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reliau lou : dibien
guy Menga : palabre sterile
mongo beti : l'ivrognerie
diongue : saul je voudrais savoir combien de chapitre comporte le pleurer rire et s il vous plait donner un titre a chaque chapitre
jrk : cnnaissance
guy menga : le résumé de la palabre stérile
mongo beti : villa cruelle
guy menga : la palabre sterile
guy menga : le résumé de la palabre stérile
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Publié le 10 sep 2009 à 12:12
Par noelkodia
Le travail narratologique des textes africains nous révèle que les récits de ces dernières années traitant du bouleversement « démocratique » sur le continent, avaient prédit ce que vivent les Africains. S’il y a un des romans qui parait encore d’actualité, c’est La Chorale des mouches. Un livre, dont l’écrivain s’est révélé poète et critique littéraire avant d’embrasser agréablement la narration. Un livre qui est entré dans les classiques du roman francophone plus tôt que prévu.
Bientôt deux décennies après les Conférences nationales, l’Afrique continue à se désenchanter. Les séquelles des partis uniques sont encore perceptibles. Et dans son roman, Mukala Kadima Nzuji (2), avec une verve qui étonne les amateurs du roman, rappelle l’Afrique des dictateurs, à travers l’histoire de Oré Olé, président d’un pays imaginaire, le Kulâh. Une conférence nationale que l’auteur qualifie de « chorale de mouches », et n’a pas pu permettre au pays l’éclosion de la démocratie comme le souhaitaient ses « larges masses populaires ». La Chorale des mouches se présente comme un triptyque qui met en relief trois axes diégétiques : le récit autobiographique de Samuel-Joseph Tchebwa alias Sammy-Jo dans lequel s’imbrique le règne dictatorial du président Oré-Olé et les aventures de Ben, le cousin de Samy-Jo. Trois destins, trois « histoires » qui reflètent le sociopolitique des pays africains d’avant les Conférences nationales marqués par la corruption, le sexe, la gabegie. Et tous ces maux ont empêché les « soleils des indépendances » de briller au sud du Sahara. Et La Chorale des mouches peut être classé parmi les « romans du désenchantement » dont Jacques Chevrier parle dans Littérature nègre.
Ben ou la révolte jusqu’à l’infini Enfant unique de sa mère, Ben voit son père mourir pour avoir nargué ses oncles qui voulaient lui proposer une autre femme pour « agrandir » sa famille. La disparition de son père déconcerte sa femme qui tombe dans la démence. Récupéré par l’oncle du défunt père, Ben est ramené auprès du clan où vont recommencer ses tribulations dès l’âge de quatre ans. Pour fuir la misère, il tente l’aventure avec un ami (qui deviendra handicapé physique après un accident de travail) qui l’initie au métier de cureur de latrines pour gagner leur vie. Revenu dans la ville dans l’espoir de retrouver son cousin Ben, cadre à la Banque nationale, il est déçu par l’indifférence de ce dernier. Il quitte la ville pour intégrer quelque temps la société des « hommes singes » dans la forêt du pays, des hommes de toutes classes sociales ayant fui la dictature et l’injustice du pouvoir. Sa disparition inquiète son cousin qui se voit interpelé par un cul-de-jatte, lui aussi, soucieux de l’absence prolongée de Ben. Les deux hommes s’allient d’amitié et décident d’aller à la recherche du disparu dans un village où existerait un repaire de malfaiteurs. Dans la société des « hommes singes », Ben échappe miraculeusement à un bombardement de la forêt qui les abrite. Il réapparait quelques années plus tard à travers le personnage de Papa Ambroise qui raconte à Samy-Jo, comment, compromis dans une sale affaire, il a été arrêté, battu par la population et sauvé de justesse par sa tante qui le reconnait facilement aux moments des faits.
