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guy Menga : palabre sterile
mongo beti : l'ivrognerie
diongue : saul je voudrais savoir combien de chapitre comporte le pleurer rire et s il vous plait donner un titre a chaque chapitre
jrk : cnnaissance
guy menga : le résumé de la palabre stérile
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Publié le 10 fév 2007 à 21:30
Par noelkodia
L’Opération "Pélican", plan d’évacuation mis en place par la France pour sauver ses ressortissants durant la guerre civile du Congo (juin 1997) a fait l’objet d’un traitement littéraire par le romancier et (désormais) dramaturge Dominique Mfouilou. C’est le premier du genre. Ci-après, fiche de lecture.
Beaucoup de romans ont été écrits sur la guerre de Brazzaville. En produisant une première pièce de théâtre sur ce sujet, Dominique MFouilou, plus connu comme romancier qui se fonde toujours sur l’histoire socio-politique de son pays, vient de récidiver mais en prenant cette fois-ci un autre moyen : le langage scénique sur fond de personnages imaginaires.
La trame de la pièce
Quand la guerre de Brazzaville éclate, beaucoup de familles sont dans l’entreprise d’une séparation involontaire. Et dans cette pièce, c’est la famille Kebo qui est le point névralgique de toute la trame. Les premières émotions sont mises en relief dans la discussion entre Thérèse et son frère à propos de leur fils et neveux que la guerre a surpris à Talangai. La violence de cette guerre pousse un couple français du voisinage à venir se réfugier chez les Kebo. A partir de cette rencontre entre Congolais et Français, le mouvement de la pièce prépare son dénouement. La tension que vient de provoquer le début des hostilités chez les personnages descend d’un cran avec l’arrivée à la maison de M. Kebo et du coup de fil de sa sœur qui annonce que l’enfant qui se trouve à Talangai est en sécurité. Avec le personnage de Kebo, l’action de la pièce se trouve transposée dans le discours de celui-ci (atrocités dans la ville du côté du Plateau des Quinze ans). Elle retrouve son caractère mimétique quand entre en scène le personnage du sergent français qui vient confier à la famille Kebo la garde de deux expatriés français avant leur évacuation pour la France. A partir de ce moment, l’action théâtrale sera tendue dans les rapports entre ces Congolais et Français qui vivent la guerre de Brazzaville. Celle-ci met en exergue les lois de la politique franco-congolaise sous fond de pétrole. D’un côté se manifeste l’hospitalité des Congolais vis-à-vis des Français ainsi que l’autocritique de leur destin politique, de l’autre côté l’inquiétude et la peur des expatriés qui n’attendent que d’être tirés de cet enfer dans lequel ils se sont retrouvés depuis le 5 juin 1997. Et quand les secours arrivent par l’intermédiaire d’un capitaine français dans l’exercice de ses fonctions, tombe le rideau sur un au revoir pathétique entre les Français et les Congolais, ces derniers se sentant malheureusement abandonnés à l’incertitude. Et Michèle de réaliser l’absurdité de la vie : « Mais pourquoi faut-il toujours que vous mouriez ici en Afrique pour que nous vivions mieux en Europe ? »
Une intrigue directe
Bâtie sur la réalité historique, l’intrigue de cette pièce se veut directe pour ne pas trahir son historicité. Le spectateur ne se voit pas surpris par la trame. Les scènes se suivent avec une logique qui respecte les questions- réponses des acteurs. L’unité du temps et du lieu épouse la théâtralité du texte (quand on est en position de lecteur car les indications scéniques constituent un va-et-vient entre la scène virtuelle et le lecteur). Et dans cette intrigue s’y découvrent, au fur et à mesure que tombe le rideau, la mise en relief des tenants et aboutissants de la guerre de juin de Brazzaville ainsi que l’ambiguïté des rapports politiques entre la France et son ancienne colonie. Joseph le montre ouvertement à ses interlocuteurs : « Quel est donc ce comportement, quel genre d’hommes êtes-vous donc ! Quand un drame arrive comme c’est le cas en ce moment, il faut qu’il y ait du secours. Mieux vaut que tout un pays et ses habitants périssent par le feu ou s’entretuent entre eux, pendant que le pétrole est soutiré du sol sans aucun contrôle ! » Malheureusement, même quand dans ses réflexions, Joseph veut émouvoir ses amis