"Le panier de crabes" de Véronique Vasseur aux éditions Flammarion est le récit de l'expérience politique d'une femme engagée, ancien médecin-chef de la prison de la Santé, qui voulait changer les choses et dont l'idéal va s'écraser sur le mur de la médiocrité politicienne. Présentation de l'éditeur: "Bien sûr, j'ai hésité avant de raconter l'expérience que fut ma cavalcade en politique lors des législatives et municipales à Paris, entendant d'avance les commentaires: "Propos de femme qui a perdu." Peut-être. Mais dans cette plongée au coeur du militantisme, de la politique telle qu'on la mène sur le terrain, au coeur des instances dirigeantes, moi, représentante de la "société civile", j'ai surtout perdu mes illusions. Je n'avais jamais fait de politique, jamais adhéré à un parti, même si, plus d'une fois, mes témoignages sur la prison ou l'hôpital avaient interpellé et agacé les gouvernements et qu'on avait tenté de me récupérer. J'avais donc, d'une certaine manière, idéalisé le pouvoir d'un homme - Nicolas Sarkozy - ou d'un parti - l'UMP - désirant "changer les choses" au profit de la société. Or que signifie "faire de la politique"? On dit faire l'amour, faire la cuisine, faire un enfant, mais faire de la politique? Eh bien, rien de concret! Il s'agit d'un grand mot, galvaudé au profit d'une activité décevante même si elle peut s'avérer utile... parfois. N'ayant jamais côtoyé d'aussi près ce monde particulier, à la fois calculateur et humainement médiocre, y mettant un pied dans l'espoir d'apporter mon aide, d'insuffler de nouvelles idées, j'ignorais que je plongeais dans un panier de crabes plus agressifs et pitoyables les uns que les autres. Voici le récit de cette cruelle désillusion."
"Nos institutions ne valent plus rien : là-dessus tout le monde est d’accord. Pourtant la faute n’en est pas à elles, mais à nous. Tous les instincts d’où sont sorties les institutions s’étant égarés, celles-ci à leur tour nous échappent, parce que nous ne nous y adaptons plus. De tous temps le démocratisme a été la forme de décomposition de la force organisatrice (...)"
Nietzsche in Le Crépuscule des idoles – Flâneries inactuelles §39







