Et bien nom de Dieu, je suis resté scotché ! Baba qu'elle m'a mis la socialotatchérienne ! Et vous savez pourquoi ? Parce que ça fait des années que j'attends qu’un politique de gauche nous dire que la sécurité n'est pas l'apanage de la droite et du gros blond bouffi. Que c'est même dramatique que les survivants de Jaurès, j’allais dire les élites bobos, se soient faits piquer cette problématique sécuritaire –bonjour le gros mot- en oubliant que la "sûreté" fut un des premiers droits mis en avent par nos sans-culottes qui en avaient marre de la misère et du manque de respect du Guet du Roi ! Que ce ne sont pas les gens de la Haute qui sont confrontés tous les jours aux « incivilités » et à l'insécurité. Ils s'en tapent, ils ne savent pas ce que c’est !
L'égalité des droits pour n’être point virtuelle passe par l'assurance d'une sécurité des personnes
En bref, mais le vieux Che nous l’avait déjà rappelé, que la République n'a pas à abdiquer sur ce terrain mais à se rappeler que « l'égalité des droits » pour n’être point virtuelle passe par l'assurance d'une sécurité des personnes et des biens garantie par l’Etat et ses fonctionnaires ad hoc. Avec le respect du contrat social qui sied. Les valeurs républicaines qui s'y rattachent. Et le souci de l'éducation et de la réinsertion. Sans angélisme mais avec des repères clairs.
Et un projet politique.
On est loin, en ce cas de figure, de la répression sarkozyste. Et du seul horizon de la tôle !
Ca veut dire aussi -et c’est ce que j’ai cru saisir du propos de la Dame du Poitou en me gratouillant la tête- plus d’éducateurs, plus tuteurs pour aider les profs, plus d’aide aux familles brisées ou paumées, et parfois incapables de s’en sortir par elles-mêmes, plus de pognon pour l’institution judiciaire et plus de flics de terrain dans les banlieues et non dans le XVIe arrondissement qui n’en a que foutre ! Allez donc discuter avec des profs de certaines zones urbaines sensibles, de certaines ZEP, qui vont tous les matins dans leurs bahuts avec la trouille au ventre. Allez donc causer avec les gens qui vivent comme des lapins dans leurs cages et qui en ont ras la caisse de ne pas pourvoir promener leurs clébards ou leurs gamins tranquillou après huit heures du soir !
Il y a des forces d’une vivacité incroyable dans nos cités, des énergies d’une formidable potentialité. Qu’en fait-on ?
Et que cela n’empêche pas la main tendue, et toutes les aides possibles et imaginables pour sortir le maximum de gamins de la mouise et de chômeurs de la panade. Car il y a aussi des forces d’une vivacité incroyable dans nos cités, des énergies d’une formidable potentialité. Qu’en fait-on ? Qu’en a-t-on fait depuis les fameux événements de l’automne dernier ? Rien ! Zoby ! Risette et Boorloo usine à gaz! Pire, le petit chef nous a balancé quasi tous les jours des rodomontades et des haussements d’épaules à la télé sur le thème éculé du «vous allez voir ce que vous allez voir » alors que son bilan nullissime de ministre de la Sécurité, parait-il publique, est un leurre médiatique.
C'est encore Môa...
Alors évidemment elle a parlé des bidasses. Vous vous rendez compte ? Des bidasses, avec des uniformes en plus, pour encadrer des jeunes loupiaux désocialisés ! Pour leur faire faire des travaux d’intérêts généraux, des missions humanitaires, pour les « recadrer », elle a dit. Merde la vache !
Les raz du chef, ce n’est pas uniquement le putsch d’Alger. Où les nostalgiques de l’Indo. C’est aussi Valmy, Ouistreham et des missions humanitaires dont le pays n’a pas à rougir
Ben quoi ? C’est pire que la tôle ?? Vous préférez caïds ? Le circuit de la dope ? L’idéologie du chacun pour soi et du pognon pour tous ? Au prétexte que les pompiers de Paris ou les gendarmes sont des militaires ? Où que les militaires, c’est bien connus, ont tous le cerveau en chewing-gum ? Faut arrêter les bêtises, citoyens. Les raz du chef, ce n’est pas uniquement le putsch d’Alger. Où les nostalgiques de l’Indo. C’est aussi Valmy, Ouistreham et des missions humanitaires dont le pays n’a pas à rougir. Sans parler des centaines de mecs dont tout le monde on se contrefout et qui, juste pour le fun, tiennent encore le Kosovo au bord de l’explosion. Et la FINUL à Beyrouth au bord de l’implosion. C’est aussi une structure d’Etat qui propose maintenant autant de boulots à elle seule, toute proportion gardée, que les entreprises du CAC 40.
Et puis au moins quand tu rentres dans ce barnum costumé, il y a une « règle du jeu ». Un principe d’égalité. Que tu t’appelles Mohamed, Wilfried ou François, que tu viennes de Pontchartrain, de Vesoul ou de la rue de Solferino, tu as les mêmes droits, mon pote. Et idem, si tu t’appelles Natacha ou Brigitte. Et que Brigitte est black !
C’est comment déjà dans la plupart des PME ou des grosses boites sur ce plan là ? Voire dans les administrations ? Ou les partis politique ? Vous avez dit bizarre ?
En tout cas, je peux vous dire un truc, citoyens. Si j’ai été visionner l’émission de la Dame, c’est aussi qu’en sortant ce midi d’une brasserie de Puteaux, j’avais la tête embrumée par les commentaires entendus près du zingue. Et vous savez ce qu’ils disaient les mecs en bleus de travail devant leur petit noir ? «Elle ne dit pas que des conneries, la mère Ségo !» Pour sûr, mon poussin socialo qui a banni le mot « travailleur » de ton vocabulaire. Et le ballon de rouge de ta culture militante.
Comme disait mon pote Hugo, dans le temps, il ne faut pas confondre le « peuple » et la « populace », ce frange vichyste larvée que la droite aime tant titiller sous les naseaux.
Je n’ai jamais compris qu’on puisse se réclamer de la République tout en affichant des convictions libérales
Et c‘est justement c’est ça qui depuis le 14 juillet, l’Empire byzantin ou la nuit des temps, différencie les forces de progrès des forces conservatrices.La liberté est, certes, une valeur de la démocratie. Pas l’égalité.
C‘est d’ailleurs tout ce qui différencie les républicains des néo-libéraux. C’est pourquoi je n’ai jamais compris qu’on puisse se réclamer de la République tout en affichant des convictions libérales à la Saint Glin-glin. Ou de grandes vertus civilisatrices à l’économie de marché qui est en train de nous pourrir le bassin d’Arcachon après nous avoir pollué la Méditerranée ! Et parqué nos banlieues populaires.
Mais c’est aussi un petit point sur lequel j’attends la citoyenne Ségo. Tout comme celui du terrain bruxellois. Parce que là-dessus, ou l’achat du Palais Brongniart par Wall Street, elle est encore un peu aphone la Dame poitevine. Mais bon, on va lui filer des valdas.
PS : Juste un point. La « mise sous tutelle » des allocation familiales, c‘est pas la « suppression » sarkozyste, comme Claire Chazal, qui ne comprend au film, a voulu le faire croire to night au 20h. C’est payer un type ou une assistante sociale pour gérer un temps le pognon alloué, histoire de remettre une famille sur le bon chemin. Ce n’est pas moi qui le dis. C’est la loi.







