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reliau lou : dibien
guy Menga : palabre sterile
mongo beti : l'ivrognerie
diongue : saul je voudrais savoir combien de chapitre comporte le pleurer rire et s il vous plait donner un titre a chaque chapitre
jrk : cnnaissance
guy menga : le résumé de la palabre stérile
mongo beti : villa cruelle
guy menga : la palabre sterile
guy menga : le résumé de la palabre stérile
eza boto : ville cruelle
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Publié le 25 oct 2009 à 14:11
Par noelkodia
Ecrit à un moment où l’auteur se retrouve loin de son natal, ce roman qui tire son sujet dans le réalisme primaire congolais, apparait comme un véritable récit autobiographique car utilisant la narration homodiégétique. C’est un roman de l’enfance des Congolais des années 40-50 qui se révèle ici avec l’odeur de Brazzaville et du Pool environnant dans une réalité kongo qui traverse le récit du début à la fin. Et des souvenirs qui accentuent l’univers des Congolais de ces années précitées tant les émotions que dégage le narrateur de ce récit sont fortes. « Sur les ailes du temps » est l’histoire d’un jeune Congolais marqué par la période coloniale dans laquelle se dilue une partie de sa scolarité primaire. Une enfance qui construit un pont entre le village de sa mère et la ville avec son père au service du colon. Ce dernier n’a pas eu l’occasion d’aller à l’école qu’il impose à son enfant. Dès son enfance, celui-ci connait l’école indigène avec l’interdiction de parler la langue maternelle sous peine de tomber dans le piège du désagréable « symbole ». Et ce récit plein de rebondissements de l’époque avec l’évocation du stade Yougos de Bacongo et des équipes comme La Macumba, La Squadra Azura et Dragons Noirs, des films tels Fû Manchu, Aigle blanc, Superman, nous conte la beauté de la jeunesse de Brazzaville des années 50-60.
L’ombre maternelle L’enfance scolaire du héros narrateur est marquée par les vacances qu’il passe au village avec sa mère qu’il accompagne dans les travaux champêtres. Et avec elle, il apprend beaucoup sur les techniques agricoles traditionnelles : « (…) le nouveau relief favorise la pénétration et le développement des racines des plantes. La perte en fertilité diminue et la quantité d’énergie d’eau augmente considérablement » (p.41). Toujours avec sa mère, il découvre une multitude de techniques de culture comme celle du brûlis. Et les travaux champêtres lui révèlent une « pédagogie agricole » qui va marquer sa vie. Et, derrière l’ombre maternelle, se dégage celui de l’oncle maternel qui vit au village, un malafoutier qu’il accompagne souvent en forêt pour la récolte du vin de palme. Un homme érudit dont il tire une grande éducation à travers les contes qu’il dit aux jeunes du village. Pour le héros, les contes apparaissent comme une grande école de la vie car initiatiques et didactiques : « L’homme était très futé, très érudit. On le sentait quand il disait les contes. Jamais il ne s’en laissait accroire même par les hommes de la ville plus rusés que lui » (p.67). Aux côtés de la mère et de l’oncle, il découvre la nature et le bestiaire qui l’accompagnent tout au long de son séjour dans le village de Mabaya. Brazzaville ou la présence perpétuelle du père La véritable image du père apparait quand le héros l’assiste à la mort de son cousin Miyouna au village. Et malgré le travail du nganga-guérisseur, l’irréparable sera là. Du point de vue du scriptural, « l’histoire » de Miyouna ainsi que le voyage qu’effectue le héros avec son père pour se rendre au village et la mort par accident de MBaki se lit comme une mise en abyme d’une partie du premier roman de l’auteur, « La bouche de la lettre » publié en 2005. C’est à Brazzaville que le héros découvre réellement la personnalité de son père. A la veille de la « Bonne Année », son père les emmène, ses sœurs et lui chez son patron, un certain Giraud. Pendant la soirée, le Blanc fait l’apologie de « sa » France que découvrent les enfants à travers le discours de Giraud, arrosé par l’alcool qu’il boit sans retenue. C’est à cette soirée que le jeune garçon réalise la promotion de son père au niveau du travail. Et Mampouya entre chez lui à Bacongo avec ses trois enfants conduits par le chauffeur de son patron. L’enfant comprend que son père est différent de ses amis. Aussi le lendemain, la fête se poursuit à leur domicile quand ce dernier reçoit plusieurs invités accompagnés de leurs épouses. Il offre un festin de brochettes et l’alcool que lui avait offert son patron. La présence du père pour le héros, c’est aussi la découverte d’une partie de l’histoire coloniale sur fond de la guerre mondiale 39-40 que retrace l’ancien combattant Du Guesclin sous l’effet de l’alcool. Superposition auteur/narrateur dans « Sur les ailes du temps », le premier récit atypique de l’enfance congolaise sous la colonisation L’enfance du héros dans ce