L'Assemblée nationale a adopté mercredi la révision de la Constitution, préalable à la ratification du traité européen, par 304 voix pour, 77 contre et 95 abstentions, principalement les socialistes. Les députés UMP ont fait bloc pour soutenir la première étape de la ratification du traité de Lisbonne, présenté comme une victoire de Nicolas Sarkozy pour relancer l'Europe (282 pour, deux contre et deux abstentions). Le PS a majoritairement choisi l'abstention, pour dire à la fois oui au traité, mais non à sa ratification par le Parlement au lieu d'un référendum qu'il appelle de ses voeux.
"[…] je voudrais voir l’Europe (...) se décider à devenir menaçante à son tour, à se créer, au moyen d’une nouvelle caste qui la régirait, une volonté unique, formidable, capable de poursuivre un but pendant des milliers d’années, afin de mettre un terme à la trop longue comédie de sa petite politique et à ses mesquines et innombrables volontés dynastiques ou démocratiques. Le temps de la petite politique est passé ; déjà le siècle qui s’annonce fait prévoir la lutte pour la souveraineté du monde – et l’irrésistible poussée vers la grande politique."
Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §208