français en déclarant haut et fort devant la guerre qui fait rage à Brazzaville, « J’insiste, j’insiste. Je ne reproche pas seulement à la vision du gouvernement français d’être injuste, je lui reproche de rendre son plan d « évacuation global, inintelligible et inapproprié », les événements ne vont pas avancer comme le souhaitent les Congolais. Quand le jour de l’évacuation arrive, ils sont abandonnés à eux- mêmes dans l’enfer de la guerre de Brazzaville que feront perdurer les milices. Et la pièce se termine, brute dans le soulagement explicite des Français, n’ouvrant aucune perspective pour les Congolais, sinon la triste réalité qui caractérise les relations entre Européens et Africains : « Mais pourquoi faut-il que vous mouriez ici en Afrique pour que nous vivions mieux en Europe ! »
« Fuir l’enfer de Brazzaville », un théâtre à voix symétriques
Le texte de Mfouilou est fondé sur une symétrie qui se développe en chiffre pair. Deux tableaux constituent la pièce. Et chaque tableau repose sur six scènes, soit au total douze. Quant aux personnages, la scène nous fait découvrir dix acteurs, quatre Congolais et six français. Cette symétrie des tableaux et des scènes et qui se réalise aussi sur les personnages ne fait -elle pas écho à la thématique de l’œuvre ? Car tout au long de la pièce, se révèle la dualité vie/mort qui, sans cesse, réveille la conscience des personnages. Elle devient le nerf directeur des émotions de ces derniers jusqu’à la fin, au moment où arrive la triste séparation. La vie se reflète à travers les Français qui sont sauvés de la tragédie de Brazzaville tandis que les Congolais sont abandonnés à la merci des miliciens, synonymes de « donneurs » de mort. Et cette pièce à voix symétrique démontre le côté artistique et conceptuel du travail du dramaturge.
Théâtre et roman chez MFouilou
Après avoir publié sept romans, l’auteur se convertit en dramaturge. Et il n’est pas étonnant qu’il reste, à certains moments de sa conception scénique rattrapé par le réflexe romanesque. Le texte de théâtre faisant partie de la mimésis, il se voit toujours être développé par les temps du discours appartenant au dialogue. Malgré l’action qui se passe ici au présent, le texte scénique de « Fuir l’enfer de Brazzaville » est bousculé par le romanesque par l’intermédiaire du personnage de Georges Kebo. Dans la scène V du tableau I, il se transforme en narrateur : « ... Une femme toute jeune, désorientée, tenant un bébé de trois mois dans les bras, comme si elle ne savait qu’en faire, où elle était et où aller. A côté d’elle se trouvait un tout petit enfant perdu - auquel elle ne prêtait même pas attention (...) Personne ne s’occupait de personne. Tout le monde courait... ». Ce discours apparaît comme un récit à cause du temps narratif (imparfait) utilisé par le personnage-narrateur Kebo. Et comme la trame de la pièce a pour toile de fond l’histoire de son pays qui se révèle presque dans tous ses romans, on peut comprendre cette virgule romanesque de l’auteur dans sa première œuvre dramatique.
Pour conclure
En passant du roman au théâtre tout en gardant la thématique se fondant sur l’histoire du pays, Dominique MFouilou continue sa conception du texte littéraire didactique, respectant la « réalité » des faits sociaux et politiques rapportés. Du roman au théâtre, une expérience que certains hommes de théâtre ont déjà mise en œuvre en traduisant des textes romanesques sur les planches. « Fuir l’enfer de Brazzaville », une pièce qu’il faut absolument lire (mais aussi) voir sur scène car elle fait partie de la conscience d’un pays qui, petit à petit, cicatrise ses blessures.
Noël KODIA (1) Dominique Mfouilou, Fuir l’enfer de Brazzaville, Editions Paari, Paris,2006, 9,85 eur | |
Publié le 10 fév 2007 à 13:05
Par noelkodia
L'exemple véritable viendra-t-il de la RD Congo? Après plusieurs décennies de cafouillis qui avait juste suivi les indépendances et plus précisément pendant le règne du maréchal Mobutu, la R.D. Congo, après maints sacrifices, vient enfin de sortir de l’ornière après les élections de novembre 2006. Joseph Kabila a été élu président de la République et Jean Pierre Bemba devrait se contenter de mener une opposition républicaine, comme il l’a déclaré lui-même après l’annonce du verdict, démocratie sur fond d’élections avec plusieurs partis oblige.
