américaine ne tient pas seulement au malheur qui a frappé si souvent cette famille patricienne, hantée par la cruelle passion du pouvoir. Elle est née, tout autant, d’une étrange mystique du rachat. Il n’y avait pas, dans les années 40 et 50, clan plus cynique et plus acharné dans la conquête des honneurs. Un père brutal et menteur, très riche et très louche, marqué par ses accointances avec la mafia et son indulgence pour Hitler. Des fils ambitieux et frivoles, cachant derrière le chromo glamour de la côte Est un sens inné de la manœuvre et du calcul. Mais bientôt, une fois cette avidité de gloire assouvie, une capacité inégalée à incarner le rêve américain et l’ardeur progressiste. Ainsi, par l’action et par le verbe, John et Robert firent oublier leur part obscure pour entrer dans le panthéon des héros américains. Ainsi Ted, le benjamin viveur promu sur son nom, paniquard à Chappaquiddick, héritier malheureux battu par Jimmy Carter dans la course à l’investiture en 1980, est-il devenu par le travail et la conviction acquise sur le tard, législateur avisé et conscience du Parti démocrate. Le dernier des Kennedy fut somme toute le premier des sénateurs, adoubant de son autorité souriante Barack Obama contre un autre clan ambitieux et glamour, celui des Clinton. Rédemption… Il en va ainsi des figures de la démocratie, ambiguës et d’une humaine faiblesse. Seules les dictatures prétendent à la pureté. Les régimes de liberté sont fondés sur l’imperfection." (Source: éditorial de Laurent Joffrin dans Libération du 27 août).
"Il n’y a pas de plus dure calamité, dans toutes les destinées humaines, que lorsque les puissants de la terre ne sont pas en même temps les premiers hommes. C’est alors que tout devient faux et monstrueux, que tout va de travers. Et quand ils sont les derniers mêmes, et plutôt des animaux que des hommes : alors la populace monte et monte en valeur, et enfin la vertu populacière finit par dire : « Voici, c’est moi seule qui suis la vertu ! »" Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Entretien avec les rois §1
Publié le 25/08/2009 à 22:40
Par nietzscheacademie
"J’appartiens à cette génération X qui aura eu vingt ans dans un monde désenchanté où tout est à vendre et à consommer. Partout triomphe l’esprit de lourdeur et l’homme, nonobstant la mort de Dieu, persiste à rester humain, trop humain. Le système éminemment conservateur - toutes tendances politiques confondues - est organisé pour tuer l’homme supérieur et toute volonté de grandeur. Comment s’étonner dans ces conditions des dépressions, des suicides, de la violence et de la montée des extrémismes ? Les extrémismes religieux et politiques se nourrissent des frustrations. Le jeune français islamiste qui va mourir au nom d’Allah en Afghanistan ou le jeune français néo-nazi qui a voulu mourir après avoir tiré sur le président ont tous deux grandi parmi nous dans la République française des droits de l’homme dont la devise est censée être : liberté - égalité - fraternité. La République doit permettre d’accomplir le besoin de grandeur de son peuple faute de quoi elle continuera de créer des frustrations qui s’exprimeront dans la violence. Elle doit à cette fin avoir la force de proposer un modèle d’intégration par le haut, nietzschéen, au lieu d’asseoir son « autorité » sur l’idéologie infantile des droits de l’homme, compassionnelle, victimaire et de fait méprisante car déresponsabilisante. La République n’est pas condamnée, il lui suffit de changer de credo, opérer la transmutation des valeurs chère à Nietzsche pour qu’enfin vienne sur elle le grand Midi. Le dictionnaire d’éducation surhumaine « Ainsi parlait Nietzsche » que j’ai écrit s’inscrit dans cette perspective. Un livre pour tous ceux qui aspirent à la grandeur." (Source: "Ainsi parlait Nietzsche" d'Olivier Meyer aux éditions Donar. Pour toute commande, écrire à la Nietzsche académie). "O mes frères ! Je vous investis d’une nouvelle noblesse que je vous révèle : vous devez être pour moi des créateurs et des éducateurs, – des semeurs de l’avenir, – – en vérité, non d’une noblesse que vous puissiez acheter comme des épiciers avec de l’or d’épicier : car ce qui a son prix a peu de valeur. Ce n’est pas votre origine qui sera dorénavant votre honneur, mais c’est votre but qui vous fera honneur ! Votre volonté et votre pas en avant qui veut vous dépasser vous-mêmes, – que ceci soit votre nouvel honneur !" Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Des vieilles et des nouvelles tables §12
