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reliau lou : dibien
guy Menga : palabre sterile
mongo beti : l'ivrognerie
diongue : saul je voudrais savoir combien de chapitre comporte le pleurer rire et s il vous plait donner un titre a chaque chapitre
jrk : cnnaissance
guy menga : le résumé de la palabre stérile
mongo beti : villa cruelle
guy menga : la palabre sterile
guy menga : le résumé de la palabre stérile
eza boto : ville cruelle
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Publié le 13 jui 2007 à 23:46
Par noelkodia
Des ouvrages sur l’analyse de la politique congolaise évoquent souvent le problème des disparus du Beach de Brazzaville, surtout quand ils ont fait allusion aux différntes confrontations interethniques connues par le Congo-Brazzaville après le retour à la démocratie plurielle consécutive à la Conférence nationale. Voici un livre qui traite uniquement de ce problème. Un livre qui pousse à la réflexion après tout ce qui a été dit à propos de ce triste événement. Un livre qui développe « juridiquement » le problème, écrit par des universitaires et qui interpelle le Congolais lambda car se fondant sur une série d’enquêtes qu’auront réalisées les auteurs de ce document en RDC et au pays. Le problème des disparus du Beach de Brazzaville a fait couler beaucoup d’encre. Des plaintes qui ont abouti à l’interpellation du Directeur général de la Police congolaise sur le territoire française. Sauvé de justesse par son passeport diplomatique, il sera plus tard jugé avec certains officiers de l’armée nationale congolaise par le Tribunal de Brazzaville. Un procès qui, jusqu’aujourd’hui, pose problème car ayant court-circuité celui du Tribunal de Meaux en France.
L’affaire des disparus du beach de Brazzaville : Un fait concret révélé par quelques chercheurs congolais Le livre d’Anatole Collinet Makosso et ses collègues semble traiter à fond le problème. Mais malheureusement ses auteurs n’arrivent pas à se laisser guider uniquement par les faits décrits, marquant à un certain moment leur subjectivité. Dans ce genre de travail, seul l’objectivité et les statistiques doivent parler et non le cœur des chercheurs. Et pourtant Makosso commence bien cette réflexion en se posant des questions pertinentes : « Y a-t-il eu réellement des disparus ? Quelles seraient en toute vérité ces personnes disparues ? Comment auraient-elles disparu ? Combien sont-elles Certes, le nombre n’a pas de véritable importance. Car, pour des actes de cette nature, le meurtre même d’un seul homme doit être remorqué par l’intention des auteurs d’exterminer tout un groupe. Mais il nous semblait opportun d’éloigner le propos de la rumeur médiatique, de la surenchère politique et judiciaire. Jusqu’à ce jour, aucune étude n’a réussi, de manière factuelle, à livrer des indications objectives, précises et fiables » (1) La mise au point de Makosso et ses collègues s’est fondée sur l’analyse des documents de quelques organisations des Droits de l’Homme tant africaines qu’internationales. Des statistiques avec noms sont citées dans cet ouvrage, ce qui montre le travail de recherche intéressant effectué par les auteurs de cette mise au point. Mais quand on se réfère à tous les documents sur ce problème, force est de constater qu’il y a eu disparition et mort d’homme dans ce fameux problème du Beach de Brazzaville. Dans « La guerre civile du Congo Brazzaville, » Patrice Yengo écrit : « Au mois de mai 1999, après le discours d’apaisement du président de la République invitant le gens au retour, de nombreux réfugiés à Kinshasa reprennent le chemin de Brazzaville. (…) Le 8 mai, les premiers réfugiés sont débarqués à Brazzaville, accueillis officiellement par les autorités. Mais sitôt après, ils sont séparés en deux groupes : les jeunes sont déshabillés, jetés dans des camions et dirigés vers l’état-major de Brazzaville. En deux semaines 353 personnes ont été arrêtées par les unités de la garde présidentielle et n’ont plus reparu ». (2) .De son côté, l’universitaire Albert Mpaka dans un travail fouillé sur le Congo-Brazzaville intitulé « Démocratie et vie politique au Congo-Brazzaville » revient sur ce sujet qui interpelle maintenant les intellectuels et chercheurs congolais qui réfléchissent sur la politique du pays. Se fondant sur le verdict du procès de Brazzaville, il réalise que « la Cour criminelle a reconnu qu’un tri des réfugiés en RDC avait eu lieu au Beach de Brazzaville » (3) L’imbroglio sur le nombre exact des disparusTout le monde est unanime pour dire qu’il s’était produit quelque chose de fâcheux au beach de Brazzaville en mai 1999. Comment en sommes-nous arrivés au nombre 353 ? Pourquoi pas 352 ou 354 ? La question reste et restera encore posée. Et ce livre le spécifie bien quand on lit : « Le nombre exact des « disparus du beach » continue de faire l’objet des comptabilités macabres contradictoires, au point de s’interroger sur la nature réelle des « disparitions » (4) Dans leur livre, Makosso et ses amis semblent révéler au public leurs connaissances en droit en essayant de « réécrire » ce problème avec des statistiques (objectifs ou subjectifs ?) que l’on ne peut confronter à celles d’autres chercheurs car de la confrontation jaillit la lumière. Le problème des disparus du beach se définit comme une énigme exploitée politiquement par certaines personnes. Et il est difficile que la justice fasse un bon travail car « l’affaire est tellement émotive que plane sur l’humanité et sur le Congo, le spectre d’une erreur ou d’un fiasco judiciaire à l’instar des erreurs que la France a connues (avec Dreyfus, Calas, Outreau, etc.) ». or, l’erreur judiciaire est le spectre qui hante tous les professionnels de la justice » (5) Une mise au point de quatre universitaires « au conditionnel » ?