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Publié le 14 nov 2008
Par noelkodia
 Il s’est tenu du 29 au 31 octobre 2008, les travaux du 6è Forum mondial su le développement durable à Brazzaville, capitale d’un pays du Bassin du Congo considéré comme le « deuxième poumon » de la planète après l’Amazone. Il est temps d’interpeller les pays de cette partie de l’Afrique pour protéger sa faune, sa flore avant qu’il ne soit trop tard au moment où le changement climatique s’accentue plus vite que prévu.

 

On a commencé à parler de développement durable quand on a constaté que le changement climatique consécutif à la grande industrialisation des pays du Nord commençait à poser problème à la vie de l’homme quel que soit le lieu où il se trouvait sur la planète. Réchauffement climatique et effet de serre avec leurs effets telles la perturbation des saisons, la fonte des glaces du pôle Nord provoquant la montée des eaux océanes. Pour arrêter les effets néfastes de ce changement climatique, les experts ont donné la solution : préserver les forêts de l’Amazone et celles du Bassin du Congo qui permettent à la planète de « respirer ». Mais la protection de ces deux entités pose aussi le problème de la survie des populations de ces espaces dont le quotidien de vie n’est pas celui des pays du Nord.


Le développement durable s’avère une réalité paradoxale du quotidien des populations qui vivent dans le Bassin du Congo. On leur demande de sauvegarder la nature en ne touchant plus à la faune et la flore car l’agression de la nature étant le facteur principal du changement climatique qui a son tour, agit négativement sur la vie de l’homme. Aussi, comme la planète Terre se définit comme un tout au niveau de la vie de l’homme, on constate que les effets négatifs provoqués par l’industrialisation des pays du Nord se répercutent sur les autres continents à qui l’on demande de ne pas suivre leur exemple en matière d’industrialisation pour éviter la catastrophe climatique qui se profile à l’horizon si l’homme ne change pas de comportement vis-à-vis de la nature. Et c’est sur l’un de ses deux poumons comme le Bassin du Congo que la planète compte pour que le développement durable soit une réalité. Mais se pose le problème de l’acceptation des populations du Bassin du Congo de respecter les interdits à elles demandés par la Communauté internationale tout en réalisant que leur survie dépend de la nature de cette même région qui leur donne le manger, le boire, le soigner à travers les forêts, fleuves et rivières.


La forêt est synonyme de vie pour les populations du Bassin du Congo et l’agression de la nature est pour elles une chose normale. Elles doivent chasser et cultiver pour manger. Elles doivent couper le bois pour se chauffer et « détruirent » certaines plantes pour se soigner. Et se révèle un grand paradoxe quand on leur demande de sauvegarder la faune et la flore sans leur donner une autre alternative pour leur survie. Les pays appartiennent au Bassin du Congo étant pauvres et souvent à la merci de certaines entreprises qui exploitent leur bois, se pose le problème du respect du développement durable qui concernerait toute la planète.


Aider les populations de cette région à se nourrir sans pour autant décimer la faune et la flore par la chasse et l’élevage qu’il faut moderniser, leur permettre de se chauffer sans s’attaquer au bois en leur proposant par exemple l’usage du gaz butane, telles sont les principales directives que l’on doit faire valoir à ces populations. Aussi la vulgarisation des médicaments pour se soigner et l’utilisation par exemple du gaz butane pour remplacer le bois de chauffe, comme je viens de le préciser, doivent être des leitmotivs des Etats de cette région du Bassin du Congo pour sauvegarder la nature. Mais pour cela, il faut une véritable révolution sociologique et sociétale qui commencera par les urbains pour atteindre ensuite les ruraux. Car la nature au niveau des campagnes est surtout détruite à la demande des besoins de la ville. En quelques décennies, on a remarqué que les forêts laissées à dessein par les colons aux environs des villes comme poumons des citadins, ont disparu anarchiquement au profit des constructions, parfois tolérées par l’Etat.


Parler de développement durable à des pays dont 70% de leurs populations vivent au seuil de la pauvreté n’aura pas sur eux un grand impact car s’occupant plus du quotidien que du futur. Leur demander de préserver la faune et la flore pour leur génération future, alors qu’elles en ont besoin pour leur survie actuelle, n’est que pure utopie. Un seul remède pour le développement durable : que les pays du Nord aident convenablement ceux du Sud en leur proposant de l’énergie non polluante comme l’électricité à base du soleil que l’on pourra développer, en les aidant à moderniser l’agriculture et l’élevage, remède qui les rendrait moins dépendants de la forêt.


Si les pays développés et ceux du Bassin du Congo ne se concertent pas dans des meilleurs délais pour sauvegarder ce deuxième poumon de la planète, nous allons droit au mur et l’avenir ne serait qu’aléatoire pour les futures générations.


 

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