roman épouse les réalités congolaises sur le plan historico-géographiques et même sociologiques de l’époque coloniale. On remarque le langagier du héros-narrateur dont l’essentiel est puisé dans la réalité kongo. Déjà cette réalité se reflète dans l’univers des personnages ayant existé et qui existeraient encore : « Mon père avait invité ses amis, Ta Bouendé, Ta Nganga, Ta Zoba, Ta Niamankessi, Ta Milandou (…) Amboulou, papa Olangué, Ta Gabou… » (p.111). A cette génération paternelle, se rattache la sienne qui représente son âge, son enfance comme on peut le remarquer à travers quelques uns de ses souvenirs : « Je me rendais à la piscine de Moungali avec mon neveu Benoît Ntari et des amis comme séraphin Mianfoutila, Didier Golingo, Jean Michel Bouono, Rojas Moukana, Placide Eléka » (p.139). Et tous ces souvenirs baignent dans le Brazzaville colonial avec son « centre ville » où la géographie des bâtiments occupe une place prépondérante. Et le Brazzavillois des années 40 et 50 peut se mirer dans ce récit tout en rencontrant une partie de son moi juvénile : « Juste après le palais derrière le magasin Kitoko se trouvait le terrain municipal de tennis (…). Je poursuivais une promenade et léchais les vitrines des magasins : le magasin Kitoko ; le Monoprix, les Frères Marquès, le Presto … » (pp. 133-134). « Sur les ailes du temps » : un récit style parfum colonial Des romans qui retracent les souvenirs de l’époque coloniale, le récit de Tchibambéléla semble être le plus prolixe par la recherche au niveau du langagier où la syntaxe du français classique se voit à certains moments bousculé pat les tropicalités du « français enfantin » de l’époque : « Il fit « olec » ou « bitchangui » (…) Kaya lui appliqua le « double pattes » (p.39), « Les commissaires Nzingoula et Matingou escortés par leur horde de policiers firent la ronde » (p.40), « j’ai appris de François Mpélé ce que nous appelions la comptesse, c’est-à-dire le rebond de la balle sur le pied, chaque rebond était compté » (p.42), « (…) [papa] s’inondait du parfum « Plum Plum » et se saupoudra de « Joli Soir » (p.83) (…) Tata Zoba s’avançait en fermant la braguette de son pantalon tralala » (p.119). Et des congolismes ainsi que certains mots kongos (mpoungou nvouaza, mbongui, moutête, n’songui, nzô za noungou…) traversent parfois le texte pour révéler les réalités du terroir et de la période coloniale dont certains ont disparu avec l’indépendance. « Sur les ailes du temps », un récit autobiographique où le narrateur dilué dans l’auteur et où la dimension fictionnelle s’effrite au fur et à mesure que se découvrent les réalités du Brazzaville colonial. Et s’il y a un roman dans lequel on peut lire une partie réelle de la jeunesse des Congolais des années 40 et 50, c’est cet « itinéraire d’une enfance africaine » de Tchibambéléla. Un texte où l’auteur utilise un style limpide qui nous rappelle les classiques étudiés à cette époque sur fond d’une théâtralisation de quelques personnages tels Giraud, Du Guesclin et Nkéoua Dia Loufoulamba. Note(1) B. Tchibambéléla « Sur les ailes du temps : itinéraire d’une enfance africaine », Ed. Paari, Brazzaville/Paris, 2009, 139p.
Publié le 10 sep 2009 à 12:12
Par noelkodia
Le travail narratologique des textes africains nous révèle que les récits de ces dernières années traitant du bouleversement « démocratique » sur le continent, avaient prédit ce que vivent les Africains. S’il y a un des romans qui parait encore d’actualité, c’est La Chorale des mouches. Un livre, dont l’écrivain s’est révélé poète et critique littéraire avant d’embrasser agréablement la narration. Un livre qui est entré dans les classiques du roman francophone plus tôt que prévu.
Bientôt deux décennies après les Conférences nationales, l’Afrique continue à se désenchanter. Les séquelles des partis uniques sont encore perceptibles. Et dans son roman, Mukala Kadima Nzuji (2), avec une verve qui étonne les amateurs du roman, rappelle l’Afrique des dictateurs, à travers l’histoire de Oré Olé, président d’un pays imaginaire, le Kulâh. Une conférence nationale que l’auteur qualifie de « chorale de mouches », et n’a pas pu permettre au pays l’éclosion de la démocratie comme le souhaitaient ses « larges masses populaires ». La Chorale des mouches se présente comme un triptyque qui met en relief trois axes diégétiques : le récit autobiographique de Samuel-Joseph Tchebwa alias Sammy-Jo dans lequel s’imbrique le règne dictatorial du président Oré-Olé et les aventures de Ben, le cousin de Samy-Jo. Trois destins, trois « histoires » qui reflètent le sociopolitique des pays africains d’avant les Conférences nationales marqués par la corruption, le sexe, la gabegie. Et tous ces maux ont empêché les « soleils des indépendances » de briller au sud du Sahara. Et La Chorale des mouches peut être classé parmi les « romans du désenchantement » dont Jacques Chevrier parle dans Littérature nègre.