« L’Affaire des disparus du Beach de Brazzaville : Mises au point pour l’Histoire » apparaît comme une des mises au point de ce problème qui va sûrement susciter d’autres analyses car l’histoire de la justice nous a montré que de contradictions en contradictions, la vérité finit toujours par se réveiller. Une chose est certaine, ce livre de Makosso et ses collègues nous révèle une démarche scientifique qui se fonde sur des documents vérifiables dont ils ont proposé quelques photocopies en annexe du livre. Soit. Mais quelques subjectivités dans la façon de relater les faits diminuent la scientificité du document car ramenant à la surface du texte un élan de subjectivité. Subjectivité qui vient un peu attiédir cette analyse pourtant remarquable et bien menée. Makosso parle des disparus du beach au conditionnel comme si on se posait encore des questions sur cette triste réalité dont l’analyse reconnaît les faits : « Pour mémoire, l’affaire du Beach de Brazzaville désigne des réfugiés originaires de la République du Congo (Brazzaville) qui auraient disparu à leur retour au pays. (…) Revenus par le port fluvial de Brazzaville (…) les réfugiés auraient été conduits à des destinations inconnues (…) » (6) Dans l’ensemble, ce livre se définit comme une contribution à la recherche de la lumière d’un problème sociopolitique sur fond de douleur des familles qui ont vu disparaître les leurs, comme certaines affirmations l’ont démontré pendant le procès de Brazzaville. Quand on voit comment le peuple congolais a vécu dans l’union à travers un melting-pot consécutif à la maturité politique issue de la Révolution des Trois glorieuses et aux mariages interethniques, on est en droit d’interpeller le politique congolais quand Eddie Tambwé pense que « l’affaire des disparus [du Beach] est également une illustration de l’impréparation (ou l’inexpérience) de nos Etats à gérer des dossiers aux implications internationales. Les responsables congolais montreront en effet leurs limites dans la gestion du dossier, tant au plan médiatique, politique qu’à celui de la justice ». (7) La page de ce triste événement qui a bouleversé l’histoire politique du Congo, par ces mises au point de Makosso et autres, est encore ouverte et est loin de se fermer dans la mesure où d’autres chercheurs travailleraient dans l’ombre et nous donneraient d’autres informations. L’Histoire d’un pays est l’ensemble des histoires écrites par ses propres fils en se fondant sur les heurs et malheurs du vécu quotidien. Et les tristes événements des années 90, quand on se réfère aux massacres de Mfilou et aux bombardements à l’arme lourde des quartiers de Bacongo et Makélékélé, en font partie. Car tout est parti paradoxalement à partir de ces dérapages du premier président élu démocratiquement. Aussi les acteurs politiques congolais, plus précisément ceux qui avaient gagné les élections de 1992 et qui, pour avoir inauguré les conflits armés en 1993, sont aussi plus ou moins responsables indirects des « disparus du beach de Brazzaville ». Ils doivent méditer sur cette révélation de Patrice Yengo dans son analyse sur les conflits armés dans son pays : « Plus de 30 000 morts, près de 200 000 blessés, 4 000 habitations détruites, 800 000 déplacés [parmi lesquels on pourrait nommer les disparus du beach], près de 100 000 femmes violées… tel serait le bilan d’une guerre civile qui aura duré de 1993 à 2002 mais dont les conséquences sont loin d’avoir été totalement évaluées. Pour une population d’à peine trois millions d’habitants, le tribut payé est très lourd » (8).
Notes bibliographiques(1)A. C. Makosso, E. Bosuku, O. Kande et E. Tambwe, « L’Affaire des disparus du Beach de Brazzaville », L’Harmattan, 2007, p.p. 9-10, Collection « Comptes Rendus », 16,50 euros. (2) Patrice Yengo, « La Guerre du Congo-brazzaville », Karthala, 2006, p.375. (3) Albert Mpaka, « Démocratie et vie politique au Congo-Brazzaville », L’Harmattan, 2007, p. 252, 31,50 euros. (4) A. Makosso et autres, « L’Affaire des disparus du Beach de Brazzaville », op. cit. p. 7 (5) ibidem, p.11. (6) ibidem p.7 (7) ibidem p.170 (8) Patrice Yengo, la Guerre du Congo-Brazzaville, op.cit. p.387
Présentation des auteurs
- Anatole Collinet Makosso est magistrat, diplômé de 3è cycle et enseigne à l’Université Libre de Brazzaville. Ses recherches se fondent particulièrement sur les Relations internationales et sur la Géopolitique. Doctorant en droit international, il est aussi directeur exécutif de Géo- Ecostral.
- Emile Bosuku est diplômé en Informatique de gestion et membre de l’ « Association nationale pour les droits, la défense des migrants et de la femme » (Anaddem-F) depuis 1996. Il est aussi Coordonnateur chargé des Investigations de cette Association.
- Omer Kande est Maître en Sciences économiques de l’Université de Reims en France, Inspecteur général des finances à la Cour des comptes en République Démocratique du Congo de 1992 à 1995. Il a participé à Bruxelles en 1996 à la création de l’Anaddem. Préside cette association depuis novembre 1997.
- Eddie Tambwe est professeur de Communication sociale et de Sociologie politique, directeur de la collection « Comptes Rendus » chez L’Harmattan et responsable de la cellule « Conception, Etudes et Publications » du cabinet Géo-Ecostrapol.