Oré-Olé : un dictateur « made in Africa » Comme l’affirme l’auteur, Oré-Olé représente « le réel de l’Afrique dans sa nudité ». Voici un chef d’Etat dont le pouvoir est caractérisé par le sang et l’insupportable. Oré-Olé est le prototype de certains dirigeants qu’a connus et que connait encore le continent. Entouré de ses parents, il cultive le népotisme, le favoritisme et la gabegie. Et ceux-ci vont contribuer à sa déchéance. Mais tout son pouvoir va commencer à s’écrouler à partir d’une bavure d’un de ses hommes de main. La disparition d’un ancien footballeur prophète (celui-là même qui avait vu la fin du dictateur) pousse les chefs de quartier de la ville d’aller voir les autorités. Ils sont reçus par des coups de feu à la résidence du gouvernorat. Commence alors la révolte du peuple avec une opposition qui se manifeste au grand jour. Oré-Olé se retire dans son village natal avec ses proches et au même moment naît une rébellion dans tout le pays. Naïf et conscient de son pouvoir, il entreprend une tournée d’explications dans les différentes régions du pays. Il constate que la rébellion devient une réalité. Entre temps, un de ses proches Konga Zanga trouve la mort dans un accident d’avion au cours d’une mission dans un pays voisin. Les trois jours de tournée dans les régions ne sont qu’échec pour Oré-Olé car il est désavoué partout où il est passé. Et les lettres et mémorandums qu’il reçoit sur place et de la diaspora demandant sac démission, le mettent mal en pis. Contre toute attente, il organise des consultations populaires et décide d’ouvrir le pays au multipartisme. Mais la Conférence nationale s’tant soldée par un échec à cause des querelles et contradictoires, Oré-Olé se refait et l’espoir du peuple du Kulhâ se transforme en désenchantement.
Samuel Joseph Tchebwa alias Samy-Jo, le cadre écrasé par le tribalisme Il apparait comme le héros central du roman. C’est lui qui se raconte et à qui les autres personnages rapportent leurs aventures. Il est le cousin de Ben. A la recherche de ce dernier, il fait la connaissance d’un cul-de-jatte, un vieil ami de Ben. Thebwa est un cadre de la Banque nationale ; le cul-de-jatte l’accuse d’être à l’origine de la disparition de Ben pour l’avoir abandonné à lui-même. Acculé, il accepte la proposition de ce dernier : aller à la recherche de Ben au « repère des malfaiteurs ». Un chauffeur les emmène vers les lieux censés abriter le disparu. Aidés par un pasteur, la recherche se solde par un échec car ils sont mal accueillis par les hommes singes dont le chef s’insurge contre le dictateur de Oré-Olé qui les a poussés à se réfugier dans la nature. Déçus, Samy-Jo et son compagnon décident de rentrer en ville. Sur le chemin du retour, ils sont victimes d’un accident dans lequel le chauffeur et le cul-de-jatte trouvent mort. A l’hôpital où il est retenu, il fait la connaissance d’une infirmière dont le prénom lui rappelle son ex-épouse. Samy-Jo tombe amoureux de l’infirmière qui devient sa maîtresse. Il est surpris quand cette dernière lui apprend qu’elle est la nièce du patron de la Sécurité de Oré-Olé. Partagé entre la belle Elloën-Marcy qu’il avait connue au village au cours de la recherche de son cousin, et Chancelvie l’infirmière, le héros tombe sous la loi de la dictature. On lui impose comme épouse l’infirmière. A cause de cette nouvelle situation, il gagne une promotion au sein de la banque. Victime des manigances sur fond de vagin, Samy-Jo se voit humilié par sa première Chancelvie qui devient la maîtresse d’un proche du président. Avec l’avènement de la Conférence nationale, il décide de se séparer de l’infirmière qui se venge de son attitude : il est suspendu de la banque. Converti en journaliste avec la création d’un bimensuel Notre pays, Samy-Jo se crée des ennuis quand il dénonce une magouille de la présence. Malheureusement pour le héros, avec le retour de l’arbitraire et de la violence dans le pays, il est arrêté sous l’ordre de Oré-Olé.
