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Publié le 10 sep 2009 à 12:00
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Publié le 23 aoû 2009 à 17:34
Pour Alain Joyandet qui s’adresse aux Français et non aux Africains, ce jeu sur internet pourrait commencer en 2010 et pourrait rapporter environ dix millions d’euros par an. Aujourd’hui, le continent avec ses richesses, peut normalement aller au développement pour lutter contre la pauvreté et les maladies si on faisait confiance à ses compétences. Au lieu d’élaborer des projets à partir de leur bureau d’Europe, les Occidentaux devraient pousser les Africains à respecter les principes élémentaires de la démocratie, gage fondamental pour tout développement. Et cela, en fondant sur leurs réalités L’Afrique a ses spécificités qui ne peuvent être bien expliqués que par les Africains eux-mêmes. Ils ont fait comprendre au président français qu’il s’était trompé, malgré lui, dans son discours de Dakar. Les Africains sont capables de proposer des solutions pour leur développement sans passer par un loto (idée de Joyandet) avec ses « financements innovants ». Marginalisés et ne pouvant plus atteindre l’El dorado européen, les jeunes africains constituent une bombe à retardement et pourraient « brûler » les intérêts occidentaux sur place. Publié le 05 avr 2009 à 20:49
Voici un livre qui pose une problématique pertinente sur l’avenir du continent africain au moment de la mondialisation. L’Afrique qui subit encore l’influence de la civilisation occidentale voit ses cultures se dévaloriser avec le temps. En une centaine de pages, le sociologue Amouzou analyse cette dégradation des cultures africaines au contact avec l’Occident, démontre que la civilisation africaine a été travestie par l’Occident, spécifie les bouleversements subis par les cultures africaines par le biais de la colonisation avant d’esquisser quelques solutions pour freiner la décadence des cultures africaines tout en respectant les principes élémentaires de la mondialisation. Les cultures et civilisations africaines ont été niées par certains eurocentristes à la découverte du continent. L’Afrique a été violée à partir du 17è siècle quand les Occidentaux ont commencé à visiter les côtes africaines. Ce livre nous révèle que la société précoloniale africaine est structurée en fonction de l’âge, du sexe et de la parenté. Sur le plan économique, il y a au sein des groupes sociaux, des échanges qui se limitent à la communication des biens et des marchandises. Une économie de subsistance qui se réalise sans problème au sein des groupes sociaux, se basant sur les échanges matrimoniaux et les obligations de parenté. Du politique, le chef, dans l’Afrique traditionnelle, a une autorité charismatique lui permettant d’imposer le respect et l’écoute dans la vie communautaire. L’Afrique apparaît comme une société d’opinion publique dans laquelle tout acte de l’autorité est surveillé et même épié. Ce qui pousse ce dernier de bien se comporter dans la société. L’éducation dans l’Afrique traditionnelle est assurée par la famille, le clan et le lignage ; une éducation qui n’est pas détachée de la société comme en Occident. Avec la colonisation, le continent se voit imposer la civilisation occidentale avec tous les problèmes au niveau de la société africaine. Et le constat fait par presque tous les historiens et sociologues qui étudient les sociétés africaines est amer : l’importation des modèles étrangers sur le continent depuis sa rencontre avec l’Europe, ont entraîné un grand séisme sur les plans politique, économique et social. Cette situation a fait que, les élites africaines soient accusées de l’opprobre et du déshonneur qui frappent l’identité africaine. Aussi, après les ravages du colonialisme, l’auteur actualise le thème de la mondialisation qui déconstruit et reconstruit les Etats africains selon des modalités qui favorisent la libre circulation des capitaux, des marchandises et de la technologie. Il remarque la domination culturelle des Français dans leurs ex-colonies par la dégénérescence des langues locales marquées par le français ; celles-ci ont perdu leur originalité avec déformation des patronymes africains et interférences linguistiques. Et dans le quotidien africain, se développent de nouvelles relations sociales. Par complexe devant la civilisation occidentale, les Africains perdent leur « authenticité » par mimétisme. Les adolescents découvrent une autre image de la sexualité à travers l’audiovisuel et la littérature pornographique. Ce qui les entraînent dans la prostitution, surtout