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Publié le 28 jun 2007 à 14:07
Par noelkodia
Prenant pour modèle le doyen Henri Lopes, Victor Nimy vient de se révéler nouvelliste dans « Souffle : Pages d’une jeunesse congolaise » avec une préface épistolaire adressée à l’auteur de « Ma grand-mère bantoue et mes ancêtres les Gaulois », texte se fondant sur deux concepts ayant marqué la langue de Molière sur fond de littérature-monde en français : la Francophonie et la Négritude. Dix huit textes qui se définissent comme des souvenirs de jeunesse où l’autobiographie semble présente dans tous les textes car se fondant sur la technique de la narration autodiégétique. Des récits qui mettent en exergue l’enfance et la jeunesse des héros. Le terroir et le pays d’adoption de l’auteur comme étudiant apparaissent dans presque tous les textes. Des récits qui rappellent la littérature orale car se rapprochant du conte où merveilleux et fantastique se côtoient et où les événements rapportés se déroulent en général dans les villages, rappelant parfois le terroir de l’auteur. Dans le premier texte, l’ami du héros brave la nuit pour échapper à la méchanceté de son oncle en allant de l’autre côté du village. Le village est un lieu qui rappelle aussi l’enfance du héros ayant vécu avec sa tante cultivatrice de tabac dans « L’odeur du tabac ». « Mbapé » révèle un homme extraordinaire qui sème l’émoi dans tous les villages qu’il traverse après avoir rencontré un ivrogne. Le village revient dans « Jour de repos » où le héros en vacances, se confronte, après une partie de chasse miraculeuse, au monde des morts. Le thème de l’enfant du village apparaît aussi dans « Kitomi » et « Eglise » avec des histoires cocasses qui rappellent la vie du terroir. Aussi les faits rapportés dénoncent certains faits sociaux tel le vice des femmes dans « La prostitution ». A certains moments, quelques textes de ce recueil se fondent sur les réalités burkinabé. Ainsi « Un génie comme les autres » nous plonge dans des superstitions et croyances de la société ouest africaine. Et ces réalités burkinabé apparaissent de nouveau dans « Mobylette », texte retraçant les mésaventures du héros qui se fait voler sa mobylette un jour de premier avril, le vol pourtant réel se confondant à un « poisson d’avril ». Ce thème du vol rebondit dans « Gayima » où se réalise un cambriolage rocambolesque. Le vice est aussi dénoncé dans la douzième nouvelle où le héros se rappelle un drôle de pasteur qui, en complicité avec un ami fidèle, arrive à escroquer ses adeptes par la mise en valeur de la dîme à l’église. Dans « Gaka », réapparaît le terroir avec ses réalités néfastes tel l’égoïsme de l’homme vis-à-vis de sa campagne. Excédée par le caractère égocentrique de son mari, Kissita décide de le quitter. Mais elle n’aura pas le temps de s’échapper de son homme qui va la tuer pour son égoïsme exacerbé. Et l‘homme immoral se découvre aussi dans « Un passé tenace ». Après avoir semé malheur et désarroi dans plusieurs villages, un homme est rattrapé par son passé au moment où il s’apprête à prendre femme dans un village voisin. Dans tous ces textes, « Exil » semble poser un problème d’actualité. Exilé politique à cause des soubresauts politiques dans son pays ayant entraînant violence et mort d’hommes, le héros décide de retourner au pays après l’accalmie qui s’y est installée. Mais il ne pourra pas le faire à cause de sa femme et ses enfants qui s’y opposent farouchement avant de se voir « averti » par un songe extraordinaire. Une multitude de thèmes peut se dégager dans ce livre comme on le remarque souvent dans les recueils de nouvelles. Dans l’ensemble, le livre s’appuie sur une écriture qui crée un pont entre la fantasmagorie qui rappelle le merveilleux et le fantastique du conte et le vraisemblable traduit par l’univers romanesque tels certains villages congolais rappelant le terroir de l’auteur et ses souvenirs du vécu quotidien burkinabé.
(1) Victor Nimy, « Souffle : Pages d’une jeunesse congolaise », L’Harmattan, 2007, Paris, 171pages. 16 euros.
Notes biobibliographiques de l’auteur. Il a étudié les sciences agronomiques au Burkina Faso où il réside et a effectué des travaux de sauvegarde de la culture dont il se définit comme héritier à travers ses recherches. Il a beaucoup travaillé sur la culture et conte beembé de son terroir. On lui doit : - « Maa Mboyo. Contes beembé du Congo », bilingue beembé-français, L’Harmattan, 2002, Paris. - « Kalla la noyée. Conte beembé du Congo », bilingue beembé-français, L’Harmattan, 2002, Paris. |
Publié le 10 jun 2007 à 22:00
Par noelkodia
Au moment où la Côte d’Ivoire vient de montrer aux yeux de la planète que les Africains pouvaient laver leur linge en famille, le Pool au Congo vient aussi de démontrer, après avoir embrassé une guerre absurde qui ne lui appartenait même pas avec plusieurs victimes, sa maturité de mettre fin à ses souffrances. Trois principaux de ses fils viennent de prouver à la face de la nation et de l’international que l’intransigeance ne mène à rien, sinon qu’à la poursuite de l’irréparable.