Un style particulier dans La Chorale des mouches Si au niveau du fond, le roman semble ne pas « relater quelque chose d’extraordinaire » sur la réalité sociopolitique des dictatures africaines, le livre de Kadima Nzuji, révèle en revanche une recherche au niveau du style. La diégèse apparait comme un témoignage dans une écriture qui montre que l’auteur est d’abord un universitaire tant les règles fondamentales de la langue française sont respectées à la lettre. Il utilise la technique du rétroviseur : le récit avance par une succession d’analepses. Plus on « s’enfonce » dans le coulé narratif, plus on découvre le passé de certains personnages à travers la multiplication des rétrospections. S’y remarque aussi un effet d’intertextualité quand le récit nous plonge dans l’univers diégétique de Tchichelle Tchivela (p.252). Par la vraisemblance qui caractérise certaines pages de la sociopolitique des pays africains, La Chorale des mouches s’écarte un peu de l’effet-peinture pour épouser l’effet-photo (p.181). On remarque dans ce roman que les effets du réel sont accrus et les personnages traités avec sérieux. La majorité des personnages sont des prototypes de la société africaine : le jeune ouvrier, le cadre, le président et son entourage, la femme qui croit s’émanciper par son sexe et les sectes ces groupes de prières. Et l’auteur bouscule un peu la photographie de la réalité africaine qu’il critique en la théâtralisant comme dans le dialogue du président avec sa nièce Mireille (pp. 247-255).
Pour conclure La Chorale des mouches, un livre qui montre que l’auteur est plus qu’un romancier. Un livre qu’il faut lire avec attention. Et par sa première réussite, à l’instar de ses collègues de l’autre rive du fleuve comme Emmanuel Dongala avec Un fusil dans la main un poème dans la poche, ou même Daniel Biyaoula L’impasse, Mukala Kadima Nzuji venait de rentrer par la grande porte dans la prose narrative de la littérature francophone en 2003.
Notes (1) Mukala Kadima Nzuji, La Chorale de mouches, Ed. Présence africaine, Paris, 2003, 285p. (2) Originaire de la R.D.Congo, il est considéré comme l’un des grands universitaires de son pays dans le domaine des lettres. Ecrivain et critique littéraire, il enseigne la littérature à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.
Publié le 10 sep 2009 à 12:00
Par noelkodia
Dans la plupart des pays africains, les dirigeants essaient de lutter contre la corruption en décidant de sévir certains coupables. Avec la crise socioéconomique qui ronge le continent et avec le favoritisme, très souvent en relation avec le népotisme, qui marque les classes politiques africaines, l’Africain parait impuissant devant la corruption qui gangrène sa société. Mais peut-il exister des corrupteurs sans corrompus ou vice-versa ? L’administration, l’école, les services de santé, le milieu politique sont malheureusement « attaqués » par ce fléau.
L’administration africaine : une corruption programmée ? Après les indépendances, l’administration africaine passe graduellement aux mains des autochtones. La loyauté et la probité morale héritées de l’administration coloniale s’effrite pour laisser la place au népotisme, au tribalisme, deux réalités qui sont la conséquence du régionalisme. Et comme la politique ne fait pas bon ménage avec le népotisme et le pouvoir clanique, la justice, très souvent influencé par les politiques, aura des difficultés à combattre la corruption dans les affaires de l’Etat. Ainsi, ceux qui ne trouvent pas satisfaction dans le traitement de leurs dossiers administratifs à cause de leur appartenance à d’autres ethnies, sont obligés de corrompre des agents de l’Etat, surtout au niveau des services sanitaires. Une décennie après les indépendances, surtout pendant l’Afrique des coups d’Etat où les armées se sont tribalisées pour conserver le pouvoir, la corruption devient une arme précieuse pour régler certains problèmes. Aujourd’hui, elle a tellement gagné toutes les couches sociales qu’il est difficile de l’éradiquer en un laps de temps, le corrompu encourageant souvent le corrupteur dans leur transaction. Ce qui est encore grave, c’est que le fléau a même atteint la Justice sensée de la combattre. Aussi, devant cette nouvelle situation, se voit ériger dans la société la loi du fort.
