Ah, au fait, quelques rappels basiques sur le Danemark dont on nous rebat les oreilles, en particulier à droite, pour nous vanter les mérites de la "flex-sécurité".
. Au Danemark, la flexibilité des contrats de travail a été négociée avec les syndicats après plusieurs tables rondes de plusieurs mois. Et le patronat danois s'est engagé sur la base d'une "responsabilité sociale". Et citoyenne.
. Au Danemark, les dépenses de formation et d'accompagnement du chômage s'élèvent à plus de 5% du PIB contre moins de 3% en France.
. Au Danemark, un demandeur d'emploi se voit garantir, en cas de perte d'emploi, une remunération EGALE à 90% de son ancien salaire pendant la durée de sa "PRISE EN CHARGE" et de sa "FORMATION" complémentaire ou de reconversion par les services de l'Etat. Cette durée peut aller jusqu'à 4 ans !
. Au Danemark, les dépenses de formation des travailleurs sont, toutes proportions gardées, le double de celles qui lui sont consacrées en France.
. Au Danemark, le budget de la recherche est proportionnellement deux fois plus important que celui de la France. Et les budgets ad hoc sont pour l'essentiel consacrés à la RECHERCHE FONDAMENTALE! Le Danemark dépose ainsi plus de brevets industriels ou scientifiques que la France... Avec ce qu'ils ont au frigidaire des brevets, les danois sont d'ailleurs en train de nous niquer sur les moteurs de bagnole de l'avenir.
. Au Danemark, le gouvernement -toujours en accord avec les partenaires sociaux- a SIMPLIFIE les différentes formules de contrats de travail pour les "resserrer" autour de trois formules simples : le CDD, dont le nombre est, toujours toutes proportions gardées, plus important qu'en France, le CDI et l'interim. En France, le nombre de contrats de travail est tel que le système, amplifié par la loi Borloo, relève d'un joyeux bordel. Et d'un joyeux bordel pénalisant pour les jeunes et les seniors.
. Au Danemark, on n'incite d'ailleurs pas les seniors à foutre le camp du marché du travail à 5O ans. En règle générale, on ne "vire" pas les gens d'expérience, on les garde, ou on les reclasse, pour leur permettre de "mieux transmettre leur expérience". Pas bêta comme idée, hein...
. Au Danemark, les impôts sont équivalents à une fourchette qui tourne autour de 50 à 60% des revenus. En contre partie de cette pilule, la "communication fiscale" du gouvernement est d'une clarté exemplaire. Notamment pour permettre aux citoyens danois de savoir précisemment où va leur pognon. (En particulier, dans un système de sécurité sociale plus performant, plus égalitaire et moins cher que celui de notre bonne vieille "sécu". En substance, au Danemark, où la puissance publique dépense aussi beaucoup de pognon pour les aides ménagères, la garde des enfants, le travail à mi-temps, le logement social, la medecine à domicile, etc. on considère que baisser les impôts est une connerie...
. Au Danemark enfin, les banques et les compagnies d'assurance ont une "culture" d'aide aux jeunes étudiants qui relève de "l'investissement". Et non du risque zéro...
A quand donc une vraie réflexion sur la "flex-sécurité"... à la danoise à Matignon ?
Une bêtise j'ai dit là ?. Au Danemark, la flexibilité des contrats de travail a été négociée avec les syndicats après plusieurs tables rondes de plusieurs mois. Et le patronat danois s'est engagé sur la base d'une "responsabilité sociale". Et citoyenne.
. Au Danemark, les dépenses de formation et d'accompagnement du chômage s'élèvent à plus de 5% du PIB contre moins de 3% en France.
. Au Danemark, un demandeur d'emploi se voit garantir, en cas de perte d'emploi, une remunération EGALE à 90% de son ancien salaire pendant la durée de sa "PRISE EN CHARGE" et de sa "FORMATION" complémentaire ou de reconversion par les services de l'Etat. Cette durée peut aller jusqu'à 4 ans !
. Au Danemark, les dépenses de formation des travailleurs sont, toutes proportions gardées, le double de celles qui lui sont consacrées en France.
. Au Danemark, le budget de la recherche est proportionnellement deux fois plus important que celui de la France. Et les budgets ad hoc sont pour l'essentiel consacrés à la RECHERCHE FONDAMENTALE! Le Danemark dépose ainsi plus de brevets industriels ou scientifiques que la France... Avec ce qu'ils ont au frigidaire des brevets, les danois sont d'ailleurs en train de nous niquer sur les moteurs de bagnole de l'avenir.
. Au Danemark, le gouvernement -toujours en accord avec les partenaires sociaux- a SIMPLIFIE les différentes formules de contrats de travail pour les "resserrer" autour de trois formules simples : le CDD, dont le nombre est, toujours toutes proportions gardées, plus important qu'en France, le CDI et l'interim. En France, le nombre de contrats de travail est tel que le système, amplifié par la loi Borloo, relève d'un joyeux bordel. Et d'un joyeux bordel pénalisant pour les jeunes et les seniors.
. Au Danemark, on n'incite d'ailleurs pas les seniors à foutre le camp du marché du travail à 5O ans. En règle générale, on ne "vire" pas les gens d'expérience, on les garde, ou on les reclasse, pour leur permettre de "mieux transmettre leur expérience". Pas bêta comme idée, hein...
. Au Danemark, les impôts sont équivalents à une fourchette qui tourne autour de 50 à 60% des revenus. En contre partie de cette pilule, la "communication fiscale" du gouvernement est d'une clarté exemplaire. Notamment pour permettre aux citoyens danois de savoir précisemment où va leur pognon. (En particulier, dans un système de sécurité sociale plus performant, plus égalitaire et moins cher que celui de notre bonne vieille "sécu". En substance, au Danemark, où la puissance publique dépense aussi beaucoup de pognon pour les aides ménagères, la garde des enfants, le travail à mi-temps, le logement social, la medecine à domicile, etc. on considère que baisser les impôts est une connerie...
. Au Danemark enfin, les banques et les compagnies d'assurance ont une "culture" d'aide aux jeunes étudiants qui relève de "l'investissement". Et non du risque zéro...
A quand donc une vraie réflexion sur la "flex-sécurité"... à la danoise à Matignon ?