Ceux qui comptaient sur le courage aveugle de Bernard Kolélas dans son « analphabétisme » politique, Ceux qui pensaient que Isidore Mvouba avait trahi le terroir et Ceux qui croyaient à la dérive exponentielle de Frédéric Binstangou-Ntumi, sont aujourd’hui pris dans leur propre piège. Car, comme on peut le dire haut : la page est tournée et le Pool commence à récrire son histoire.Ces trois principaux fils du terroir ont décidé, après persévérance et moult tractations, à écrire une autre page de l’histoire de leur région. Soit. Il y a des souffrances que nous avons subies à travers la colère des hommes et qui restent encore indélébiles. Mais il faut oublier et voir l’horizon de notre avenir. L’histoire des peuples est comme une roue. Quand la roue ne tourne pas, elle s’immobilise et tombe. Et pour qu’elle puisse rouler de nouveau, il faut la relever. Il était temps de relever le Pool. Fils du Pool, je ne pouvais rester indifférent à ce grand événement de Kinkala. Aussi ma plume n’a pu supporter de se positionner loin d’un encrier. Surtout que les fils du Pool ont accepté d’aller aux élections. Le Pool doit être représenté à l’Assemblée nationale quelle que soit la couleur politique de ses fils. Car il faudra que la région revive. Le retard est trop criard. Et il ne faudra pas que nos frères de mon Ouenzé natal nous rappellent que « Zela zela mokomboso a zanga mokila » (libre traduction).Et pour m’adresser à nos frères qui ont eu le courage de se rencontrer à Kinkala, je leur dédie ce poème qui nous rappellerait notre littérature du terroir, plus précisément notre littérature orale. Et si d’autres artistes pouvaient transformer ce texte en chanson !
A mes frères du Pool. Loin du pays, attaché à une image du Pool Je revois l’arc-en-ciel de l’espoir que vous avez tracé. Nous sommes trop tôt tombés dans le gouffre de l’intolérance Pour comprendre que la main du temps nous avait abandonnés. Aujourd’hui, sur les traces de l’inoubliable Matswa Le Pool et tout le Congo ont giflé la Bêtise humaine. En 1991, nous avions trop tôt escompté la Démocratie Nous nous sommes humiliés en humiliant l’humiliation Et nous avons ri, nos gencives exposées à la mort. Bienvenue Démocratie ! nous avions crié En nous appuyant sur les béquilles de l’espoir Le peuple voulait changer d’habits et un troupeau de partis est né.
Je revois l’arc-en-ciel de l’espoir dans le désespoir Des partis ethniques s’appuyant avec force Tantôt sur un trousseau de rayons d’un soleil coupé
Je revois l’arc-en-ciel de l’espoir dans le désespoir Des partis ethniques prenant naissance Tantôt dans trois palmeraies
Je revois l’arc-en-ciel de l’espoir dans le désespoir Des partis ethniques dans l’euphorie des militants Tantôt brandissant marteau, houe et palme
Le bateau n’a pas totalement chaviré Le mbongui du Pool revit sur ses douloureuses cendres D’une guerre bête avec un gouffre béant. Des mots pour des maux qui s’entrechoquent Une lumière arc-en-ciel a hachuré le ciel de Kinkala Et trois couleurs ont brillé pour la Réconciliation
Bernard Kolélas au firmament de sa vie S’est regardé en abyme dans l’Histoire du Pool Il a chanté le refrain révélateur d’un Homme de Dieu : « Seuls les imbéciles ne changent pas ». Il a changé de tempérament politique.
Isidore Mvouba au zénith du Pool, Un pied dans le Sud, un pied dans le Nord, Il a été fidèle à lui-même. Incompris par l’arrogance du terroir, Il a écrit une partie du 08 juin 2007.
Frédéric Bintsangou-Ntumi, roi de la forêt S’est fait rattraper par le cri des mânes de ses ancêtres Et a arrêté le moteur de la souffrance du Pool. Il entre dans l’Histoire du terroir malgré lui. Note de l’auteur : N’en déplaise aux lecteurs qui se verraient aller dans le fleuve du tribalisme au lieu d’aller dans la tribalité constructive. L’auteur a grandi dans Ouenzé, un quartier cosmopolite de Brazzaville, loin des velléités tribalo-régionalistes des deux extrêmes de la ville. Ce poème, un cri de réveil pour tous les Congolais dont toutes les régions, du Sud au Nord et de l’Est à l’Ouest, se sont trouvées représentées à Kinkala. | |
Publié le 08 jun 2007 à 12:54
Par noelkodia
Avec les difficultés que traversent le Parti socialiste français, l’Assemblée nationale serait énormément envahie par la vague bleue. Et le président Nicolas Sarkozy aura carte blanche pour appliquer son programme sans difficultés. Mais au calme et à la sérénité qui définissent étrangement le nouveau président français qui a eu même à bousculer agréablement les « lois » de la politique en acceptant des ministres de gauche dans son gouvernement qui roule à droite, se remarque l’arrogance de son Premier ministre et celui de l’Immigration au sujet de l’épineux problème de l’immigration qui sera indubitablement confronté à une autre loi, si même « trop de lois tuent la loi ». Un point que la Françafrique « nouvelle formule » doit privilégier dans le co-développement au profit des amitiés personnelles entre président français et présidents africains. Soit. Mais il faut aider le président Nicolas Sarkozy à découvrir le continent pour aller dans le bon sens malgré tout ce que les Africains pensent de lui.