Ecole et université africaines corrompues Dans ce monde où enseignés et enseignants travaillent ensemble dans le donner et le recevoir du savoir, il arrive que la corruption s’y développe. Surtout que les enseignants vivent en général avec des salaires qui ne conviennent pas à l’exercice de leur métier qui demande des sacrifices financiers dans la documentation. Souvent, des élèves et étudiants nantis socialement se plaisent à corrompre certains enseignants à qui ils « achètent » les notes pour passer en classe supérieure. Malgré les directives de bonne conduite de la hiérarchie, rien ne semble aller dans le bon sens ; la corruption s’étant trop généralisée. Nonobstant l’effort de quelques gouvernements dans la réhabilitation du système éducatif, on constate quelquefois la déperdition de fonds entre les ministères de tutelle et les écoles et universités. Aussi, les pots-de-vin et les dessous-de- table qui marquent le monde éducatif n’honorent pas l’école et l’université africaines. Et on n’est pas surpris de constater la détérioration de celles-ci, plus particulièrement dans les pays francophones où aucune université n’est en vue parmi les meilleures du continent.
La corruption à l’échelle politique Après plusieurs décennies, les Etats africains ont été gérés comme de gros villages. Aussi, les dirigeants se sont comportés comme des privilégiés n’ayant de compte à ne rendre à personne. Un proverbe africain dit que « le poisson commence à pourrir par la tête ». Et il n’est pas étonnant que les sociétés ne soient exemptes de corruption, de concussion et de fraude car ces défauts se remarquent aussi au niveau de certains dirigeants du continent. Des compétences du continent ont même soutenu que le malheur des Africains serait causé par l’Occident. Une opinion qu’il faut nuancer car il est malheureux de constater que, malgré nos richesses naturelles, c’est l’Europe (avec la Chine maintenant) qui construit nos écoles, nos hôpitaux, nos routes et s‘occupe même de notre environnement en s’attaquant aux problèmes de santé et de famine. L’Afrique n’a jamais été pauvre. Seuls ses habitants sont paradoxalement pauvres à cause de la corruption et la concussion dans lesquelles les ont plongés leurs dirigeants en complicité avec certains réseaux européens que les ONG et les sociétés civiles africaines doivent dénoncer. Une mission délicate car le développement parrainé par le néocolonialisme est une politique qui vise l’accès aux richesses mise en œuvre par les lobbies financiers qui ne reculent devant rien pour atteindre leurs objectifs.
Que faire ? Combattre la corruption, la concussion au niveau des dirigeants africains et dénoncer les réseaux européens douteux comme la Françafrique, tel doit être le leitmotiv des sociétés civiles et ONG tant sur le continent qu’au niveau de la diaspora. Comme on le dit souvent, « là où le balaie ne passe pas, la poussière ne s’en va pas d’elle-même ». Et comme le poisson africain commence toujours à pourrir par la tête, les dirigeants du continent devraient montrer de bels exemples dans la gestion du patrimoine national. Un exemple inquiétant : le président camerounais passerait des vacances « extraordinaires » à la Baule et aurait réquisitionné 43 chambres aux hôtels de la place pour un montant de 42 000 euros par nuit (1). Quel scandale si cette information s’avérait authentique. Ce qui pousserait les Africains à ne pas prendre au sérieux leurs dirigeants, ces derniers les entrainant dans la corruption et dans la concussion sans état d’âme. Décrier la corruption par tous les moyens qu’offrent les moyens de communication pour décourager les corrupteurs et les corrompus, voila la tâche à laquelle doivent s’assigner ceux qui le peuvent pour éradiquer cette gangrène.
Note Lire linternationalmagazine.com
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