dans le milieu urbain où se développe le harcèlement sexuel au niveau scolaire, universitaire et dans l’administration. Pour Amouzou, la banalisation du sexe apportée par la civilisation occidentale serait à l’origine de l’homosexualité visible en Afrique à partir des années 80. Avec le choc des cultures (occidentale et africaine), les jeunes paient un lourd tribut dans l’aliénation culturelle. Ils délaissent le vêtement traditionnel et s’habillent comme le Blanc, particulièrement les filles dans le dessein d’attirer les hommes. Complexé par l’image du Blanc, le Noir africain se blanchit la peau, ignorant les conséquences néfastes de cette pratique. A cela, il faut ajouter l’impact négatif de la musique moderne africaine dans la société. Considérée comme vecteur des valeurs morales pour conscientiser le peuple, elle est bradée par des musiciens qui valorisent le sexe et l’argent. Dans ce bouleversement que subit le continent, Amouzou réalise aussi l’influence de la culture occidentale sur la diaspora où elle semble plus « virulente ». Contraint de réinventer une nouvelle identité, l’immigrant se confronte à l’expérience insupportable du déracinement et de l’acculturation que subira surtout sa progéniture ; réalité de l’individualisme et de l’enfermement de la société occidentale qui sera héritée dès leur naissance. Dans ce livre où nous avions dégagé les sujets on ne peut plus pertinents, l’auteur suggère des solutions pour « redécouvrir » l’Afrique et sauvegarder ses cultures dans l’avenir. Il préconise la formation des anthropologues, sociologues, psychologues et linguistes qui enseigneraient à la société africaine ses réalités bafouées par l’Occident. Car le colonialisme a esquinté la civilisation africaine ; l’Occident est devenu un mythe que les Africains prennent pour modèle. Mimétisme et suivisme les poussent à singer le Blanc, réalité dévoilé par l’auteur dans la dernière partie du livre en s’appuyant sur l’histoire et le social de son pays. L’impact de la culture occidentale sur les cultures africaines (1), un ouvrage qui livre aux Africains des éléments objectifs pour prendre conscience de leur originalité en train de se dissoudre dans la mondialisation à eux imposée par l’Occident. Tout en regardant l’avenir en rapport avec cette mondialisation, l’Afrique doit s’efforcer de ne pas se couper de son riche passé. Ce livre, une invite à tous les Africains du contient et de la diaspora pour une prise de conscience de l’histoire de leurs cultures et civilisations en danger de perdition. Publié le 14 nov 2008 à 18:29
Il s’est tenu du 29 au 31 octobre 2008, les travaux du 6è Forum mondial su le développement durable à Brazzaville, capitale d’un pays du Bassin du Congo considéré comme le « deuxième poumon » de la planète après l’Amazone. Il est temps d’interpeller les pays de cette partie de l’Afrique pour protéger sa faune, sa flore avant qu’il ne soit trop tard au moment où le changement climatique s’accentue plus vite que prévu.
On a commencé à parler de développement durable quand on a constaté que le changement climatique consécutif à la grande industrialisation des pays du Nord commençait à poser problème à la vie de l’homme quel que soit le lieu où il se trouvait sur la planète. Réchauffement climatique et effet de serre avec leurs effets telles la perturbation des saisons, la fonte des glaces du pôle Nord provoquant la montée des eaux océanes. Pour arrêter les effets néfastes de ce changement climatique, les experts ont donné la solution : préserver les forêts de l’Amazone et celles du Bassin du Congo qui permettent à la planète de « respirer ». Mais la protection de ces deux entités pose aussi le problème de la survie des populations de ces espaces dont le quotidien de vie n’est pas celui des pays du Nord. Le développement durable s’avère une réalité paradoxale du quotidien des populations qui vivent dans le Bassin du Congo. On leur demande de sauvegarder la nature en ne touchant plus à la faune et la flore car l’agression de la nature étant le facteur principal du changement climatique qui a son tour, agit négativement sur la vie de l’homme. Aussi, comme la planète Terre se définit comme un tout au niveau de la vie de l’homme, on constate que les effets négatifs provoqués par l’industrialisation des pays du Nord se répercutent sur les autres continents à qui l’on demande de ne pas suivre leur exemple en matière d’industrialisation pour éviter la catastrophe climatique qui se profile à l’horizon si l’homme ne change pas de comportement vis-à-vis de la nature. Et c’est sur l’un de ses