Avec un gouvernement ayant dans ses rangs des hommes de gauche et malgré l’arrogance de son Premier ministre François Fillon vis-à-vis du parti socialiste, le président Nicolas Sarkozy, lui, vient de surprendre les observateurs de la politique. Pas de passage en force comme on le craignait. Mais des négociations pour trouver des consensus dans la bonne marche de l’environnement politique. Arrivera-t-il à tenir le cap sur les nouvelles lois concernant l’immigration quand le rouleau compresseur de l’Assemblée va bientôt se mettre en marche ? Arrivera-t-il à exhiber son veto « présidentiel » quand il réalisera que la majorité n’a pas toujours forcément raison dans certaines situations ? Attention : Prudence !« Il faut que nous montrions à tous ceux qui sont candidats à venir en Europe, que l’Europe, ce n’est pas l’Eldorado que parfois on leur promet », paroles de François Fillon qui ne surprend pas personne car il n’est pas le premier à le déclarer. Au lieu de s’adresser à une partie de cette jeunesse africaine que rien ne peut arrêter dans sa « folie eldoratique » (ni les barrières matérielles, ni les frontières naturelles) sauf la mort, il est temps que l’on s’adresse directement aux présidents africains incapables en général de pratiquer la bonne gouvernance qui ferait que l’immigration telle qu’elle se pratique maintenant, n’aurait pas cette intensité que nous constatons. Le continent africain est riche avec un sous-sol et des fonds marins qui étonnent le commun des mortels. Logiquement, l’immigration devait aller des continents pauvres en matières premières (les pays du Nord) vers le continent riche en diamants, en bauxite, en pétrole, en eau, en soleil qui n’est autre que l’Afrique. Il est temps que la France (et avec elle l’Europe) comprenne qu’il faut « manier » le problème de l’immigration avec prudence et faire de telle sorte que les richesses africaines profitent réellement aux populations africaines. Le président Nicolas Sarkozy devra découvrir la véritable AfriqueDans les mois qui viennent, fonction de président de la République oblige, Nicolas Sarkozy se rendra dans plusieurs pays africains. Et sa présence sera particulière dans les pays francophones car l’homme politique est attendu surtout par la jeunesse. On ne lui montrera pas la misère des « larges masses populaires » ainsi que leurs bidonvilles. Il sera reçu et logé dans les hôtels qui rappellent ceux de l’Hexagone. Des « ventres affamés » et des visages couverts de misère mais paradoxalement souriants danseront dans les aéroports des pays qu’il va visiter. Ainsi va l’hospitalité africaine. A-t-on déjà fait danser des petits Français, même noirs, quand les présidents Wade, Bongo, Gbagho, Sassou Nguesso, Bongo Ondimba… atterrissent à Roissy Charles de Gaulle ? Si le président Nicolas Sarkozy pouvait profiter de son « hyperactivité » de demander à ses homologues africains qu’on lui fasse visiter les marchés, les écoles, les universités et les hôpitaux dans nos pays, il découvrirait la véritable Afrique d’après les indépendances qui ont eu lieu il y a 47 ans. Il comprendrait que ces indépendances, au lieu de contribuer au développement du continent, ont plutôt creusé un grand fossé entre l’opulence et les « gros ventres » de nos dirigeants qu’il découvrira dans leur palais, et la misère des peuples candidats à l’immigration. Il faut que le président Nicolas Sarkozy sache que les différentes lois qu’a prises l’Europe contre l’immigration n’ont provoqué que mort et désolation dans les pays du Sud, un Sud paradoxalement riche. Et on pourrait se demander pourquoi des peuples d’un continent riche comme l’Afrique abandonnent paradoxalement celui-ci pour des lendemains incertains de l’autre côté de la Méditerranée ? La réponse, une fois de plus, se révèle sans difficulté : la mauvaise gérance des richesses dans les pays africains par nos dirigeants qui sont souvent « tolérés » par les pays du Nord. Discipliner les pays francophones pour lutter contre l’immigration
Il est temps que les dirigeants actuels français plongent dans le fleuve de l’Histoire africaine pour comprendre que l’immigration africaine a toujours été un voyage « aller-retour ». L’Africain émigre pour aller apprendre ailleurs afin de revenir développer son terroir. En général, l’Africain vient en Europe pour apprendre la science et la technologie (car les siennes freinées puis disparues à cause de l’esclavage) et « prendre » sa part de richesses pillées par la colonisation. L’Africain ne vient pas en Europe pour s’y installer comme semble le penser le commun des hommes politiques de l’extrême droite dans laquelle le président Nicolas Sarkozy a puisé quelques « clients » pour sa victoire. Quand la nouvelle génération des hommes politiques française comprendra cette réalité africaine de l’émigration qui se résume dans les proverbes tels « L’aigle a beau voler et aller au loin, il finit toujours par revenir à son nid » ou « Le malafoutier (celui qui récolte le vin de palme) n’a jamais construit sa maison au-dessus du palmier ; il revient toujours à terre après sa moisson », alors ce problème de l’immigration aura une autre connotation et une autre dimension sociale au niveau des Européens. On doit se rappeler que les Africains qui finissaient leur formation quelques années après les