Ben ou la révolte jusqu’à l’infini Enfant unique de sa mère, Ben voit son père mourir pour avoir nargué ses oncles qui voulaient lui proposer une autre femme pour « agrandir » sa famille. La disparition de son père déconcerte sa femme qui tombe dans la démence. Récupéré par l’oncle du défunt père, Ben est ramené auprès du clan où vont recommencer ses tribulations dès l’âge de quatre ans. Pour fuir la misère, il tente l’aventure avec un ami (qui deviendra handicapé physique après un accident de travail) qui l’initie au métier de cureur de latrines pour gagner leur vie. Revenu dans la ville dans l’espoir de retrouver son cousin Ben, cadre à la Banque nationale, il est déçu par l’indifférence de ce dernier. Il quitte la ville pour intégrer quelque temps la société des « hommes singes » dans la forêt du pays, des hommes de toutes classes sociales ayant fui la dictature et l’injustice du pouvoir. Sa disparition inquiète son cousin qui se voit interpelé par un cul-de-jatte, lui aussi, soucieux de l’absence prolongée de Ben. Les deux hommes s’allient d’amitié et décident d’aller à la recherche du disparu dans un village où existerait un repaire de malfaiteurs. Dans la société des « hommes singes », Ben échappe miraculeusement à un bombardement de la forêt qui les abrite. Il réapparait quelques années plus tard à travers le personnage de Papa Ambroise qui raconte à Samy-Jo, comment, compromis dans une sale affaire, il a été arrêté, battu par la population et sauvé de justesse par sa tante qui le reconnait facilement aux moments des faits.
Oré-Olé : un dictateur « made in Africa » Comme l’affirme l’auteur, Oré-Olé représente « le réel de l’Afrique dans sa nudité ». Voici un chef d’Etat dont le pouvoir est caractérisé par le sang et l’insupportable. Oré-Olé est le prototype de certains dirigeants qu’a connus et que connait encore le continent. Entouré de ses parents, il cultive le népotisme, le favoritisme et la gabegie. Et ceux-ci vont contribuer à sa déchéance. Mais tout son pouvoir va commencer à s’écrouler à partir d’une bavure d’un de ses hommes de main. La disparition d’un ancien footballeur prophète (celui-là même qui avait vu la fin du dictateur) pousse les chefs de quartier de la ville d’aller voir les autorités. Ils sont reçus par des coups de feu à la résidence du gouvernorat. Commence alors la révolte du peuple avec une opposition qui se manifeste au grand jour. Oré-Olé se retire dans son village natal avec ses proches et au même moment naît une rébellion dans tout le pays. Naïf et conscient de son pouvoir, il entreprend une tournée d’explications dans les différentes régions du pays. Il constate que la rébellion devient une réalité. Entre temps, un de ses proches Konga Zanga trouve la mort dans un accident d’avion au cours d’une mission dans un pays voisin. Les trois jours de tournée dans les régions ne sont qu’échec pour Oré-Olé car il est désavoué partout où il est passé. Et les lettres et mémorandums qu’il reçoit sur place et de la diaspora demandant sac démission, le mettent mal en pis. Contre toute attente, il organise des consultations populaires et décide d’ouvrir le pays au multipartisme. Mais la Conférence nationale s’tant soldée par un échec à cause des querelles et contradictoires, Oré-Olé se refait et l’espoir du peuple du Kulhâ se transforme en désenchantement.