Publié le 31/07/2009 à 16:50
Par nietzscheacademie
"De Nietzsche, les penseurs de la révolution conservatrice ont retenu le défi du nihilisme ("la mort de Dieu"), auquel ils répondent par une nouvelle recherche de sens. Pour eux, la religiosité nationale et celle de l'action éternisent ce que le destin individuel a d'éphémère. Le mythe de l'éternel retour conforte une vision cyclique de l'histoire en opposition radicale avec la vision linéaire et finaliste issue du christianisme et qu'ont laïcisée les Lumières. Saisie dans cette structure mentale et dans sa signification astronomique de retour au point initial, le mot "révolution" prend une profondeur inhabituelle. Il ne signifie pas seulement rupture et bouleversement, mais retournement, achèvement d'un cycle historique. Il porte en lui la promesse d'un nouveau départ." (Source: "Ernst Jünger. Un autre destin européen" de Dominique Venner aux éditions du Rocher)."Si cette pensée prenait de la force sur toi, tel que tu es, elle te transformerait peut-être, mais peut-être t’anéantirait-elle aussi ; la question « veux-tu cela encore une fois et une quantité innombrable de fois », cette question, en tout et pour tout, pèserait sur toutes tes actions d’un poids formidable ! Ou alors combien il te faudrait aimer la vie, que tu t’aimes toi-même pour ne plus désirer autre chose que cette suprême et éternelle confirmation !" Nietzsche in Le Gai savoir §341
Publié le 18/07/2009 à 22:29
Par nietzscheacademie
"Pour Locchi, comme pour Adriano Romualdi, l’origine du phénomène fasciste se trouve dans Nietzsche (« la “matrice” du phénomène fasciste [est] dans le discours de Nietzsche ».) A l’image de ce dernier qui associe mémoire ancestrale pré-chrétienne et avenir audacieux et révolutionnaire, le fascisme, partie constitutive de la Révolution conservatrice, est à la fois « repli sur les origines et projet d’avenir ». Cette analyse de Locchi m’a frappé, car il m’a semblé que le fascisme était très exactement archéofuturiste, du nom de ce néologisme que j’ai forgé pour intituler un de mes derniers livres. Le fascisme est archéofuturiste parce qu’il veut s’appuyer sur l’archè , le commencement fondateur pré-chrétien des peuples indo-européens, afin de construire une vision du monde et un projet d’avenir post-chrétiens pour notre civilisation. Pour Locchi, le fascisme est la première expression incarnée du Surhumanisme, dont l’origine remonte principalement à Nietzsche et à Wagner, opposition absolue à l’Égalitarisme des temps modernes, produit déspiritualisé du christianisme et cause principale de la décadence de l’oecoumène européen." ( Source: Guillaume Faye Archive. Extrait des "Réflexions archéofuturistes inspirées par la pensée de Giorgio Locchi" de Guillaume Faye. A lire sur le lien suivant: http://guillaumefayearchive.wordpress.com/2007/07/12/reflexions-archeofuturistes-inspirees-par-la-pensee-de-giorgio-locchi/)."J’aime tous ceux qui sont comme de lourdes gouttes qui tombent une à une du sombre nuage suspendu sur les hommes : elles annoncent l’éclair qui vient, et disparaissent en visionnaires. Voici, je suis un visionnaire de la foudre, une lourde goutte qui tombe de la nue : mais cette foudre s’appelle le Surhomme." Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Le prologue de Zarathoustra §4
Publié le 01/07/2009 à 19:00
Par nietzscheacademie
"Un front républicain s'est mis en place lundi à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) derrière le candidat divers gauche Daniel Duquenne pour tenter d'empêcher la victoire du Front national au second tour de l'élection municipale partielle. Le PS, dont le candidat Pierre Ferrari est arrivé en troisième position dimanche lors du premier tour avec 17,01% des voix, a appelé "tous les républicains" à voter pour Daniel Duquenne "face au danger que représente le Front national". Le candidat divers gauche (20,19%) affrontera dimanche prochain la liste FN conduite par Steeve Briois et Marine Le Pen, largement en tête du premier tour avec 39,34%. Les socialistes n'ont guère eu le choix pour tenter de sauver