indépendances rentraient aussitôt dans leur pays où les conditions de vie et de travail étaient réunies. Aujourd’hui la dictature politique en Afrique qui a entraîné la misère et les guerres ne permet plus le retour souhaité. N’en déplaise à certaines méchantes personnes anti-noires. Les Africains, en dehors des « peaux noires, masques blancs » qui ont déjà perdu les repères du continent, pensent toujours à leur retour au bercail, à leur soleil tropical. Politique d’aide au retour volontaire : du mépris pour les Africains« 6000 euros (un peu moins de 4 millions de francs CFA pour quitter la France quand on a deux enfants ». Quel mépris pour les Africains ! Cette somme est proposée à qui voudrait retourner dans son pays d’origine refaire un avenir déjà incertain provoqué par les grandes puissances qui exploitent « méchamment » les richesses du continent. Le pétrole a brûlé le Congo et l’Angola et aujourd’hui le Tchad et le Soudan, les diamants ont couvert de sang la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Libéria et la Sierra Leone… Des présidents dictateurs qui gèrent mal les richesses de l’Afrique ne veulent pas se les partager à bon escient avec les peuples qu’ils dirigent. Et s’appuyant sur le népotisme et le tribalisme, ils ont eu à provoquer des guerres interethniques, parfois encouragées et soutenues par des puissances occidentales en échange du laisser-aller dans le pillage organisé des matières premières. Et pendant que les Africains se battent bêtement entre eux, on continue à pomper leur pétrole et creuser leurs mines d’or, de bauxite, d’uranium et de diamants avec « l’autorisation » de certains de nos chefs d’Etat. Et devant cette situation, l’Européen lambda de se demander naïvement pourquoi les jeunes Africains émigrent vers le Nord malgré eux.Le président Nicolas Sarkozy devrait demander au ministre Brice Hortefeux de ne pas porter le feu dans les relations France-Afrique. Celui-ci a lancé un signal fort en prenant des mesures qui se veulent humanistes mais sévères. Soit. Mais comment ne pas s’inquiéter quand il déclare : « Ce qui plait à Nicolas [Sarkozy] : je n’ai pas peur de cogner et je n’en ai rien à foutre du milieu politique » (cf. www.mwinda.org) . Etrange comportement d’un homme politique d’un grand pays des Droits de l’Homme. Etrange discours qui nous rappelle certains présidents de la forêt équatoriale et du désert du Sahel africains.Pour n’avoir pas « amélioré » les relations France-Afrique en ce qui concerne le bien être des Africains avant son départ, Jacques Chirac risque d’être responsable du hiatus qui pourrait se créer entre la France et ses ex-colonies, situation qui pourrait aussi provoquer une autre façon d’apprécier la nouvelle politique franco-africaine. Il aurait aimé plus ses amis chefs d’Etat au dépriment de leur peuple. Les Africains acceptent les sacrifices, la résignation mais pas l’humiliation. Ceux qui viennent « se suicider » en mer vers Malte ne le font pas de gaîté de coeur, mais préfèrent affronter la mort dans les tombeaux marins comme leurs ancêtres au temps de l’esclavage que de se maintenir dans l’humiliation que leur imposent leurs régimes politiques soutenus par certaines grandes puissances. La France malade de son image (néo)colonialisteLa discrimination positive semble poser problème car très souvent on l’associe à l’identité nationale « colorée ». Des compétences beurs et noires n’ont pas pu mettre leur expérience au service de la nation française à laquelle ils appartiennent paradoxalement à cause de leur origine et leurs « signes distinctifs » qui réveillent encore l’image de la (néo)colonisation chez certains Français. Si aux Etats Unis d’Amérique, le travail ne dépend pas de l’homme mais du contenu de ses performances, la France continue malheureusement de douter de la capacité des immigrés de « réaliser » des prouesses. D’où une récupération de ces compétences par les Etats Unis qui s’en servent agréablement. Négligés par la France parce que faisant penser qu’à l’immigration, des compétences scientifiques et artistiques tels le mathématicien malien Cheick Modobo Diarra travaillant à la NASA, le Camerounais Jacques Bonjawo, informaticien de renom et responsable de division chez Microsoft font le bonheur des Américains. A eux, peuvent s’ajouter les Congolais Théophile Obenga, Emmanuel Dongala et Alain Mabanckou respectivement historien-chercheur, écrivains et professeurs de sciences et de littérature toujours aux Etats Unis. Des sommités qui pourraient dans l’avenir écrire leurs ouvrages en anglais car étant marquées maintenant de moins en moins par la langue française. Ces compétences travaillent tranquillement chez les Américains sans que l’on fasse attention à leur « migritude ». Et la France sera toujours « derrière » les Etats Unis tant qu’elle ne va pas reconsidérer sa position face aux « autres » compétences de l’Hexagone. Pour une immigration « maîtrisée » sur fond d’humanisme
