. Donc Nicolas Sarkozy veut « sauver le site de Caterpillar » ! Les salariés feraient bien de faire attention. Hier mardi, après 40 ans de bons et loyaux services, et la promesse que l’on sait de notre Aimé président de pousser « l’Etat à prendre tout ou partie des investissements nécessaires au maintien du site », le dit site de… Gandrange a fermé ses portes. Définitivement. Cette décision, annoncée en janvier 2008 par le groupe ArcelorMital, après pourtant des bénéfices records est dans toutes les mémoires. Comme le refus de Nicolas Sarkozy, en visite éclair en Inde quelques semaines plus tard, de serrer la main que lui tendait le patron de Mital. Mais on ne connaitra jamais les peut-être conséquences de ce refus présidentiel de serrer une pogne patronale indienne…
. Le décret à minima, concocté par le pouvoir et visant à supprimer (jusqu’en 2010…) les stocks options pour les patrons d’entreprises ayant bénéficié d’aides de l’Etat, fait marrer la plupart des spécialistes. Et des grands patrons… D’abord parce qu’il traduit, une fois de plus, un revirement de casquette de notre Aimé président qui s’était engagé à la mi mars à « saisir le Parlement », ce qui aurait entrainé, il l’a vite compris, un risque de surenchère fiscale de la part de vilains députés, même UMP. Ensuite, comme le rappelle avec une certaine malignité Le Canard de cette semaine, notre Aimé président est un peu em… aux jointures d’avoir à encadrer vite fait sur fond de crise un système qu’il a lui-même « jackpoté » en 1993 quand il était à Bercy dans le gouvernement Balladur… Avant l’arrivé de notre Auguste jeune ministre de l’Economie balladurien, les dirigeants qui se voyaient en effet attribuer des SO devaient d’abord les payer ! puis attendre au moins un an avant de les revendre au risque, sinon, d’être lourdement taxés… Avec Sarkosous à Bercy, pfuut ! Fini les délais de carences fiscales. Et puis, comme dans la foulée deux autres ministres -socialistes cette fois- Fabius et DSK en la circonstance, ont poursuivi la libéralisation de la législation sur les stocks options, tout le monde politico-financier y a trouvé son content. Et vous vous demanderez après pourquoi les mêmes du FMI à l’Elysée se retrouvent sur « l’essentiel »…

. Notre président aimé a aussi décidé de bander ses muscles et de vibrionner ou cas où la réunion du G20 ne le satisferait point. Au-delà de cette nouvelle rodomontade sur vitaminée, rappelons toutefois ce que serait un vrai succès du dit G2O. Un, la décision de mettre fin aux paradis fiscaux. Deux, celle d’établir un contrôle, à tout le moins une surveillance drastique, des agences de cotations boursières dont les bidonnages sont également responsables de la crise. Trois, l’établissement d’une taxe internationale sur les mouvements de capitaux dont moins de 3% seulement concernent l’économie réelle, la vente ou l’achat de biens, services et matières premières. Objectifs entre autres de cette taxe : l’aide aux pays pauvres, en particulier africains dont beaucoup, comme le rappelle ce mercredi Jacques Chirac dans Libération, sont au bord de la faillite, du « désastre économique » et du chaos politique. Avec toutes les conséquences que peut imaginer en termes de guerres civiles ou d’immigrations de la misère. Quatre, la reconstitution -sous contrôle public si nécessaire- des fonds propres des vacheries de banques qui ont fichu le monde dans la mouise. Pas de reconstitution, pas de relance véritable du crédit, pas de crédit, pas de vie économique. Cinq, et on souhaite bien du plaisir aux partisans de cette dernière suggestion choc, la fin du dollar comme monnaie de référence et de réserve. Le seul petit souci est que sur aucune de ces suggestions le président OBama n’entend bouger. Et pour une raison simple : Obama, le parait-il nouveau quasi Bon Dieu est d’abord américain, et s’il entend moraliser le système capitaliste, il n’entend point en changer fondamentalement les règles. Ni priver son beau pays de sa formidable planche à billets. Surtout face à une Europe divisée, toujours de cœur néolibéral et toujours, en sa grande majorité, prête à se planquer d’abord sous le parapluie nucléaire américain en cas de gros temps. Le reste est littérature, jolies photos et galéjades de notre Aimé président…