Samuel Joseph Tchebwa alias Samy-Jo, le cadre écrasé par le tribalisme Il apparait comme le héros central du roman. C’est lui qui se raconte et à qui les autres personnages rapportent leurs aventures. Il est le cousin de Ben. A la recherche de ce dernier, il fait la connaissance d’un cul-de-jatte, un vieil ami de Ben. Thebwa est un cadre de la Banque nationale ; le cul-de-jatte l’accuse d’être à l’origine de la disparition de Ben pour l’avoir abandonné à lui-même. Acculé, il accepte la proposition de ce dernier : aller à la recherche de Ben au « repère des malfaiteurs ». Un chauffeur les emmène vers les lieux censés abriter le disparu. Aidés par un pasteur, la recherche se solde par un échec car ils sont mal accueillis par les hommes singes dont le chef s’insurge contre le dictateur de Oré-Olé qui les a poussés à se réfugier dans la nature. Déçus, Samy-Jo et son compagnon décident de rentrer en ville. Sur le chemin du retour, ils sont victimes d’un accident dans lequel le chauffeur et le cul-de-jatte trouvent mort. A l’hôpital où il est retenu, il fait la connaissance d’une infirmière dont le prénom lui rappelle son ex-épouse. Samy-Jo tombe amoureux de l’infirmière qui devient sa maîtresse. Il est surpris quand cette dernière lui apprend qu’elle est la nièce du patron de la Sécurité de Oré-Olé. Partagé entre la belle Elloën-Marcy qu’il avait connue au village au cours de la recherche de son cousin, et Chancelvie l’infirmière, le héros tombe sous la loi de la dictature. On lui impose comme épouse l’infirmière. A cause de cette nouvelle situation, il gagne une promotion au sein de la banque. Victime des manigances sur fond de vagin, Samy-Jo se voit humilié par sa première Chancelvie qui devient la maîtresse d’un proche du président. Avec l’avènement de la Conférence nationale, il décide de se séparer de l’infirmière qui se venge de son attitude : il est suspendu de la banque. Converti en journaliste avec la création d’un bimensuel Notre pays, Samy-Jo se crée des ennuis quand il dénonce une magouille de la présence. Malheureusement pour le héros, avec le retour de l’arbitraire et de la violence dans le pays, il est arrêté sous l’ordre de Oré-Olé.
Un style particulier dans La Chorale des mouches Si au niveau du fond, le roman semble ne pas « relater quelque chose d’extraordinaire » sur la réalité sociopolitique des dictatures africaines, le livre de Kadima Nzuji, révèle en revanche une recherche au niveau du style. La diégèse apparait comme un témoignage dans une écriture qui montre que l’auteur est d’abord un universitaire tant les règles fondamentales de la langue française sont respectées à la lettre. Il utilise la technique du rétroviseur : le récit avance par une succession d’analepses. Plus on « s’enfonce » dans le coulé narratif, plus on découvre le passé de certains personnages à travers la multiplication des rétrospections. S’y remarque aussi un effet d’intertextualité quand le récit nous plonge dans l’univers diégétique de Tchichelle Tchivela (p.252). Par la vraisemblance qui caractérise certaines pages de la sociopolitique des pays africains, La Chorale des mouches s’écarte un peu de l’effet-peinture pour épouser l’effet-photo (p.181). On remarque dans ce roman que les effets du réel sont accrus et les personnages traités avec sérieux. La majorité des personnages sont des prototypes de la société africaine : le jeune ouvrier, le cadre, le président et son entourage, la femme qui croit s’émanciper par son sexe et les sectes ces groupes de prières. Et l’auteur bouscule un peu la photographie de la réalité africaine qu’il critique en la théâtralisant comme dans le dialogue du président avec sa nièce Mireille (pp. 247-255).
Pour conclure La Chorale des mouches, un livre qui montre que l’auteur est plus qu’un romancier. Un livre qu’il faut lire avec attention. Et par sa première réussite, à l’instar de ses collègues de l’autre rive du fleuve comme Emmanuel Dongala avec Un fusil dans la main un poème dans la poche, ou même Daniel Biyaoula L’impasse, Mukala Kadima Nzuji venait de rentrer par la grande porte dans la prose narrative de la littérature francophone en 2003.
Notes (1) Mukala Kadima Nzuji, La Chorale de mouches, Ed. Présence africaine, Paris, 2003, 285p. (2) Originaire de la R.D.Congo, il est considéré comme l’un des grands universitaires de son pays dans le domaine des lettres. Ecrivain et critique littéraire, il enseigne la littérature à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.
Publié le 10 sep 2009 à 12:00
Par noelkodia
Dans la plupart des pays africains, les dirigeants essaient de lutter contre la corruption en décidant de sévir certains coupables. Avec la crise socioéconomique qui ronge le continent et avec le favoritisme, très souvent en relation avec le népotisme, qui marque les classes politiques africaines, l’Africain parait impuissant devant la corruption qui gangrène sa société. Mais peut-il exister des corrupteurs sans corrompus ou vice-versa ? L’administration, l’école, les services de santé, le milieu politique sont malheureusement « attaqués » par ce fléau.
L’administration africaine : une corruption programmée ? Après les indépendances, l’administration africaine passe graduellement aux mains des autochtones. La loyauté et la probité morale héritées de l’administration coloniale s’effrite pour laisser la place au népotisme, au tribalisme, deux réalités qui sont la conséquence du régionalisme. Et comme la politique ne fait pas bon ménage avec le népotisme et le pouvoir clanique, la justice, très souvent influencé par les politiques, aura des difficultés à combattre la corruption dans les affaires de l’Etat. Ainsi, ceux qui ne trouvent pas satisfaction dans le traitement de leurs dossiers administratifs à cause de leur appartenance à d’autres ethnies, sont obligés de corrompre des agents de l’Etat, surtout au niveau des services sanitaires. Une décennie après les indépendances, surtout pendant l’Afrique des coups d’Etat où les armées se sont tribalisées pour conserver le pouvoir, la corruption devient une arme précieuse pour régler certains problèmes. Aujourd’hui, elle a tellement gagné toutes les couches sociales qu’il est difficile de l’éradiquer en un laps de temps, le corrompu encourageant souvent le corrupteur dans leur transaction. Ce qui est encore grave, c’est que le fléau a même atteint la Justice sensée de la combattre. Aussi, devant cette nouvelle situation, se voit ériger dans la société la loi du fort.