deux poumons comme le Bassin du Congo que la planète compte pour que le développement durable soit une réalité. Mais se pose le problème de l’acceptation des populations du Bassin du Congo de respecter les interdits à elles demandés par la Communauté internationale tout en réalisant que leur survie dépend de la nature de cette même région qui leur donne le manger, le boire, le soigner à travers les forêts, fleuves et rivières. La forêt est synonyme de vie pour les populations du Bassin du Congo et l’agression de la nature est pour elles une chose normale. Elles doivent chasser et cultiver pour manger. Elles doivent couper le bois pour se chauffer et « détruirent » certaines plantes pour se soigner. Et se révèle un grand paradoxe quand on leur demande de sauvegarder la faune et la flore sans leur donner une autre alternative pour leur survie. Les pays appartiennent au Bassin du Congo étant pauvres et souvent à la merci de certaines entreprises qui exploitent leur bois, se pose le problème du respect du développement durable qui concernerait toute la planète. Aider les populations de cette région à se nourrir sans pour autant décimer la faune et la flore par la chasse et l’élevage qu’il faut moderniser, leur permettre de se chauffer sans s’attaquer au bois en leur proposant par exemple l’usage du gaz butane, telles sont les principales directives que l’on doit faire valoir à ces populations. Aussi la vulgarisation des médicaments pour se soigner et l’utilisation par exemple du gaz butane pour remplacer le bois de chauffe, comme je viens de le préciser, doivent être des leitmotivs des Etats de cette région du Bassin du Congo pour sauvegarder la nature. Mais pour cela, il faut une véritable révolution sociologique et sociétale qui commencera par les urbains pour atteindre ensuite les ruraux. Car la nature au niveau des campagnes est surtout détruite à la demande des besoins de la ville. En quelques décennies, on a remarqué que les forêts laissées à dessein par les colons aux environs des villes comme poumons des citadins, ont disparu anarchiquement au profit des constructions, parfois tolérées par l’Etat. Parler de développement durable à des pays dont 70% de leurs populations vivent au seuil de la pauvreté n’aura pas sur eux un grand impact car s’occupant plus du quotidien que du futur. Leur demander de préserver la faune et la flore pour leur génération future, alors qu’elles en ont besoin pour leur survie actuelle, n’est que pure utopie. Un seul remède pour le développement durable : que les pays du Nord aident convenablement ceux du Sud en leur proposant de l’énergie non polluante comme l’électricité à base du soleil que l’on pourra développer, en les aidant à moderniser l’agriculture et l’élevage, remède qui les rendrait moins dépendants de la forêt. Si les pays développés et ceux du Bassin du Congo ne se concertent pas dans des meilleurs délais pour sauvegarder ce deuxième poumon de la planète, nous allons droit au mur et l’avenir ne serait qu’aléatoire pour les futures générations.
Publié le 28 oct 2008 à 14:26
Sur la liste des 100 meilleurs établissements universitaires que vient de publier le site www.20mai.net, on constate une absence notoire des universités de l’Afrique centrale. Une situation qui devrait interpeller les gouvernants ainsi que les décideurs du monde éducatif de la région dans la mesure où l’université contribue énormément au développement d’un pays par l’intermédiaire de la recherche au niveau des sciences humaines et exactes. Une remarque pertinente sur ce classement : la grande présence des universités anglophones qui pourrait être synonyme de suprématie du système éducatif anglo-saxonne sur celui des Francophones
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Une université se respecte par la notoriété de ses enseignants et la pertinence de ses travaux de recherche. Mais dans certains pays où sont passées la mauvaise gouvernance sur fond de népotisme et les guerres interethniques, l’université a vu ses cadres aller exercer sous d’autres cieux. Dans les universités de l’Afrique centrale où les professeurs titulaires se comptent sur le bout des doigts, et où les travaux de recherche sont en général sous la direction des maîtres-assistants et vacataires, on ne peut pas être étonné de leur classement médiocre sur l’échiquier continental. A l’Ecole normale supérieure de Brazzaville où j’ai exercé, la majorité des départements compte plus de vacataires que d’enseignants titulaires. Et l’on remarque aussi que certains enseignements ne sont pas confiés à leurs spécialistes.