La nouvelle classe politique française doit demander impérativement à l’Union africaine de prendre ses responsabilités à se mettre en cause. Doit-elle continuer à regarder la mer du côté de Malte comme un autre tombeau de sa jeunesse, à l’image de ce qu’était l’Atlantique pendant le traite négrière ? Cette jeunesse qui devait être le fer de lance de son développement. Doivent être félicités et soutenus par les grandes puissances tel le G8, les pays qui respectent la démocratie et qui essaient de faire un effort de bonne gouvernance comme on le remarque dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest, comme vient de le démontrer une fois de plus la Mauritanie, malgré quelques ratés qui ne conduisent pas aux guerres interethniques comme dans certains pays de l’Afrique centrale hormis le Gabon et le Cameroun. Il ne faudrait pas s’en prendre à ces « valeureux » et « courageux » Africains qui ont atteint l’Europe au risque de leur vie, fuyant la misère et les guerres provoquées par l’exploitation de leurs propres richesses. La France doit discuter franchement autour d’une table, Françafrique nouvelle formule oblige, avec les dirigeants africains et leurs oppositions, sans oublier les Africains de la diaspora et des représentants de l’Union africaine, pour une nouvelle feuille de route pour la bonne gouvernance qui sera fondée impérativement sur le respect des Constitutions avec limitation de mandats, gage d’une alternance politique et économique qui serait grandement profitable pour le continent (Lire aussi mon article « Condamner les coups d’Etat constitutionnels » in www.afrology.com). Et cette nouvelle donne pourrait stopper l’immigration vers le Nord. Ainsi les richesses du continent bien gérées et malgré le pillage des multinationales, feront le bonheur des « larges masses populaires » du continent. Les conditions socio-économiques des peuples améliorées, quelques malaises sociétaux tels le tribalisme et les confrontations interethniques mourront de leur propre mort. Et l’immigration, telle que nous la vivons, ne sera qu’un triste souvenir. La France connaît sans doute que l’Afrique a des compétences qui ne demandent que des conditions de travail paisibles et des moyens matériels et financiers (comme au Nord) pour sortir le continent du sous-développement dans lequel la maintiennent la mauvaise gouvernance et la dictature. Que les Français aident les Africains pour qu’il n’y ait plus des Bokassa, des Mobutu, des Eyadéma dont certains dirigeants encore au pouvoir semblent refléter. Immigration et relations entre la France et l’Afrique doivent être traitées avec diplomatie surtout que leurs deux peuples sont liés par l’Histoire. Que la jeunesse du continent, surtout celle qui n’a pas encore traversé les mers, soit aidée à travers un véritable co-développement afin qu’elle reste sur place pour la transformation du continent. Si l’Europe ne prend pas ses responsabilités en ne lâchant pas les dictateurs africains, les années à venir risquent d’être dramatiques pour les jeunes Africains, abandonnés à eux-mêmes et au rêve de l’Eldorado du Nord, même si le tragique les attend au tournant. Comme 67% des Français approuvent son action, le président Nicolas Sarkozy doit tout faire pour que 67% d’Africains approuvent aussi son humanisme dans une rupture sans brutalité qui fera de lui l’homme qui aura changé l’Afrique dans la dignité, une Afrique où son image reste encore floue. A lui de se fabriquer une carrure respectable qui le mettrait dans cinq ans au même diapason que les présidents de Gaulle, Mitterrand ou Chirac. Conclusion Les propositions que vient de faire le président Nicolas Sarkozy au cours de la dernière rencontre du G8 à Heiligendamm en Allemagne pourraient réconforter les Africains. Car pour lui, « il faut agir pour sauver les équilibres de la planète et (…) agir [encore] en termes de développement, de création de richesse et de santé pour aider l’Afrique à se construire un avenir ». Soit. Et si les dirigeants africains pouvaient aussi faire un effort de changer de comportement au lieu de se définir aux yeux du monde comme, à quelques exceptions près, des hommes incompétents politiquement, des présidents des pays en mal chronique de développement. Car ceux qui viennent mourir en mer à cause de leurs maladresses politiques et économiques, ne seront jamais leurs enfants ou leurs proches qui, eux, bénéficient du pétrole, des diamants, de la bauxite, de l’or et de l’uranium pour venir vivre en Europe sans problème, et sans même travailler. Alors que ceux qui tentent leur vie pour l’Europe, le font à cause des guerres qu’ils ont provoquées pour (re)prendre ou conserver le pouvoir, ou pour des besoins d’un travail que ne leur a pas pu donner le pays malgré toutes les richesses qu’on y trouve. | |
Publié le 29 mai 2007 à 16:59
Par noelkodia
Le véritable livre qui a réellement bousculé la vie de Jésus Christ, le Fils de Dieu, appartiendrait au philosophe, nouvelliste et romancier Auguy Makey, après Les Initiés (1) de Jean Pierre Makouta Mboukou, un récit où le héros Rarimanari, élevé avec la pensée de la Bible, succombe à la tentation. Sous le titre révélateur de Carnet secret de Judas Iscariote (2) , Auguy Makey réalisait une belle fiction dont les personnages centraux s’apparentaient à Jésus Christ et Judas Iscariote, l’un de ses disciples qui va le trahir, comme le stipulent les Saintes Ecritures. De la fiction, nous tombons dans la réflexion « pédagogique » avec Etre chrétien(ne) ou Vivre sa chrétienté aujourd’hui. Concepts du nouveau testament par ordre alphabétique (3), une profonde méditation de Hubert Malanda Mavouala sur la vie de Jésus Christ.