Ecole et université africaines corrompues Dans ce monde où enseignés et enseignants travaillent ensemble dans le donner et le recevoir du savoir, il arrive que la corruption s’y développe. Surtout que les enseignants vivent en général avec des salaires qui ne conviennent pas à l’exercice de leur métier qui demande des sacrifices financiers dans la documentation. Souvent, des élèves et étudiants nantis socialement se plaisent à corrompre certains enseignants à qui ils « achètent » les notes pour passer en classe supérieure. Malgré les directives de bonne conduite de la hiérarchie, rien ne semble aller dans le bon sens ; la corruption s’étant trop généralisée. Nonobstant l’effort de quelques gouvernements dans la réhabilitation du système éducatif, on constate quelquefois la déperdition de fonds entre les ministères de tutelle et les écoles et universités. Aussi, les pots-de-vin et les dessous-de- table qui marquent le monde éducatif n’honorent pas l’école et l’université africaines. Et on n’est pas surpris de constater la détérioration de celles-ci, plus particulièrement dans les pays francophones où aucune université n’est en vue parmi les meilleures du continent.
La corruption à l’échelle politique Après plusieurs décennies, les Etats africains ont été gérés comme de gros villages. Aussi, les dirigeants se sont comportés comme des privilégiés n’ayant de compte à ne rendre à personne. Un proverbe africain dit que « le poisson commence à pourrir par la tête ». Et il n’est pas étonnant que les sociétés ne soient exemptes de corruption, de concussion et de fraude car ces défauts se remarquent aussi au niveau de certains dirigeants du continent. Des compétences du continent ont même soutenu que le malheur des Africains serait causé par l’Occident. Une opinion qu’il faut nuancer car il est malheureux de constater que, malgré nos richesses naturelles, c’est l’Europe (avec la Chine maintenant) qui construit nos écoles, nos hôpitaux, nos routes et s‘occupe même de notre environnement en s’attaquant aux problèmes de santé et de famine. L’Afrique n’a jamais été pauvre. Seuls ses habitants sont paradoxalement pauvres à cause de la corruption et la concussion dans lesquelles les ont plongés leurs dirigeants en complicité avec certains réseaux européens que les ONG et les sociétés civiles africaines doivent dénoncer. Une mission délicate car le développement parrainé par le néocolonialisme est une politique qui vise l’accès aux richesses mise en œuvre par les lobbies financiers qui ne reculent devant rien pour atteindre leurs objectifs.
Que faire ? Combattre la corruption, la concussion au niveau des dirigeants africains et dénoncer les réseaux européens douteux comme la Françafrique, tel doit être le leitmotiv des sociétés civiles et ONG tant sur le continent qu’au niveau de la diaspora. Comme on le dit souvent, « là où le balaie ne passe pas, la poussière ne s’en va pas d’elle-même ». Et comme le poisson africain commence toujours à pourrir par la tête, les dirigeants du continent devraient montrer de bels exemples dans la gestion du patrimoine national. Un exemple inquiétant : le président camerounais passerait des vacances « extraordinaires » à la Baule et aurait réquisitionné 43 chambres aux hôtels de la place pour un montant de 42 000 euros par nuit (1). Quel scandale si cette information s’avérait authentique. Ce qui pousserait les Africains à ne pas prendre au sérieux leurs dirigeants, ces derniers les entrainant dans la corruption et dans la concussion sans état d’âme. Décrier la corruption par tous les moyens qu’offrent les moyens de communication pour décourager les corrupteurs et les corrompus, voila la tâche à laquelle doivent s’assigner ceux qui le peuvent pour éradiquer cette gangrène.
