"Lorsque le général commandant en chef des forces aériennes sionistes, Dan Halutz, auteur du largage sur une maison de Ghaza d'une bombe d'une tonne qui a réduit quatorze personnes en bouillie, est interrogé par un journaliste sur ses impressions à ce moment-là, il prononce ces «paroles ailées» : «Ce que je ressens quand je lâche une bombe ? Simplement une légère secousse dans l'aile (de l'avion) quand on fait partir la bombe.» Et il ajoute : «Je dors bien la nuit.» Supposons que ce vulgaire criminel, au lieu d'être installé confortablement dans le cockpit de son avion, soit obligé de se ruer dans la maison de ses victimes, de bondir à la gorge du père et de lui trancher la veine jugulaire d'un coup de dents ; puis il se précipiterait sur la mère et les enfants, et il leur arracherait le cœur et les entrailles avec ses ongles. Dormirait-il alors aussi douillettement, alors que le résultat aurait été à peu près identique pour les victimes? Cette race sans foi ni loi en est capable. C’est cette bête hideuse qui souffle sur le monde son haleine fétide. Camps, banthoustans, check-points, ghettos, prisons, clôtures électrifiées, tortures, assassinats, chantage, exécutions sauvages, destructions, famines organisées, privations de soins, d'écoles, d'électricité, ségrégation, apartheid, racisme : la barbarie est de retour, la barbarie s'étale et se vautre dans sa fange. Pendant ce temps, le monde regarde et ne voit pas. Le monde n'entend pas le blessé qui agonise. Le monde ne voit pas les pleurs de la mère. Le monde n'entend pas le cri des affamés, les larmes des persécutés, la plainte des torturés. Le monde n'entend pas la douleur des prisonniers et le chagrin des orphelins. Mais eux, ils sont là. Chaque jour, ils opposent leur résistance à cette animal assoiffé de sang ; à ce vampire toujours insatisfait. A cette horreur qu’on cherche à imposer comme une vertu. Ils sont là. Ces héros palestiniens qui ont refusé la lâcheté de leur gouvernement. Ils ont refusé le silence de la presse domestiquée. Ils ont refusé les barrières, les murs, les barbelés. Ils ont refusé les mensonges des voleurs et les crimes des assassins. Ils ont refusé de s’habituer à l'innommable et d'accepter l'inacceptable. Ils sont là. Ils ont refusé l'impuissance et la passivité. Le sang de ses victimes ne rassasie pas la bête. C'est le cerveau qu'elle vise. C'est l’humanité qu'elle veut annihiler. Jour après jour, la bête monte à l'assaut de ces têtes. Jour après jour, la bête grignote et avale une parcelle de cette cervelle. Jour après jour, la bête avance une langue goulue afin d'aspirer la résistance que lui opposent les Palestiniens. Oui, ils ont la force de la neutraliser… Un jour ou l’autre…" (Source: La Nouvelle République, quotidien algérien d'information.)
"(...) à Rome, on considérait le Juif comme « un être convaincu de haine contre le genre humain »"
Nietzsche in La Généalogie de la morale – Première dissertation §16