L’Afrique centrale doit pouvoir démarrer sur des nouvelles bases après le retour au calme en Angola et en RDC après plusieurs décennies. L’Angola et la RDC, deux géants qui, à eux seuls, peuvent bouleverser les données sociopolitiques de la sous-région quand ils ne connaissent pas une bonne « santé politique ». Deux pays qui pèsent sur l’échiquier de la politique internationale au niveau de l’Afrique centrale.
La mort de Patrice Lumumba : le commencement des douleurs en RDC Après l’élimination physique de Patrice Lumumba par celui qui sera le maître du pays pendant plusieurs années, le Congo démocratique, qui va à un certain moment s’appeler Zaïre par la fantaisie de l’homme politique, verra son tissu social, politique et économique se détériorer et se dégrader. Une bonne partie de son intelligentsia prendra la poudre d’escampette pour chercher refuge dans les autres pays, surtout en Occident. La furie de l’homme politique a commencé à s’opposer à la liberté d’expression. L’Indépendance cha-cha agréablement chantée par le grand musicien Joseph Kabasélé et son célèbre African Jazz, ne sera que lettre morte. Elle est maintenue dans les larges masses populaires par les danses modernes et folkloriques, la chanson et le fanatisme politico-régionaliste initiés par Mobutu quelque temps après son accession à la magistrature. Il se donne cinq ans pour remettre de l’ordre dans le pays, mais tel ne sera pas le cas comme le précisent Michel Gaud et Laurence Porgès : « Par le coup d’Etat du 24 novembre 1965, Mobutu déclare assumer les fonctions de président de la république pour une période de cinq ans. En réalité, il restera trente-deux ans à la tête de l’Etat » (1). Et s’en suit l’accaparement total du pouvoir comme le précise Jacques Arthur Malu Malu : « le pouvoir personnel et totalitaire que Mobutu instaure s’accompagne (…) de la limitation, voire de la suppression des libertés politiques et individuelles et d’une féroce répression des méthodes qui ne tarderont pas à lui aliéner une bonne partie de l’opinion nationale et internationale » (2). Pendant plusieurs décennies, il va profiter de la guerre froide qui oppose le bloc capitaliste aux pays de l’Est pour bâillonner le peuple congolais. Et quelques foyers de révoltes révolutionnaires nés dans quelques régions de ce vaste pays-continent ne seront que des feux de paille. Pierre Mulélé trahi par sa naïveté est éliminé sans autre forme de procès quand il tombe dans le piège du dictateur, mis en exergue avec la « complicité » de Brazzaville. Il est écrit dans « L’Enjeu congolais : l’Afrique centrale après Mobutu » : « Les autorités de Brazzaville et les Cubains qui se trouvent sur place, étrangement le laisse faire : alors que c’est pratiquement sans garanties que Mulélé s’embarque pour la capitale voisine. Il est immédiatement trahi par Justin Bomboko, ministre des Affaires étrangères de Mobutu, qui est venu le chercher, arrêté et mis à mort le 3 octobre 1968 dans des conditions atroces » (3). Cette situation mettra mal à l’aise la Révolution congolaise d’en face qui vient d’être « redressée » par le comandant Marien Ngouabi qui a pris la place de Alphonse Massambat-Débat. Quelques années après, Nathaël Boumba verra son mouvement de libération mourir de sa propre mort. Il faut attendre la chute du Mur de Berlin et l’érosion de sa santé pour voir la « puissance » du géant Joseph désiré Mobutu Sésé Séko Kuku Ngbendu Waza Banga se fissurer de l’intérieur. A ce propos, Gauthier de Villers stipule longuement : « A la fin des années 80, le président Mobutu change son fusil d’épaule : avec la grande offensive qu’il mène en 1988-1989 contre la Belgique, il tente de raviver la thématique nationaliste et anti(néo)colonialiste, en même temps que de susciter quelque candidature (c’est en l’occurrence celle de la France qui est avant tout sollicitée) à ce statut d’ « oncle » protecteur et de partenaire « privilégié » dont la Belgique, à ses eux, se montre si indigne. Cette double stratégie ayant échoué et la chute du Mur de Berlin entraînant au courant de la décennie le bouleversements que l’on sait sur le plan géopolitique comme sur le plan des idéologies dominantes et des humeurs collectives, le Président va jouer à ce qui apparaît comme la seule carte qui lui reste : il va prendre de vitesse le mouvement de contestation politique et d’émancipation qui se répand en Afrique et a pris force dans son pays, en dégageant lui-même le Zaïre, par son discours du 24 avril 1990, dans le processus de la « transition démocratique» (4).