La littérature congolaise qui, souvent se concentre sur la fiction et les réflexions socio-historiques et politiques, se découvre chrétienne avec le livre de Hubert Malanda Mavouala. Un livre qui apparaît comme un dictionnaire des actes et instances événementielles sur fond de la vie de Jésus Christ ainsi que de ses apôtres. Au moment où l’homme se cherche dans sa spiritualité par la multiplication on ne peut plus exponentielle de la pensée de Dieu avec la naissance des églises de réveil, nouvelles églises évangéliques, les hommes d’église doivent prendre conscience du dilemme devant lequel se trouve le chrétien. Et la parole de Dieu qui ne semble avoir d’effet sur ce dernier à cause de son impatience en ce qui concerne « le retour du Christ » sur terre, se trouve à la croisée des chemins dans une société malade du pêché et de la bêtise des Hommes. Dieu est miracle et le livre de Hubert Malanda Mavouala se fonde sur la Sainte Bible (Ancien et Nouveau Testaments) pour nous expliciter la vie de Jésus Christ. Dans un langage simple et pédagogique, l’auteur tente de nous récrire la parole de Dieu avec précision. Il le spécifie dans son avant-propos quand il déclare : « J’ai fait le choix de considérer les apôtres qui ont vécu avec le Christ. Ensuite, j’ai pris dans l’ancien testament comme dans le nouveau, exception faite de l’Apocalypse, quelques notions intéressantes en évitant les redondances » (p.11). Comme on le voit, c’est une réflexion qui trouve sa source à partir d’un choix car la Bible étant trop explicite sur deux mouvements allant de l’ancien au nouveau testaments. Un choix qui trouve sa valeur d’être car objectif puisqu’il n’entame en rien la pensée générale de la Sainte Bible. A travers ce livre, l’auteur veut nous faire revivre la vie de Jésus Christ afin que nous puissions suivre son chemin et écouter ses sages enseignements. Car « heureux celui (ou celle) qui fait siennes les paroles de Jésus » (p.10). Et Hubert Malanda Mavouala ouvre une nouvelle page dans l’acceptation de l’idée de Dieu en essayant de changer les habitudes des chrétiens. Il demande à ceux-ci d’avoir une nouvelle vision de la prière qui souvent s’accompagne d’innombrables inepties corrections jamais rencontrées dans la Sainte Bible tels la présence des bougies et des images adoratrices. L’auteur « ne nous demande pas de lui trouver où Jésus a prié avec une bougie ou un encens allumé (ces choses devaient peut-être être rares ou inexistantes) ou devant une idole ou statuette (Il devait avoir horreur de ce genre d’idolâtrie) » (p.11). Du début à la fin de l’ouvrage, l’auteur s’efforce de mettre en exergue la vie du Christ depuis sa naissance jusqu’à sa mort (qui appellera quelque temps après sa résurrection) ainsi que toutes les péripéties qu’il a connues en compagnie de tous ses apôtres. Et, pour faciliter le lecteur à bien cerner sa pensée, Hubert Malanda Mavouala tente de définir sa méthode de travail en précisant : « J’ai mis par ordre alphabétique et par concepts ou notions la parole de jésus pour que nous allons à l’essentiel de notre questionnement ».(p.10)Le livre de Hubert Malanda Mavouala ouvre une autre page de la lecture de la parole de Dieu ; « cette parole qui est déjà notre juge », comme le précise l’auteur. Et cette réflexion qui nous est proposée sous forme de dictionnaire (car les concepts et notions développées sont annoncées dans l’ordre alphabétique), devrait aussi interpeller les hommes qui nous dirigent en Afrique et qui parlent au nom de Jésus Christ dans l’exercice de leur fonction de président, de ministre, d’officier des Forces armées, de magistrat… Ceux-ci doivent faire un va-et-vient entre la Sainte Bible et l’ouvrage de Hubert Malanda Mavouala pour comprendre que « Si quelqu’un fait la sourde oreille aux exigences de la loi, Dieu désapprouve même sa prière » (Proverbes 27,28). Et comme nos dirigeants, souvent adeptes du machiavélisme, sont souvent en contradiction avec les peuples qu’ils dirigent en les faisant souffrir par leur égoïsme, par leur méchanceté vis-à-vis des « larges masses populaires », ils sont souvent tentés par la colère, soucieux de perdre le pouvoir. Ainsi ils devraient relire la Sainte Bible qui précise qu’un « homme coléreux provoque des disputes, celui qui s’emporte facilement accumule les fautes » (Proverbes 27, 29). A travers son livre, l’auteur nous demande de relire la pensée de Dieu dans un monde contemporain qui donne une autre vision à l’humanité à travers tous les bouleversements au niveau du spirituel et du cultuel avec la nouvelle vision que le catholicisme donne au monde des chrétiens. Car il y a un autre souffle qui s’est dégagé après la mort de Jean Paul II dont la mission se trouve maintenant dans les mains de Benoît 16. Mais avec Dieu tout est possible et comme il est écrit sur la quatrième de couverture ce qui suit : « Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui : par là nous savons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même, 1 Jean 2 :5-6) ». Une pensée sur laquelle chrétien et chrétienne doivent méditer.Etre chrétien(ne) ou Vivre sa chrétienté aujourd’hui Concepts du nouveau testament par ordre alphabétique, un livre que tout homme de ce monde qui bouge au niveau de la conception spirituelle doit lire pour se donner un nouveau souffle. Car rien ne peut changer dans ce monde où la notion de Dieu devient omniprésente et crée parfois des césures inquiétantes entre les religions comme on l’a remarqué malheureusement entre temps entre l’Islam et le Christianisme. Des césures qu’il faut à tout prix démolir pour créer l’harmonie spirituelle dans cette société où les hommes espèrent vivre à l’image du Fils de Dieu. Biographie sommaire de l’auteurMarié et père de deux enfants, Hubert Malanda Mavouala est un universitaire congolais né en 1969 à Kinkala, dans la région du Pool. Parallèlement à ses activités d’ « enfant de Dieu », il s’intéresse aux Sciences économiques depuis sa venue en France en 1991. Sa participation à la vie locale de l’église Saint Pierre de Plaisir (Yvelines) et sa foi en la religion catholique l’ont poussé à réfléchir sur la vie, la mort et la résurrection de Jésus Christ en se fondant sur la Bible. Notes (1) Jean Pierre Makouta Mboukou, Les Initiés, Clé, 1970, Yaoundé. (2) Augy Makey, Carnet secret de Judas Iscariote, L’Harmattan, 1998, Paris. (3) Hubert Malanda Mavouala, Etre chrétien(ne) ou Vivre sa chrétienté aujourd’hui Concepts du nouveau testament par ordre alphabétique, Editions Société des Ecrivains, 2007, Paris. | |
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