Les conditions de travail dans les universités de l’Afrique centraleLes universités du Congo-Brazzaville, du Gabon, de la République centrafricaine et du Tchad ont vu le jour après la disparition de la FESAC (Fondation de l’enseignement supérieure en Afrique centrale) mise en œuvre par l’Unesco pour la formation des enseignants du secondaire de la région. Après plusieurs décennies, ces universités restent en général marginalisées dans les programmes de développement socioculturels élaborés par les gouvernements qui se sont succédé dans cette région. Des pays comme le Gabon et le Cameroun devraient profiter de leur quiétude sociale pour revaloriser leurs universités par rapport aux autres qui ont été secoués par des guerres civiles. Mal rémunérés et travaillant dans des conditions aléatoires, les enseignants de ces pays ont eu du mal à s’extérioriser. Les bibliothèques universitaires sont absentes et ne sont pas mises à jour quand elles existent comme au Congo-Brazzaville, Etre bien suivi dans ses travaux de recherche pour les étudiants devient une sinécure car leurs professeurs sont souvent partagés entre les classes et les bureaux de certains politiques dont ils sont des conseillers. Dans ces pays où les enseignants ne sont pas généralement bien payés quand on voit le travail qu’ils fournissent ainsi que leur cursus universitaire, l’on constate le départ de certains d’entre eux vers d’autres horizons plus rémunérateurs. L’enquête faite au niveau des compétences de la diaspora de l’Afrique centrale révèle qu’il y a des universitaires bien formés et capables d’aller rehausser le niveau de formation dans leur pays. Mais se posent les conditions de travail avec des salaires qui ne permettraient pas de mener à bien leurs enseignements et recherches. Dans ces pays, on a parfois des hommes qui n’ont que le niveau du secondaire mais qui gagnent mieux leur vie que des universitaires parce qu’acteurs politiques au pouvoir. Et cette situation n’encourage pas certaines compétences de rentrer à Ndjaména, Brazzaville, Bangui ou Libreville où ils seront plus nécessiteux que dans les pays du Nord où certains se sont donnés à des petits métiers qui leur donnent le minimum vital malgré la « mise au placard » de leurs diplômes.
Revaloriser l’université en Afrique centraleAucune université de l’Afrique centrale sur la liste des cent meilleures du continent et cela devrait interpeller nos décideurs politiques car ils doivent comprendre que l’éducation est l’une des conditions fondamentales pour le développement d’un pays en dehors de la santé. Et apparaît chez nos politiques un élan égoïste quand ils préfèrent envoyer leurs enfants aller étudier dans les pays du Nord et où ils vont aussi se faire soigner au moindre mal. Les pays d’Afrique centrale ont des richesses énormes qui devraient leur permettre de reconsidérer leur système éducatif en revalorisant la condition enseignante. Que de compétences de l’Afrique centrale devenues Français, Britanniques, Canadiens et Américains qui voudraient participer au développement de leur pays ! Mais malheureusement ils sont incompris par les dirigeants de leur pays qui ont souvent lié le tribalisme à leur vision monarchique dans la direction de l’Etat.
Les universités d’Afrique centrale, une catastrophe humanitaire quand on se réfère à la place qu’elles occupent sur le classement continental par rapport à celles de l’Afrique de l’Ouest. Et quand on se rappelle les quelques années post-indépendances quand les étudiants de ces pays venaient se former dans des universités de l’Afrique centrale comme le Centre d’enseignement supérieur de Brazzaville qui s’est transformé en Université de Brazzaville depuis 1972. Et ces établissements de l’Afrique centrale sont maintenant classés loin derrière l’université Cheik Anta Diop (Sénégal) et l’université de Ouagadougou (Burkina Faso) qui occupent respectivement les 14è et 37è places. A quand les richesses de l’Afrique centrale devront-elles servir grandement à la formation des cadres ainsi qu’à leur prise en charge décente et non à l’achat des armes et la corruption des acteurs politiques qui ne font qu’aggraver les malheurs des Africains de cette sous-région ? Si l’Afrique centrale néglige ses universités, elle va droit au mur : triste réalité d’une région riche qui mériterait mieux que ça de ses politiques.
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