cette cité de l'ancien bassin minier, fief de gauche situé à 30km de Lille, la ville de leur Première secrétaire Martine Aubry. Après avoir réuni dimanche soir Daniel Duquenne et Pierre Ferrari, la première secrétaire fédérale Catherine Génisson a annoncé lundi matin que le conseil fédéral du PS convoqué dans la soirée allait "confirmer le soutien apporté au front républicain porté par Daniel Duquenne". "On s'oriente vers un désistement des listes", a déclaré la députée PS du Pas-de-Calais à l'Associated Press. En clair, il n'y aura pas de fusion des cinq listes de gauche du premier tour mais un simple appel à voter pour Daniel Duquenne. "C'est un message très clair: le premier qui est arrivé derrière Marine Le Pen est celui qui va porter le drapeau du front républicain. Dans ces cas-là, il n'y a pas à réfléchir", a ajouté Mme Génisson. La direction nationale du PS, par la voix de Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, appelait de son côté au "rassemblement autour de la liste conduite par Daniel Duquenne". L'UMP, dont le candidat n'a recueilli que 4,34% au premier tour, a elle aussi appelé à voter pour M. Duquenne. Dans un communiqué, le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a indiqué que son parti "ne veut pas l'élection de la liste Front national" et "appelle donc les électeurs à choisir le candidat divers gauche et républicain". Le parti de Nicolas Sarkozy a invité "l'ensemble des responsables de toutes les formations politiques" à prendre une position identique. "Pour nous, c'est une évidence", a souligné le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, précisant que ce soutien était apporté "sans condition". Frédéric Lefebvre a expliqué le score du FN par le fait que "la gauche à Hénin-Beaumont a désespéré ses électeurs", qui "ont voulu le dire clairement". L'élection était organisée après la mise en examen et l'incarcération début avril du maire socialiste Gérard Dalongeville, soupçonné de détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme." (Source nouvelobs.com et AP)."(...) en définitive, il est indifférent de savoir si l’on impose une opinion au troupeau ou si on lui en permet cinq. – Celui qui diverge des cinq opinions publiques et se tient à l’écart a toujours tout le troupeau contre lui." Nietzsche in Le Gai savoir §174
Publié le 26/06/2009 à 20:29
Par nietzscheacademie
"Le National-Socialisme ne s'est pas basé sur Nietzsche et n'a nullement prétendu le faire. Les auteurs de base de ce mouvement (Hitler, Rosenberg, Darré) ne le citent presque pas, et plutôt négativement. Il n'y a donc aucune raison objective de vouloir faire de Nietzsche la source de ce mouvement politique, plutôt que Stefan George, Oswald Spengler ou Charles Maurras. Le National-Socialisme était un mouvement immature et contenant de nombreuses et graves contradictions internes. Ceci précisé, il n'y a aucune raison de ne pas admettre que certains de ses éléments étaient parfaitement conformes à l'idéal nietzschéen et à son projet concret: en voulant rasssembler l'élite européenne et en faire la base d'une nouvelle noblesse aux moeurs pures et mêmes ascétiques, la SS concrétisait un rêve nietzschéen, et ce n'est pas cela qu'on peut lui reprocher." (Source: Traduction nouvelle et commentaire de Robert Dun d'Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche aux éditions Art et Histoire d'Europe, 1988. Pour info Robert Dun est un ancien de la Division SS Charlemagne.)."(...) il pourrait arriver un jour que la populace devînt maître et qu’elle noyât dans des eaux basses l’époque tout entière. C’est pourquoi, mes frères, il faut une nouvelle noblesse, adversaire de tout ce qui est populace et despote, une noblesse qui écrirait de nouveau le mot « noble » sur des tables nouvelles."
Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Des vieilles et des nouvelles tables §11
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Pour aller plus loin, la Nietzsche académie vous recommande la lecture du Guide des citations Nietzsche par Olivier Meyer aux éditions Pardès, le test du Surhomme pour se connaître soi-même et Nietzsche parmi nous, contributions d'auteurs sur Nietzsche (voir rubrique Mes liens). Possibilité de conférence et de conseil.
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