Note Lire linternationalmagazine.com
Publié le 26 aoû 2009 à 13:05
Par noelkodia
Voici un nouveau récit sur un pan de l’histoire du Congo et dont les souvenirs sont encore présents dans la mémoire collective : la Conférence nationale avec ses corolaires telle la démocratie pluraliste et son côté tragique que nous retrace l’auteur : les différentes guerres civiles des années 90, consécutives aux divergences ethno-régionalistes des acteurs politiques. Quand le jeune Ntsiba se retrouve en France pour ses études supérieures, il vit de loin les métamorphoses politiques de son pays. La Conférence nationale consécutive à la chute du mur de Berlin tourne une nouvelle page de l’histoire sociopolitique du Congo. Et cela malgré les soubresauts des premières années démocratiques. Après plusieurs années d’études marquées par les difficultés socioéconomiques que rencontre la plupart des étudiants en Europe, Ntsiba rentre au pays pour réaliser ses projets d’entreprise à Pointe Noire et à Brazzaville, laissant sa femme Caroline enceinte en France. Malheureusement il est surpris à Brazzaville par la guerre de juin 1997 qui va l’emporter. Caroline et ses enfants retrouvent le goût de la vie quand ils se retrouvent à Brazzaville grâce à Ntsanga, le frère cadet du héros à travers son séjour en France. « Un chemin rocailleux », un roman polyphonique dans lequel se dégagent plusieurs destins. L’histoire du héros avec sa femme Caroline, une amie française d’enfance par correspondance, peut se définir comme pièce maîtresse du roman. Mais en dehors de celle-ci, il a connu en France quelques aventures avec des femmes telles Patricia (qu’elle rencontre dans l’avion qui l’emmène de Brazzaville à Paris), Christine qui se donne la mort quand elle réalise qu’elle a le sida, sans oublier sa fiancée Olga restée au pays. Autour de l’histoire du héros, gravite celle des familles Okemba, Nzouli et Massengo, sans oublier la vie en couple de Samba et Graziella qui vont marquer sa vie estudiantine aux côtés d’autres compatriotes tels Pambou et le séducteur Bounga. Pour ceux qui auraient vécu les différents événements consécutifs aux guerres congolaise de la décennie 90, ce roman apparait comme une transposition on ne peut plus fidèle des tragédies de Brazzaville. Le narrateur qui rapporte de l’extérieur cette histoire dramatique pourrait se définir comme un caméraman filmant tout ce qui se passe devant lui : le destin tragique du héros qui va du Congo en France. Destin qui revient à la case départ quelques années après pour être brisé malheureusement par la guerre de juin 1997. « Un chemin rocailleux », un récit qui se fonde sur le vraisemblable mais se présentant paradoxalement comme un puzzle à cause de la multiplication de micro-récits qui parfois brise la trajectoire du récit principal. Et se dégagent dans ce livre quelques pertinences qui mériteraient d’être analysées. « Un chemin rocailleux », le roman des amours Le premier amour entre le héros et sa fiancée Olga restée au pays va subir l’usure du temps et l’éloignement avant de s’éteindre. S’éteindra aussi le dernier amour du héros avec Caroline quand l’homme sera fauché par la mort de juin 1997. Mais entre l’ « amour-alpha » avec Olga et l’ « amour-oméga » avec Caroline, le héros apparait comme un Don Juan tout au long de son séjour en France. La jeune Franco-congolaise Patricia est sa première conquête qu’il croise dans l’avion qui l’emmène à Paris. Leur amour atteint l’idéal quand la jeune femme ne résiste pas aux avances de Ntsiba : « Ils firent la vaisselle avant de se retrouver dans la chambre. Ils se glissèrent dans la couette (…). Ce contact créa en eux un frissonnement de plaisir (…). Les yeux flamboyant de désir, elle posa tendrement ses lèvres sur les siennes. Elle était irrésistible. Et Ntsiba en fut complètement désarmé. Baisers et câlins se succédèrent. » (p.46). Avec Patricia, l’amour n’ira pas jusqu’au bout du chemin car ils vont se séparer d’une façon rocambolesque avant de transformer leur amour en amitié. Dans sa vie d’étudiant, le héros, par l’intermédiaire de son ami Bounga, fait la connaissance de Christine qu’il a sauvée entre temps d’une situation financière dans un restaurant. Entrainée dans la drogue par son ex-compagnon, cette fille retrouve le goût de vivre avec Ntsiba. Et leurs sentiments vont se concrétiser intimement : « Je [Christine] savais que je pouvais compter sur toi. J’ai envie de toi… est ce qu’on peut faire l’amour ?