Et arriva Laurent Désiré Kabila Mais affaibli par la maladie et menacé par Laurent Désiré Kabila qui est aidé par le Rwanda voisin, Mobutu est chassé du pouvoir comme personne ne pouvait l’entendre. Et de se retrouver, lui et quelques membres de sa famille en exil. Commence alors le règne de Kabila aidé par ses "protecteurs" rwandais qui vont aussitôt se mettre à piller les richesses du Congo en compensation du soutien qu’on avait accordé dans la chute de son prédécesseur. Marqué encore par la lutte révolutionnaire du temps passé dans le maquis sur fond de la confrontation Est/Ouest, Kabila se croit encore plus près de la révolution des années 60. Collette Breackman remarque que « l’un des premiers gestes de Kabila après son arrivée à Kinshasa sera de rendre un solennel hommage au martyr de la révolution. Une cérémonie se déroule le 3 octobre 1997 à Kinshasa, en présence de Léonie Abo, l’épouse de Mulélé, et de quelques-uns de ses partisans » (5). L’arrivée au pouvoir de Kabila change les rapports de force au niveau régional, le Zaïre qui est redevenu le Congo, ne peut échapper à la « réalité » sociopolitique de la majorité des pays du continent. Le pouvoir quitte le berceau des partisans de Mobutu pour tomber dans les mains de ceux de Kabila. Et cette situation va continuer après la mort de ce dernier dans l’opposition Kabila-fils/Jean Pierre Bemba. François Ryckman remarque, à l’arrivée de l’Alliance de Kabila au pouvoir, que « les rapports de force régionaux sont profondément modifiés : c’est l’entrée en force des Katangais, surtout du nord et des Tutsi du Kivu, au détriment des Ngbandi du nord ouest, le clan de Mobutu » (6). Malgré cet accaparement du pouvoir et à peine quelques mois après la libération, les Kinois, habitués à vivre dans la « liberté » fondée sur la triade alcool-danse-sexe (un mélange euphorique servi à dessein aux Congolais pour annihiler leur capacité à cogiter sur les tenants et aboutissants de la lutte contre la domination mobutiste et même néocoloniale belge) s’inquiètent déjà du renouveau démocratique qui, paradoxalement, met à nu les méthodes musclées des nouveaux maîtres. Et la brouille qui va opposer Tshisekedi à Kabila les déçoit tout en leur faisant peur tant tous les acteurs politiques du moment sont des « dures à cuire ». La « dictature organisée » de Mobutu est remplacée par « la démocratie dictatoriale » de Kabila. Ancré dans sa politique de libération et n’étant plus en bons termes avec ses alliés de l’Ouganda et du Rwanda, Kabila voit son destin se compliquer et tomber dans les méandres de la réalité de la politique made in Africa. Devant le complot ourdi par ses anciens protecteurs rwandais qui ne le supportent plus pour les avoir trahis en ce qui concerne les closes d’avant la libération de Kinshasa, Kabila et son peuple s’organisent pour barrer la route à l’ennemi. A ce propos, Colette Braeckman dans « Les Nouveaux prédateurs : politique des puissances en Afrique centrale » écrit : « A Kinshasa, la traque des infiltrés se traduit par la chasse à tous les individus d’allure « nilotique » (…). Dans les quartiers populaires, les civils appelés à débusquer les infiltrés n’ont pas fait de détail, ils s’en sont pris à tous ceux dont la morphologie pouvait évoquer une origine rwandaise » (7) .
La mort programmée de Désiré Laurent Kabila ou les débuts politiques de Joseph Kabila Avec tous ces déboires dans l’exercice de ses fonctions de chef de l’Etat, Kabila ne pourra pas échapper à la vindicte de ses anciens alliés qu’il a humiliés. Comme Patrice Lumumba en janvier 1961, Laurent Désiré Kabila est victime d’un grand complot qui se trame hors frontière. Comme sur l’autre rive en 1977 quand Marien Ngouabi tombe l’arme à la main, le 16 janvier 2001, Kabila est aussi assassiné dans le palais présidentiel en pleine journée sans grand bruit « militaire ». Le peuple congolais est pris au dépourvu quand on lui impose le fils du disparu après des obsèques qui se passent curieusement sous surveillance des armées étrangères. L’arrivée inattendue du très jeune Joseph Kabila sans passé politique à la tête du pays calme les tensions entre le Congo et le Rwanda. Le 30 juillet 2002, presque une année après la mort de son père, Kabila signe avec Kagamé un accord à Pretoria. Ce dernier accepte de retirer ses troupes présentes sur le territoire congolais tandis que Kabila prend l’engagement d’organiser le désarmement et le rapatriement des combattants Hutus qui se trouvent en zone gouvernementale. Un mois après, il y a signature à Luanda d’un accord qui prévoit le retrait des troupes ougandaises. Avec le désengagement de toutes les troupes étrangères se trouvent en territoire congolais, le jeune Kabila peut commencer la transition en tendant la main aux autres acteurs influents de la politique tel Jean Pierre Bemba. On constate alors comment sa timidité politique va prendre petit à petit le dessus sur la détermination révolutionnaire de son père jusqu’à se forger une stature acceptable au niveau de l’opinion nationale et internationale.
