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Mon bloc perso.
"En cas de démence du roi, notoirement reconnue, légalement constatée et déclarée par le Corps législatif après trois délibérations successivement prises de mois en mois, il y a lieu à la régence, tant que la démence dure."
Art.18. de la Constitution de 1791. Publié le 23/02/2009 à 19:32
Désolé citoyens, mais j'ai pris quelques jours de repos en Cotentin, histoire de décompresser. Et puis je ne sais pas pourquoi, mais voir les infos à la télé de tout là bas donne un peu de distance. Même le président fait plus petit vu de La Hague, Fillon plus coincé et Aubry plus boulotte. En tout cas, le retour est chaud. Entre les Antilles qui font un bras d'honneur à l'Etat, les étudiants et les chercheurs qui râlent et les syndicats qui viennent de confirmer leur nouvelle journée d'action, ça bouillonne. Je reprendrai donc cette semaine le fil de mes pérégrinations sur l'actualité. Si vous le voulez bien... Bien à vous tous, citoyens. Et vive les huîtres de Saint-Vaast-la Hougue ! Je ne dis pas ça pour l'autre, il ne sait pas ce que c'est, qu'une huître.
![]() Publié le 06/02/2009 à 12:17
Dans mon jeune temps, il y avait sur les marchés ceux que l’on appelait des camelots. Des types capables de vous donner le tournis en vous vantant avec la force conviction d’un bonimenteur l’intérêt culinaire d’une nouvelle cuillère en bois ou d’un moule à gaufres. Le formidable numéro de camelot exercé hier soir par Nicolas Sarkozy, qui n’est plus ému qu’on puisse le comparer à… Bonaparte ! aura donc anesthésié les journalistes, fort peut être, Laurence Ferrari, finalement moins révérente que ses confrères. Car quel formidable enfumage ! Nous voila donc aujourd’hui avec un président reconnaissant « la brutalité totale » de la crise mais oubliant que le candidat fort libéral de 2007 vantait la déréglementation, le « modèle américain » (de Bush), le crédit revolving et le système des subprimes. Nous voila avec un président, apôtre soudain de la concertation sociale, mais toujours arque bouté sur la nécessité des « réformes » pour ne pas « céder à l’immobilisme ». Ce qui, au-delà de la formule de communication politique, ne veut strictement rien dire. Nous voila aussi avec un président justifiant de nouveau, avec un estomac de centaure, le limogeage d’un préfet, la nomination et la révocation par l’Elysée des patrons des médias du service publique, et le refus de revenir sur les dizaines de milliers de suppressions de postes prévus dans la fonction publique et l’hôpital, mélangeant d’ailleurs allégrement le budget des hôpitaux et celui des frais médicaux ! « Le virage social » du président, comme le titre ce vendredi Le Parisien, relève d’un sens de l’humour inattendu. Nous verrons donc dans les jours et les semaines à venir l’UMP, le parti du dit président, se parer en VRP de la régulation et son nouveau secrétaire général, Xavier Bertrand, en parangon de la fustigation des banques et de la défense des classes moyennes et « des petites gens qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts ». Il faudra fortement se pincer. Ou se rappeler, entre deux cafés ou deux whisky ! qu’hormis, là encore, un joli blabla sur la « réhabilitation du travail », le président a de nouveau botté en touche sur la question du pouvoir d’achat et sur celle de la défiscalisation des heures supplémentaires qui, tous comptes faits à ce jour, n’ont pas crée d’emplois nouveaux. Combien d’emplois seront-ils d’ailleurs crées par le plan de relance ? Le président, après un instant d’hésitation sinon de gratouillis… intérieurs, a été honnête : il n’en sait rien… Tout un programme. Mais le président, comme il l’a dit en dodelinant de la tête, « est bien obligé de réfléchir (sic) à ce que doit être une politique sociale adaptée à la situation d’aujourd’hui ». Le président va donc « réfléchir ». Ca va prendre du temps.
Plus drolatique est le couplet sur le « partage plus juste des profits entre salariés et actionnaires ». Outre que ce système de reversements par tiers des dividendes est une idée de Serge Dassault, grand avionneur devant l’eternel, ce système avait été proposé via une proposition de loi de la gauche du Sénat en 2007 et vigoureusement enterré par le ministre du Travail de l’époque, Xavier Bertrand… Le nouveau patron de l’UMP, qui n’en plus à un chapeau près à avaler pour rester dans le cercle premier des courtisans du Roi, devra donc vanter demain à la télévision ce que le ministre Bertrand avait combattu hier à la Haute Assemblée. On appelle cela faire de la politique. Passons enfin, cela va finir par faire mal au ventre à force de rire, sur l’inénarrable couplet sur « le système des stocks options » qui « choque » notre président et qu’il « veut changer ». D’ailleurs notre président « veut » beaucoup, souvent, tout le temps. Il n’en est pas pour autant, même sur talonnettes, à la hauteur d’un Obama. Au moins le président américain vient-il de plafonner le salaire des dirigeants d’entreprises aidées par l’Etat fédéral. En France, Laurence Parisot, a toussé. S’est rappelé au bon souvenir d’Icelui et a prévenu : pas question que l’Etat se mette à fixer les salaires des patrons d’entreprises même soutenues à bout de bras par l’Etat. Sarkonaparte, entre deux moulinets, et une déclaration d’amour surréaliste pour l’industrie, obtempérera. Reste le cas « K », du nom du dernier bouquin de Pierre Péan (Fayard). Sans doute Bernard Kouchner, comme l’a fait remarquer le président n’a-t-il à ce jour « aucun ennui avec la police », encore moins « avec la justice ». Accusé par Pean d’avoir un temps collaboré avec l’entreprise Imeda dans le cadre de consultings santé auprès de gouvernements africains, dont celui du grandissime Omar Bongo, le ministre des Affaires étrangères affirmait encore le 4 février sur France 2 qu’il « ne connaissait pas » ses dirigeants. Nous vous renverrons donc ici à la photographie publiée jeudi par Challenge .fr, qui retrouvant l’adresse de cette société boulevard Saint-Germain à Paris, s’est fait un malin plaisir d’indiquer que le nom de Bernard Kouchner était accolé dans l’entrée de l’immeuble d’Imeda à côté de ceux qu’il… « ne connaissait pas ». Mais le patron du Quai d’Orsay est aussi, comme chacun sait, un parangon de vertu. Challenge.fr
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Tribune libre
norois : Dites donc citoyens, vous êtes atones ou quoi ? Réagissez nom de Diou !
isa : merci pour ce complement d'informations Norois : Il est vrai, il est vrai... Mais qui fait le clown ? jfr : Les jeux du cirque, ça occupe le bon peuple , mon bon Monsieur ! Norois : Bien les reactions sur le foot! Je co signe. Je note que ça fait plus réagir que l'abandon de l'histoire ou le hold up de l'Assurance sur la santé! tartarine : ah! la bande de furax! mdr! ça fait du bien (o) philmi : le lien http://www.bioi nititive.org est invalide ! Prendre http://www.bioi nitiative.org/ <a href="http://ww w.bioinitiative .org/">cliquer ici</ a> Norois : A lire le point de vue d'Isa qui revient de Chine Norois : Lisez le commentaire de Lesion, citoyens et suivez l'actu ! mo : une année de fidélité... que ça dure ! Trafic
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