/ Bien sûr que oui » (p.88). Mais cet amour se termine tragiquement car, ayant découvert sa séropositivité, peut-être à cause de la vie qu’il a menée avec son ex compagnon, Christine met fin à sa vie en se suicidant. Amour éphémère avec Patricia, amour raté avec Christine, Ntsiba tombe dans l’amertume. Quand il devient employé de son amie Caroline, il sauve cette dernière de son désespoir : elle a été violée par un oncle à seize ans, son amour avec James Salt a été brisé par le cancer de ce dernier et son fiancé Julien, un obsédé sexuel a couché avec leur domestique. De leur affection mutuelle, va naître leur véritable destin qui va se reposer sur leur décision de se marier : « Maintenant elle l’aimait plus que tout. Grâce à lui, elle avait retrouvé la joie de vivre (…) Elle voulait au plus former une famille avec lui » (p.158). Et nous ne serons pas surpris qu’elle porte en elle un enfant de Ntsiba qui, malheureusement ne verra pas la naissance de celui-ci à cause de la guerre de juin 1997. Cet amour, malgré les aléas de cette guerre, l’emmènera au Congo où elle pourra recommencer sa vie avec Ignace, un ami de son beau-frère Ntsanga, lui aussi veuf. L’amour dans « Un chemin rocailleux », c’est aussi cette idylle entre Samba et Graziella qui prend un coup quand cette dernière tombe enceinte, situation que l’homme n’admet pas. Mais tout rentrera dans l’ordre entre les deux amants grâce à la réconciliation prônée par Ntsiba : « Il [Samba] a mon pardon (…) je l’aime (…) Dis-lui que je l’attends. J’ai besoin de lui » (p.163). L’horreur de la guerre et pédagogie du roman « Un chemin rocailleux » se fonde grosso modo sur les guerres de Brazzaville des années 90. Se dégage un aspect pédagogique dans le roman quand l’auteur met en évidence l’horreur de la guerre pour que les Congolais disent « Plus jamais ça ! ». A travers ce récit, l’auteur condamne les acteurs politiques qui se révèlent plus tribalistes que patriotes en se servant de la naïveté des jeunes pour assouvir leur dessein. A certains moments du récit, le narrateur nous présente Brazzaville à « feu et à sang » où Cobras, Cocoyes et Ninjas font la loi. Et dans cet enfer de Brazzaville, l’auteur nous « photographie » certaines horreurs qui assombrissent l’image de la ville ; le héros n’initie, malgré lui, à l’arme que lui apporte un parent : « Arrête tes lamentations (…) J’ai fait mon devoir en t’apportant une arme, c’et dans ton intérêt de savoir t’en servir » (p.180). Et ces horreurs de la guerre sont aussi dévoilées à travers les événements que vit le héros malgré lui. Il ne comprend pas cette jeunesse perdue dans l’utilisation des armes : « Si je ne suis pas recruté [dans l’armée], je me servirais toujours de mes armes pour garder mon train de vie (…)/ Tu crois pouvoir braquer ou piller des gens indéfiniment et impunément (…) Tu risqueras ta vie pour rien… » (p.182). Et à travers cette dénonciation de la mauvaise main mise des politiques sur la jeunesse, se dégage une leçon de pédagogie pour condamner cette mauvaise attitude des acteurs politiques congolais. Du style : « Un chemin rocailleux », un roman des paradoxes Le récit de Goulou se construit par une série de « paradoxes-contraires » qui font la spécificité du roman. Le début de chaque destin se remarque par son contraire. Le héros qui réussit « socialement » son retour au pays à Pointe Noire et Brazzaville, sera paradoxalement anéanti malgré lui par la guerre de juin 1997. Christine qui croit à un bonheur avec Ntsiba, se précipite paradoxalement dans le suicide quand elle se voit perdue à cause de son sida que vient de lui révéler des analyses médicales. Caroline qui tombe dans le désespoir après ses mésaventures avec son amant James Salt et son fiancé Julien, retrouve la joie de vivre quand Ntsiba accepte de se marier avec elle. Plus tard, bouleversée par la mort de son mari, elle se découvrira une nouvelle vie quand elle fera la connaissance d’Ignace. Pour conclure Affirmer que l’on a tout dit sur ce roman multidimensionnel n’est que pure utopie. Ecrit dans un style alerte qui rappelle à certains moments le langage cinématographique, « Un chemin rocailleux » se définit comme un roman réaliste qui révèle le regard objectif de l’auteur sur un pan de l’histoire congolaise des années 90. Où la dimension idéelle dépasse la fictionnelle. Et s’il y a un auteur qui a su bien « photographier » une partie des guerres de Brazzaville, c’est bien Armand Goulou. (1) Armand Goulou, « Un chemin rocailleux » l’Harmattan, 2009, 202p.
Publié le 23 aoû 2009 à 17:34
Par noelkodia
Dans www.internationalmagazine.com du 6 août 2009, le secrétaire à la Coopération Alain Joyandet révèle un nouveau projet français pour les Africains. Et sans se concerter avec les concernés, il parle de la mise en œuvre d’un jeu loto ou bingo qui compléterait l’aide publique au développement et qui s’inscrirait dans le cadre de ce qu’il appelle pompeusement « financements innovants ». Se moquerait-on des Africains quand on sait que le continent ne mériterait pas sa pauvreté qui se dévoile paradoxalement sur des richesses exploitées sans scrupules par ces mêmes Occidentaux qui pensent les faire sortir de cette pauvreté dont ils sont, en partie, à l’origine?