Vers l’élection présidentielle pour un nouveau Congo Malgré quelques accrocs consécutifs à toute démocratie naissante, une cohabitation s’est passée bon an mal an jusqu’aux élections qui ont à la fin opposé Joseph Kabila à Jean Pierre Bemba. Sans surprise, la victoire s’est penchée du côté du premier. Une nouvelle page de l’histoire congolaise commence à s’écrire. Le peuple congolais, après plusieurs décennies assombries par les aléas de l’histoire, reprend le refrain de l’indépendance cha-cha inachevée en 1960. Ils ont réalisé que ce qui les unit est plus fort que ce qui les a divisés entre temps étant tous dans un bateau qui naviguait à vue sur les eaux du majestueux fleuve Congo. Le gagnant doit avoir l’idée de rassemblement pendant que le perdant ne doit pas perdre confiance car il doit montrer sa maturité politique pour aller à la conquête du pouvoir qui impose maintenant la réalité de l’alternance, respect de la Constitution oblige. Et comme l’affirme Tedga, « parce qu’il grand homme politique, il faut qu’il reconnaisse que son tour de diriger la RDC n’est pas encore arrivé et qu’il joue le jeu comme le prévoient les institutions. (…). Rien n’indique que la RDC ne fera pas appel à Jean Pierre Bemba Gombo dans les cinq ou dix ans ». (8). Mais cette hypothèse ira dans le bon sens à condition que les nouveaux dirigeants ne tombent pas dans le piège du tripatouillage des constitutions comme nous le remarquons dans certains pays. Et ce serait dommage car le peuple congolais vient de traverser une longue et pénible étape qu’il ne faudra pas mettre en cause.
Pour conclure La RDC devrait être un exemple de démocratie en Afrique centrale comme le sont le Bénin et le Mali en Afrique de l’ouest. Les yeux de la planète sont maintenant braqués sur les Congolais qui ne doivent pas faillir malgré les difficultés qu’ils vont rencontrer en chemin. Ils ont trop souffert pour arriver jusque-là. Arriveront-ils à moraliser la démocratie en Afrique centrale ? Chose possible quand on se réfère au fair-play que vient de prouver Jean Pierre Bemba en ne remettant pas en cause la victoire de Kabila, malgré tout ce qui s’est passé au cours la période électorale. L’Afrique centrale, après quelques balbutiements, commencerait-elle à réellement à entrer dans la véritable démocratie fondée sur des élections avec plusieurs partis politiques à l’exemple de la RDC ?
Notes bibliographiques (1) Sous la direction de Michel Gaud, Afrique contemporaine n° 183 : du Zaïre au Congo, La Documentation française, juillet-septembre 1997, p. 97 (2) Jean jacques Arthur Malu Malu, Le Congo Kinshasa, Editions Karthala, 2002, Paris, p. 154 (3) Colette Braeckman, L’Enjeu congolais : l’Afrique centrale après Mobutu, Editions Fayard, 2000, Paris, p. 94 (4) Colette Braeckman, Marie France Cros et autres, Kabila prend le pouvoir, Editions Complexe, Bruxelles, 1998, p. 17 (5) Colette Braeckman, L’Enjeu congolais : l’Afrique centrale après Mobutu, op. cit. p. 95 (6) Colette Braeckman, Marie France Cros et autres, Kabila prend le pouvoir, Op. Cit. pp.130-131 (7) Colette Braeckman, Les nouveaux prédateurs, Editions fayard, paris, 2003, pp.70-71 (8) Jean Paul Tedga, « Présidentielle RDCongolaise, il faut soutenir le vainqueur » in Afrique Education n° 216 du 16 au 30 novembre 2006, p. 3
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