Pour Alain Joyandet qui s’adresse aux Français et non aux Africains, ce jeu sur internet pourrait commencer en 2010 et pourrait rapporter environ dix millions d’euros par an.Longtemps considérés comme une chasse gardée où l’on pouvait aller puiser les matières premières, les pays africains francophones n’ont pas connu le développement souhaité. On a plus développé les moyens favorisant le pillage des matières premières tels routes et chemin de fer pour évacuer les produits vers l’Europe et quelques structures sanitaires pour préserver la santé des « travailleurs » au service des compagnies concessionnaires. Pour n’avoir pas pu penser à un véritable développement du continent, les Occidentaux se voient subir par ricochet les dégâts causés par leur impérialisme ; on peut noter l’immigration, les conflits interethniques et même inter-états qui parfois les freinent l’exploitation de leurs ex-colonies.Le développement de l’Afrique passera par un dialogue franc et sincère avec les Occidentaux et leurs anciennes colonies. L’Afrique a maintenant des compétences qui peuvent proposer le chemin à suivre pour un véritable développement. Des projets du type de celui du secrétaire à la Coopération, doivent faire sourire d’éminents économistes tel Mamadou Koulibaly dont les travaux à ce sujet a réveillé une partie de la jeunesse africaine.
Aujourd’hui, le continent avec ses richesses, peut normalement aller au développement pour lutter contre la pauvreté et les maladies si on faisait confiance à ses compétences. Au lieu d’élaborer des projets à partir de leur bureau d’Europe, les Occidentaux devraient pousser les Africains à respecter les principes élémentaires de la démocratie, gage fondamental pour tout développement. Et cela, en fondant sur leurs réalités L’Afrique a ses spécificités qui ne peuvent être bien expliqués que par les Africains eux-mêmes. Ils ont fait comprendre au président français qu’il s’était trompé, malgré lui, dans son discours de Dakar. Les Africains sont capables de proposer des solutions pour leur développement sans passer par un loto (idée de Joyandet) avec ses « financements innovants ». Après la chute du mur de Berlin, les Européens ont imposé, du haut en bas, la démocratie pluraliste, une démocratie à l’Occidentale. Erreur on ne peut plus constatée, car oubliant que l’Afrique a eu sa démocratie à travers ses chefferies et royaumes qui, malheureusement, ont subi les affres de la Traite et de la colonisation. Peut-être serions nous d’accord avec Carlo Lottieri et Emmanuel Martin, quand ils affirment qu’il y a eu « détournement démocratique ». Puisqu’on a voulu que la démocratie africaine reflète celle de l’Occident.Aujourd’hui, si l’Afrique végète encore dans la pauvreté malgré l’immensité de ses richesses et le pluralisme démocratique consécutif au discours de François Mitterrand à la Baule, c’est que l’Occident ne l’a pas accompagnée jusqu’au bout dans cette nouvelle réalité combien complexe. Pour des raisons stratégiques, l’Occident continue à soutenir des dictateurs de certains pays. Ceux-ci pourraient pourtant endiguer la pauvreté de leurs peuples s’ils y mettaient un peu de volonté en luttant contre le favoritisme et la corruption. Aujourd’hui, la mauvaise gouvernance, les violations des Constitutions se passent au su et au vu des Occidentaux, malgré la lutte des Africains contre ces phénomènes. Ces derniers sont abandonnés à eux-mêmes. Car les dictateurs protègent les intérêts de ces mêmes Occidentaux qui pensent les aider par des « financements innovants ». L’Africain lambda réalise-t-il par exemple les effets de la fameuse taxe sur les billets d’avion proposé par Jacques Chirac et adoptée par certains pays pour lutter contre ses misères? La véritable solution pour combattre la pauvreté se trouve dans les mains des Africains auxquels les Occidentaux doivent imposer le respect scrupuleux de la bonne gouvernance sur fond d’un pluralisme démocratique, sous peines de sanctions sévères. Pourquoi ne pas demander aux gouvernants africains la répartition équitable des royalties et dividendes qui proviennent de l’exploitation des richesses ? Car comment comprendre que 70% de la population des pays nantis comme le Gabon, le Congo et l’Angola, vivent paradoxalement au seuil de la pauvreté avec moins d’un dollar par jour ? La complaisance des Occidentaux vis-à-vis des dictateurs africains qui « paupérisent » leur population pourrait se retourner contre eux s’ils continuent à s’acoquiner avec ces derniers.
Marginalisés et ne pouvant plus atteindre l’El dorado européen, les jeunes africains constituent une bombe à retardement et pourraient « brûler » les intérêts occidentaux sur place.Pour une mondialisation apaisée, il faudrait que les Occidentaux puissent participer normalement au développement de l’Afrique, comme cela se fut pour elle à travers le plan Marshall des Américains. Puissent les Occidentaux méditer sur cette sagesse africaine qui dit que quand la case du voisin brûle, il faut tout faire pour que les flammes n’atteignent pas la vôtre. Vaincre la pauvreté des Africains, c’est empêcher qu’elle monte vers le Nord.
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